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Christine Brunet a lu "Les deux portes" de Simon Andrieu

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Les deux portes" de Simon Andrieu

Ce qui m'a attirée, dans ce bouquin, c'est moins la couverture que le thème. Le fantastique, la sf, ce sont mes genres préférés.

Nous avons là une histoire entre Star wars, Harry Potter et L'île au crâne qui allie l'action et la magie aux états d'âme d'un adolescent de 17 ans mal dans sa peau, timide, réservé même, mais qui sait (ou qui désire) être différent. Et pour le coup, il va découvrir que sa différence va au-delà de tout ce à quoi il a pu rêver.

Si le thème et les sujets abordés ne sont pas originaux, le mix de tous ces univers donne un coup de jeune au genre. Des démons, des anges, des titans, des pégases, l'amour, la peur, le doute, la magie, voilà le cocktail proposé par Simon Andrieu.

Plus original encore, l'action se déroule en Antartique et au Venezuela... Pour le coup, le lecteur voyage.

Un texte destiné aux jeunes adolescents que l'extraordinaire transporte. Quoique... non... à mettre entre toutes les mains si vous avez gardé votre âme d'ado...

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Christine Brunet a lu "Les deux portes" de Simon AndrieuChristine Brunet a lu "Les deux portes" de Simon AndrieuChristine Brunet a lu "Les deux portes" de Simon Andrieu

Publié dans Fiche de lecture

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Barbe Perrin présente son nouveau roman "Le ciel rouge du couchant"

Publié le par christine brunet /aloys

Barbe Perrin présente son nouveau roman "Le ciel rouge du couchant"

Résumé

Le fil conducteur du ciel rouge du couchant, c’est le ciel. Rouge quand le soleil se couche les soirs d’été, signe qu’il fera beau le lendemain. Mais rouge aussi lorsque c’est le feu de la guerre qui l’embrase.

L’histoire commence à Bagdad, le 20 mars 2003, peu après l’expiration de l’ultimatum de George Bush à Saddam Hussein. Une journaliste, persuadée du bien fondé de cette guerre, y découvre la peur. Une peur à laquelle elle ne s’attendait pas, qu’elle tente vainement de juguler à coups de calmants et de rhum et qui va l’amener à s’interroger sur une autre guerre : celle qu’ont connue ses grands-parents en 1944 dans un village des Vosges.

L’histoire continue alors à La Bresse, en novembre 1944 et relate sa destruction par les Allemands.

En créant un lien de chair et de sang entre ces deux guerres, Barbe Perrin nous rappelle que même si nous vivons aujourd’hui dans une Europe en paix, la guerre reste inscrite dans notre mémoire collective. C’est cette mémoire qui nous fait ressentir ce qu’endurent les populations bombardées ailleurs dans le monde. C’est cette mémoire qui nous rappelle qu’un ciel rouge, le soir, n’est pas toujours celui du soleil couchant. C’est à dessein que les faits de guerre relatés sont essentiellement ceux qui se sont passés en 1944. Car se souvenir de la souffrance de nos parents, c’est un pas vers la compréhension de celle de nos contemporains.

L’écriture est claire et nette, l’histoire originale et les personnages attachants. Cerise sur le gâteau : seul le lecteur comprendra les liens qui unissent les personnages des deux guerres.

Court extrait

La pluie avait cessé. Dans la clairière, la sentinelle avait allumé une cigarette et fumait, le dos tourné vers les cadavres. C’était un homme d’un certain âge déjà, comme en témoignait sa moustache grise. À quoi pensait-il, seul devant les cadavres d’hommes certainement tous plus jeunes que lui ? Pensait-il à sa femme ? Ses enfants ? Ou bien au schnaps qu’il allait boire quand son tour de garde serait fini ?

Quand il vit la silhouette se détacher des arbres, il ne broncha pas. Il la laissa venir vers lui et s’arrêter à quelques pas. Dans sa bouche, où il ne lui manquait encore aucune dent, le tabac lui procurait une sensation de caramel. Il avait toujours aimé le tabac un peu sucré. Lentement, il expira la fumée par les narines. Cela l’aidait-il à ne pas sentir l’odeur des chairs rompues qui gisaient derrière lui ?

La femme qui s’approchait de lui n’avait sans doute pas vingt ans. Plus jeune, il aurait aimé la cambrure élancée qu’il devinait sous la pèlerine. Les mâchoires un peu carrées et l’iris sombre lui auraient donné l’envie de connaître sa peau. L’abandon de ses soupirs. Avait-elle assisté à l’exécution ? Le soldat haussa imperceptiblement les épaules. Qui, dans cette guerre, n’avait pas vu, à un moment ou à un autre, quelque chose d’horrible ? Lui-même, sur le front russe, avait connu plus que sa part. Mais la jeune femme s’était mise à parler, avec véhémence. Que disait-elle ? Même s’il ne comprenait pas les mots, ce qu’elle voulait lui paraissait évident : quelqu’un. Sans doute son frère, ou son fiancé. Peut-être même son père. Mais les consignes de Von Göhm étaient claires : la population n’avait pas le droit de récupérer les corps. Doucement, il tenta d’expliquer :

- Nein. Es tut mir leid. Sie dürfen nicht zu den Körpern.

Mais la femme continuait à parler et commençait à élever la voix.

- Allez-y. Prenez-moi. Tuez-moi, répétait-elle.

Le vieux soldat secoua la tête. Il ne savait pas comment se débarrasser d’elle. À tout hasard, il lui tendit son paquet de tabac.

- Rauchen. Süss. Gut.

Il tenta, pour la persuader, d’accrocher son regard. Ce regard si sombre qui l’avait frappé dès qu’il l’avait vue. Lui-même avait le regard gris de quelqu’un qui a vu trop de morts. Mais ce fut autre chose, dans ses yeux, qui capta l’attention de Jeanne. Quelque chose qu’elle n’aurait jamais pensé voir dans les yeux d’un Allemand : il la considérait avec compassion.

Sans bien savoir pourquoi, elle tendit la main. Ce faisant, elle la vit. L’homme la vit aussi, sa main. À la base du pouce se dessinaient deux rangs de perles rouges. Tout à l’heure, sans s’en rendre compte, elle s’était mordue jusqu’au sang.

Le regard de l’homme se voila. Était-ce la honte ? La honte d’avoir abattu vingt sept hommes devant cette femme dont les courbes lui rappelaient le plaisir d’être vivant ? La honte d’être la sentinelle qui interdisait de rendre à ces vingt sept vies l’hommage d’une sépulture ? Il savait qu’on allait les laisser là, figés dans leur chute, pendant au moins vingt quatre heures et que, si jamais on les enterrait, ce serait dans une fosse commune. Un fossé où leurs noms n’apparaîtraient jamais.

L’homme prit une pincée de tabac et une feuille de papier. Il roula une cigarette, qu’il tendit à Jeanne. Comme elle la portait à ses lèvres, il craqua une allumette et lui offrit du feu.

- Es tut mir leid.

Jeanne tira une bouffée, puis deux. Puis, sans plus regarder l’homme, elle écrasa la cigarette et retourna vers les buissons.

Barbe Perrin

http://barbeperrin.over-blog.com/

(site en déconstruction permanente)

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"Au fil des pages" chronique en vidéo "Les 10 petites négresses" de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

"Au fil des pages" chronique en vidéo "Les 10 petites négresses" de Bob Boutique

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A coeur ouvert d'Athéna Giove dans le Bibliothécaire

Publié le par christine brunet /aloys

A coeur ouvert d'Athéna Giove dans le Bibliothécaire
A coeur ouvert d'Athéna Giove dans le Bibliothécaire

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Christine Brunet a lu "Promotion Jolivet" de Rolande Michel

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Promotion Jolivet" de Rolande Michel
Un nouveau titre signé Rolande Michel, ça ne se rate pas... Et si, en plus, il s'agit d'une pièce de théâtre, alors !
Je suis fan de théâtre, tous les genres ont la côte de Molière à Claudel, de Corneille à Musset, d'Hugo à Tchekhov, de Racine à Feydeau, tous ont su me distraire, m'amuser ou m'émouvoir. Pour moi, le théâtre, c'est la vie, le rythme, l'émotion sans le superflu des mots descriptifs.
Alors, quel plaisir de découvrir "Promotion canapé"... euh, pardon, "Promotion Jolivet" ! Deux actes seulement, presqu'un huis-clos pour quelques personnages "pas piqués de hannetons" diraient certains... des héros carricaturaux, un peu à la Feydeau... à la Molière.
Le titre vous donne la trame de la pièce : je vous laisse en découvrir tous les rebondissements. Et des rebondissements, des retournements de situations, il y en a ! portés par une plume alerte et acérée qui sait jouer sur les contrastes et les situations.
On est là en pleine comédie et je dois avouer que quelques rires sonores ont ponctué ma lecture.
Bravo Rolande, j'ai vraiment apprécié ce moment de détente et cette autre facette de ton écriture

Christine brunet

www.christine-brunet.com

Christine Brunet a lu "Promotion Jolivet" de Rolande MichelChristine Brunet a lu "Promotion Jolivet" de Rolande MichelChristine Brunet a lu "Promotion Jolivet" de Rolande Michel

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Marie-Noëlle Fargier a lu "La douceur du temps" de Sébastien Quagebeur

Publié le par christine brunet /aloys

Marie-Noëlle Fargier a lu "La douceur du temps" de Sébastien Quagebeur

Je reçois le recueil de poésies "La douceur du temps" de Sébastien Quagebeur. La couverture m'interpelle déjà, noir et blanc, de grandes mains posées sur un immense échiquier, des mains qui appartiennent à un regard lointain. En arrière plan "la douceur du temps" qui se noie dans les arbres où le soleil joue puis je remarque un objet : une montre.

J'ouvre le livre, le feuillète comme je le fais habituellement avant de m'y plonger : l'encre est avare, le blanc prédomine sur presque toutes les pages. Je pique quelques mots au hasard (ils me plaisent) dans ce blanc léger, si léger que je reprends la première page, le premier mot. Ces premiers mots, baignés de senteurs bien choisies, me renvoient déjà à ce qu'il y a de plus ancré en nous, notre mémoire.

Puis, chaque sens se réveille dans une communion parfaite avec le vent, l'eau...

"Ombre du vent Souffle sur l'herbe Et caresse l'eau de tes ailes d'espoir"

jusqu'à "devenir" l'arbre, le sable dans le sablier... en se fondant dans chaque élément et... Etre le temps, l'espace, dans un concert de liberté.

"Je suis cette racine qui se tourne vers l'avenir Je sens les moindres méandres Je me déploie au grand soleil et d'ici à la pluie lune Je suis l'immensité"

L'encre de Sébastien Quagebeur n'a pas besoin de noircir la page, elle laisse la place à l'autre. Elle est si fine, si subtile, elle invite, elle ouvre des portes, et offre à chaque lecteur la liberté d'en choisir la clé dans ce long et sublime recueil "la douceur du temps".

Marie-Noëlle Fargier

La Bûkiné d'Anna

Marie-Noëlle Fargier a lu "La douceur du temps" de Sébastien Quagebeur

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Goûts de souris, une texte signé Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

Goûts de souris, une texte signé Micheline Boland

GOÛTS DE SOURIS

Du fromage. Encore du fromage. Elle n'a que faire de ce fromage.

Voici quelques jours, elle a dégusté un pur délice, une petite chose brune, fondant dans la bouche, à la saveur douce et persistante, une chose dont les délicats arômes restent imprégnés en soi des minutes et des minutes.

On l'a bien critiquée pour s'être livrée à cette gourmandise, mais elle s'en fiche. "Ton museau est tout brun. Tu as même sali tes moustaches. Et tes poils." Les critiques ont peu de poids face au plaisir.

Maintenant, qu'elle a connu l'étincelle, qu'elle a approché ce que peut être un aliment de choix, elle cherche à le savourer le plus souvent possible. Tout le jour elle trottine à sa recherche. Elle a appris que le brun pouvait être clair ou presque noir. Elle a appris que la chose pouvait être solide ou molle selon la température régnante. Elle est à l'affût d'une certaine odeur. Elle se sent différente de ses sœurs, de ses frères. Eux, ils n'ont pas connu le paradis. Eux, ils se contentent encore de graines, de mies de pain, voire de papier. Eux, ce sont des rustres, des êtres vulgaires.

L'enfant l'a vue en train de lécher le morceau de chocolat, puis le grignoter doucement. L'enfant l'a trouvée si sympathique. "Maman, viens voir, une souris dans la remise. Elle mange le carré de chocolat que j'ai laissé tomber en rangeant mon vélo. Oh qu'elle est mignonne. C'est mieux qu'un cochon d'Inde !"

L'enfant va dans sa poche, il en sort ce qui reste de la plaquette de chocolat qu'il avait entamée, il coupe un morceau, il le tend à la souris. Elle ne se méfie pas. Elle s'approche. Elle hume. Elle se rapproche davantage de la main tendue. Puis, elle déguste patiemment. Moment de bonheur pour l'enfant et la souris.

Pour un petit bout de chocolat, la souris accepte de bon gré les caresses de l'enfant, ses mots doux.

Pour un petit bout de chocolat, elle troque ensuite sa liberté contre une cage propre mais exiguë. Pour elle, une cage, avec, de temps à autre, du chocolat, n'est-elle pas préférable à une souricière garnie de fromage ?

(Extrait de "Contes à travers les saisons")

Micheline Boland

micheline-ecrit.blogspot.com

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Laurent Dumortier présente "La fille à la Mercedes"

Publié le par christine brunet /aloys

Laurent Dumortier présente "La fille à la Mercedes"

BIOGRAPHIE

L’auteur, membre de l’Association Royale des Ecrivains Wallons, a déjà publié plusieurs romans, recueils de nouvelles, ainsi que recueils de poésie. Il collabore en outre à diverses revues et forums littéraires. Plusieurs revues littéraires internationales ont en outre publié plusieurs de ses nouvelles...

Petite présentation du recueil :

C'est de la poésie, mais pas seulement : c'est également une espèce de road-movie se déroulant à Tournai. La trame : une jeune fille désirant fuir son pays, vole une Mercedes et finit par échouer à Tournai, une ancienne cité médiévale et l'une des plus anciennes de Belgique. C'est là que son histoire va s'achever sur une fin tragique.

Extrait

Près du fort rouge,

Elle croit encore

A la force du destin

Mais ça n'est qu'un mirage, une illusion

Près du fort rouge,

Elle espère

Rester pour mieux repartir

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Bertrand Maindiaux se présente et présente son roman "Les chemins oubliés"

Publié le par christine brunet /aloys

Bertrand Maindiaux se présente et présente son roman "Les chemins oubliés"

Bertrand Maindiaux est un auteur belge né en France en 1966.

Après une scolarité générale au collège Saint-Vincent de Soignies, il s’oriente vers une carrière militaire.

En 2002, sollicitant un congé d’une année, il occupe le poste de directeur du département accueil des demandeurs d’asile à la Croix-Rouge de Belgique.

Depuis 2008, le commandant Bertrand Maindiaux est en poste à l’état-major du Corps européen à Strasbourg.

Son épouse et lui sont les heureux parents d’une famille recomposée et métissée de cinq enfants.

Ses nombreux déplacements personnels et professionnels lui permettent de voyager, parfois pour de longues périodes, sur des théâtres perturbés par des conflits ou frappés par des catastrophes naturelles. La Bosnie-Herzégovine, le Mozambique, la République Démocratique du Congo, Madagascar et l’Afghanistan, entre autres.

Conscient de la chance qu'il a de parcourir le monde et de s’enrichir davantage à chaque voyage, il vous fait partager ces expériences à travers des récits dans lesquels s'entrecroisent réalité et fiction.

Ses récits sont aussi sa manière de défendre des valeurs qui lui sont chères : la diversité, le multiculturalisme, la différence, la tolérance.

Son premier roman « Les chemins oubliés » retrace l’installation et le travail d’une mission humanitaire en Bosnie-Herzégovine début 1996.

D’autres romans sont d’ores et déjà en cours d’écriture

Depuis 2013, Bertrand Maindiaux est membre de la société des écrivains d’Alsace, de Lorraine et du Territoire de Belfort (SEALB).

RESUME

Le premier roman de Bertrand Maindiaux retrace l’installation et le travail d’une mission humanitaire en Bosnie début 1996. L’auteur prend inspiration en se fondant sur un vécu dont il entrecroise les fils pour tresser sa version romancée.

« En janvier 1996, dans l’immédiat après-guerre des Balkans, François Weber, nouvellement promu au sein de son ONG, est envoyé en mission humanitaire en Bosnie Herzégovine. Au sein d’une équipe internationale et multidisciplinaire, il va y découvrir tout ce que la guerre peut charrier comme douleur, malheur et misère mais aussi ce qu’elle peut générer comme réactions de survie. »

Un petit extrait ?

On ne pouvait entrer dans Sarajevo sans garder, à jamais gravée dans le souvenir, la vue des premiers quartiers, non loin de l’aéroport. Un rouleau compresseur avait littéralement écrasé cette ville ! Partout des traces d’éclats de balles, et d’obus, des routes endommagées, des blindés détruits et abandonnés sur le lieu de leur destruction, des véhicules criblés de balles, des trams à l’arrêt que des explosions avaient figés sur les rails, des pans de maisons éventrées, rendues inhabitables mais pourtant occupées, des immeubles à moitié effondrés, ravagés par le feu, avec des plastiques bleus ‘ONU’ tendus vaille que vaille pour remplacer les vitres, et qui, par endroits, tamisaient de vacillants faisceaux d’une chétive lumière provenant de bougies, la plupart des quartiers étant encore à cette époque dépourvus d’électricité, d’eau, de gaz … bref, la désolation à l’état brut… et toujours cette lancinante question : comment est-il possible d’en arriver là ?

Quelques minutes plus tard, non loin de l’ancienne bibliothèque nationale, le convoi fit halte dans la cour intérieure d’une ancienne bâtisse carrée dont le mur de façade semblait crépi de centaines, de milliers, de millions de balles et autres éclats. La lourde porte en bois, réparée et protégée par des tôles d’acier sur lesquelles se trouvait cloué un drapeau du HCR, se referma sur le dernier véhicule, celui de SI-Belgique.

François regarda sa montre : 19 heures 45. Il poussa un grand « ouf » de soulagement ! Ils étaient arrivés. Entiers, heureux, mais surtout, épuisés !

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Le pot de terre, une nouvelle signée Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

Le pot de terre, une nouvelle signée Louis Delville

LE POT DE TERRE

"J'ai gagné !"

Je n'en crois pas mes oreilles quand j'entends ces mots ! Lui le petit, lui le faible, il a gagné ? C'est qu'un pot de terre est rarement gagnant !

"Allez, raconte-moi…"

"Eh bien voilà… Tu sais que j'ai été fabriqué par Jérémie, un vieil artisan africain. Il faut dire que la terre glaise de son pays est bonne pour nous, les pots de terre et que Jérémie s'y connaît comme pas un pour fabriquer des pots solides. En plus, il les décore de mille et un motifs. Nous sommes donc beaux et, comme toutes les belles choses, on nous chouchoute, cela nous garantit une longue vie."

Il continue : "En Afrique, nous sommes soumis à bien des aléas. Si la chaleur ne nous fait pas peur, sauf quand Jérémie nous fait cuire, nos ennemis sont les cailloux de la rivière qui nous menacent chaque fois que quelqu'un vient puiser de l'eau en nous utilisant. Les animaux aussi font peu attention à nous, les pots. Quel chien peut se vanter de n'en avoir jamais cassé un ou, suprême insulte, de n'avoir jamais levé la patte sur l'un d'entre nous ?"

Il est intarissable le pot de terre : "Moi, j'ai eu de la chance. Je suis arrivé chez Caroline par la grâce d'un voyage de vacances. Dès qu'elle m'a vu, elle m'a voulu, elle m'a payé à Jérémie et me voilà en Belgique, un pays de cocagne pour les pots ! Dès mon arrivée chez elle, j'ai été chouchouté, nettoyé, dépoussiéré et mis dans une vitrine. Une vraie vie de star !"

"De temps en temps, on ouvrait la vitrine et une main délicate me prenait pour que l'on puisse m'admirer de tout près ! Quand un visiteur arrivait avec des fleurs, Caroline me prenait comme vase et crois-moi, un bouquet, ça change la vie d'un pot !"

Je l'ai encouragé à continuer.

"Or donc, il y a quelques jours, Caroline fêtait ses quarante ans et elle a reçu un immense bouquet bien trop grand pour moi seul. J'ai donc dû partager les fleurs avec à mes côtés un pot en étain. Un jeune pot, mince et élancé. Il n'a pas tenu le coup longtemps le gamin ! Une tulipe qui s'est penchée vers moi pour m'admirer l'a fait tomber. Adieu le pot en étain, intact certes mais déclaré inapte au service et désormais relégué dans le fond d'une armoire !"

Le pot de terre a continué son histoire : "Et toi, qu'est-ce que tu deviens ?"

J'ai bredouillé n'importe quoi mais en moi-même je me suis inquiété de mon sort futur, moi le pot de fer !

(Extrait de "Petites et grandes histoires")

Louis Delville

louis-quenpensez-vous.blogspot.com

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