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Philippe Danvin dans l'Avenir.net

Publié le par christine brunet /aloys

Philippe Danvin dans l'Avenir.net
Philippe Danvin dans l'Avenir.net

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20150505_00643584

Sérieux ou pas sérieux, c’est la question

Le dimanche 10 mai à partir de 15h30, l’Association des compagnies théâtrales du Hainaut met Philippe Danvin à l’honneur à l’Arrêt 59.

Entre deux préparations pour ses cours d’histoire et de français à l’athénée royal de Péruwelz, une expo consacrée à Napoléon à structurer pour les journées «Portes ouvertes» de l’école, son dimanche du 10 mai qui approche, le spectacle 2016 à mettre sur rail, Philippe Vandermaelen, alias Danvin, est proche du burn-out. Pour s’en sortir, il accompagne «le personnage principal de la prochaine pièce et son amie vers un gîte rural. Pour y retrouver le calme et l’inspiration. À deux pas d’un camping où vit une copine d’antan…» et c’est parti pour un scénario plein de rebondissements et de bonne humeur. «Sur une étincelle, comme ça, jaillie du quotidien. Mais quand je manque de point de départ, je passe par le fichier “ idées ” de mon ordinateur où je note tout ce qui pourrait générer une situation intéressante. Ensuite, ça se déroule sans que je sache où je vais. Je n’aime pas les schémas typés, ni les caractères figés. Parfois mes personnages me surprennent, parce qu’ils évoluent de manière autonome. Il m’arrive de m’arrêter en me posant des questions. Je deviens le spectateur de mon histoire. C’est étrange.»

Seize pièces ont ainsi vu le jour et ont été jouées en Belgique, en Suisse, en France, au Canada et récemment à Alger. Deux textes ont été publiés chez Chloé des Lys à Tournai et six chez Art et Comédie à Paris. Une troupe de théâtre, la Compagnie des Sources, s’est construite. C’est ce travail qui sera raconté le dimanche 10 mai à partir de 15h30, à l’Arrêt 59. Philippe Danvin y sera l’auteur hennuyer mis à l’honneur par l’ACTH, l’Association des compagnies théâtrales du Hainaut. La présidente, Cécile Delsine, propose de«découvrir ou redécouvrir avec d’autres troupes hennuyères des lectures et des mises en voix d’extraits de pièces de Danvin.» Vers 19h30, tous se retrouveront au Zorba pour partager impressions, souvenirs, anecdotes avec Philippe, «ce passionné du verbe et de la répartie qui puise souvent son inspiration dans l’actualité et qui a cette noble prétention de faire rire son public en se disant que l’esprit de sérieux n’a pas de raison d’être en ce monde…» C’est pourtant avec beaucoup de sérieux que l’œuvre de Philippe Danvin se construit, pas à pas.

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Edmée de Xhavée a lu "Les morts marchent !" de Dephine Schmitz

Publié le par christine brunet /aloys

Edmée de Xhavée a lu "Les morts marchent !" de Dephine Schmitz

J’ai lu Les morts marchent ! de Delphine Schmitz – Edmée De Xhavée

C’est Delphine elle-même qui m’a, sans intention, dirigée vers la lecture de son livre, Les morts marchent. Car au départ, sans insinuer que je ne trouve pas ce genre « assez bien pour mon vilain nez », il y a longtemps que je me suis détournée de la littérature fantastique, ainsi que du cinéma. Tout simplement parce que je suis passée à autre chose, pas forcément mieux mais qui me convient mieux en ce moment – en tout cas, c’est ce que je crois…

Mais j’ai quand même abusé avec délices de tous les vieux films de Dracula et de revenants dans mon adolescence, ainsi que des livres qui amenaient ces délicieux frissons : Jean Ray, Thomas Owen, Bram Stoker, Edgar Allan Poe…

Et donc, après avoir lu un extrait du livre de Delphine, et avoir décidé qu’en tout cas, le style me plaisait, je me suis décidée.

Et alors là, comme frissons délicieux, je fus servie ! L’histoire se promène dans plusieurs époques, avec une absolue vraisemblance car oui, tout s’assemble comme un délicat puzzle. Enfin, délicat… un peu sanglant entre les pièces, soyons précise ! Une force obstinée met tout en place pour que deux touristes, à la recherche d’un vitrail aux teintes et au dessin extraordinaires, deviennent à leur insu ceux qui dévoileront l’existence d’une effrayante malédiction qui pèse sur le monde. Et l’auteur nous fait voyager dans temps et lieux avec beaucoup d’adresse.

La malédiction prend naissance dans un petit royaume heureux de Roumanie que la Renaissance atteint enfin, dans un château qui a le mystère et l’intimité d’un château de conte, reposant dans une forêt généreuse… Un couple royal qui connaît le doux bonheur d’un grand amour. Et puis, abominablement, la brise tourne, devient vent mauvais, et balaye dans ses tourbillons toute trace de quiétude dans le petit royaume, avec hélas aussi le germe de grands malheurs à venir dans le monde.

L’auteur nous conduits également sur le set d’un film d’épouvante à Hollywood, dans les années 30.

Puis de nos jours, dans les étranges recherches scientifiques d’un médecin américain en proie à des pulsions inquiétantes…

Une passionnante enquête menée par un groupe de personnages sortis de l’irrationnel-mais-très-vraisemblable se déroule alors à grande vitesse, car le temps presse, les morts marchent…

Scènes très bien décrites, visuelles, qui font haleter le lecteur, entre l’horreur et l’envie de savoir ce qui suit au plus vite. Les personnages sont bien définis, et j’ai beaucoup apprécié que le livre ne soit pas construit sur le style de flash backs sans moelle, juste de l’action dénuée de la souplesse de ce qu’on appelle « le style ».

Ce n’est donc pas « pour rien » qu’elle a aussi remporté le prix Nautilus avec son texte Steampunk "Les inventeurs de Val-sur-Rouille".

Edmée de Xhavée

https://edmeedexhavee.wordpress.com

edmee.de.xhavee.over-blog.com

Edmée de Xhavée a lu "Les morts marchent !" de Dephine SchmitzEdmée de Xhavée a lu "Les morts marchent !" de Dephine SchmitzEdmée de Xhavée a lu "Les morts marchent !" de Dephine Schmitz
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François Noul dans L'Avenir.net

Publié le par christine brunet /aloys

François Noul dans L'Avenir.net
François Noul dans L'Avenir.net

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20150503_00642433

Les récits exquis de François Noul

  • Le fil d'actu - lundi 4 mai 2015 06h00 - Françoise LISON - L'Avenir

On le connaît pour ses chroniques gourmandes et jardinières. François Noul publie un recueil d’histoires tendres, parfois effrontées.

L’écriture le taraude depuis l’adolescence: à quinze ans, il était déjà correspondant de presse, à Meslin-l’Evêque, pour Le Courrier de l’Escaut. Après un parcours d’assistant social à Charleroi, François Noul rassemble ses contes et nouvelles dans un recueil édité chez Chloé des Lys.

Mots et papilles

«Enfant, je voulais être vétérinaire ou boucher», confie celui qui fit partie de Meslin Esquinterie, une équipe de balle pelote, championne du Hainaut. L’intéressé ne regrette absolument rien de ses choix: il a créé et dirigé la Ferme Boccace, un outil de réinsertion pour des jeunes gens en rupture sociale. Aujourd’hui, la culture des belles lettres et du potager nourrissent ses projets: le conférencier et chroniqueur ne délaisse pas le clavier. Il accompagne deux talentueux comédiens carolos, Jacky Druaux et Nathalie Beckmans, dans un spectacle construit à partir des extraits de son livre «Jardiner sous les étoiles».

Le volumineux recueil fait la part belle aux histoires que l’on se raconte avec humour, truculence et tendresse. Car le gaillard de Ghoy cueille la vie à grands bras et en fait un breuvage fruité, pour toute une tablée. On se régale en lisant l’aventure d’Arsène, le coq anglais, ou celle du noble cochon. Ceux-là se dégustent un jour ou l’autre, à l’instar des harengs amoureux et du lapin du Lundi perdu. Ancrés dans la région, du pont du Carmoy à un hameau oublié, les personnages surgissent d’un imaginaire poétique, rural et contemporain à la fois. Ils franchissent les frontières des âges et celles du cœur, clament ou taisent leurs émotions, leurs échappées belles, leurs espiègleries et virulences. «L’idée de la sorcière m’est venue alors que je roulais sur l’autoroute, je me suis arrêté pour l’écrire», confie François Noul qui donne volontiers la parole à un enfant, un Grospa, un cerisier, un Arsène ou une Mama Paula. «C’est vrai que j’ai tendance à suivre mon inspiration, qui m’emmène parfois bien loin et permet aussi de sortir des coquineries sans tomber dans la vulgarité. Pas question d’engendrer la désespérance via mes récits», précise l’écrivain qui sème le plaisir de vivre au fil des pages.

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Les 10 petites négresses de Bob Boutique dans l'Inédit

Publié le par christine brunet /aloys

Les 10 petites négresses de Bob Boutique dans l'Inédit

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La patate bouquine a lu "Le boiteux de Grattebourg" de Rolande Michel

Publié le par christine brunet /aloys

http://lapatatebouquine.blogspot.fr/2015/05/le-boiteux-de-grattebourg.html

http://lapatatebouquine.blogspot.fr/2015/05/le-boiteux-de-grattebourg.html

La patate bouquine a lu "Le boiteux de Grattebourg" de Rolande Michel

Anselme, un jeune garçon apprentis rebouteux au physique ingrat, ne sait pas quel est le visage de sa mère. Seul son odeur réapparaît dans ses rêves.

Les écoliers et toutes autres personnes du village ne le laissent pas tranquille...
Aussi, il a reçu de nombreux coups.

Quand des événements étranges se passent, le regards des gens changent. Il n'est pas si mauvais finalement le boiteux!

Car oui, des choses se passent! Un chat rode autour des chaumières, un veau est né avec deux têtes, des poules mortes sont retrouvées le matin, les enfants n'arrivent plus à s'endormir...


Avis:

J'ai reçu ce livre de la part des éditions Chloé des Lys. que je remercie encore...

Le livre avait pourtant si bien commencé! La narration est si belle... Mais l'histoire....est un peu étrange.

Je m'explique:
La narration du livre est faite du manière sublime, on se croirait dans un conte.
J'avais envie de poursuivre l'intrigue pour pouvoir avoir des réponses.

Le personnage principal est Anselme. Pourtant, on n'en apprend pas tant que ça sur lui. Il veux devenir rebouteux, a eu une enfance difficile... J'ai vraiment eu l'impression qu'il est laissé de coté au profit des autres personnages du livre.

L'univers m'a un peu perturbée. Certaines chose ne collait pas avec les autres.
La télé et les rebouteux ainsi que le curé, je n'ai pas compris le sens. En plus, l'auteur aurait pu faire comme si ces détails n'existait pas et que l'histoire se passait au Moyen-Age. Même la façon dont les habitants du village se comportent n'est pas crédible avec ce détail....

L'auteur n'aurait jamais du parlé de télévision.

La fin est bizarre. On nous raconte pleins d’événements et on s'attend à avoir des réponses et en fait non. L'auteur nous fait une fin qui n'a rien à voir avec le reste du texte...

Je n'en suis pas resté la!

Quelque chose clochait avec le livre, mais heureusement, j'ai une réponse très simple en fait: il y un un tome 2! Ce qui explique la fin étrange.

Christine Brunet, auteur de plusieurs thrillers me l'a confirmé!


Bonne lecture,

La patate...


Premières phrases du livre.

"Dis-moi, connais-tu Grattebourg? Non, vraiment? Il suffirait pourtant que ton doigt s'égare un instant sur une carte imaginaire et caresse ce petit point à peine visible à l’œil nu..."

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Jardin de rêve, une nouvelle signée Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

Jardin de rêve, une nouvelle signée Micheline Boland

JARDIN DE RÊVE

Aujourd'hui est aujourd'hui, un temps marqué par les technologies de pointe. Pourtant, des goûts et des habitudes de jadis subsistent si forts, si grands, qu'ils semblent éternels.

Dans une rue, à la limite de la ville et de la campagne, vit un homme jeune, chômeur, déçu de mener une existence de recherches stériles, recherche d'emploi mais aussi recherche de l'âme sœur.

Ses parents l'encouragent bien sûr, mais ce n'est pas cela qui lui met un réel baume au cœur.

Il descend souvent cette rue, garnie d'un côté de parcelles vertes et sauvages entre lesquelles se trouvent quelques maisons et de l'autre côté, de jolies villas, toutes entourées de coquets jardins.

Il passe souvent et il rêve… Les parcelles en friche deviennent potagers, parcs ou jardinets. Les herbes folles, pelouses précieuses ou rangées de carottes. Les orties, rosiers ou radis. Les chardons, hortensias ou poireaux. Les pissenlits, marguerites ou salades. Les boutons d'or, pétunias ou pommes de terre.

"Comme ce serait beau si les terres incultes étaient bien cultivées !" Cette simple petite phrase, dite par sa jolie voisine, croisée au milieu de la rue, fait frémir le jeune homme.

"Dans quelque temps, ce sera beau, plus beau que le parc de la ville. Plus beau que le plus beau des jardins de la rue !" Le jeune homme rougit tandis qu'il fait cette sorte de promesse à la jolie personne.

"Comment est-ce possible, as-tu entendu parler d'un projet particulier ?" La belle cherche à en savoir plus.

Jamais, elle ne devinerait que le jeune homme n'a encore aucune idée vraiment particulière.

"Hum, tu verras d'ici quelques mois… Sois patiente !"

À présent, le jeune homme se sent lié par une espèce de promesse, une sorte d'engagement.

Aujourd'hui est aujourd'hui, un temps marqué par un de ces projets fous qui fleurissent, on ne sait comment.

C'est comme cela que le jeune homme s'informe du propriétaire de la plus belle parcelle en face de la maison de la jeune fille.

C'est ainsi qu'après des démarches, il obtient la permission de cultiver cette parcelle. Il échardonne, débroussaille, bêche, amende, bine, ratisse, sème, plante, arrose. Il transpire, s'applique, se fait des durillons, s'épuise à la tâche mais son âme est joyeuse. Tandis qu'il travaille, il pense à la belle. Le jardin prend forme avec ses allées, ses bordures, ses parterres garnis de fleurs, ses carrés de légumes.

Un horticulteur passant par-là, félicite le garçon : "Si tu veux, je pourrai t'embaucher. Tu fais du beau travail. Je te payerai comme tu le mérites. Où as-tu appris le métier ?"

L'échevin de l'environnement lui aussi passe : "Bravo ! On te consultera pour l'aménagement du parc communal et pour l'organisation des floralies !"

Plus que tout, le jeune homme est sensible aux propos de la belle. "C'est magnifique. Cela donne envie de se promener." Un tendre baiser sur la joue du jeune homme est la meilleure récompense de tant d'efforts.

Peu à peu, les habitants de la rue décident eux aussi de cultiver les terrains en friche.

Le jardinage devient la passion de toute une rue. Chacun s'y met avec ses moyens, ses compétences, ses idées. Le surplus des récoltes de légumes est offert à une banque alimentaire et on donne des fleurs dans les homes de la ville.

Quant au jeune homme, il va épouser sa jolie voisine et ne cesser de se perfectionner dans le domaine des cultures. Depuis peu, il excelle, dit-on, dans l'art de tailler les arbres selon des formes variées, un art fort ancien mais toujours fort apprécié.

Aujourd'hui est aujourd'hui, plein des ressources d'autrefois, plein de visées sur un avenir enchanteur.

(Conte finaliste au concours de Surice en 2001)

(Extrait de "Contes à travers les saisons")

Micheline Boland

micheline-ecrit.blogspot.com

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Laurent Dumortier nous propose un extrait de "La fille à la Mercedes", son dernier recueil de poésies

Publié le par christine brunet /aloys

Laurent Dumortier nous propose un extrait de "La fille à la Mercedes", son dernier recueil de poésies

Le fort rouge

Elle a garé sa mercedes non loin d'un hôtel, là où elle passera la nuit, avant de reprendre la route, jalonnée de souvenirs pesants et de tristes regrets...

*

Près du fort rouge,

Elle entend

Les murmures du vent

Près du fort rouge,

Elle écoute

Ses secrets chuchotés

Près du fort rouge,

Elle ferme ses yeux

Oubliant l'hiver d'un adieu

Près du fort rouge,

Elle s'étonne

De rêves presque possibles

Près du fort rouge,

Elle aperçoit cet homme

Qui semble pensif et triste

Près du fort rouge,

Elle se rappelle

Les promesses formelles

Près du fort rouge,

Elle a encore le goût

Amer de la trahison

Près du fort rouge,

Des larmes de tourbillon

S'écoulent comme l'Achéron

*

L'homme sur le banc s'approche et sèche ses larmes...

*

Près du fort rouge,

Elle croit encore

A la force du destin

*

Mais ça n'est qu'un mirage, une illusion

*

Près du fort rouge,

Elle espère

Rester pour mieux repartir

*

Elle ne sait pas encore que c'est juste une pause, un répit...

*

Près du fort rouge,

Un baiser elle lui donne

Avant de se donner

*

Il n'y aura plus d'abandon, seulement une disparition...

*

Près du fort rouge,

Elle se lie à lui

Jusqu'à la lie

*

Et il s'éloignent ensemble vers l'hôtel...

*

LAURENT DUMORTIER

gsl.skynetblogs.be

Publié dans Poésie

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Marie-Thérèse Carlier se présente...

Publié le par christine brunet /aloys

Marie-Thérèse Carlier se présente...

Marie-Thérèse Carlier est née au Pays Vert (Ath), tangent au Pays des Collines d'un papa ex-prisonnier de guerre et d'une mère-courage...

un frère de 11 ans son aîné, dont on imagine les facéties, avec la "petite", sujet idéal... quand les parents vont vendre les produits issus de 2 grands jardins (papa jardinier), l'adolescent de 15 ans se rit des réactions de la benjamine... un vent de rébellion se met à souffler dans le coeur de la fillette...

Les 10 premières années de M-Th sont heureuses dans ce bout de village incrusté dans les bois: une chapelle, une école , toutes classes réunies dans un seul grand bâtiment :

Pas de maternelles, en primaires directement (5,5 ans), mais le bonheur de découvrir la lecture, les mots, et d'en faire son fer de lance, un grand amour dans ce bois, le Carmois (terrain de jeux, de lecture, puis d'études) où elle est "chez elle"...une seule amie, sa jumelle de coeur, qui s'envolera à son retour, 40 ans plus tard, l'année où elle revient au Pays des Collines...la faute à "pas de chance" ???

Sa famille est modeste, mais cultivée (journaux, radio, livres...) elle n'en joue pas, la chance de se développer littérairement l'emporte sur les manques à gagner de ses parents : elle fait des Humanités modernes, et mettant ses pas dans ceux de son aîné, choisit "scientifiques A", paradoxe car elle une littéraire, mais à l'époque, pas d'autre choix.

A 17,5 ans, se voit refuser l'accès à l'Université, décision irréversible de ses parents, par souci d'équité envers son frère, un cycle supérieur pour chacun mais pas d'Université...

Et la rebelle de décider de faire des études scientifiques ( chimie industrielle) ; elle découvre une "multinationale américaine" et y devient technicienne ( sur le front, le T de technique) en parfumerie. 8 ans plus tard, elle quitte un emploi en inéquation totale avec les 4 années d'études, pour lesquelles ses parents se sont serré la ceinture. et c'est le chômage...

Entre-temps , fonde une famille, éclairée par 2 filles, elle en assure l'éducation et l'instruction, car papa indépendant, 10h de travail/jour...

Elle habite une commune flamande des environs de Bruxelles, y être demandeur d'emploi est si difficile, elle reprend des études de langues, et ...exerce ses facultés dans des missions "intérimaires", profil bas, apprentissage du travail de remplacement très vite. intérims, chômage, en alternance...

Retrouve un emploi à la Police de Bxl, en immersion dans l'immigration (but : rapprocher police et immigrés)...

Ce contrat, elle le veut, pour redonner un sens à une vie professionnelle bien terne : l'obtient : quelques années de "revalorisation" dans un contexte difficile mais si intéressant, si humain, jamais d'insultes...

Elle "vit" la mise en vente de l'appartement familial : plus d'hésitation : les filles, toutes 2 diplômées (tourisme et assistant social) trouvent un logement en propriété, l'une un appartement, l'autre une maison et...nous, les parents reviennent vers leurs racines : le Pays des Collines...

2 ans de "manque de la présence des filles" : triste, si triste... s'inscrit dans un atelier de peinture, dessin, etc... qui ne lui parlent pas, demande à écrire un texte, la responsable l'encourage dans ce sens, lui trouvant une certaine aptitude...dans l'écriture.

Elle ne s'arrête pas, un second souffle (l'amour des mots peut enfin s'exprimer) en 2010, "tombe en poésie", et l'ébauche d'Impala se façonne...

Elle réunit =/- 30 poèmes, découvre "chloé des Lys", maison d'édition ouverte à tout écrit en français, et "édition gratuite", envoie ses poèmes, sait que l'édition de poèmes se forge lentement, et, à ce jour est acceptée chez Chloé des Lys, une chance inouïe, jamais imaginée dans ce long chemin parsemé d'ornières qu'elle vit depuis si longtemps.

Heureuse de se réaliser, dans une vie pas enviable du tout professionnellement et même privée, elle laisse son passé dans un coin de sa mémoire, aidée par une résilience retrouvée. Chloé des Lys est un élément porteur, M-Th lui offre un énorme bouquet de "merci" et la recommande à tous ceux qui voudraient tenter l'aventure de l'écriture et surtout de l'édition, gratuite, c'est unique en nos temps où l'argent gère trop d'éléments, nous domine trop souvent, l'équipe de bénévoles qui réalisent toutes les étapes "mouillent leur chemise", aussi rare de nos jours.

Pas de basse flatterie pour ces gens "hors du commun" qui ouvrent un accès à l'édition gratuite, oui, il y a du boulot à réaliser du côté "auteurs" pour l'édition, c'est normal, et c'est une expérience qui amène des inconnus comme M-Th (il y a la phase informatique, un peu plus compliquée pour l' ignare qu'elle est, et là, Chloé des Lys met un tas d"outils" à disposition, et l'aide "informatique" d'un ami l'a beaucoup aidée) à réaliser un "livre" : génial, non ???

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L'étranger du square, une nouvelle signée Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

L'étranger du square, une nouvelle signée Louis Delville

L'ÉTRANGER DU SQUARE

Le vieil homme s'est assis là, il semble somnoler et pourtant à chaque bruit, à chaque passage, il a écouté, il a observé.

Un chien est venu près de lui. Un de ces chiens sans race qui traîne ses puces dans les jardins publics à la recherche de nourriture ou d'une caresse aléatoire.

L'homme a probablement tendu la main, le chien s'est approché prudemment puis est venu se frotter contre la jambe du vieil homme. Déjà, ils semblaient amis, la main s'était attardée sur la tête de l'animal.

Pendant de longs moments, ils sont restés ainsi, liés par cette caresse. Le chien s'est assis et a posé la tête sur les genoux de l'homme avant d'oser y mettre une patte puis deux.

Le contact s'est fait plus intime. Maintenant, le chien est couché sur le vieil homme. Ils semblent ne plus former qu'un seul et même personnage étrange à tête d'homme et à pattes de chien : le symbole même de l'amitié et de la connivence...

Tout le monde n'a d'yeux que pour eux. Pourtant personne n'ose s'avancer plus près. Il y a bien deux ou trois touristes qui se permettent une photo mais en faisant attention à ne pas troubler leur doux repos.

Le guide s'éloigne à pas feutrés, le groupe suit.

"Et maintenant, après le dresseur de chien de Rodin, nous passons à la statue suivante, Héraclès et Apollon…"

Le lendemain, en repassant par ce jardin public rempli de statues, j'ai revu Héraclès, Apollon et bien d'autres. À la place du banc et de l'étrange couple de bronze représentant un guerrier grec et son compagnon à quatre pattes, il n'y avait qu'une pancarte : "Les chiens doivent être tenus en laisse".

(Extrait de "Petites et grandes histoires")

Louis Delville

louis-quenpensez-vous.blogspot.com

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Marcelle Dumont a lu "Obscurité" de Jean-François FOULON

Publié le par christine brunet /aloys

Marcelle Dumont a lu "Obscurité" de Jean-François FOULON

Je viens de lire Obscurité, le roman de Jean-François Foulon. C’est le premier ouvrage de Chloé des Lys que je découvre. Le hasard a fait que j’ai correspondu très vite sur le forum avec l’auteur. J’ai senti l’homme sincère, sans chiqué, après avoir remarqué sa culture et son sérieux.

Son livre ne m’a pas déçue. Il m’a même bouleversée. Cette mère fuyant sur les routes de France avec ses deux enfants, un mari violent, est emblématique d’une situation trop fréquente. Dès les premières pages, on a envie de tourner la suivante, pour savoir ce qui va se passer. Alors, que l’on sait, au fond de soi, que tout espoir de fin heureuse est à exclure.

Calmement, objectivement, sans tapage, Jean-François énonce – et dénonce – le triste sort des femmes battues ou dont les enfants le sont, face à l’arsenal juridique qui leur impose de prouver leurs dires, constat médical et procès-verbal à l’appui. Accuser son compagnon, étaler ses propres blessures physiques et psychiques est une souffrance intime qui s’ajoute à l’intolérable .Alors, parfois on fuit, sans en mesurer les conséquences.

Tout commence plutôt bien pourtant, pour notre trio. Les vacances sont là. La mère est soulagée d’avoir tranché dans le vif. « L’enfant », un garçon de douze ans dont on ignorera toujours le prénom, ce qui donne à l’histoire un caractère encore plus universel, et surtout, sa petite sœur Pauline – elle n’a que huit ans – se réjouissent dans un premier temps d’échapper aux coups et de vivre avec leur mère une escapade inattendue. Très vite les choses se gâtent. La maison de l’amie, auprès de laquelle la mère comptait se réfugier, est vide et barricadée. L’enfant s’ingénie à trouver un accès aux lieux et il y réussit. Il est tout fier, tout heureux d’avoir dépanné sa mère. Il se croit sûrement dans « Le Club des Cinq ». Voilà donc quelques jours de bonheur et d’insouciance pour la famille.

L’enfant, fruit d’une première union, réalise que sa mère n’a pris sa décision cruciale que lorsque la fillette, fille du père violent, a encaissé des coups à son tour. Il y a donc un peu de rancœur en lui. Mais la fillette est si mignonne et elle se tourne vers lui avec tant de confiance que les enfants forment bientôt une sorte de couple inquiet et vigilant, tâchant d’aider leur maman, et de faire front avec elle aux ennuis qui commencent à s’accumuler. Un premier contrôle de la gendarmerie révèle que le père a porté plainte contre son épouse, pour enlèvement d’enfant. Enfant, au singulier, car peu lui chaut ce qui peut arriver à l’aîné qui n’est pas de lui. Ce qui implique que la mère risque la garde à vue … et les enfants de se retrouver dans une famille d’accueil.

De plus, le mari a fermé le compte à vue commun et bloqué le compte épargne. Il ne reste plus à la mère comme solution financière que son compte épargne personnel. Le vertige de la fuite est donc de plus en plus fort et cela mènera le trio à parcourir de belles régions de France, fort variées, mais qu’il est difficile d’apprécier vraiment dans de telles circonstances. Mais je m’arrête. Au lecteur de découvrir la suite !

Il y aurait encore bien des choses à dire sur ce roman. Notamment tout ce qu’on peut lire entre les lignes, car c’est d’un drame qu’il s’agit. L’auteur est profond et humain, même s’il met entre lui et ses héros une distance qu’on pourrait prendre pour de la froideur. Mais il agit comme un témoin qui nous invite à la réflexion.

Marcelle Dumont

Publié dans Fiche de lecture

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