Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Haïku 5, concours les petits papiers de Chloé

Publié le par christine brunet /aloys

Les premiers épis

Ici et là des oiseaux

~ L'épouvantail veille !

 

Au milieu des herbes

Comme un feu sur le talus

Des coquelicots.

 

Tourbillon d'octobre

L'ombre chinoise des branches

Tremble de plus belle.

 

Publié dans concours

Partager cet article
Repost0

Haïku 4, concours les petits papiers de Chloé

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

 

Ses yeux mordorés

Me regardent avec passion ;

Belle enfant du Sud.

Publié dans concours

Partager cet article
Repost0

Haïku 3, concours les petits papiers de Chloé

Publié le par christine brunet /aloys

Le premier bouton de rose

Retient le regard

De l'oiseau chanteur.

 

Cerisier blanc

L'écureuil roux

N'ose y grimper.

 

Face à l'orchidée

L'élégance de l'actrice

Est si ordinaire !

Publié dans concours

Partager cet article
Repost0

Haïku 2, concours les petits papiers de Chloé

Publié le par christine brunet /aloys

Un rayon d'hiver
Étreint la vitre glacée.
L'été s'est enfui.

Sous le tapis brun,
Le géant vert a éclos.
L'avenir renaît.



Un rideau de pluie
Devant le soleil rageur.
Dans le ciel, un arc.

Publié dans concours

Partager cet article
Repost0

Haïku 1, concours les petits papiers de Chloé

Publié le par christine brunet /aloys

Orage estival

Tout le monde est bien trempé

Bientôt l'arc-en-ciel

 

Coquelicots rouges

Au milieu de la prairie

Voilà le taureau !

 

 

Une pomme tombe

Dans le vieux verger roussi

L'été se termine

Publié dans concours

Partager cet article
Repost0

Silvana MINCHELLA à l'honneur !

Publié le par christine brunet /aloys

Silvana MINCHELLA à l'honneur !
Silvana MINCHELLA à l'honneur !
Ouvrages édités aux Editions Chloé des LysOuvrages édités aux Editions Chloé des LysOuvrages édités aux Editions Chloé des Lys

Ouvrages édités aux Editions Chloé des Lys

Publié dans articles

Partager cet article
Repost0

Edmée de Xhavée nous propose une nouvelle extraite de son prochain recueil, Les promesses de demain

Publié le par christine brunet /aloys

Edmée de Xhavée nous propose une nouvelle extraite de son prochain recueil, Les promesses de demain

Extrait de « Une invitation chez le Marquis de Montbuzard », une des nouvelles du recueil à paraître bientôt « Les promesses de demain » Edmée De Xhavée

Ça ne peut être qu’elle.

Ces yeux de ce gris particulier, un gris de galet pâle moucheté de vert, et puis ces longs cils noirs très recourbés malgré la chevelure qui, dans son enfance, était d’un blond mielleux, et aujourd’hui hésite entre le gris et le brun sans éclat. Et encore ces sourcils à l’arc audacieux, d’une belle teinte bronze, et si expressifs sur sa peau si blanche.

Une poupée. Un ange. C’était tout au moins ce que sa grand-mère affirmait d’elle alors.

Lui, il savait qu’elle tenait plus d’un Lucifer. Elle savait qu’il savait, mais consciente de sa toute puissance, elle se contentait de poser sur lui ces effrayantes pupilles aux teintes de marécage, avec une fixité caprine qui lui lacérait silencieusement les entrailles.

Aujourd’hui, c’est une femme dans la soixantaine au visage méfiant, encore belle mais dont tous les gestes crient une solitude abhorrée. Depuis son arrivée, chaque matin, elle pénétrait dans la salle à manger de l’hôtel pour son petit-déjeuner, d’un pas à la rapidité étudiée, offrant sourires et salutations de grande dame aux autres pensionnaires. Une fois assise à sa table, elle lançait une ou deux phrases à tout qui avait la malchance de croiser son regard. « Le vent est tombé pendant la nuit, c’est une chance ! » « Avez-vous encore eu des moustiques dans votre chambre ? » « Oh ! Vous avez de belles cartes postales… elles viennent de la réception ? ». On lui répondait au plus court, et elle émiettait son petit pain en regardant par la fenêtre, comme enlevée par la beauté de la vue mais, il le percevait bien, noyée dans une solitude insupportable qu’elle ne s’expliquait pas.

Elle devait penser que les autres avaient de la chance, et elle de la malchance. Que c’était injuste.

Elle ne pouvait le reconnaître. Si elle avait entendu son nom, il était trop courant pour qu’elle l’ait remarqué. Et elle n’accordait aucune attention à un vieillard lent et silencieux, qui s’installait à la fenêtre ensoleillée avec Les pensées de Sénèque comme lecture, et sortait pour une promenade le long de la plage à 17 h. Comment aurait-elle vu, dans ces traits plissés par les ans, le jeune homme à la chevelure luisante de brillantine, souple comme un léopard, qu’il avait été alors ? Il l’avait amusée une fois en sautant du premier étage dans le jardin, se ramassant avec un cumulet athlétique. Mais lorsqu’il avait grimpé au sommet du pommier dénudé à la fin de l’automne, et marché les bras étendus sur une haute branche pour plonger au sol, elle avait eu un regard haineux et avait crié « Mamouuuuuuu ! Noël casse tout le pommier ! » car au passage il avait arraché quelques branchettes. Elle n’avait que 5 ou 6 ans alors, mais déjà la jalousie devant ce qu’elle ne pouvait accomplir la rendait venimeuse. Il avait compris qu’elle était une ennemie, et l’avait évitée avec soin. Il avait alors besoin, oui, besoin, de cet emploi de factotum.

Il est abasourdi de l’intensité de la colère qu’il ressent, si longtemps après, et que le hasard a exhumée. Il la hait. C’est une évidence qui le parcourt, comme une décharge électrique.

edmeedexhavee.wordpress.com

edmeedexhavee.wordpress.com

Parutions aux Editions Chloé des LysParutions aux Editions Chloé des LysParutions aux Editions Chloé des Lys

Parutions aux Editions Chloé des Lys

Publié dans Textes

Partager cet article
Repost0

En mai ? Quoi de neuf sur aloys ?

Publié le par christine brunet /aloys

La Cronaca Poetica di Salvatore Gucciardo  dans le magazine italien Fiorisce un cenacolo 2014 n° 1-3

La Cronaca Poetica di Salvatore Gucciardo dans le magazine italien Fiorisce un cenacolo 2014 n° 1-3

La nouvelle image de notre blog !

La nouvelle image de notre blog !

******

 

Découverte et votes pour les haïkus participant au concours de la Revue "Les petits papiers de Chloé"

En mai ? Quoi de neuf sur aloys ?

*****************************************

Ce mois-ci, un nouveau feuilleton signé Philippe Wolfenberg,

l'auteur de "Les états d'âme de la lune et du soleil"

****************************************************

Les auteurs ce mois-ci qui ont participé ce mois-ci :

 

  • Edmée de Xhavée
  • Camille Delnoy
  • Didier Fond
  • Alexandra Coenraets
  • Marcelle Pâques
  • Carine-Laure Desguin
  • Silvana Minchella
  • Claude Colson
  • Micheline Boland
  • Laurent Dumortier
  • Christine Brunet
  • Papy Nzili
  • Elisabeth Berthéol
  • Salvatore Gucciardo
  • Jean Destree
  • Louis Delville
  • Simon Andrieu

 

 

Carine-Laure, membre de l'AREAW ! 

 

— Voilà, c’est fait !

— Qu’est-ce que tu as encore fait, Carine-Laure ?

— Depuis ce matin, je suis membre de l’AREAW !

— C’est compliqué ! Il faut un chewing-gum entre les dents, pour prononcer un tel nom ! Et en traduction, ça donne ?

— L’Association Royale des Ecrivains et Artistes de Wallonie !

— C’est pompeux, ça ne te ressemble pas…

— Pas d’injure, merci ! L’AREAW est une association qui me permettra de rencontrer d’autres écrivains, de participer à des concours…Bref, un lieu incontournable pour les écrivains de Wallonie !

— Ça t’a pris comme ça ? Parce que le printemps montre le bout du nez et que tu as envie de balader … ?

— Oui ! C’est ça ! Et disons aussi que la séquence de Actutv consacrée à cette association m’a convaincue. Le président, Joseph Bodson, mène bien sa barque. J’ai survolé le site de l’AREAW et puis voilà, j’ai demandé…

— Je vois ici trois liens…

— Oui, pour les auteurs intéressés ! Voici le lien vers la séquence d’actutv, le lien vers le site de l’AREAW, et le lien vers ma page de l’AREAW.

http://areaw.org/?p=3272

http://areaw.org/

https://www.youtube.com/watch?v=nlssI6BPgXo

— Et à part tout cela, Carine-Laure ? Toujours dans les corrections de ton roman policier ?

— Oui, le roman policier, accrochons-nous ! Mais il y a aussi une séance de dédicace à la bibliothèque de Thuin ….Toute l’actu est ici :

http://carinelauredesguin.over-blog.com/article-a-part-tout-ca-carine-laure-quoi-de-neuf-122722335.html

 

Publié dans ANNONCES

Partager cet article
Repost0

Victor Lebuis : "La publication est le contraire de la confidence ou de la confession"

Publié le par christine brunet /aloys

 
                               http://www.bandbsa.be/contes3/abbatialerecto.jpg

 

 

 

Victor Lebuis... Voilà un nom, un auteur qui ne nous est plus inconnu ! Gagnant du dernier concours organisé pour "Les petits papiers de Chloé", il n'a, depuis, de cesse de nous parler de son roman,publié chez Chloé des Lys "Souvenirs obscurs de l'école abbatiale". 

 Mais qui est-il vraiment ? Comment appréhende-t-il l'écriture ? J'ai voulu en savoir plus...

Victor, pourriez-vous vous présenter, svp ?

              Après mes secondaires et mon service militaire, j'ai été amené à beaucoup voyager, professionnellement et pour le plaisir de la découverte, en Asie et en Amérique surtout.

Après cela et quelques péripéties, j'ai ouvert une librairie-journaux, ensuite j'ai décidé de vendre des livres aux libraires. Et puis, constatant que la vente n'était - et n'est toujours pas... - mon fort, j'ai choisi des voies «alimentaires» qui m'ont bien convenu généralement par leur régime alternant le travail en solitaire et en groupe, les activités diversifiées et les horaires variés.

J'ai pris ma pension il y a 4 ans. C'est ainsi que l'on devient tout à fait indépendant: les horaires variés, les activités diversifiées et le travail en solitaire ou en groupe...

 

                                         http://www.bandbsa.be/contes3/lebuistete.jpg

 

Avez-vous toujours écrit ?

    Si non, quel élément déclencheur vous a amené à l'édition ?

              Dans mon jeune temps je n'ai écrit que l'un ou l'autre court récit, et depuis mes 20 ans, des poèmes.

Publier mon livre a été un besoin, la simple continuation du processus spontané qui m'avait fait écrire d'une traite, 50 ans après les faits, un épisode de ma vie d'adolescent pensionnaire.

Publier mes poèmes est autre chose: le désir et le plaisir de partager ce que j'ai crée et aimé, et la fierté aussi d'être reconnu déjà par le comité de lecture d'un éditeur. Dans le monde de l'écriture celui-ci a la place du héraut, comme dans leur domaine propre le journaliste, le missionnaire, le publiciste,... : ils sont des Révélateurs.

La publication est le contraire de la confidence ou de la confession: c'est la mise sur la place publique, c'est crier ce que l'on a sorti du cœur – une tentative de cure personnelle et l'envie de faire connaître.

 

Est-il facile ou compliqué de se livrer aux lecteurs et donc d'être lu ?

                  Se livrer – c'est le mot exact – aux lecteurs est vraiment difficile. Se déshabiller en public, même si c'est un choix comme dit plus haut, donne forcément la conscience de sa nudité, je n'ai plus d'armure, l'angoisse m'enrobe. Encore aujourd'hui.

Mais je publierai encore.

 

Quels sont vos sujets de prédilection ? 

Mes sujets de prédilection, si nous parlons de la composition écrite, tournent autour de ma perception propre des choses. L'émotion  tient ma plume, je donne la forme. C'est un champ  largement exploitable. 

 

Vous avez proposé à Chloé des lys, un roman. Comment l'avez-vous conçu, écrit ? Au fil de la plume ? Très structuré avec un plan au départ ?


                           v.Lebuis2.jpg

 

Mon roman a été conçu, littéralement, à la plume. Guidée uniquement par le sentiment: d'abord les deux premiers chapitres, ensuite le dernier. Tous trois retranscrits presqu'à l'identique. Les autres ont suivi dans un ordre aléatoire, toujours crées dans le même élan. 

Une fois tout écrit j'ai choisi l'ordre définitif des chapitres, et relu les documents d'époque pour vérifier l'exactitude du terrain physique – le ressenti personnel n'avait pas besoin de confirmation. 

J'ai supprimé les quelques anecdotes et avis personnels, et les phrases trop littéraires.

 Donnez-nous votre définition du mot écriture...

                 Ecriture: un moyen indirect d'expression. Cela signifie que l'auteur ne peut pas se tromper dans ce qu'il communique, sa relation doit être claire et exacte car s'il pense, après la parution, devoir préciser son message ou le démentir, il n'a qu'un seul moyen de le faire : réécrire, car son lecteur est hors de portée.

Et si l'on peut admettre que quelqu'un aille «trop loin» verbalement, il n'y a pas de tolérance possible pour un auteur qui aura toujours eu le temps de se corriger s'il l'avait voulu.

 

Vous écrivez des poésies et des textes. Quel style vous correspond le mieux et  pourquoi ?

                 Sans doute aucun, c'est la poésie qui me correspond – je parle ici en tant qu'auteur. Peu expansif et peu démonstratif de nature, j'ai tendance à «enfermer» mon expression dans un cadre dense plutôt qu'à la développer en long et en large.

Le poème à forme fixe me convient donc parfaitement: il oblige à condenser la pensée et son expression dans un cadre défini. Chaque mot prend ainsi un poids considérable, une densité telle que son sens précis et les règles prosodiques et métriques appliquées le rendent irremplaçable.

Un poème qui ne respecte pas ces règles n'est plus qu'un texte poétique. Et un poème une fois traduit n'est plus poème, il devient aussi un texte poétique car il n'a plus ni rime ni mesure, ni l'harmonie de sa langue d'origine.

 

 V.-Lebuis1.jpg

 

Avez-vous des manies d'écriture, des besoins particuliers ou pas ?

                J'ai peu de manies d'écriture. Très tôt, dès mes premiers vers, j'ai étudié la prosodie (accentuation et intonation) et la métrique (structure) appliquées à la poésie; leurs règles poussent à la perfection.

A tout moment pendant la composition je lis mon texte à voix haute, pour vérifier les

mesures et les rimes, et dépister les dissonances éventuelles. Le poème étant l'union entre inspiration et technique, il ne se crée pas spontanément. Je vois souvent qu'il m'échappe, que la trame que j'avais décidée devient autre, et que je n'ai qu'à suivre - l'auteur n'est alors plus le créateur, il est devenu Ordonnateur et Révélateur, et cela me réjouit à chaque fois, profondément.

 

Avez-vous envie de vous "lâcher", à nouveau, dans le "flot" verbal d'un roman ?

Si le roman est une «narration fictionnelle», ce n'est pas un roman que j'ai écrit - cependant les définitions changent avec le temps, celle que je donne au mien est « relation impressionniste». Or, je ne sens ni le besoin ni l'envie de continuer dans cette voie qui ne ferait que tourner autour de moi-même, et du coup me ferait  tourner sur moi-même. Je trouve qu'il y a mieux à faire.

 
Je me suis, en effet, "lâché" dans cette prose. Mais c'est dans la poésie que je m'épanouis.

 

Merci Beaucoup, Victor. Je ne crois pas trahir un secret en révélant que vous avez proposé au comité de lecture des Editions Chloé des Lys un recueil de poèmes et qu'il a été accepté !

 

Christine Brunet

 

www.christine-brunet.com

www.aloys.me
 

 

Publié dans interview

Partager cet article
Repost0

Lady Night : Laurent Dumortier avec Anne-Sophie Malice

Publié le par christine brunet /aloys

 

bruines

Lady Night (avec Anne-Sophie Malice)

 

 

Les reflets sombres d’une lune sans nuit

Sont pareils à tes yeux d’améthyste,

Qui sont en concurrence déloyale avec Sirius

 

Quand je parle à tu je te dis vous

Et je me remémore des pensées cristallines

Qui s’ouvrent sur un peut-être pas encore clos…

 

 

Tu n'es jamais près de moi

d'autres bras te semblent plus attrayants,

toujours.

 

D'autres œillades sur toi déposées,

plus amusées,

souvent.

 

J'ai compris qu'il me fallait vous parler à distance.

Dans des moments imprécis,

et des faveurs incomprises.

 

Nous ne sommes pas l'Un pour l'Autre.

 

Laurent Dumortier

gsl.skynetblogs.be

Publié dans Poésie

Partager cet article
Repost0