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Limaginaria a lu "Les larmes de Titus" de Christian Eychloma

Publié le par christine brunet /aloys

https://limaginaria.wordpress.com/2016/01/04/les-larmes-de-titus-de-christian-eychloma/

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Limaginaria a lu "Les larmes de Titus" de Christian Eychloma

Les Larmes de Titus, de Christian Eychloma (One shot, éditions Chloé des Lys)

Alors que Roland Lévêque pensait être retourné tranquillement vivre en l’an 80 de notre ère, il se voit confier une importante mission par de curieux individus venus du futur : changer le cours de l’Histoire depuis le passé pour sauver l’avenir.
Si jusque là ses prédictions l’ont menées jusqu’à côtoyer l’empereur, Roland Lévêque, alias Aulus, va devoir répondre à des questions bien plus délicates. Si possible avant que l’empire ne sombre dans le chaos.
Nombreux sont ceux qui, dans l’ombre, convoitent la place de l’Empereur, et aimeraient voir mourir cet encombrant astrologue. Les larmes de Titus sonneront-elles le glas de l’Histoire ?
Comme indiqué au dos de l’ouvrage, Les Larmes de Titus est la suite de Mon Amour à Pompéi. J’ai été très heureuse d’apprendre qu’une suite allait être écrite, et encore plus de la recevoir, tant Mon Amour à Pompéi a été un coup de coeur.
C’est donc avec un immense plaisir que je me suis plongée dans ce nouveau roman, se déroulant cette fois à Rome. Il m’a fallu quelques pages pour me remettre complètement dans le bain, mais une fois parfaitement acclimatée, j’ai à nouveau aimé ce texte.
Ce n’est plus un secret que je suis particulièrement adepte de la plume et des textes de Christian Eychloma. Chacun de ses ouvrages est une invitation à la réflexion et au voyage.
Ainsi, dans Les Larmes de Titus, nous pouvons voyager dans la Rome antique, approcher des personnages grandioses et découvrir des théories scientifiques très intéressantes.
Tout ce que j’aime !
Je me suis régalée du début à la fin de ce livre qui me semble être le véritable début d’une série. J’espère en tout cas qu’il y aura encore une suite, car la fin le laisse fortement présager.
Pour en revenir à l’histoire, elle nous plonge à Rome, après la catastrophe de Pompéi. On est très vite au coeur de la ville et l’auteur possède des connaissances historiques pointues et immersives. Un petit regret cependant, c’est que les locutions latines ne sont pas traduites, si bien que quelques passages me sont restés étrangers (mes cours de latin remontent à loin). Une note de bas de page pour la traduction ne m’aurait pas dérangé.
En outre, Christian Eychloma reprend dans cette suite le concept des multivers, si brillamment développé dans le premier opus. Cependant, ici, l’idée est amenée de manière un peu plus brouillonne. Constamment sur le fil, j’ai eu peur que l’auteur ne se perde dans sa propre théorie et rende l’ensemble du livre incohérent. Je dirais qu’il y est parvenu in extremis, mais j’ai été un peu moins convaincue par ce développement que le premier, peut-être parce qu’ici les choses sont à un degré de complexité supérieur, ce qui nous amène à nous poser des questions elles-mêmes plus complexes (notamment au sujet des allers/retours dans les différentes branches temporelles, et les répercussions des éléments dans celles-ci).
Mis a part ces quelques points, on est très vite à Rome et c’est ce dépaysement qui m’avait séduite dansMon Amour à Pompéi, et qui me séduit de nouveau avec Les Larmes de Titus.
En tant que lectrice égoïste, j’espère pouvoir avoir encore et encore des suites, avec d’autres grands personnages et des moins grands, avec des situations cocasses ou embarrassantes. A mon avis il y a encore beaucoup de choses à exploiter dans l’histoire riche créée par cet auteur prolifique.
Je ne suis vraiment pas déçue de cette suite et n’ai qu’une chose à dire : vivement la prochaine !

Pour qui : Les lecteurs qui ont aimé le premier tome même s’il n’est pas obligatoire de l’avoir lu pour lire celui-ci, les lecteurs en quête de dépaysement, ceux qui aiment mêler la science et l’histoire, le plaisir de la découverte et apprendre des choses en lisant.

Les + : Une plume parfaite qui nous transporte dès les premières pages au coeur de la Rome des empereurs, du Colisée et des Gladiateurs, des personnages attachants, variés et intéressants, une intrigue complexe mais originale, une suite dans la veine du premier.

Les – : Un scénario plus complexe qui peut perdre le lecteur, des locutions latines non traduites.

Infos pratiques
Pages : 296
Editeur : Chloe des Lys (17 décembre 2015)
ISBN-10: 2874598968
ISBN-13: 978-2874598968
Dimensions du produit: 12 x 15 x 21 cm

Publié dans avis de blogs

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Christine Brunet a lu "Impala" de Marie-Thérèse Carlier

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Impala" de Marie-Thérèse Carlier

Je ferme le recueil de poésie de Marie-Thérèse Carlier, puis relis la quatrième de couverture : je me suis trompée de voyage. Je pensais à un périple géographique sur les traces de cette gazelle élégante qui semble me narguer à présent.

Je me retrouve propulsée dans un univers en clair-obscur, traversé d'éclairs de douleur. Entre vie et mort, le doute instillé par un flux temporel inflexible porte le lecteur bien loin du soleil d'Afrique.

Je frissonne dans cet univers trop froid où "la dame à la faux" règne en maître. De temps à autre, les nuages noirs sont chassés par un regain d'optimisme, quelques vers ensoleillés comme un sourire à la vie.

Les vers coulent comme les grains de sable dans un sablier. Et je comprends soudain cette image de couverture, la beauté de cet animal libre mais si fragile, au destin trop rapide et trop tracé.

Étrange ce que les vers sont capables d'instiller dans l'imaginaire du lecteur attentif mais prompt à se laisser porter !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Publié dans Fiche de lecture

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Musicalité, un poème de Salvatore Gucciardo dans la revue Traversées n°77

Publié le par christine brunet /aloys

Musicalité, un poème de Salvatore Gucciardo dans la revue Traversées n°77
Musicalité, un poème de Salvatore Gucciardo dans la revue Traversées n°77

Musicalité

La terre engloutie

La rosée du matin

Lorsque les perles d’eau

Ruissellent sur ton visage

Pour se perdre sur la rondeur

De tes seins

Les émois fleurissent

Comme les bourgeons

Au printemps

Fêtes galantes

Jets d’étincelles

Feux d’artifices

Dans les jardins

Des délices

La nuit profonde

Évoque

La musique des vagues

Le solfège de la vie

Échos émotionnels

Frissons voluptueux

Le yin

Le yang

Le tao sphérique

Sur la cime du monde

L’homme

La femme

Engendrent

L’œuf cosmique

Salvatore Gucciardo

Publié dans articles

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Quoi de neuf en février sur notre blog ?

Publié le par christine brunet /aloys

Nouvelles parutions !!!!
Nouvelles parutions !!!!
Nouvelles parutions !!!!
Nouvelles parutions !!!!
Nouvelles parutions !!!!

Nouvelles parutions !!!!

Quoi de neuf en février sur notre blog ?

LES AUTEURS A LA UNE en février...

  • Joël P. Volpi
  • Christian Eychloma
  • Marie-Thérère Carlier
  • Salvatore Gucciardo
  • Philippe Couillaud
  • Nikos Leterrier
  • Sélène Wolfgang
  • Carine-Laure Desguin
  • Jean-François Foulon
  • Jean-Claude Texier
  • Laurent Dumortier
  • Didier Fond
  • Christine Brunet
  • Bob Boutique
  • Emmanuel Serdet
  • Ani Serdet
  • Joël Godart
  • Marie-Christine Cavenelle
  • Michel Beuvens
  • Patrick Beaucamps
Quoi de neuf en février sur notre blog ?

CONCOURS POUR N°13 DE LA REVUE

"Les petits papiers de Chloé"

RAPPEL

Pour le 15 mars dernier délai !

"Imaginez ou racontez votre première séance de dédicaces"

Envoi du texte via le formulaire contact ou mail C. Brunet

Auteur CDL ou NON accepté

1 page A4, interligne 1, Times Roman 12

Sur ce blog à partir du 17 mars

Le texte sélectionné par nos lecteurs sera publié dans la revue !

*

*

Pour participer à la revue, tout auteur peut écrire un petit texte de 600 caractères (ponctuation et espaces inclus) et me le faire parvenir via le formulaire de ce blog ou mon mail. MAIS attention ! Afin de connaître le thème de la prochaine revue, il faudra résoudre deux petits jeux sur la 4e de couverture de la revue n°12...

A m'envoyer AVANT le 30 avril.

Les 10 premiers textes seront sélectionnés (sauf fautes d'orthographe)

A vos stylos !

Publié dans ANNONCES

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Convergences, le dernier thriller de Christine Brunet en invité avec l'avis du blog "Univers Livresques"

Publié le par christine brunet /aloys

http://univers-livresques.eklablog.com/policier-thriller-c25645992

http://univers-livresques.eklablog.com/policier-thriller-c25645992

Convergences, le dernier thriller de Christine Brunet en invité avec l'avis du blog "Univers Livresques"

Pour rappel, le blog Univers Livresques est désormais partenaire des Editions Chloé des Lys.

Résumé de l'éditeur :

Un casse hors norme,
Des disparitions inquiétantes,
Un magot introuvable qui déchaîne des appétits voraces…
Le Docteur Gwen Saint-Cyrq, personnalité sombre et ambiguë, accepte de sortir de sa retraite pour retrouver d’anciens collègues. Les pièces du puzzle s’amoncèlent, les hypothèses s’effritent jusqu’à l’impensable : toutes les pistes convergent vers… elle !

Croyez-vous aux coïncidences ?

Tout d'abord, je souhaite remercier l'auteur que j'ai rencontré lors d'un salon du livre et que j'ai trouvé super gentille! J’espère vraiment la rencontrer à nouveau et pouvoir avoir la chance de lire tous ses livres car celui-ci est génial!

Au début, j'ai été un peu perdue au niveau des chapitres, ils sont numérotés de façon bizarre et j'étais perturbée... Mais au fil des pages, je ne regardais même plus les chapitres, je tournais les pages les une après les autres pour connaître la suite, et finalement, j'ai fini par comprendre la façon de numéroter ces fameux chapitres.

L'héroïne est particulière, elle n'est pas très attachante je trouve, elle fait même méchante et trop sûre d'elle. Mais on s'attache un peu à elle, petit à petit parce qu'elle fonce, elle risque sa vie à toutes les pages et on a un peu peur pour elle tout de même... Et puis on fini par comprendre le pourquoi de ce caractère...

Le second personnage de Signac est plus simple, et je me suis prise d'amitié pour lui. Pourtant, j'ai voulu changer d'avis plus d'une fois, il est finalement plus complexe que ce que je pensais dans les premières pages...

Ce thriller est un vrai tourbillon, il y a des chemins dans tous les sens, des personnages liés ou pas, on ne sait même plus... J'adore quand tout s’emmêle comme ça, on pense enfin être au bout, et puis non, on cherche encore... Des rebondissements page après page... Une intrigue saisissante du début à la fin.

J'ai une petite préférence pour la deuxième partie du livre qui va plus vite, avec des éléments qui s'enchainent plus rapidement, un suspense plus tenu... Mais ce thriller est parfait!!

La toute fin laisse entrevoir un autre épisode avec cette héroïne, et j’espère vraiment qu'il verra le jour, je le lirai, c'est sûr!!

Une petite idée a germé dans ma tête tout au long de l'histoire : et si ce livre devenait un film?? Il serait parfait, une adaptation à prévoir... Avis au cinéastes!!!

Publié dans avis de blogs

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Nikos Leterrier propose un poème extrait de son recueil "Le temps d'exister avant le froid"

Publié le par christine brunet /aloys

Nikos Leterrier propose un poème extrait de son recueil "Le temps d'exister avant le froid"

Ce matin


Malgré ma peur d’être
Je dois digérer
Ce jour tel qu’il est
Avec son goût traître


Tout me semble vain
Et surtout hideux
Mais tes jolis yeux
Sourient ce matin


Ton regard se pose
Sur ma peau, mes lèvres
Calmant ma fièvre
Et je me repose


Mon destin amer
Toujours aux aguets
Prêt à m’écraser
J’attends ta colère


Mais rien ne bouge
Et j’ai déjeuné
D’un baiser volé
Le temps d’un feu rouge

Nikos Leterrier

Publié dans Poésie

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La posologie des sentiments, le roman de Michel Beuvens

Publié le par christine brunet /aloys

La posologie des sentiments, le roman de Michel Beuvens

Biographie

Je suis né à Charleroi en 1950. Mon père était garagiste, ma mère était institutrice et portait un prénom rare : Ermel. Mon grand-père maternel, qui s’appelait Achille Appelmans, était ce qu’on appelait « maître d’école », c'est-à-dire qu’il était à la fois instituteur et directeur d’une petite école primaire, à Pironchamps, dans la banlieue de Charleroi. Il avait beaucoup d’activités extra-professionnelles, et il s’occupait notamment de la bibliothèque de sa commune. Régulièrement, je l’accompagnais lors de ses permanences, et j’avais tout le temps de flâner entre les rayons, de feuilleter ou de lire ce que je voulais, livres ou bandes dessinées, sauf… les livres pour adultes qui étaient sous clé dans une armoire vitrée ! Je me souviens notamment d’y avoir vu un exemplaire de « Là-bas », de Joris-Karl Huysmans, que je me suis évidemment empressé de lire plus tard ! C’est à cette période (j’avais environ 12 ans) que j’ai lu presque tout Arthur Masson, et je crois bien que c’est là que j’ai appris ce qu’était le style.

Plus tard, après une licence en Sciences Economiques, j’ai continué le garage au décès de mon père, et j’ai été concessionnaire automobile pendant 10 ans. Comme les voitures anciennes m’intéressaient, j’ai ensuite bifurqué et je suis devenu restaurateur de voitures de collection.

Un jour m’est venue l’idée d’écrire un article pour la revue d’un club automobile dont je faisais partie : cet article a plu, on m’en a demandé d’autres, et, de fil en aiguille, je suis devenu le responsable de cette revue. Pendant des années, j’ai donc eu l’occasion d’écrire des articles de toutes sortes, des comptes rendus, des éditoriaux, etc. Je m’occupais également des corrections, travail que je trouvais intéressant : lorsque j’ai arrêté de m’occuper de cette revue (je trouvais que je radotais), j’ai cherché à travailler comme correcteur, ce que j’ai fait (à temps partiel – je restaurais toujours des ancêtres) pour une maison d’édition, La Renaissance du Livre. Comme je suis également musicien amateur (je joue de la contrebasse, principalement du jazz), j’avais trouvé ce qu’était une journée idéale : corrections le matin, voitures anciennes l’après-midi et musique le soir !

J’ai donc fait de la correction ortho-typographique : à force de se concentrer sur un texte, de le lire, de le relire, de le disséquer, on est obligé d’entrer dans l’arrière-boutique et on finit par déceler les outils qu’emploie l’auteur.

Jusqu’au jour où, après avoir corrigé des dizaines de livres de cuisine, de poésie, de philosophie, des romans, je me suis dit : pourquoi pas moi ?...

*

*

Un jeune homme, Lucien, entame une carrière dans l’administration. Il y rencontre Francis, qui devient son ami, une femme désirable, Muriel, et une femme détestable qu’on appelle la vieille taupe. Après un héritage et une rencontre inopinée, une de ces femmes va bouleverser la vie de Lucien.

*

*

RESUME

A la fin de ses études, Lucien entame sans enthousiasme une carrière dans l’administration. Il y rencontre une supérieure acariâtre qu’on surnomme la vieille taupe, puis un collègue grincheux, et enfin un autre collègue, Francis, qui a un caractère joyeux et qui devient son ami. Tous les deux célibataires, Lucien et Francis cherchent à rencontrer l’âme sœur, mais leur maladresse les confine dans l’observation des femmes, notamment de la plantureuse Muriel.

Pendant ce temps-là, l’agence Cupidon organise sans succès une série de rencontres entre des candidats au mariage.

Un jour, Lucien apprend qu’il hérite d’un vieil oncle et il devient propriétaire d’un appartement à la côte. Au cours d’une promenade, il rencontre la vieille taupe et sa fille handicapée : Lucien a une espèce de révélation en comprenant que la vieille taupe est aussi une maman. Bien plus tard, lorsqu’il apprend que la fille de la vieille taupe est décédée et que celle-ci est en train d’agoniser à l’hôpital, les remords le conduisent à ses côtés pour l’aider à mourir.

Lucien est bouleversé par cette mort : en apprenant le passé de la vieille taupe, il constate que l’amour peut être à la fois fort et caché, et que le jugement que l’on porte sur les gens est toujours trop hâtif. La preuve : il rencontre par hasard son tout premier collègue, celui qu’il avait jugé grincheux. Grâce à l’agence Cupidon, celui-ci a rencontré l’amour de sa vie, il n’a plus rien de grincheux et Lucien comprend que tout ce qui est or ne brille pas.

*

EXTRAIT

Sortant du palais de justice, un petit monsieur tout raide, comme porté par sa gabardine, traverse la rue à pas d’automate, regardant soigneusement de chaque côté. Tout indique que c’est quelqu’un d’important : sa mise parfaite, sa mallette en cuir fauve, le brillant de ses chaussures, l’or de ses lunettes. Lorsqu’il arrive sur le trottoir et qu’il commence à marcher parmi les nombreux piétons, son regard continue à aller légèrement de gauche à droite en observant les personnes qu’il croise. Il y a quelque chose d’étonné et d’interrogateur dans ce regard. En fait, monsieur Paniant – non, pas monsieur Paniant : Maître Paniant, Notaire – se demande tout simplement pourquoi personne ne le reconnaît, pourquoi personne ne lui sourit, pourquoi personne ne se dirige vers lui en lui tendant la main et en disant : « Ah, Maître Paniant ! », pourquoi personne ne dit : « Tu as vu ? C’est Maître Paniant ! » C’est pourtant quelqu’un, maître Paniant, dans cette petite ville. La moitié des propriétaires immobiliers sont passés dans son étude, mille héritiers sont venus l’écouter lire des testaments, des dizaines de directeurs d’agences bancaires sont à ses ordres, tout son personnel tremble devant ses colères. Seule son épouse, qui est pour l’instant occupée à se rhabiller en regardant sa montre, connaît ses faiblesses.

Publié dans présentations

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L'avis de Patrick Henry, président d'Avocats.be pour "Ethers noirs" de Michel C.J. Westrade

Publié le par christine brunet /aloys

L'avis de Patrick Henry, président d'Avocats.be pour "Ethers noirs" de Michel C.J. Westrade

http://www.patrick-henry-avocats.be/?q=ethers_noirs

Éthers noirs, par Michel C.J. Westrade

Posté le 15/10/2015

Éthers noirs, par Michel C.J. Westrade, Mouscron, Chloé des Lys (www.editionschloedeslys.be), 2013, 122 pages, 13,5 €.

« … tant il est vrai que l’homme est insaisissable, à nulle circonstance réductible et que les lois qu’il se forge, qu’elles soient de nature ou autres, se réduisent en éclats insignifiants ».

Les hommes et les femmes, Michel C.J. Westrade essaie pourtant d’en capter l’essence. Pas celle des livres d’histoire, qui repose sur « des suppositions, des insinuations ayant prétention à dire la vérité mais, la plupart du temps, travestissant le réel ». Celle que l’on trouve dans les regards, dans les lézardes des murs, dans de vieilles photographies jaunies : traces et souvenirs.

Des hommes et des femmes qui viennent de terres noires, de côtes plombées, sous des nuages éthérés. Ce ne sont pas des hits. Ils s’appellent Henri, Jeanne, Judith, Amédée, Joseph ou Félicien. Parfois on les nomme par leur sobriquet, leur fonction ou, tout simplement, par un nom que les rend communs : l’abbé, le trimardeur, l’enfant …

Ils ont vécu une guerre perdue qui fut pourtant gagnée. Soit eux-mêmes, soit par procuration. Aucun n’en est sorti indemne. Ils ont souffert. Ils ont ri. Ils ont pleuré. Ils ont vécu.

La plume de Michel C.J. Westrade se fait souvent pinceau pour les décrire, pour les restituer, pour les dépeindre. Il a besoin de plusieurs mots pour que nous saisissions leur épaisseur, comme si aucun n’était jamais assez précis, qu’il fallait toujours en accoupler plusieurs, pour qu’ils s’entrecroisent, s’entremêlent, et que ce soit entre eux que l’on devine ce qu’il veut nous donner à voir, ou à sentir.

Ethers noirs est donc un petit recueil qu’on absorbe comme on se pénètre d’un tableau, en se laissant pénétrer là par une touche de noir, ici par la lumière d’un sous-bois luisant sous le soleil couchant, tantôt par la mélancolie qui sourde d’une fontaine à l’abandon, tantôt par la moiteur d’une vide après-midi d’été.

Michel C.J. Westrade a de la tendresse pour ces gens, pour ses gens. Et il nous invite à y trouver l’humanité.

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L'avis du blog "interligne" pour le recueil d'Edmée de Xhavée "Les promesses de demain"

Publié le par christine brunet /aloys

L'avis du blog "interligne" pour le recueil d'Edmée de Xhavée "Les promesses de demain"

http://interligne.over-blog.com/2015/04/les-promesses-de-demain-de-edmee-de-xhavee.html

A n’en pas douter, Edmée de Xhavée a la plume d’une nouvelliste. Ce second ouvrage de nouvelles « Les promesses de demain » *, après « Lovebirds », est là pour le confirmer. Personnellement, j’ai pris goût à ces récits courts et concis où l’auteure nous brosse, d’un trait vif, des histoires où entrent tour à tour les parfums de l’été, le froid d’un vent coulis, les maisons au charme désuet, les amours brisés ou impossibles, les sourires et les larmes, en quelque sorte des lieux et des personnages saisis en un moment de vie, un instantané où tout est dit d’un bonheur, d’un malheur, d’une attente, d’un compromis, d’un irrémédiable naufrage.

Cet art est proche de celui de l’aquarelle pour le peintre. Il y faut une plume légère, des couleurs ni trop appuyées, ni trop criardes, un tracé fin et délié, des teintes qui s’estompent et surtout un non-dit qui est le savoir-faire suprême de l’éloquence feutrée. Ainsi, les récits prennent-ils la saveur de ce qui, en peu de mots, vous a convaincu de l’essentiel, est allé au but sans tergiverser. Ici, l’amour ou le non amour est le fil d’Ariane que l’on suit face à un horizon, un univers que l’écrivain, qui se tient à l’écart, vous dévoile depuis ce simple trou de serrure. C’est cela la nouvelle, une suite de tableaux intimistes, murmurés, sans fièvre inutile, sans détails superflus, qui cerne les actions au plus près, où, d’emblée, vous êtes de plein pied dans l’histoire, le drame, la séparation, une existence qui coule comme une larme, s’allume comme un feu, éclate comme un rire.

On y rencontre des gens de tous les jours, en lumière ou en ombre, en joie ou en peine, en colère ou en manque, l’amour s’y meurt ou s’y consume, s’y cogne ou s’y cache, et les mots, qui le relatent, sont sans emphase, simples et journaliers ; la mort rode également, fuite en avant de celui ou celle que l’attente a usé, la malchance rompu, l’injustice révolté. « Sa robe flotte sur la surface alors qu’elle s’avance, immaculée, et jeune, et immortelle, et amoureuse, et libérée au-devant de lui, lui qui incline vers elle son sourire ourlé et son regard qui l’avale toute entière. Elle lui tend la main et, confiante, le suit jusqu’où elle peut marcher, et puis se met à nager, pour s’abandonner à lui qui la saisit à bras-le-corps. Enfin ! dit-elle. » Ainsi finit une nouvelle particulièrement belle et poétique.

Et ces héroïnes, car elles sont plus nombreuses que les héros, ont noms : Henriette, Agnès, Nicole, Magali, Asie, Marguerite, mais également elle, lui, unis dans une poésie qui les enveloppe comme le suaire d’un amour sublimé. Il y a encore Thérèse-Adèle, la délicieuse tante Madeleine, Léonie, Isotta, beaucoup de secrets de femme qui se tissent dans le silence, se voilent avec pudeur et fierté.

Au final, un bel ouvrage rédigé avec élégance par une écrivaine dont le sens du récit, cousu à petits points, est la panacée contre les duretés du temps et du monde, et dont la sensibilité, la connaissance des êtres, les subtilités du cœur jouent en elle comme en une caisse de résonnance dont elle nous fait partager l’écho.

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

*Editions Chloé des Lys

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Reflet, une poésie de Laurent Dumortier dans le Soliflore n°35

Publié le par christine brunet /aloys

Reflet, une poésie de Laurent Dumortier dans le Soliflore n°35

LA REVUE NOUVEAUX DELITS

Revue de poésie vive et dérivés - sommaires, éditos, quatrièmes de couverture des numéros parus

31/12/2015

Soliflore n°35 - Laurent Dumortier

Le reflet

Demain n’est pas encore arrivé

Qu’il est hypothétiquement passé,

Tu vois…

Mes yeux ne voient plus d’hier

Qu’un monde sans couleur

Même la lumière

A perdu sa splendeur…

Tu me demandes de rester,

De ne pas basculer

Mais je crois que le monde s’en fout

S’il ne reste qu’un reflet après tout…

Je suis si près du bord

Le vent souffle si fort

Je suis si bien…

Encore un pas de plus

Et je ne sentirai plus

Que le froid du bitume

Accueillant mon amertume…

Tu me demandes de rester,

De ne pas basculer

Mais je crois que le monde s’en fout

S’il ne reste qu’un reflet après tout…

S’il ne reste qu’un reflet après tout…

S’il ne reste qu’un reflet, après tout

C’est peu et c’est déjà beaucoup…

Tu me demandes de rester,

De ne pas basculer

Mais je crois que le monde s’en fout

S’il ne reste qu’un reflet après tout…

Laurent Dumortier

http://gsl.skynetblogs.be/

Publié dans Poésie

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