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La Compagnie Bohème en Gouaille présente Quenouille de Fouchtre ! Un spectacle « tragi-comédique » de masques

Publié le par christine brunet /aloys

QuenouilleDeFouchtreAffiche.jpg
Compagnie Bohême en Gouaille
Présente


 

 

=> et le 25 avril 2013 à 20 heures 

 

au Foyer Socioculturel d’Antoing 

(Rue du Burg, 23 7640 Antoing )


 

=> Le 31 mai à 20 heures au Centre Culturel du Pays des

 

Collines à Flobecq à la Maison de Village (Rue Abbé Pollart, 4

 

7880 Flobecq 

Quenouille de Fouchtre ! 

Un spectacle « tragi-comédique » de masques

 

 

« Le masque ne marche pas, il danse… Le masque ne parle pas, il chante… »

Venez déguster l’univers extraordinaire du masque qui, à travers ses tripes, son cœur et son regard, offre sa logique spontanée, sa nature enfantine, amorale et avant tout entière....

 

« Quenouille de fouchtre ! » est une farce cracra et joyeuse, truculente et sordide " à fois ". Bigre d’un petit cafard ! Vous y trouverez, en vrac et en gros, une Mémère Guenille, un Pépère Tapinois, une machine à dichotomie, une à fabriquer des bébés et surtout, un lot des plus formidables… Crâne de fenouil !

 

Cette pièce vous amusera tout en vous titillant sur certains comportements et certaines situations qui peuvent amener deux êtres à se faire manipuler et à s’aveugler complètement. Une création où spontanéité, dialogues de chair, moments délirants et chants sont au service de la sincérité qui transpire le surréalisme d’un spectacle brut et concret haut en couleurs.

 

A partir de 15 ans.

 

Texte : Bruno Charrier / Mise en scène : Catherine Raverdy / Avec Sophie Barbieux et Bruno Charrier / Technique du masque, naissance des personnages, regard extérieur : Diego Lopez Saez / Scénographie : Sophie Barbieux / Création masques : Lucia Picaro / Création lumière : Olivier Deleplanque  / Illustration affiche : Alexandre Khammanivong.

 

Avec le soutien du Foyer Socioculturel d’Antoing et de la ville d’Antoing, du Centre Culturel du pays des Collines, du CAR (Centre des Arts de la Rue d’Ath ), du Centre Culturel Bruegel.

La pièce est éditée chez Chloé des Lys.  



Contact :


Bruno Charrier

bohemeengouaille@gmail.com

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Chantal Parduyns et son troisième roman, Sélavy

Publié le par christine brunet /aloys

 

http://www.bandbsa.be/contes/couvertureselavy.jpg

 

Présentation de « Sélavy »

Encore endormi devant votre petit déjeuner, vous ouvrez votre journal. Dans les colonnes des faits divers, les malheurs de vies ordinaires expédiés dans des entrefilets. Vous les parcourez avec curiosité : qu’est-il arrivé aux anonymes qui peuplent votre paysage ?

Et vous êtes content de ne pas figurer dans les rubriques du journal. Comme tous les gens heureux, vous ne voulez pas d’histoires. Et pourtant, vous rêvez d’être un héros… Alors, ouvrez ce livre, cette histoire est pour vous…

Sélavy est une ville ordinaire, peuplée de gens ordinaires. Oh, bien sûr, tout n’y est pas rose : la délinquance et le chômage y ont élu domicile, comme partout, enfermant les habitants dans une méfiance frileuse. Et puis, il y a les drames personnels, petits et grands, qui se résument en quelques mots lapidaires dans la rubrique « Faits divers ». Le 34 rue des Lilas est un immeuble tranquille. Les locataires vivent leur vie et se croisent dans les couloirs sans se connaître. Mais bientôt, cette indifférence sereine vole en éclats : les voisins vont devoir se révéler avec leurs richesses et leurs failles. Jean-Louis, chômeur, Monsieur Lefèvre, retraité et veuf, Mathilde, écolière terriblement douée, Renaud avec son look de loubard, … tous ces personnages vont devenir des héros, sous l’œil de Roudoudou, le chat de gouttière.

Extrait

 

Une lueur bleuâtre scintille là-bas, tout au bout de la pièce. Aux alentours, l’obscurité s’est tapie, elle se serre tellement qu’on devine à peine les limites des murs. Dans cette atmosphère feutrée, un ronronnement sourd tourne, monotone et lancinant ; il rend le silence pâteux. Une silhouette aux contours épais et imprécis absorbe en partie la lumière d’un écran : un homme est figé dans la clarté froide et scintillante. Il attend peut-être quelque chose. Ou il n’attend rien.

Peu à peu, une petite ombre dense émerge des masses sombres et s’étire. D’un bond, elle atterrit sur le sol pâle où elle s’incruste. Des épaules ondoient souplement ; la démarche chaloupée est rythmée par une queue gracile dressée en bannière : un chat traverse la moquette. Ses bouts de pattes molletonnés se posent délicatement et s’enfoncent voluptueusement dans l’épaisseur des fibres : il habite l’endroit. Ses prunelles captent la brillance de l’écran, la concentrent et la renvoient en deux faisceaux intenses, un peu inquiétants.

Un roi s’avance, sûr que rien ni personne n’osera contester sa souveraineté sur ce territoire ; et tout le décor s’écrase respectueusement. Majestueux, il se dirige vers la silhouette immobile qui loge dans son royaume. Une légère faim a troublé son sommeil et il va tranquillement rappeler ses obligations à son vassal.

 

Prudemment, il contourne la chaise : il a déjà expérimenté la vitesse de déplacement des roulettes et, en chat très averti, il s’en méfie. Il choisit le meilleur endroit où s’asseoir : il doit être bien visible mais hors de portée ; là, ce sera bien ! Il soigne sa posture : il tend les pattes antérieures, griffes rentrées ; avec la précision d’une ballerine, il les rassemble élégamment et les tourne légèrement vers l’extérieur. Enfin, il enroule souplement sa queue autour du postérieur et des pattes. Satisfait de sa pose, le chat lève enfin la tête vers l’homme et le fixe de ses yeux impérieux.

Aucune réaction… Un miaulement bref… L’homme tourne la tête, jette un regard distrait vers l’ombre noire aux yeux verts et… revient à son écran. Alors le chat se lève doucement. Il pose une patte légère sur la cuisse de l’homme, l’y appuie… sort ses griffes… les enfonce lentement dans le jeans. L’homme sursaute.

- Qu’est-ce que tu veux ? demande-t-il, courroucé.

Question purement oratoire : depuis qu’il partage sa vie, le chat n’a jamais exprimé que deux désirs récurrents : « gamelle » et « porte ».

http://www.bandbsa.be/contes/parduyns3.jpg

Publié dans présentations

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Plus rien n'arrête Carine-Laure Desguin désormais en haut de l'affiche !

Publié le par christine brunet /aloys

 

desguin

 

Qui a dit qu’il ne se passait jamais rien à Charleroi ? Hein ? Qui ?

Preuve à l’appui, on organise des concours de poésies ! Oui, oui, !

Le thème ?

La paix !



Mon texte « Le drapeau » a obtenu le prix Grand Public de la Poésia dell’arte !

Et si on prenait un bout de tissu, qu’on inscrivait le texte dessus ? C’est pas une belle idée ça ?


Le drapeau

Au premier jour un enfant demande dans quel pays vit donc la paix

C’est vrai quoi on en parle tous les jours on l’implore de tous côtés

Où se cache-t-elle derrière cet arbre devant cette fleur

Dessous la trousse de mes crayons de couleurs

Au second jour l’enfant fatigué de poser des questions

Emportées par les vents par-delà les chaumières

Les ciels grisâtres les châteaux de carton

Les lignes d’horizon et les deux hémisphères

Les visages étonnés les artifices dévisagés

Secoue sa trousse de crayons de couleurs

Sous les yeux bienveillants des chats et des souris

Puisque les grands me répondent par des silences

Je trouverai cette paix dans un cri

De joie intense d’amour immense

Un jour à la fois comme l’oiseau fait son nid

Au septième jour la terre était bleue

D’un bleu sans frontière que l’enfant avait mis

Dans un tout petit bateau

Plié et replié

Dans une feuille de papier

Tout en haut du mât le vent déployait

Un très très long drapeau

Aux couleurs immortelles

Sur lequel souriaient

Une consonne deux voyelles une consonne

Une consonne deux voyelles une consonne….

Carine-Laure Desguin


http://carinelauredesguin.over-blog.com

enfantsjardinr    image-1


Publié dans Poésie

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Rolande Michel : Mes personnages et, plus précisément, ceux de ce premier roman jeunesse, évoluent de façon imprévisible.

Publié le par christine brunet /aloys

Tout est partie d'une volonté de Rolande Michel de présenter son roman sur le blog Aloys... (Une présentation que vous retrouverez le 19 février...). La curiosité a fait le reste, d'autant que j'aime lire la littérature "jeunesse" et reste fascinée par les auteurs qui sont capablesd'écrire dans un univers qui n'est, a priori, plus le leur. L'auteur  deJeanne a été prompte à répondre à mes questions... et je l'en remercie très vivement.
Vous vous présentez ?
Je suis née à Callenelle, un petit village du Hainaut Occidental, le 29 juillet 1942.
J'aurais voulu faire du théâtre, mais devant le refus catégorique de ma mère, je suis devenue prof de langues modernes. Je me suis contentée de faire du théâtre en amateur en menant de front une carrière professionnelle prenante et l'éducation de mes quatre enfants que j'ai dû élever seule. Après un premier roman psychologique édité pour compte d'auteur ( à condition que ce soit sous mon nom d'épouse!), j'ai dû renoncer à écrire et me suis exprimée à travers des poèmes qui ont été une véritable thérapie, face aux aléas de la vie.
A présent retraitée et heureuse grand-mère de huit petits-enfants, je me suis remise à écrire.

Votre livre, vous m'en parler un peu avant d'aller plus loin ?
 Jeanne, une petite fille de huit ans, espiègle et rebelle, fait plein de bêtises (pas bienhttp://www.bandbsa.be/contes3/jeanne.jpg graves) avec le gros Pierre, le fils du boucher.
Pour fuir la lourdeur d'un quotidien où elle entretient des rapports difficiles avec sa mère, elle s'évade dans son monde imaginaire. 
Un jour, elle fait une chute en classe et Birdie, l'oiseau qu'elle nourrissait depuis des années, l'entraîne au sommet de l'arbre au pied duquel elle jouait avec son grand-père.
Pierre la rejoint en pédalant dans les airs.
Avant de survoler le Tournaisis et d'atterrir à Bruges, ville mythique pour Jeanne, ils doivent choisir: plonger dans le passé ou découvrir leur avenir.
Très intéressée par son avenir, Jeanne accepte d'accompagner d'abord Pierre dans le passé. Ils embarquent dans un étrange sous-marin : le Dreamicus qui leur permet de découvrir les fonds marins. Ils y croisent des poissons au comportement très proche de celui des humains et partagent la vie des hippocampes avant d'être renvoyés, trois siècles en arrière, sur une plage des Caraïbes. Ils y partagent l'existence des pêcheurs jusqu'au jour où, après avoir été enlevés par des marchands d'esclaves, ils sont sauvés par le héros de Pierre : Barbe Noire, le pirate.
Ils sont alors obligés de refaire, en sens inverse, le chemin parcouru.
Jeanne se retrouve au pied de l'arbre. Un miroir y a été déposé. En s'en approchant, elle découvre un avenir plutôt inattendu.       

Un petit extrait ?

Et me voilà repartie ! Suis-je bête ! Décidément, je ne changerai jamais ! Je fuis constamment la réalité pour me nourrir de mes rêves, je fais d'eux un monde plus réel que celui où je vis, je m'y plonge tout entière sans réfléchir, je me délecte d'aventures ou de situations imaginaires dans lesquelles je me sens parfaitement à l'aise, toute-puissante, presque divine._MG_2118.jpg
Depuis quand écrivez-vous ? Élément déclencheur ?


J'écris depuis toujours. Enfant, j'inventais des histoires pour mes copines et j'évacuais mon mal-être à travers des poèmes.
Editée en 1994 pour compte d'auteur, j'ai dû, suite au départ de mon mari, assumer seule l'éducation de mes 4 enfants tout en enseignant à temps plein. J'ai renoncé à écrire.
Il y a trois ans, mon fils cadet m'a montré le livre d'une personne que je connais et m'a dit froidement : "Tu pourrais faire mieux ! Quand vas-tu t'y remettre ?"
Cette réflexion m'a fait l'effet d'un électro-choc. J'ai acheté un pc et m'y suis remise, sans trop croire que je puisse être éditée. J'ai eu beaucoup de chance.
Là, je suis en train de peaufiner un second roman jeunesse. J'ai pratiquement terminé un roman psychologique que je veux laisser un peu mûrir avant de le retravailler.   


 Définissez le mot écriture...

C'est une passion l'accès au rêve, la porte ouverte vers l'Infini.
C'est aussi un moyen d’exorciser mes peurs, mes angoisses, de livrer une part de moi-même, fût-elle infime.

Mon style ?
Difficile à dire. Des personnes qui ont lu mon livre le disent sobre, nerveux, imagé, poétique par moments.

 L'écriture est une passion. En avez-vous d'autres ? Si oui, y a-t-il une interaction entre vos passions ?


C'est une passion. Quand je manquais de temps, j'écrivais des poèmes, c'était un besoin vital. Je les garde au fond d'un tiroir et ne les montre à personne. Il m'arrivait aussi dejeannerv.jpg griffonner des textes et de les laisser là. J'en retrouve par hasard.
J'ai d'autres passions : les enfants et les gens en général. J'essaie de comprendre les autres et je trouve souvent des circonstances atténuantes à leur comportement. C'est sans doute pour cela que le roman psychologique m'attire.
J'ai aussi une grande passion pour le théâtre dont j'aurais voulu faire mon métier. J'ai joué dans plusieurs troupes d'amateurs. J'ai également écrit des sketches que mon fils cadet et moi avons joués. J'ai en projet une comédie.
Le théâtre est une forme d'écriture qui se veut plus vivante, plus proche de la réalité du quotidien.


Comment appréhende-t-on votre travail d'écriture autour de vous ? 


Comme je suis quelqu'un qui ne se prend pas la tête, les gens qui me connaissent moins bien sont étonnés. Les autres m'encouragent.


Facile ou compliqué d'être lu ?


Se faire connaître n'est pas simple. Etre lu ne me paraît pas facile. Heureusement, les auteurs édités par Chloé des Lys ont la chance de bénéficier de nombreuses aides.
C'est vraiment extraordinaire, à l'heure où tant de maisons d'édition ne lisent même pas votre manuscrit et vous le retournent au bout de deux semaines en prétextant qu'il ne répond pas à leur ligne éditoriale du moment. Etre lu devient alors une sorte de mirage 
Selon moi, Jeanne est plutôt destiné aux adolescents et jeunes adultes.
Malgré moi, dans ce que j'écris, il y a toujours un petit côté psychologique. Je crois vraiment que le vécu des gens les suit tout au long de l'existence et influence ou conditionne leur comportement.

Parlez-vous de vos personnages, de la façon dont ils viennent à vous...
rolande-theatre.jpgMes personnages, je les crée un peu par hasard. Pourquoi Jeanne ? Je n'en sais rien. Pourquoi a-t-elle 8 ans ? peut-être parce que c'est une des périodes où la fraîcheur de l'enfance est encore intacte ou bien parce que, à cette période de mon enfance, je n'avais pas encore pris vraiment conscience de la réalité de l'existence et de la cruauté du monde.
Mes personnages et , plus précisément, ceux de ce premier roman jeunesse, évoluent de façon imprévisible. J'avais bien un plan très vague en tête, mais je ne l'ai pas suivi.
Mes personnages sont, en partie, le reflet de personnes réelles, mais en partie seulement. 
Ainsi donc, Jeanne, c'est un peu moi enfant : elle est espiègle, curieuse, gourmande, nulle en gym ; elle adore sa grand-mère qui la comprend et elle se ressource auprès d'elle. La maison de ma grand-mère était mon havre de paix.
La différence entre Jeanne et moi, c'est que j'étais bonne élève, mais toutes les deux on devient prof.
A travers Jeanne, on retrouve les silences, le fossé entre le père soumis et la mère dominante, le manque d'amour maternel, l'évasion dans des petites blagues idiotes mais pas bien méchantes.    

Que diriez-vous de votre style ?
Les formes d'expression que j'utilise sont toutes proches de moi. Leur importance varieimages-0001.jpg en fonction des moments. M'exprimer à travers mes poèmes m'a aidé à supporter un certain mal-être à certaines époques de ma vie.

Pourquoi un roman destiné à la jeunesse ?
Je ne sais pas pourquoi j'ai choisi d'écrire un roman jeunesse (un second est presque terminé ). En fait, j'ai une prédilection pour les romans psychologiques dans lesquels il y a forcément une part de moi.
Par contre, les sketches que j'ai écrits et jouais avec mon fils sont drôles. J'adore faire rire. On me dit marrante. Mais,... ne dit-on pas aussi que "le clown est triste" ?
Une dernière répartie qui en dit long sur le ton du roman et sur la personnalité de l'auteur ! Je ne sais pas vous, mais moi, cette présentation m'a donnée furieusement envie d'en découvrir plus !

Christine Brunet
www.christine-brunet.com

Publié dans interview

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Carine-Laure Desguin et le groupe ABLAZE...

Publié le par christine brunet /aloys

 

ABLAZE-CABARET-VERT-004.JPG

 

Bonjour à tous !


Un point commun entre le groupe Ablaze et Carine-Laure Desguin ?

Je vous explique…L’an dernier, lors d’un vernissage, je rencontre Ernest Hembersin, le leader du groupe Ablaze. On sympathise, il crée des musiques, il chante, il est le leader du groupe Ablaze, il est en concert x soirs par an avec ses géniaux musiciens, Jean-Claude Veraghen le batteur et Pascal Brockmans le bassiste (c’est vrai je les aime beaucoup) dans tous les coins. Bien, bien. Moi ? Oh, moi, j’écris de courts romans et de longues poésies…

Et voilà comment mon texte « Dans les rues de Charleroi » est devenu « Cabaret Vert » et s’écoute désormais sur un CD (qui également s’appelle « Cabaret Vert »), CD que le groupe Ablaze vient de sortir en ce mois de mars 2013…

Mes impressions ? Je reste muette, si, si, je vous l’assure ! Je resteABLAZE-CABARET-VERT-003.JPG muette ! Jamais jamais je n’aurais pensé participer d’une façon aussi minime (mais soit) à la création d’un CD. Ravie, je suis ravie !

 

Où acheter le CD ?

Il vous suffirait pour l'acheter de verser 10 euros, de laisser vos coordonnées postales et la diligence l'apportera sur le seuil de votre porte.

Ernest Hembersin  ernesthembersin@brutele.be
Compte N° IBAN : BE35 0001 3626 9337
0496 50 75 90 
Aussi sur FB


Par ailleurs "Terre Nouvelle '' Entre Jeu " et '' le blues des Terrils '' sont toujours en vente ( 1 CD = 10 euros // 2 Cd's = 18 euros // 3 CD's = 24 euros // 4 CD's = 30 euros )

ABLAZE-CABARET-VERT-002.JPGLe prochain concert du groupe Ablaze ? Le vendredi 27 avril 2012 à la salle La Braise de Charleroi ( Rue Zénobe Gramme)

Dans le recueil de poésies « Spirales urbaines », page 83, le texte « Dans les rues de Charleroi » ! Un recueil qui sortira cette année ! Youpiiiie !


Carine-Laure Desguin

http://carinelauredesguin.over-blog.com

enfantsjardinr

Publié dans ANNONCES

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Brève rencontre, un texte de Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

 

boland photo

 

BRÈVE RENCONTRE

 

De ma cuisine, j'avais vue sur sa cuisine. Entre nos deux maisons, il n'y avait que nos deux petits jardins de ville. Un jour pluvieux de mai, je le vis ouvrir son frigo tandis que moi-même j'ouvrais le mien. Étrange similitude, me dis-je. Cela aurait pu n'être qu'une sorte de coïncidence mais j'y vis plus que cela lorsque le lendemain, il secoua sa salade en même temps que moi. Quand il eut terminé, il m'adressa un signe de la main. Je ne connaissais ni son nom ni son prénom. Il était juste le maître de Cloclo, un chat siamois qu'il appelait quelquefois le soir venu.

 

Lui et moi, deux vies en parallèle. Il mettait son linge à sécher en même temps que moi, il épluchait les légumes quand je le faisais. Il s'attablait au même instant.

 

Entre lui et moi comme une sympathie. Lui et moi, comme deux destins liés. Pourquoi avait-il fallu que mon mari aille vendre des machines agricoles sur un autre continent pour que je le remarque ?

 

En juin, il sonna à ma porte. Il me dit : "Grégoire Cerna. Bonsoir. Puisque apparemment nous avons tous les deux été largués, faisons un bout de chemin ensemble voulez-vous ?" Je le fis entrer. Nous avons préparé le repas et l'avons dégusté sur la terrasse. Puis, il est rentré chez lui.

 

Je ne fournis aucune explication sur ma situation. Nous prîmes l'habitude de manger ensemble, de nous installer ensemble devant le téléviseur. Nous avions les mêmes goûts. Nous avions le même rythme de vie.

 

Un après-midi d'août mon mari rentra de son voyage d'affaires et j'envoyai un SMS à Grégoire. Plus jamais, il n'ouvrit son frigo, n'essora sa salade, ne fit sécher son linge, n'éplucha ses légumes, ne s'attabla au même moment que moi.

 

En octobre, je vis une femme blonde qui de la maison de Grégoire appelait bruyamment Cloclo. Grégoire et moi avions chacun repris des chemins séparés.

 

Micheline Boland

http://homeusers.brutele.be/bolandecrits/ http://micheline-ecrit.blogspot.com/

9782874593581 1 75

 

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Laetitia Troisi se présente et nous présente son roman, Rien ne va plus

Publié le par christine brunet /aloys

 

http://www.bandbsa.be/contes3/riennevaplusrecto.jpg

 

Rien ne va plus

Résumé

En ce moment, tout va mal dans la vie de Stéphanie, une jeune femme de vingt-cinq ans qui accumule les problèmes personnels et professionnels : une nouvelle patronne tyrannique, des déceptions sentimentales, des problèmes familiaux, …

Un jour, elle décide de partir chez une amie en Provence pour faire le point. Là-bas, une série d’évènements vont lui permettre de changer totalement de vie.

Un roman à la fois triste et drôle, qui incite à l’optimisme en montrant que la vie nous réserve toujours de bonnes surprises.

 

Extrait

Comprenant que je n’en tirerai rien, je pars sans insister. Etrangement, alors que je devrais être à la fois folle de rage et désespérée, je ressors du bâtiment parfaitement calme, comme si je ne réalisais pas la grosse tuile qui me tombe dessus. On dirait que je flotte dans une autre dimension, comme si je n’avais même plus la force de me révolter contre ce nouveau problème. Je me sens tout à coup pleine de détermination. Il ne me reste plus qu’une seule solution (rassurez-vous, je ne vais pas me suicider, je n’en suis quand même pas à ce point-là et de toute façon je n’en aurais pas le courage). Je pars acheter un GPS. Je rentre chez moi préparer une petite valise et, malgré ma nullité légendaire en matière de technologie, je parviens à régler mon GPS et à l’installer dans ma voiture. Destination : la Provence, chez ma copine Magali.

 

Une petite présentation

Je suis née il y a trente-deux ans dans la région du Centre. Je suis fille unique mais j’ai toujours été très entourée par mes parents, mes grands-parents et de nombreux amis. Après des études de langues, j’ai commencé à travailler comme enseignante et traductrice. Je vis maintenant à Mons avec mon compagnon. Passionnée de voyages, de cinéma et surtout de lecture, j’ai décidé de me lancer dans l’écriture de mon premier roman qui, j’espère, ne sera pas le dernier.

Prix du roman : 19,30 € nombre de pages : 125

 

 

http://www.bandbsa.be/contes2/troisitete.jpg

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Bientôt les jonquilles... Petite présentation signée Marcelle PAQUES

Publié le par christine brunet /aloys

 

bientotjonquilles.jpg

 

Ce petit recueil " Bientôt les jonquilles". Pourquoi ce titre ?

 
C'est un peu une métaphore...

 
Parfois nous avons le coeur en hiver et les soucis voltigent autour de nous comme des flocons de neige...

 
Alors dans cette grisaille nous pensons à la lumière, l'espoir le renouveau !

 
 
Un petit extrait
 
Résilience

 
 
Un rayon de soleil s'aventure

 Dans la grisaille du quotidien

Une ombre fantasque sur le mur

Vacille, s'étonne c'est le chagrin

Tel un vampire fuyant la clarté

Dégoûté par le soleil des jours

Le chagrin disparaît dépité 

Sous les huées de notre amour

Les pensées en friche vont refleurir

Bientôt ! l'insolence du muguet

Exhalant le parfum du désir

Quelques brin d'un bonheur obstiné.

 

 

MARCELLE PAQUES

 

 

livre-paques-001.jpg

Publié dans Poésie

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Avis à tous les lecteurs !!!!! Un salon à ne pas rater !

Publié le par christine brunet /aloys

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Mes chers enfants, un texte de Christel Marchal

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

couv.2

 

Mes chers enfants,

 

 

 

Je me suis assise à ma table et je regarde la lune sans la voir.

J’écris dix mots.

J’en rature trois.

J’en écris cinq !

La lune, rousse et douce, pourrait se demander ce que j’écris là !

« J’écris, Madame la Lune, j’écris !

J’écris mes volontés. Les dernières.

Vous  ne le voyez donc pas ? »

 

Je suis sur le point de tracer les derniers mots de mon testament.

Tout autour de moi reposent un fouillis des pages aux mots chiffonnés, des brouillons inachevés, des pensées attrapées au vol et capturées sur une page blanche, entre deux mailles d’un tricot ou les pages d’un roman abandonné.

Mes idées sont capricieuses.

Mes idées sont vagabondes.

Elles sont frivoles et me taquinent !

Une certitude : cette nuit, elles ne se défileront pas, mon crayon est taillé. Elles ne se porteront pas pâles, un bloc de papier neuf les attend.

Je suis prête à les accueillir.

 

Mes chers enfants,

Chaque minute creuse mes rides.

Ma vie me quitte.

Un long voyage s’invite.

Mes chers enfants,

Avant de voyager au-delà de l’horizon, il faut que je vous dise.

 

Ce matin, dans l’espoir de m’envoler vers d’autres contrées alors que mes mains se coltinaient une insipide vaisselle, je voyageais en secret dans mes pensées, je me réfugiais dans les vers d’un poème… Cette envolée me donne de manière agréable, l’envie de pleurer…

Prévert, où es-tu ?

Et « ta » Barbara ?

Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie ravie ruisselante
Sous la pluie


Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m'en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j'aime
Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s'aiment
Même si je ne les connais pas

Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu'es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d'acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest

 

Oh Barbara !

Délicieuse dame en noir.

Elle est précieuse, pour moi, cette chanson. Une petite cantate  mi sol do fa… Obsédante et maladroite  que nous chantait Barbara.

Mais tu es partie, fragile
Vers l'au-delà
Et je reste, malhabile
Fa, sol, do, fa.

Barbara, ton prénom, ma chère enfant.

 

Je devrais vous parler de la voix sombre, ronde et chaude de Maria Malibran.

Personne ne devrait mourir sans avoir caressé le velours de Roméo et Juliette, sans avoir capté la puissance de son interprétation dans Otello de Rossini, sans avoir savouré le mi vibrant et fragile. Ce trille qui m’arrache des larmes.

La Malibran, la voix qui dit je t’aime.

Je dois mourir mes chers enfants.

Je vais mourir mes chers enfants.

Offrez-moi l’ultime bonheur d’entendre cette Voix somptueuse avant de me glisser en terre.

Cette voix pure et brisée tout à la fois me portera vers les limbes puissants sous les jacinthes bleues, aux pétales qui frissonnent lorsqu’on les effleure.

Caressez de vos doigts avides de découvertes les pierres de son mausolée dans notre Père Lachaise de Laeken. Lamartine y a gravé ce quatrain.

Beauté, génie, amour furent son nom de femme,

Écrit dans son regard, dans son cœur, dans sa voix.

Sous trois formes au ciel appartenait cette âme.

Pleurez, terre! Et vous, cieux, accueillez-la trois fois!

 

Souvenez-vous aussi combien nos secrets de famille se murmurent.

Je vous glisse à l’oreille cette vieille recette, ces baisers que petits vous dévoriez, les yeux remplis de bonheur.

Pour réaliser les baisers fondants sur la langue, mélangez 25 grammes de farine, 110 grammes de sucre et 125 grammesd’amandes en poudre.

Laissez attendre ce mélange.

Battez les six blancs d’œufs en neige, lentement au début et lorsqu’ils commencent à devenir blancs, ajoutez-y deux fois 50 grammes de sucre. Accélérez le mouvement pour qu’ils forment un bec-d’oiseau.

Incorporez la poudre que vous avez laissée de côté, en soulevant la pâte du centre vers les bords, de haut en bas.

Remplissez une poche à douille, parsemez d’amandes effilées et réalisez des petits tas, comme pour les macarons de Tante Juliette, mettez-les à cuire à 160 degrés, pendant 35 à 40 minutes.

Pour l’onctueuse crème, dans le poêlon de mamy, faites chauffer un litre et demi d’eau avec 90 grammes de sucre, jusqu’à 125 degrés.

Cassez deux œufs dans un cul de poule, y ajouter les graines d’une gousse de vanille. Battez l’ensemble un instant avant d’y ajouter le sirop. Continuez à bien battre afin que les œufs ne cuisent pas.

Fouettez jusqu’au parfait refroidissement.

Avec un robot ménager, battez 125 grammes de beurre jusqu’au blanchissement.

Mélangez les deux préparations.

Dans une main, prenez une demi-coque, et fourrez-la.

Et fermez le baiser d’une demi-coque.

 

Un baiser.

Une douceur.

 

Le déjeuner sur l’herbe de Monet où la lumière flirte avec l’ombre.

Barbara, réalise quelques baisers tout doux, glisse ta main dans celle de ton frère et allez à l’abri du petit pont les déguster. Ses trois arcades vous souriront. Le bord de la rivière accueillera votre pique-nique.

Ne me pleurez pas.

Savourez les baisers. Un déjeuner sur l’herbe et soyez rassurés mes chéris, Claude Monet ne se sentira pas offusquer de votre sympathique présence.

 

Mes chers enfants, vous trouverez sur ma table de chevet, Le crépuscule d’une idole de Michel Onfray.

Dans mon lecteur CD, l’Intégrale de Jacques Brel… Les disques s’amusent à tour de rôle bien entendu.

Glissez vos pas dans les siens le long des ramblas anderlechtois… Retrouvez-le là où il attendait Madeleine avec ses lilas.

Dans mon lecteur DVD, Le Roi danse.

Sur mon bureau, un mélange de pastels, de pinceaux, d’encres, de feuilles… Ce qui nourrit mes pensées et ma créativité depuis que la musique m’a désertée.

 

Mes chéris, je ne m’amuse pas.

Je ne badine pas.

Je vous l’avoue !

Depuis des années, j’observe le clocher de la Collégiale Saints-Pierre-et-Guidon.

Il penche.

34 millimètres par an.

Vous ne me croyez pas ?

Visitez, observez ce monument, ses vitraux… et ses fondations qui se tassent.

 

Mes chéris,

Vous êtes un mélange poignant de passion joyeuse et de désespoir.

Depuis que vous habitez ma vie, je n’ai plus jamais été libre, puisque je vous aime.

Je vous aime. Images vivaces de ma mémoire.

Les petits bonbons au chocolat-café que vous quémandiez et le « clic » de leur boîte se refermant sur leur nombre toujours trop réduit pour vous rassurer.

Image fugace de ma mémoire.

Je n’aurai plus jamais le cœur léger, si heureux soit-il d’être délivré de mes souffrances, puisque je vous quitte.

 

Au soir de ma vie, il me reste mille façons de m’amuser avec le passé dont les plaisirs et les jeux demeurent pour moi, innombrables.

Vous souvenez-vous de la maison rose habillée de lierre et qui regardait la Lessepar la plupart de ses fenêtres ?

Rejoignez-la.

Cette brave maison vous racontera tant de contes et légendes et comptines rêveuses et poétiques avec en plus, cette touche de fantaisie dont vous, mes chéris, allez devoir cultiver la mémoire tout au long des jours sans moi.

Il n’y a pas d’âge pour s’amuser des histoires, chansonnettes et jeux d’enfants.

Ne l’oubliez jamais.

Le vent, balayant la vieille maison bancale, vous emmènera dans un grand opéra nocturne, il sifflera pour vous les premières notes d’une symphonie qui vous guidera jusqu’à la réalisation de vos vies.

Lorsque le doute surgira, écoutez l’Ouverture d’Egmont, opus 84, de Beethoven.

Les accords en dents de scie du début de l’ouverture font place à la mélancolie exprimée par les bois et les cordes. Ces répliques semblent se faire écho jusqu’à l’apparition soudaine d’un nouveau thème.

Un thème précipité,

Agité,

Rempli de tensions.

Cet hommage de Beethoven à la victoire du Bien, j’ai aimé l’interpréter au fil de ma vie.

L’hommage du Bien !

L’œuvre d’un artiste qui épouse la cause de l’humanité ! Le Bien !

La victoire du Bien contre le Mal !

Ne l’oubliez pas mes chers enfants. Le Bien !

Je radote…

Ne m’en veuillez pas.

 

Mes chers enfants,

Au Parc Josaphat, que vos pas vous conduisent au pied de la Fontaine d’Amour, il y a un escalier emmêlé de racines ne menant nulle part. Sa petite source chantonne une mélodie colorée : l’Amour.

Dans ce parc, vous trouverez de douces friandises à déguster dans ce havre de paix où se mêlent les chants des oiseaux, le rire des enfants, le parfum des fleurs.

Votre ronde de pas. Le ruisseau. Le vieux sentier. Les étangs. Les arbres centenaires. Et l’âne, sous ses yeux la branche d’un marronnier s’accouple avec son reflet dans l’eau.

L’amour est tout autour de vous.

Usez.

Abusez mes chers enfants.

 

Avant de vous quitter mes chéris, un dernier mot.

Soyez l’artisan de vos propres rêves !

 

Mes chers enfants,

Aimez, aimez, tout le reste n’est rien. 

Ces quelques mots de La Fontaine termineront mon message…

 

Aimez, aimez, tout le reste n’est rien. 

 

Christel Marchal

En quête de sens

lelabodesmots.blogspot.com

Publié dans Textes

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