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Thierry Ries dans l'Avenir.net

Publié le par christine brunet /aloys

Thierry Ries dans l'Avenir.net

La passion des mots

  • http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=dmf20140616_00491071
  • Source: proximag

Thierry Ries est un personnage incontournable dans le monde de la littérature à Mons. Né à Roucourt, il s’est installé à Harmignies en restant toutefois attaché à son Hainaut picard. Il est amoureux des lettres, belges et américaines surtout, de la nature et de sports.

Thierry Ries a un parcours professionnel à la fois sinueux et riche de belles expériences: maître-nageur, moniteur sportif ADEPS et SPJ, éducateur en vie associative, bibliothécaire, bénévole chez Oxfam, au G théâtre, au Box théâtre, à la Maison de la Mémoire, au café littéraire «La livre de café» et à la «Maison d’Anna» à Eugies. Il est aussi chargé de relations publiques de l’ASBL «Cercle littéraire hennuyer Clair de Luth». «J’ai eu la joie de participer en qualité de jury à des prix littéraires», explique-t-il. «Je suis aussi auteur et préfacier, ma tasse de thé: j’ai publié jusqu’à présent 6 plaquettes et recueils, poèmes, nouvelles et récits, aux éditions Chloé des Lys dont je suis responsable pour la région de Mons. J’ai rédigé 15 préfaces pour des œuvres de proches, dont la dernière, le récit d’Ophélie Populaire, «Tumeur, tu meurs ou je meurs. Une de mes dernières belles expériences fonctionnelles a été mon entrée comme animateur culturel à la province de Hainaut, dans les domaines de la lecture vivante, des ateliers d’écriture et du ciné-club.» Thierry Ries a récemment rassemblé 7 auteurs d’âge, d’horizon et de notoriété très divers qui ont collaboré à un recueil collectif qui vient d’être publié aux éditions Chloé des Lys: «De la Sambre à l’Escaut, nouvelles hennuyères». «Mon but essentiel était que des plumes de talents parlent du Hainaut.» C’est fait. Avec brio!

Rens. thierryries@live.fr.

Messages courts, Ed. Chloé des lys

Messages courts, Ed. Chloé des lys

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Tremblement de terre, un texte signé Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

TREMBLEMENT DE TERRE

Mathilde est lasse de tout. De Jean, cet époux un peu plus âgé qu'elle auprès duquel elle vit depuis plus de trente ans. De cette villa dans ce quartier sans histoire où elle demeure depuis plus de vingt-cinq ans. Lasse des gestes répétitifs, des meubles dont elle connaît chaque détail, de cet homme dont elle connaît tous les tics, dont elle prévoit tous les choix, de ces voisins dont les sujets de conversation sont presque toujours pareils : enfants, jardins, vacances, placements.

Mathilde regarde son mari. Elle lui propose de prendre une collation en cet après-midi d'automne. Café ou thé ? Thé vert, elle en était certaine. Chocolat ou cake ? Cake aux fruits confits, sans hésitation. Il conclut : "C'est une excellente idée, ma biche." Une phrase toute faite, un surnom qui ne plaît plus à Mathilde. Il y a longtemps qu'elle n'a plus la grâce d'une biche, qu'elle court à petits pas, que son regard est moins vif que lorsqu'elle a rencontré Jean.

Le téléphone sonne. Mathilde va machinalement décrocher. À cette heure c'est peut-être sa fille qui va bientôt rechercher les jumeaux à l'école ou son amie Paulette ou une erreur, voire pire un appel publicitaire ou un sondage. Eh bien non, c'est une bonne nouvelle. En participant au concours shampoing-douceur, elle a gagné un voyage d'une semaine pour deux sur une île paradisiaque.

Jean il a horreur des voyages, de l'avion, de l'exotisme. Il ne se sent bien que chez lui ou à la Côte. "Va avec Michèle, ta filleule, ma biche. Ça lui changera les idées après le départ de son mari et puis elle parle plusieurs langues ! Huit jours, ce n'est pas la mer à boire. Le surgélateur est bien garni, je me débrouillerai."

Mathilde part en vacances avec sa filleule. C'est la première fois qu'elle va si loin. De temps à autre dans sa chambre de rêve, sur son île de rêve, grâce aux satellites, elle écoute le journal télévisé d'un pays frontalier au sien. C'est ainsi qu'elle apprend qu'il y a eu un tremblement de terre dans la région où elle habite. Il y a eu quelques vitres brisées, quelques murs fissurés, quelques blessés légers. Elle pense aussitôt à Jean, aux voisins, au quartier.

Bien vite, Mathilde tente de téléphoner chez elle, chez des voisins mais toutes les lignes du secteur sont en dérangement. Elle fait part de ses inquiétudes à sa filleule. Celle-ci la rassure comme elle peut, affirmant que si c'était vraiment grave, elle aurait eu des nouvelles par l'intermédiaire de l'agence de voyage.

Des pensées parasites viennent gâcher les heures qui suivent. Mathilde téléphone à des cousins qui habitent à l'autre bout du pays. Selon eux, il s'agissait d'un tremblement de terre de peu d'amplitude. Aucun blessé grave, aucun décès n'est à déplorer selon la presse écrite qu'ils viennent de lire et selon les informations diffusées lors du dernier journal radio.

Mathilde reste perturbée. Et si les problèmes cardiaques de Jean apparemment bien contrôlés étaient réapparus sous l'effet du choc ? Et si des voisins étaient du nombre des blessés légers ? Et si la belle baie vitrée du living avait été brisée ? Et si la serre était endommagée ? Et si Jean venait à se blesser avec le verre brisé ? Et si dans l'affolement Jean ne retrouvait pas les documents de l'assurance ? C'est que les scénarios catastrophes ne manquent pas quand on laisse courir son imagination et qu'on craint pour le bien-être de ceux qu'on aime… Quand on vit avec des "si", les motifs d'inquiétude se multiplient !

Pour Mathilde, le soleil a beau briller de tous ses feux, la plage a beau être magnifique, les vacances sont entachées par son inquiétude. Elle voudrait être chez elle, réconforter ceux qui ont besoin de soutien, simplement écouter Jean lui raconter comment il a vécu ce tremblement de terre qui a lieu au petit jour. A-t-il été réveillé? S'est-il senti en danger ? A-t-il eu vraiment peur ?

Mathilde regrette d'être partie, d'avoir abandonné Jean.

Elle tourne en rond. Plus envie de prendre un verre de jus de fruits frais au bord de la piscine, de prendre le soleil sur la plage, de bavarder avec le bel étranger rencontré durant une excursion, de courir les boutiques d'artisanat local avec Michèle, de faire de l'aqua-gym, d'apprendre de nouvelles danses folkloriques sous la direction de l'animateur. Juste envie d'être chez elle, de savoir ce qui s'est vraiment passé.

Mathilde ne rate aucun journal télévisé diffusé par satellite. Hélas, on ne fait plus la moindre allusion au tremblement de terre alors qu'on ne cesse de détailler des résultats sportifs et d'évoquer la vie sentimentale de princesses ou de stars.

Quand Mathilde franchit la douane à l'aéroport, elle cherche Jean des yeux et ne le trouve pas. Par contre, elle voit son beau-frère qui lui fait de grands signes.

Vite, elle veut savoir. Son beau-frère explique : "Jean a une indigestion. Il n'a pas osé quitter la maison." Au fond d'elle-même, Mathilde se demande si on ne lui cache rien, par exemple quelque chose de plus grave qu'un banal problème digestif.

Mathilde se rend compte que cet époux dont elle semble parfois si lasse, elle y tient vraiment, que ce quartier sans histoire, aux jardins trop bien entretenus, est une sorte de coin de paradis.

Quand elle rentre enfin chez elle, Mathilde s'assied dans le canapé près de Jean. Jean est un peu pâlot, la maison est telle qu'elle l'avait laissée si ce n'est que la poussière recouvre les meubles… Alors, Mathilde se met à pleurer sur ce bonheur qu'elle a cru voir s'échapper…

Micheline Boland

(Extrait du livre "Le nouveau magasin de contes")

Tremblement de terre, un texte signé Micheline Boland
Tremblement de terre, un texte signé Micheline Boland
Tremblement de terre, un texte signé Micheline Boland
Tremblement de terre, un texte signé Micheline Boland
Tremblement de terre, un texte signé Micheline Boland
Tremblement de terre, un texte signé Micheline Boland

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Il m'a parlé, un texte de Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

Il m'a parlé, un texte de Louis Delville

IL M'A PARLÉ

Ce chimpanzé vous regarde. Qu’essaie-t-il de vous dire ? Que lui répondez-vous ?

Quelle ne fut pas ma surprise de l’entendre !

"Il ne lui manque que la parole", me dit ma femme en le désignant d’un geste moqueur. Il me regarda avec, dans les yeux, une petite lueur qui me fit penser à un être humain. Je le dévisageai d’avantage en m’approchant des barreaux de la cage. Il me tendit une main que je m’empressai de toucher.

Effrayée, ma femme me tira en arrière.

"Laisse-moi et observe-le, il est gentil", répondis-je.

De nouveau, j'approchai. Il fit de même et nous nous regardâmes d'un air sérieux, tout en nous touchant le bout des doigts. Il serra fort mon index et je ne reculai pas, le laissant me tripoter gentiment. Sûr de pouvoir me libérer si besoin.

Il avança la tête et moi, mon oreille. Il commença à faire du bruit avec la langue puis il bougea la mâchoire. Ces sons me laissèrent sans voix tant ils ressemblaient à des mots.

En approchant encore plus, je perçus bientôt "ami", "cacahuète", "caresse" et bien d'autres que je ne compris pas mais que je devinais amicaux et gentils. Nous restâmes ainsi pendant de longues minutes avant que sa femelle ne le tire vers elle.

Il s'éloigna à regret et je l'entendis distinctement dire : "Georgette, tu as rompu le charme, je suis sûr qu'il voulait me parler !"

Elle se contenta d'un simple : "C'est la dernière fois que je viens au zoo avec toi, Charles ! Un chimpanzé qui parle et puis quoi encore ???"

Il m'a parlé, un texte de Louis DelvilleIl m'a parlé, un texte de Louis Delville

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Michel Westrade, une présentation signée Chloé Rousseau

Publié le par christine brunet /aloys

Michel Westrade, une présentation signée Chloé Rousseau

Michel Westrade

Son Facebook : https://www.facebook.com/michel.westrade

Présentation :

Michel Westrade est né à Tournai en 1950. Magistrat de formation, il est toutefois passionné par les livres depuis son plus jeune âge. C’est donc tout naturellement qu’il met un terme à sa carrière juridique afin de se consacrer à l’écriture et publier son premier ouvrage, Noirs Quarts d’heure, aux Éditions Chloé des Lys, en 2001. Il continue, néanmoins, à s’épanouir dans le domaine du droit, puisqu’il est directeur de la collection « Perspectives de droit social », aux Éditions Arthémis et co-directeur de la Revue de jurisprudence de Liège, Mons et Bruxelles.

Pour en savoir plus, sa fiche technique : http://www.unimuse.be/Michel_Westrade_/michel_westrade_.html

Ses ouvrages :

– Noirs quarts d’heure

 

Miroirs du temps reflétant, entre chien et loup, entre ciel et terre du Nord, un réel qui sombre dans un ailleurs inquiétant, ces récits renouent avec notre gran

Règne de l’ambiguïté: à partir de faits réels, vérifiables, le lecteur est introduit dans une dimension « autre » tout en gardant le choix d’une interprétation rationnelle. Dans une ambiance crépusculaire, se retrouvent les objets quotidiens, ainsi du miroir,  ceux-ci pouvant à tout moment basculer dans un ailleurs inquiétant. C’est à travers le thème du miroir qu’est marquée une continuité: comme par l’effet d’un jeu de reflets, se répète inlassablement le malheur paysan, l’attachement à la glèbe, et, à travers les siècles, c’est toujours le même bonhomme François qu’on retrouve. Recherche  d’identité à travers la chaîne de nos ancêtres, se démultipliant au fond du temps et d’où nous émergeons, à la fois un et fragmenté.

 

 

– Suite bretonne

 

Destins de femmes oscillant entre réel et chimère. Vies qui se nouent, se dénouent au miroir de lettres anciennes ou de tableaux enfouis en nos mémoires.

Se livrant à un travail de remémorence et de reconstruction, le lecteur ne pourra oublier la troublante Geneviève, don et refus,  passion et folie. Il aimera Anne, toute de douceur et d’attente, sera inquiété par l’évanescente Mary Morgane. Peut-être percevra-t-il avec Ondine une lointaine lumière venue du Nord et, avec Jenofeva, les brumes de Whitechapel?

Présences féminines. Présence aussi de la nature, avec un ciel roulant ses nuages, de Bretagne au Danemark, un soleil  d’automne évoquant un livre ouvert que chacun est appelé à redécouvrir. Clin d’œil à quelques vielles connaissances comme Chateaubriand, Andersen, d’autres, plus proches de nous.

– Éthers noirs

 

Une porte s’entr’ouvre sur des moments de vie qui se garderont de trop se dévoiler, plages de clair-obscur. 

Les thèmes s’entrecroisent, qui sont de solitude, de parole enfin osée, de rébellion, de départs, de haine, de revenance d’un passé qu’on avait cru perdu en brumes, de non-dits, de guerre...

On découvre des moments de vie, celle des plus humbles, paysans, ouvriers agricoles, « trimardeurs », ceux qui n’ont pas eu droit à la parole, mais qui vivent peut-être encore un peu, beaucoup, en nous.

Les nouvelles se tissent de personnage à personnage, chacun se trouvant relié à un autre, fût-ce de manière fugace ou suggérée, assurant de la sorte l’unité du dit.

Tous ont ceci en commun qu’à un moment, ils se meuvent sous un ciel qui est d’éther noir. Tous, dans leur histoire,ont respiré des effluves anesthésiants, comme d’éther, ou vont en subir les étourdissements méphitiques.

C’est comme si, un jour donné, ce qu’ils respiraient ou bien les révélait à eux-mêmes ou les détruisait, que cet éther provienne de temps obscurs, au terme d’un long travail, ou surgisse dans l’instantané.

Vies qui basculent….

 

Critique :

 

– Éthers noirs :

  • http://areaw.org/?p=1779
  • http://www.aloys.me/article-christine-brunet-a-lu-ethers-noirs-de-michel-c-j-westrade-122492725.html
  • http://chloedeslysblog.canalblog.com/archives/2014/04/12/29648073.html
  • http://www.hellocoton.fr/to/LV9q#http://www.aloys.me/article-fran-oise-lison-parle-de-ethers-noirs-de-michel-westrade-dans-l-avenir-122334652.html
  • http://pecq.blogs.sudinfo.be/archive/2014/02/22/2014-02-22-kain-des-nouvelles-chez-chloe-des-lys-100746.html
  • http://www.bandbsa.be/notes/ethersnoirs.htm
  • http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20140119_00419244

 

– Noirs quarts d’heure

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– Suite bretonne

http://www.bandbsa.be/contes3/westradepresse1.jpg

http://www.bandbsa.be/contes3/westradepresse2.jpg

 

Une interview pour mieux le connaître :

http://www.bandbsa.be/contes/interview/westrade-interview.htm

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Dans le Bibliothécaire : ELLES d'Alain MAGEROTTE

Publié le par christine brunet /aloys

Dans le Bibliothécaire : ELLES d'Alain MAGEROTTE

ELLES / Alain MAGEROTTE.- Barry : Chloé des Lys, 2013.- 119 p. ; 21 cm.- Isbn : 978-2-87459-725-1.- 23.60 €.-

L’auteur : Alain Magerotte est né au siècle dernier à Berchem Sainte-Agathe (Nord-Ouest de Bruxelles). Passionné d’étrange et de fantastique, il dévore, à l’adolescence, les contes et les histoires extraordinaires d’Edgar Allan Poe, Jean Ray, Thomas Owen et Claude Seignolle. Le cinéma n’est pas en reste. Alain Magerotte marque, bien sûr, une prédilection pour les films d’épouvante, les production de la Hammer en tête. Il écrit sa première Nouvelle (Le Miroir aux Alouettes) en participant à un concours organisé par le Club Richelieu Liège – Georges Simenon et les Editions LA DÉRIVE de Verviers. Il n’est pas lauréat mais reçoit ce message en P.S. : Je tiens à vous informer que votre Nouvelle a retenu l’attention de certains membres du jury.

Ces quelques mots l’encouragent à poursuivre… au printemps 1997, Alain Magerotte se lance à fond dans l’écriture de Nouvelles fantastiques et policières.

L’ouvrage : ELLES est le septième recueil de Nouvelles d’Alain Ma- gerotte publié aux Editions Chloé des Lys. Pourquoi ce titre, ELLES ? Une ode à la femme ? Certes, non. Un recueil misogyne ? Sûrement pas. Alors ?... Alors, il se fait tout simplement que l’auteur réservait le rôle principal à la femme dans plusieurs de ses Nouvelles. Dès lors, l’occasion était belle d’en faire un recueil portant le titre ELLES.

Voici le détail : La dame blanche / La manouche / Bel exemple d’altruisme / Ma femme est possédée… / La folle du logis / Album de famille ou le journal intime de Clara Silverman / Premier rendez-vous / Le hammam / Le grand nettoyage / La planète du singe / Les poux.

Quelques mots sur certaines d’entre ELLES : La dame blanche : Par une nuit glaciale, une jeune femme vêtue de blanc fait du stop. Qui est-elle ? Que veut-elle ?...

La manouche : Eté torride, été brûlant, Marie-Jeanne Chalumet et son ami Julien s’adonnent à des courses à travers champs et bois jusqu’au jour où ils croisent une manouche…

La planète du singe : Collectionneur d’objets divers, le vieux Jean-Baptiste Saigur acquiert une cu- rieuse statuette en bois dont se servira sa petite-fille, Elisabeth, afin d’assouvir une vengeance…

Le grand nettoyage : Divorcé, William Borrow a concocté un week-end riche en activités diverses pour son fiston. Sur la route, il prend en charge Lucy Diamond, une étrange auto-stoppeuse… Etc… etc…

Le BIBLIOTHECAIRE

ASSOCIATION DES BIBLIOTHÉCAIRES BELGES D'EXPRESSION FRANCAISE association sans but lucratif

Revue libre publiée sans aucune subvention.
Courriel : dagneau.michel@skynet.be
Editeur : M. DAGNEAU B - 1470 GENAPPE
Vente
au numéro : Belgique : 14,00 € Étranger : 17,00 €

Dans le Bibliothécaire : ELLES d'Alain MAGEROTTE

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Silvana Minchella : une présentation signée Chloé Rousseau

Publié le par christine brunet /aloys

Silvana Minchella : une présentation signée Chloé Rousseau

Présentation :

(issue de http://lesauteursdechloe.wordpress.com/minchella-silvana/)

Silvana est née dans un tout petit village de montagne dans le Sud de l’Italie. Seule enfant de la famille, ses compagnons de jeux étaient les animaux et la nature. Rêveuse et sensible, elle s’est créé un monde où se réfugier. Elle a émigré avec ses parents à l’âge de six ans et connu le choc de la grande ville, Bruxelles, qu’elle n’a jamais quittée. La découverte des livres fut un émerveillement. Boulimique de lecture, plus rien d’autre n’importait. Très tôt elle écrit des poésies, des nouvelles. A trente ans, elle découvre la spiritualité et suit l’enseignement de maîtres.

Son cœur s’est vidé de la rage pour faire place à un immense amour pour l’humanité. Elle crée un cercle d’éveil, des ateliers pour déclarer la paix en soi, et l’inspiration s’engouffre dans ce canal ouvert pour y faire passer des messages pour les enfants : la princesse Amandine et ensuite un recueil de nouvelles Éveil édité chez Chloé des Lys. En 2012, un roman d’anticipation sortira également chez CDL : La Terre nous dit à Dieu.

D’autres manuscrits en gestation.

... Pour en savoir un peu plus sur elle :

http://www.quefaire.be/-ce-soir-je-cuisine-avec-232359.shtml

Interviews écrites de l’auteur :

– http://limaginaria.wordpress.com/2014/01/19/silvana-minchella/

– http://www.bandbsa.be/contes/interview/minchella-interview.htm

Interview vidéo :

http://www.youtube.com/watch?v=P-9wlVd_db4

Ses ouvrages :

 

 

– Éveil (2012)

 

Treize nouvelles (« C’est pas cher », « Chaîne de distribution », « Lettre au père Noël », « Courrier des lecteurs », « Jean Dormy », « Le cadeau de mariage », « La tendresse du veau », « Faire la monnaie », « Touché-coulé », « nuit », « l’ange de l’oubli », « Ici la Terre » et « L’Arbre école ») qui dénoncent les injustices qui règnent sur Terre, l’aveuglement des nantis, la mort lente des démunis dans l’indifférence générale. Et l’éveil de millions d’humains qui se lèvent pour former la Nouvelle Humanité.

 

Le plus grand séisme sur Terre est celui qui secoue la conscience humaine.

 

 

 

 

La Terre nous dit Adieu (2012)

*

Un vaisseau extra-terrestre, un guerrier en mission, des personnages attachants, un cri d’amour pour la planète Terre .

Venu sur Terre pour étudier l’évolution de la race humaine, Martial rencontre Justyna. Leur amour sera fulgurant.

La jeune Terrienne accepte la mission qui lui est confiée.

Les aventures se succèdent, le temps presse, l’Ombre se déchaîne pour maintenir l’humanité sous contrôle.

 

Les Louves

 

Les Louves, quatre femmes fortes, belles, fières ...

Qui vivent debout, dansent pour ne pas tomber, rient pour ne pas hurler, embrassent la Vie sur la bouche.

Quatre femmes que vous n'oublierez pas.

 

Elle a également publié Jeux de dupe aux Éditions Édilivre et participé à l’ouvrage collectif Le Printemps des poètes 2012, paru aux Éditions Chloé des Lys.

 

Critiques d’ouvrages :

 

Les Louves

  • http://me.voir.ca/dbz/2013/03/25/les-louves-silvana-minchella/
  • http://lesbellesphrases.skynetblogs.be/archive/2013/05/29/les-louves-de-silvana-minchella.html
  • http://www.aloys.me/article-christine-brunet-a-lu-les-louves-de-silvana-minchella-122359836.html
  • http://www.bandbsa.be/contes/jailu/louves-jailu.htm
  • http://www.bandbsa.be/notes/louvesdelestienne.htm
  • http://www.bandbsa.be/notes/louvesmagerotte.htm
  • http://www.aloys.me/article-les-louves-de-silvana-minchella-une-fiche-de-lecture-d-eric-allard-120794534.html
  • http://chloedeslysblog.canalblog.com/archives/2014/04/09/29628728.html
  • http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/35382
  •  

La Terre nous dit Adieu

  • http://limaginaria.wordpress.com/2014/01/04/la-terre-nous-dit-a-dieu-de-silvana-minchella/
  • http://www.bandbsa.be/contes/jailu/terreadieu-jailu.htm

 

  • Lecture de Christian Eychloma :

“Roman de science-fiction à message spirituel”, comme il est dit quelque part dans l’ouvrage lui-même ? Roman initiatique, certainement, qui se lit d’une traite grâce à un style agréable, très fluide, et un texte bien aéré.

Roman initiatique, disais-je… Et, compte tenu du bilan catastrophique de cette espèce avide et querelleuse que l’on appelle l’Homme, porteur d’un message à ne pas prendre à la légère.  Surtout pas.

D’autant moins que l’idée principale du livre me paraît reposer sur quelque chose de très dérangeant, d’inquiétant, qui ne relève certes pas de la science-fiction tout en nous dépassant  complètement.  Un phénomène répétitif qui nous transcende absolument.

Les nombreux récits d’enlèvement,  par de mystérieux « extraterrestres », de témoins dont la bonne foi et la parfaite santé mentale ne peuvent être mises en doute, sont là en effet pour nous rappeler que  des pans entiers de la réalité échappent à nos méthodes d’investigation. Des méthodes totalement inadaptées  à l’appréhension d’un cosmos  dont la complexité n’a probablement d’égale que la pauvreté du paradigme matérialiste et réducteur qui nous le représente.

Des  êtres incommensurablement plus évolués, faisant régulièrement irruption dans notre univers  depuis un autre plan de réalité pour nous prodiguer  d’ultimes avertissements destinés à nous éviter un futur cataclysmique dont nous serions seuls responsables…

Plus qu’un simple roman destiné à ouvrir l’esprit de nos contemporains, ce qui serait déjà fort appréciable, Silvana Minchella pourrait bien, avec La Terre nous dit à Dieu, nous proposer un récit moins fantastique qu’il n’y paraît et un message prémonitoire. »

 

  • Lecture de Alain Magerotte :

La Terre nous dit à Dieu est un roman de science-fiction. Mais, contrairement à la majorité des récits du genre, les E.T., dont il est question dans ce roman, ne veulent que du bien aux humains.

Ce sont les Observateurs de l’Univers. Leur vaisseau (aussi grand qu’une petite ville… Durbuy ?) se trouve au-dessus de la Terre. Il est invisible pour les humains parce qu’il se trouve sur un autre plan où les vibrations sont beaucoup plus rapides que celles de la Terre.

Par contre, des vaisseaux de plus petites tailles sont visibles. Pourquoi diables les humains nient-ils leurs existences ? Parce que, tout simplement, les dirigeants de la Terre ne se mettent pas d’accord pour partager les infos que les êtres venus de plans plus évolués viennent leur offrir. Chaque gouvernement veut être le plus fort, le plus riche, le plus puissant. Ce n’est certes pas de cette manière que l’Humanité élèvera ses vibrations.

Il y a beaucoup de messagers de la Paix sur Terre, mais l’Ombre veille au grain en envoyant aussi les siens. L’un ou l’autre peut l’emporter. Rien n’est décidé d’avance. Le Futur s’écrit à chaque instant par nos actes, par nos pensées.

La Peur est une épidémie redoutable, capable de destruction massive.

Donc, les Observateurs de l’Univers envoient des messages pour parvenir jusqu’à la conscience de ceux qui deviendront la Nouvelle Humanité, ceux dont le troisième œil a soulevé l’implant posé à la naissance.

Les Observateurs procèdent à l’émission de pensées puissantes capables de s’infiltrer à travers le maillage tissé par les puissances de domination de la Terre, et de parvenir jusqu’à la conscience des êtres réceptifs. Ceux-ci fuient les villes qui deviendront des brasiers. Les signaux d’alerte se multiplient sous forme d’incendies géants, de tremblements de terre, de tornades… mais, parallèlement les médias inondent les esprits de faits divers anodins montés en épingle, amalgament disputes de voisinage et terrorisme, cyclistes écrasés et paix dans le monde, augmentation du prix de l’essence et enfants soldats…

Habile critique de la société, de notre monde : des millions de morts par la faim ou la guerre passés sous silence, ou presque, côtoyant les pubs pour rester jeunes, minces, et pour parvenir à l’orgasme…

Il y a, bien sûr, des personnages centraux dans ce roman. Mars est le premier. Il a pris une apparence humaine, se fait appeler Martial Da Vinci et s’institue magicien. Un magicien qui aura plus d’un tour dans son sac et qui créera des tours dépassant l’entendement humain. Il rencontre Justyna Brejna, une jeune russe exilée. Mars en humain : il ressent les élans de la chair. L’amour ressenti par l’humain incarné est une puissance qui prend possession de toutes les cellules, et qui occupe pleinement l’esprit… Et, comme dirait un célèbre conteur de la sphère cédélienne, il arriva ce qui devait arriver entre Martial et Justyna…

Incontestablement, Silvana Minchella, est une auteure engagée. Engagée à quoi ? Engagée vers quoi ? Engagée à dénoncer ce qui «coince» dans le processus vers lequel on doit tendre, c’est-à-dire vers une humanité plus «humaine», afin d’accéder à un monde plus juste, un monde meilleur.

J’ai fait un parallèle entre Justyna Brejna et Silvana. Celui-ci est-il audacieux ? Je ne le pense pas. A vous de juger. Pour cela, dépêchez-vous de vous procurer ce roman qui vous accroche dès les premières lignes et ne vous lâche qu’au mot FIN en vous laissant en proie à une série de réflexions ou de questions sur le genre humain.

De plus, c’est bien écrit, un style fluide et direct.

 

Éveil

  • http://www.bandbsa.be/contes/jailu/eveil-jailu.htm

 

  • Une lecture de Edmée de Xhavée :

« Silvana Minchella n’a pas l’ambition de nous rendre meilleurs ni de forcer le passage du soleil dans les ombres séculaires de l’humanité.

Mais elle aimerait bien ! Si elle avait une baguette magique, Silvana toucherait le mal, l’ombre, la médiocrité et ting ! ting ! ting !, des rires retentiraient, la lumière ferait resplendir toute chose et les mots délicieux et gentillesse peupleraient les conversations.

Elle nous avoue son rêve par 13 courtes paraboles au langage incisif, à la conclusion qui tombe comme un hachoir. Ou une guillotine. Elle nous force à voir ce que nous n’aimons savoir. Ou elle nous aide à voir ce qui n’est pas visible mais pourtant bien là.

Difficile de présenter les nouvelles sans en trahir le sujet puisqu’elle sont courtes. Lisez-les donc et elles changeront votre vision du monde. Silvana a une baguette qui n’opère peut-être aucun sortilège mais qui illumine ce que vous devez voir d’une jolie poudre scintillante. Ting ! Ting !

Un recueil de nouvelles intrigant qui n’est pas seulement une lecture agréable mais aussi une prise de conscience. »

 

 

Revue de presse :

http://www.aloys.me/2014/06/silvana-minchella-a-l-honneur.html

 

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Dans Le Bibliothécaire : PAR TOUTES CES NUITS SANS LUNE / Marcel BARAFFE

Publié le par christine brunet /aloys

Dans Le Bibliothécaire : PAR TOUTES CES NUITS SANS LUNE /  Marcel BARAFFE

PAR TOUTES CES NUITS SANS LUNE / Marcel BARAFFE.- Barry : Chloé des Lys, 2013.- 155 p. ; 21 cm.- Isbn : 978-2-87459-735-0.- 20.70 €.-

L’auteur : Marcel Baraffe est né à Douai dans le Nord. Professeur de Lettres, docteur en linguistique, il a enseigné en France mais surtout à l’étranger. En Chine, d’abord, au début de la Révolution Culturelle, à l’Institut des Langues Etrangères de Pékin, puis en Gambie. Il a occupé les fonctions de Directeur de l’Alliance Française de Mexico puis de professeur de didactique à l’ENS de Hanoi et à l’ENS de Meknès et de chef de projet pour l’enseignement du français à l’Ecole Royale de l’Air de Marrakech. En 2002, il retourne en Chine, à l’Université de Shanghai. Il passe les premières années de sa retraite à la Réunion et depuis quelques années, il vit dans le sud de la France. Sa fascination pour la Chine ancienne et son attrait pour la culture et l’histoire de ce pays lui inspirent ses premiers romans : Les larmes du buffle, Les fleurs de guerre, Les turbans de la révolte, abordent les guerres de l’Opium et la révolte des Taiping ; Poussière et santal, la fin de la dynastie mongole et l’avè- nement des Ming ; Conte de la neige et du vide, l’avènement des Qing. Brume de sang, s’inspire de la vie du poète Li Po qui vécut sous les Tang au 8ème siècle. Comme une vague inquiétude, roman de fiction, est une réflexion sur les nouvelles formes d’aliénation. Il a déjà publié aux Editions Chloé des Lys Ultiméa, une œuvre de science-fiction et Histoires curieuses et édifiantes, un recueil de nouvelles. http://marcel.baraffe.over-blog.com http://chine-ancienne.e-monsite.com L’ouvrage : Chine, début du 19ème siècle. Wang, le préfet, est le plus heureux des hommes. Sa troisième femme vient de lui donner, enfin, un fils. Cela n’est évidemment pas du goût de ses deux autres épouses

LE BIBLIOTHÉCAIRE 2 / 2014 page 11
qui n’ont pu faire mieux que d’engendrer six filles, créatures que les principes stupides des adultes, la superstition et les croyances religieuses tiennent à l’écart du nouveau-né. Haine, jalousie, envie agitent la demeure du maître des lieux. Celui- ci, haut magistrat de l’em- pire, continue à travailler à la prospérité d’une famille dont la lignée est désormais assurée jusqu’au jour où, après dénonciation, des soupçons de malversation amènent son discrédit aux yeux de son souverain. Le ciel s’assombrit au-dessus de la maison des Wang. La déchéance a pour témoins Petite-Lune, la fille aînée, et An, un lettré, acteur d’une troupe de théâtre itinérante qu’une énigme autour de la mort d’un des envoyés de l’empereur inspire. Wang, comme nous l’apprendront les dernières lignes du roman, ne sera pas l’unique victime d’une justice impériale aveugle et impitoyable.

Le BIBLIOTHECAIRE

ASSOCIATION DES BIBLIOTHÉCAIRES BELGES D'EXPRESSION FRANCAISE association sans but lucratif

Revue libre publiée sans aucune subvention.
Courriel : dagneau.michel@skynet.be
Editeur : M. DAGNEAU B - 1470 GENAPPE
Vente
au numéro : Belgique : 14,00 € Étranger : 17,00 €

Dans Le Bibliothécaire : PAR TOUTES CES NUITS SANS LUNE /  Marcel BARAFFE

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Un auteur : Patrick Beaucamps

Publié le par christine brunet /aloys

Qui est Patrick Beaucamps ?

Quelques liens :

  • http://www.bandbsa.be/contes/interview/beaucamps-interview.htm
  • http://www.aloys.me/article-avis-de-lecteur-pour-le-recueil-poetique-de-patrick-beaucamps-tant-d-eau-sous-le-pont-120009217.html

     

    Ses ouvrages :

200 ASA (2005)

Extrait de « 200 ASA » :

 

Mon plus lointain souvenir de ce chêne remonte à l’époque de mes neuf ans. J’avais le dos en appui contre son tronc et mon père tentait de m’expliquer les raisons de leur choix. Le divorce n’est pas une chose facile à faire comprendre à un gamin mais il ne s’en est pas trop mal tiré.

Calmement, il m’a annoncé que ma mère ne pouvait pas m’emmener. Elle partait vivre avec un autre type qui ne supportait pas les gosses mais qui ne rechignait jamais à sortir son carnet de chèques pour une robe en soie ou un week-end à l’étranger. 

Il n’a pas sali l’âme de ma mère, il m’a juste instruit sur le fait que la vie me réserverait bien d’autres surprises et qu’il fallait que je m’y prépare pour ne pas tomber le cul par terre le jour J. 

 

Le bruit du silence (2007) Poésies

Extrait de « Le bruit du silence » :

 

Lumières tamisées,

Voile sur les globes oculaires.

 

Accoudé sur le zinc,

Un ange vagabond,

L’âme en quête de liberté.

 

Perles lacrymales sur le parquet,

Notes de musiques concrétisées.

 

Mégots consumés,

Verres asséchés,

Mort dans les entrailles.

 

Veiller,

Veiller dans la mezzanine de 

l’inconscience,

Par une éclipse des sens.

 

Tant d'eau sous le pont (2013)

 

Extrait de « Tant d’eau sous le pont » :

 

Un havre

 

Les étudiants envahissent les quais.

Leurs parents les attendent.

Impatients,

les moteurs restent allumés.

 

Moi aussi,…

 

Je voulais juste quatre murs et un toit.

Poser mon sac dans un endroit chauffé.

Caresser mon chat dans la cour et puis

rentrer me relaxer en attendant le dîner.

 

La lune orne les cimes.

Mon fils repousse les rideaux et

m’accueille de son sourire.

 

Tout paraît calme chez moi.

 

Je finis ma cigarette en comptant les saisons.

L’air est doux et je me sens bien aimé.

 

 

Brasero (2014) A paraître.

En 2012, il a participé au collectif publié pour le printemps des poètes, Ed. Chloé des Lys

www.aloys.me

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C'est d'ailleurs l'avis d'un lecteur paru sur ce blog que je choisis pour vous faire découvrir son univers 

 

Un bel avis de lecteur... Publié le par christine brunet /aloys

http://www.aloys.me/article-avis-de-lecteur-pour-le-recueil-poetique-de-patrick-beaucamps-tant-d-eau-sous-le-pont-120009217.html

 

Bonjour,
  
 Membre du club de lecture de la Bibliothèque Jean de la Fontaine d’Ath (chargé en 2012 de désigner le lauréat de son concours de poésie), je n’ai pu – alors en voyage à l’étranger – assister à la soirée de proclamation des résultats ni surtout à la lecture par Patrick Beaucamps d’un choix de ses œuvres.
  
Je suis donc d’autant plus heureux d’avoir trouvé et lu son recueil Tant d’eau sous le pont que vous avez publié cette année, et de vous dire combien il m’a touché.
  
Je n’ai pu m’empêcher d’en rédiger un petit avis critique (ci-joint) : s’il vous semble de quelque intérêt, je vous autorise bien volontiers à la reproduire sur votre site, blog… et/ou à l’adresser à l’intéressé. avec mes remerciements pour ce bon moment de lecture.
  
  
Tant de mots sous pression, tant d’émoi dans le ton.
 
Tant d’eau sous le pont, forcément ça ne passe pas sans remous : avec Patrick Beaucamps, ça trace où ça casse.
Verlaine, le grand ancien, ne pourrait dire plus justement, à la lecture de ce recueil : « Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? » Car si « la vie est là », « simple et tranquille », elle ne l’est sans doute pas. Patrick Beaucamps ne dit rien d’autre (p 49) : Tout paraît calme chez moi.
Le plus petit détail, souvent, enclenche la machine à remonter le temps et vient ajouter une nouvelle nuance au tableau pointilliste d’un parcours personnel éprouvant, suscitant chez tout lecteur une empathie immédiate. Pour peu qu’il ait, lui aussi, cette capacité de s’habituer à tout sans pour autant y être étranger (p 73).
Ne suffit-il pas pour cela de prendre (p 37) du temps pour ne rien faire, sinon solder les comptes du passé pour jouir d’un présent où l’on puisse enfin dire (p 49) : L’air est doux et je me sens bien aimé.
Reste la grande question du poète (p 55) : A quoi peut bien ressembler la vie d’un homme qui n’écrit pas de poésie ? A la même plénitude peut-être, s’il vit de poésie.
Vecteur privilégié de l’être, la lecture en transmet les vibrations avec plus ou moins d’intensité selon l’œuvre. Ici, certes, elle se joue des genres, à la fois
poèmes – la réalité s’y prend aux mots en vers et contre toute banalisation prosaïque ‑,
nouvelles – un courant narratif les alimente comme un art consommé de la chute ‑,
roman même (autofriction ?) – les personnages y sont construits progressivement, dans une organisation architecturale.
Aucun doute, par contre, sur la force qui se dégage de l’ensemble : lire Beaucamps, c’est vibrer beaucoup !
 
Christian GONIEAU
 

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L'amant d'Aurore, un poème de LUC HARACHE

Publié le par christine brunet /aloys

Les Anges, recueil de poésies signé Luc Harache, Ed. Chloé des Lys, 2011

Les Anges, recueil de poésies signé Luc Harache, Ed. Chloé des Lys, 2011

L’amant d’Aurore

Savourant son sommeil au lit d’une lisière,

Aurore n’est vêtue que d’un drap de flanelle,

Son souffle parfumé fait frémir les fougères,

Et les arbres du bois font de l’ombre sur elle !

Or du feuillage sort, vigoureux comme un fauve,

Un dieu ! Son regard fond sur la belle insolite

Qui dort, l’épaule nue, dans la profonde alcôve

Que lui fait la Nature et que son rêve habite !

Se penchant pour humer de plus près son haleine,

Il frôle d’un baiser ses lèvres incroyables,

Puis, tremblant de désir, surprend ses formes pleines

En tirant prudemment l’étoffe interminable …

Mais il l’a réveillée, et le voyeur farouche

Est rentré comme un cerf au royaume des cimes !

Elle a, parmi les fleurs, écarquillé la bouche

Au troublant sentiment d’une présence intime !

Pourtant, dans un sourire, Aurore se rassure :

« Une bête m’aura reniflée au passage ! »

Telle est confiante quand la chère créature

Rejoint Morphée, à la merci des yeux sauvages !

LUC HARACHE

poème extrait du recueil "Les Anges", Ed. Chloé des Lys

Publié dans Poésie

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Christine Brunet a lu "Ainsi soit-il..." de Christian Eychloma

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Ainsi soit-il..." de Christian Eychloma

"Il est grand temps de rallumer les étoiles" : cette citation de Guillaume Apollinaire trône sur la couverture remarquable d'"Ainsi soit-il..." Pourquoi ? Pourquoi ce titre, d'ailleurs ? Quelques mots qui prendront tout leur sens à la fin... (faudra lire...)

Avant tout, sachez que ce livre est passionnant ! J'ai adoré !

Christian Eychloma nous propose une vision de notre existence qui, loin de m'avoir prise de court, fait écho à celle que je développe, depuis des années, dans mes propres romans de Science Fiction.

Quoi ? je ne vous l'ai pas dit ? Mais oui, Christian Eychloma nous propulse dans le futur, sur d'autres planètes, d'autres environnements pour le moins hostiles qui servent d'exutoire à une Humanité qui, pour l'heure, a quitté la Terre pour une planète plus accueillante mais régie par un régime dictatorial. Merveilleux paysages, ambiance pourrie...

Au fil des pages, nous vivons au rythme d'une colonie pénitentiaire perdue au fin fond de l'univers, oubliée, livrée à elle-même. Pourquoi ? Qui a fermé les passages qui permettaient aux hommes de voyager d'un bout à l'autre de la galaxie en un temps record? Qui ou quoi ?

Nous participons à la prise de contrôle de la colonie, à la découverte extraordinaire de... non, vous verrez... puis au départ de la planète sur une coque de noix ; vous vivrez au rythme de cet équipage soumis aux problèmes de nourriture, de promiscuité, une survie remise en cause par la longueur du voyage, par la prise en chasse de leur vaisseau par un vaisseau de la Fédération, les problèmes de générateur, de ravitaillement sur des planètes très hostiles.

Enfin, vous découvrirez l'impensable, une rencontre qui bouleversera votre vision de la VIE.

Le final est excellent ! J'aimerais vous en dire plus mais non... Découvrez, lisez, réfléchissez, regardez ensuite autour de vous avec cette question lancinante... Et si ?...

Ainsi soit-il... nous propulse dans des paysages incroyables, des jungles d'arbres bistouris, des sous-sols infestés de vers géants, des marécages peuplés de sangsues monstrueuses, sous une chaleur torride, ou des atmosphères pauvres en oxygène bombardées de radiations mortelles. Dépaysement garanti mais avec toujours ce souci du plausible qui habite l'auteur, cet appel aux théories en vogue aujourd'hui parmi nos scientifiques.

Christian Eychloma nous propose en filigrane une réflexion sur la violence, sur la survie, sur la nature humaine et ses travers tout en nous baladant jusqu'au fin fond de la galaxie...

Laissez-vous tenter ! Lisez !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Christine Brunet a lu "Ainsi soit-il..." de Christian Eychloma
Christine Brunet a lu "Ainsi soit-il..." de Christian Eychloma

Publié dans Fiche de lecture

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