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Christine Brunet a lu "Album number one Cinéma magique" de Carie-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Album number one Cinéma magique" de Carie-Laure Desguin

Un moment que j'avais envie de me replonger dans l'univers des mots de Carine-Laure Desguin. Le petit "Album number one Cinéma magique" est arrivé et lu dans la foulée.

Comment expliquer ?

L'univers poétique de Carine-Laure est particulier dans le sens qu'il est à part. Il est explosions, feu et glace, swing et coups de bâton. Cet univers, c'est celui de la vie, celui des villes, celui des rêves. Il est celui qui ne sera pas mais qui est.

Cet album de poésies-chansons se lit à haute-voix en tentant de recréer le rythme qui va avec... et au fil des vers, le rythme s'impose et on swingue, on rape, on scande, on augmente le son.

Les mots collent à la peau de son auteur, c'est une évidence: ils sont ce qu'elle est. Mais ils scotchent les lecteurs qui s'aventurent entre les lignes, ils le secouent et l'éblouissent.

Carine-Laure, mais qu'est-ce que tu nous fais ?

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Publié dans Fiche de lecture

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LE YUCCA, un texte signé Philippe Couillaud

Publié le par christine brunet /aloys

LE YUCCA, un texte signé Philippe Couillaud

LE YUCCA

La lumière se pose sur le yucca. Son ombre défigure le mur blanc. D'ailleurs, le mur blanc n'est pas blanc, mais sale. Exagérée parce que démesurée, l'image projetée du yucca surplombe deux corps allongés sur des supports improbables, peut-être d'anciennes tables, sait-on jamais avec le jeu des translations.

La nudité des corps, outre l'identité de genre, révèle la présence incongrue de cette plante aux rosettes de feuilles dures, élancées comme des épées. Entravé et lié à ce socle qui le porte de toute son indifférence, chaque corps déploie son existence. Sont-ils vraiment nus? Leurs peaux marbrées de brûlures exsudent des gouttes d'angoisse poisseuse. A la tige molle d'entre les cuisses de l'homme, se figent les pointes acérées d'une pince métallique reliée à un fil électrique.

La femme geint. Ses grandes lèvres boursouflées tremblent au rythme des feuilles du yucca qu'agitent les pales d'un ventilateur. Le bourdonnement du brassage d'air couvre les souffles hachés de l'homme et de la femme. Le sang séché, les vomissures collées et la sueur caillée voilent leurs peaux d'oripeaux nauséabonds. Les corps ne trouvent pas âme à qui se rendre. Les esprits liés à leurs enveloppes de chair se demandent comment échapper à ces carcasses corporelles que la torture défigure.

Le rêve n'accède plus à l'évasion du monde sensible. Des bruits sourds résonnent. Les godillots reviennent à la charge. Les costauds baveux reprennent le travail. Indifférenciés par le port des uniformes, ils referment la porte sur l'épouvante et se mettent face à la curiosité de la terreur. Les feuilles du yucca s'immobilisent d'elles-mêmes. Le projecteur désormais dirigé vers l'homme et la femme précipite la plante dans l'absence. Si elle avait pu parler, n'aurait-elle pas dit: la vie ne mène nulle part, mais je suis le mouvement.

Publié dans Textes

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Patrick Beaucamps nous prose une poésie : "Distance"

Publié le par christine brunet /aloys

Patrick Beaucamps nous prose une poésie : "Distance"
Patrick Beaucamps nous prose une poésie : "Distance"
Patrick Beaucamps nous prose une poésie : "Distance"

Distance

Debout, face à nos machines,

nous fixons le contremaître.

La sonnerie retentit et

les rotatives s’ébranlent.

Leurs claquements incessants

envahissent l’usine.

Loin d’ici, un homme

joue de la guitare

sur la place d’un village.

Des passantes l’écoutent

et tentent de le séduire.

Mais il s’en moque !

Assise sur un banc,

elle lui sourit à nouveau.

Il sent bien que l’autre s’éloigne

sur le chemin du souvenir.

C’est le quart d’heure de pause,

le vacarme s’arrête enfin.

Je contemple mes mains

noircies par l’encre

en me disant que là-bas,

elle les efface de sa mémoire.

Publié dans Poésie

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Lettre anonyme, une nouvelle signée Alexandra Coenraets

Publié le par christine brunet /aloys

Lettre anonyme, une nouvelle signée Alexandra Coenraets

Lettre anonyme

Le ministre ne quittait pas l’enveloppe du regard.

C’était la dixième.

Il l’observa quelques secondes encore, poussa un soupir énervé, bascula le buste en arrière et s’enfonça profondément dans les replis moelleux de son large fauteuil.

C’était la dixième qui lui parvenait. Vraiment, ça commençait à bien faire.

Tous les matins, il recevait son courrier soigneusement trié; il avait donné l’ordre à qui de droit de faire plus attention, et pourtant, jour après jour, la même missive lui arrivait en main. Quand ce n’était pas dans la pile que lui apportait son assistante, c’était à la suite d’une visite qu’il apercevait l’enveloppe d’une blancheur immaculée négligemment posée sur une chaise, ou qu’au moment d'enfiler son veston, il découvrait un coin de papier en dépasser de la poche.

Bingo !

La situation devenait intenable et surnaturelle. Le ministre était agacé au point de convoquer les membres de son cabinet en réunion improvisée. Il fallait que l'énigme se résolve au plus vite, dans l'intérêt de sa bonne santé mentale. Dès que les choses lui échappaient, ses tics nerveux revenaient à la charge. Il n’était pas loin de la crise d’angoisse et sur le point d’avaler un ou deux comprimés de Xanax.

Chacune de ces lettres exerçait sur lui une fascination qu’il avait bien du mal à comprendre. Ses yeux semblaient littéralement happés par les quelques mots inscrits en capitales juste au milieu de l’enveloppe, à l'endroit de l'adresse: « NON A LA PRESCRIPTION ».

A l’intérieur, une feuille blanche, qui, une fois dépliée, laissait apparaître un message toujours identique, dactylographié et non signé.

« Je suis une femme. De quarante ans.

Je suis une femme de quarante ans qui fait face au tabou.

Au tabou des tabous.

Je suis une victime de l’inceste.

L’inceste, ce terrorisme intrafamilial, cette violence si destructrice qu’elle tue de l'intérieur, ne laisse qu’une enveloppe morte.

Je suis cette petite fille tuée.

Je suis cet ex-enfant assassinée.

Je suis pour un instant tous les enfants tués par l'inceste.

Je suis pour un instant tous les enfants assassinés par un membre de leur famille ou plusieurs.

Je ne suis pas complice.

Je ne suis pas lâche.

Je ne suis pas morte.

Je suis vivante.

Je suis là, présente.

Je suis un territoire humain en construction.

Je suis humaine.

Parce qu'on me l’avait volée, mon humanité. Je l'ai récupérée. A force d’efforts, constants, patients, forcés, tous les jours. Un pas après l’autre.

Je suis en colère.

Je suis une femme en colère contre cette société dans le déni. Déni des crimes d’inceste, de leurs conséquences à l’âge adulte. Gravissimes.

Non-reconnaissance.

Délai de prescription totalement absurde. Absurde, oui. Renseignez-vous, la littérature est là pour le prouver. Ce délai n'a pas de sens, aucun sens. Comme bien d'autres, j'ai souffert d'amnésie traumatique, j'ai refoulé dans mon inconscient ces agressions, dont je ne me suis souvenue qu'après le délai de prescription. Car il est de quinze ans après la majorité, en Belgique, et c'est totalement insuffisant, injustifié. Il faut l'imprescriptibilité pour que les coupables soient punis.

Je ne suis pas juriste, mais je suis une femme de quarante ans qui a subi l'inceste, une victime, une survivante, et je vous parle depuis la rage qui sort du fin fond de mes entrailles massacrées. Alors, s'il vous plaît, aidez les victimes d'inceste : changez la loi. »

Changer la loi, changer la loi...Elle en avait de bonnes, elle ! Comme si c'était facile ! Il n'était pas magicien !

La première lettre avait valsé dans la poubelle sans qu'il l'ait lue. La deuxième fois, intrigué, il avait poursuivi sa lecture. Avec une certaine émotion. Ensuite, l'agacement était né, puis l'écœurement. Assez ! Toujours la même rengaine, ç'en était trop. Mais bon sang, il ne pouvait rien faire, ce dossier était trop complexe ! Le ministre réajusta ses lunettes, s'agita, fébrile, se racla confusément la gorge, et consentit à l'admettre, dans une moue de perplexité : il était tout de même le Ministre de la Justice.

Oui, mais...

Toujours des mais pour ne pas prendre ses responsabilités d'homme d'Etat.

Trouver des excuses, une parade pour ne pas ouvrir la boîte de pandore. Il y a trop d'enjeux. Trop de gens sont en jeu.

La vérité, c'est qu'il ne voulait pas prendre le risque.

De perdre sa place. Ou pire...Etre l'objet de menaces.

Dans l’air, planait un silence pesant. Et comme en écho à cette absence de sons, il sentit au creux de son oreille, un souffle puissant lui murmurer ces mots :

Les victimes n’ont pas été objets de menaces, elles ont été beaucoup plus que cela, elles ont été objets tout court, objets des pulsions destructrices de leur(s) agresseur(s). Elles n’ont pas seulement été menacées dans leur intégrité, celle-ci leur a été enlevée ! Elles ont été anéanties.

Un peu de courage, que diable !

Le ministre releva la tête, s'immobilisa, les traits figés, le teint blême. Quelques secondes de lucidité. Puis, la sonnerie du téléphone retentit et le cours de sa journée reprit.

Dix jours plus tard. Un lundi.

Plus aucun courrier similaire ne lui était parvenu ; soulagé, l’homme d’Etat pensait l'affaire classée. Définitivement enterrée. C'était aller un peu trop vite en besogne. Mauvais calcul.

En franchissant la porte de son luxueux cabinet, il la reconnut directement. Transfigurée par un rayon de soleil, elle trônait fièrement au centre de sa table de travail. Elle étincelait. Il frissonna. Et lâcha d'un coup le porte-documents de cuir noir auquel il s’accrochait. D'un pas décidé, les yeux dans le vide, l'air absent, totalement aimanté par ce bout de papier, il se dirigea vers son grand bureau style Empire, en acajou flammé de Cuba. D'un geste machinal, il décacheta l'enveloppe, en sortit la lettre et lut à haute voix :

« Le crime d’inceste.

Les conséquences d’une telle destruction de l’individu restent méconnues du grand public. Ces méconnaissances peuvent engendrer des réactions négatives qui sont tout aussi destructrices: c’est ce qu’on appelle la victimisation secondaire. Rejets, remises en question de la parole des victimes, jugements, incompréhensions diverses, etc. Il est courant pour énormément de personnes ayant subi ce traumatisme majeur, de vivre des expériences qui leur renvoient de la honte et de la culpabilité, renforçant ces mêmes sentiments déjà décuplés par les agressions. Et cela, dans tous les domaines de leur vie. Il est très difficile de surmonter le tabou et d'être capable d'en parler ; ensuite, quand on y arrive, le processus pour retrouver sa dignité d'être humain, se construire en tant que personne à part entière – et en tant que femme en particulier - est immensément long et lent. Cet apprentissage constant, ce défi de tous les jours qui demande un énorme travail, pas à pas, se voit sans cesse freiné par la non-reconnaissance de la société (dont l'entourage professionnel, familial, médical, thérapeutique, amical parfois...) qui nous met des bâtons dans les roues trop souvent.

La honte doit changer de camp.

Il est temps que les victimes d'inceste soient pleinement reconnues dans leurs souffrances et que les coupables soient punis à la hauteur du crime. Le grand public doit être informé correctement, ainsi que les professionnels de la santé et de la justice, pour éviter d'enfoncer les survivants qui tentent de s'en sortir comme ils le peuvent. C'est un changement sociétal fondamental et nécessaire, au vu du nombre de victimes, d'ailleurs largement sous-estimé. Aidez-nous, prenez les mesures qui s'imposent !».

Il y eut ensuite à nouveau ce même silence dans la pièce. Plus lourd encore. Un silence de mort. Chargé, il remplissait l’espace de son intensité. Le ministre restait là, inerte, vidé de l’intérieur.

Debout derrière la porte, son assistante personnelle avait observé, par l’entrebâillement, cet homme pour lequel elle travaillait depuis plus de dix ans, prononcer d’une voix claire ce qu’elle gardait en elle depuis trop longtemps, et n’aurait jamais pu lui dire en face.

Le même soir, de retour dans son modeste appartement, elle ôta, comme chaque jour, son imper et ses escarpins, s’alluma une cigarette, puis ouvrit la fenêtre. Entre deux bouffées, elle murmura :

J’ai l’impression de me battre contre des moulins.

De parler à des murs.

Elle se retourna, saisit une feuille de papier blanc et son stylo, les posa sur la table basse. Assise dans le canapé, cheveux dénoués, elle se mit à écrire :

Je suis une femme.

Je suis incarnée.

Je suis un corps.

Je suis des yeux, des cheveux, un nez, une bouche, des lèvres.

Je suis ma gorge nouée, je suis mon ventre gonflé par tous les non-dits, émotions refoulées. Je suis ces épaules tendues, qui me tirent vers le bas, lourdes, épuisées.

Je suis ma nuque, mon front, mon dos, je suis mes bras, mes mains, mes doigts.

Mes doigts qui écrivent sur le clavier que je suis…Je suis moi.

Je suis la détente qui
s’installe.

Je suis mes seins, je suis un nombril, le mien, pas celui du monde.

Je suis ce nombril par lequel j'existe, car je suis née un jour.

Avant de mourir, très vite. Petite. D’être tuée. Papa m'a tuée.

Je suis mon sexe abîmé, qui revit, mon sexe mouillé, qui jouit.

Je suis mes hanches, mes cuisses, mes genoux. Je suis deux mollets, chevilles, pieds.

Je suis des sensations. Je vis.

Je suis des émotions.

Je suis tristesse, colère, joie, peur, dégoût.

Je vis.

Parfois, je ne suis qu'honte et culpabilité. Parfois ou souvent, je ne sais plus. J'oublie qui je suis, parfois, puisque contaminée : les violences m’ont colonisée, dépossédée de moi-même. Ensevelie sous leur poids, je suffoque.

Certains jours, je crois que je ne suis rien. D'autres jours, je me sens comme un bloc de béton.

Mais non.

Je suis vivante. Et fière de me relever de la sorte. Oui, c’est moi, je suis cette femme-là.

Elle releva la tête, respira profondément, plia la feuille et la glissa dans une enveloppe blanche.

Alexandra Coenraets

Publié dans Nouvelle

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Dominique Veyrier nous propose une présentation originale de son recueil "Sous vos lacs endormis murmurent nos rivières"

Publié le par christine brunet /aloys

Dominique Veyrier nous propose une présentation originale de son recueil "Sous vos lacs endormis murmurent nos rivières"
Dominique Veyrier nous propose une présentation originale de son recueil "Sous vos lacs endormis murmurent nos rivières"

Café désert pas très loin d’une rivière ou d’un fleuve, à une heure où seul un serveur désabusé rince encore quelques verres.

L’auteur, son livre neuf sur la table. Et Socrate, l’un de ces amis toujours présent quand il s’agit d’un conseil ou d’une bière. Blonde de préférence.

Socrate : Court, tu dis ?

L’auteur : ... et je pourrais simplement leur envoyer la quatrième de couv’ sans autre commentaire, tu sais comme quand tu prends un livre entre tes mains chez ton libraire...

S : Trop long.

A : ... Ou alors juste l’incipit, les tout premiers mots du tout premier chapitre...

— Combien ?

— ... Combien quoi ?

— Combien de mots ?

— Ben... juste le début.

— Et il s’arrête où, le début ?

— Je ... je ne sais pas, le premier chapitre. Ou... un extrait pris au hasard n’importe où, comme quand on ouvre un livre et que...

— L’auteur qui se prend pour le hasard, manquait plus que ça. La place de Dieu te suffit plus ?

— Ben je... Tu proposes quoi ?

— Que tu arrêtes de faire croire à tes amis qu’ils sont devant ton livre alors qu’ils sont juste en train de se farcir l’un des dix ou quinze spam qui viennent quotidiennement polluer leur boîte mail.

Temps.

L’auteur : Un jeu ?... Dont l’unique lot serait mon livre...

Socrate : Moyennant un droit de participation de 19,30 €... Ben voyons.

— ... S’ils le commandent directement chez l’éditeur, c’est 13,50 € port compris.

— Encore mieux : «Profitez des 30% de remise avec le code Chloé Des Lys !». Tu sais quoi ?... Tu devrais vendre des lessives.

— ... Bon. Je sens que c’est pas mon jour. Je paye mon café...

— Laisse...

— Si si, j’y tiens. Merci de ton aide...

— Il s’appelle comment ?

— ...

— Ton bouquin.

Sous vos lacs endormis murmurent nos rivières

— Roman court tu disais ?... Alors mets juste le titre, et aie confiance...

— Mmm... Aie confiaaaance. C’est Baloo qui parle ?

— Kaa. Baloo, c’est l’ours.

— Ah oui, je les confonds toujours. «Il en faut peu pour être heureux, vraiment peu pour être heureux»...

— Tu vois, tu as trouvé : le titre, la maxime de Baloo... Et basta.

— ... Merci.

— De rien. Je te laisse régler les conso, faut que j’y aille...

DOMINIQUE VEYRIER

Publié dans présentations

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Quoi de neuf en juillet sur notre blog ?

Publié le par christine brunet /aloys

Quoi de neuf en juillet sur notre blog ?

Le blibliothécaire mentionne nos auteurs !

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Un article est paru dans le journal L'avenir Sur SALVATORE GUCCIARDO sur la lampe de mineur qu'il vient de réaliser pour le 60° Anniversaire de la catastrophe du Bois du Cazier 1956 - 2016.

Quoi de neuf en juillet sur notre blog ?
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LES AUTEURS A L'HONNEUR CE MOIS-CI... Le blog fermera le 14 juillet... Vive les vacances !

  • Patrick Beaucamps
  • Alexandra Coenraets
  • Dominique Veyrier
  • Philippe Desterbecq
  • Philippe De Riemaecker
  • Philippe Couillaud
  • Brune Sapin
  • Carine-Laure Desguin
  • Jean Gualbert
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Un interview d'Olivier Godfroid Canal C et une présentation de son nouveau roman

Publié le par christine brunet /aloys

Un interview d'Olivier Godfroid Canal C et une présentation de son nouveau roman

Olivier Godfroid a été interviewé sur Canal C ! http://www.canalc.be/olivier-godfroid-portrait-dun-artiste-aux-multiples-facettes/

Qui est-il ? Son roman ?

Biographie :

Né en 1984 à Namur, Olivier Godfroid a étudié la psychologie clinique. D'une part, il anime des ateliers d'expression artistique dans un hôpital psychiatrique et d'autre part, il est coauteur-compositeur dans le groupe rock francophone Djinn Saout. « Un coin de mer entre deux tours » est son premier roman.

Extrait :

« Le petit garçon que j’étais n’avait guère grandi. L’homme dans le miroir lui ressemblait, comme une grimace, une crispation, une plainte. Au lieu d’accompagner les âges, je m’y étais enfoncé et m’était à présent exposée l’image décadente d’un égaré, d’un homme dénaturé. »

Résumé :

Trente ans. L'impression d’être englué. L’inertie. Une rupture. Il y a cet appartement à la côte belge, celui d’une grand-tante décédée. Un coin de mer entre deux tours. Une attirance. Un rendez-vous avec soi au quatrième étage d’un bâtiment vide. Et puis, il y a cet homme aperçu dans la cage d’escalier. La sensation de le connaître, de l’avoir déjà vu. L’engrenage se met en route. Le manque de sommeil. L’errance. Des vieux fantômes à déterrer, jusqu’à l’aube...

Publié dans présentations

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Dominique Veyrier nous propose la première page de son ouvrage, "Sous vos lacs endormis murmurent nos rivières"

Publié le par christine brunet /aloys

Dominique Veyrier nous propose la première page de son ouvrage, "Sous vos lacs endormis murmurent nos rivières"

Le monde à bout de bras, rien d’autre. Doté d’une autorité qui donnait à chacune de ses décisions un caractère d’évidence, il avait attendu quelques secondes encore, comme pour laisser place à d’éventuelles questions, mais rien.

Avant de traverser la salle à grands pas, l’affaire entendue et la séance close. Le 16 juin d’une année bissextile, au dernier étage du grand paquebot construit deux ans plus tôt par un architecte italien pour y abriter le siège social de BioLib en bord de Seine, il avait traversé la salle à grands pas.

Un peu après dix-huit heures sans doute. Comme toujours sans que nul n’intervienne, quand un éclat de rire eût suffi au milieu du naufrage. Mais non. Ses pas traversant la salle de conférence du dernier étage d’un paquebot symbole de la puissance de l’homme face aux éléments. Ou d’une mer qui a tout le temps pour elle, et qui sourit en attendant. Les pas d’un homme qui s’en vont. Qui vous tenait le monde à bout de bras. Depuis toujours, depuis l’enfance. L’enfance telle une mer enfouie, rien d’autre.

Dominique Veyrier

Publié dans Textes

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Mal être dans ma tête, une poésie de Christina Previ

Publié le par christine brunet /aloys

Mal être dans ma tête, une poésie de Christina Previ

Mal être dans ma tête

ou : rêve de mutation

Un mal être envahit ma tête

Pleine d’idées dans la tempête

Le désespoir met en émoi

Il règne en maître et se déploie

Tant de sols ont bu trop de sang

La terreur gagne et se répand

Les enfants crient, les chiens aboient

Les arbres meurent et moi je pleure

Le vent sème des maléfices

La terre pleure ceux qui périssent

Qui sont ces maîtres qui jubilent

De tant de sévices qui mutilent,

Demain, et puis demain encore

Les plaies puissent-elles être indolores

De par l’étrange mutation

Que permettrait l’évolution

Semblables aux héros virtuels

Insensibles, tels des manivelles

Nous pourrions rire de nos maux,

Du sang, des chairs prises en étau

Puisque les cerveaux font défaut

Pour trouver d’autres solutions…

​Christina Previ

Publié dans Poésie

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Jeanne R. a lu "Le temps de l'errance" de Jean-François Foulon

Publié le par christine brunet /aloys

Jeanne R. a lu "Le temps de l'errance" de Jean-François Foulon

Loin du voyage initiatique, "Le temps de l’errance" de Jean-François Foulon est un recueil poétique tourné vers le passé avec une sorte de spleen venant des profondeurs de sa pensée comme de son terroir. Dans cet opuscule où l’avenir se voit volontairement nié on ne croise guère de Muses, seule la grande Nostalgie y tient le rôle essentiel. Certes, certes, à la fin de tous ces rappels du passé il est fait mention de l’amour mais sans outre mesure.

Je divise à dessein cet ouvrage en trois parties, en faisant fi de son centre pour l’avoir vécu semblable à une intrusion dans l’intimité-même de son auteur en proie avec ses propres souvenirs d’enfance… Rousseauiste à cette heure, Foulon cherche à faire revivre par la plume et dans son cadre d’antan le petit Jean-François, et ce, au plus près de la nature grâce à des promenades en solitaire. C’est donc bien respectueusement que j’en fais volontiers l’impasse ici-même. Oui, il n’y a que l’auteur qui possède la clé de ces méditations contemplatives tandis que dans le trou de la serrure on regarde des images qui nous sont étrangères, et pour rien au monde on ne voudrait en déranger l’ordonnance à jamais figée.

Dans la première errance, on retrouve avec style la nostalgie romantique aussi récurrente et triste que chez Léopardi, quoique plus moderne ou plus extérieure, avec en filigrane cette quête perdue, celle qui veut donner un sens - même dérisoire - à nos pauvres vies. Puis, je me suis ravisée quelque peu au fur et à mesure de cette lecture car il y a de l’Homère amer et sombre dont la nostalgie du voyage imaginaire ne guérit pas.

La troisième et dernière partie nous parle des quatre saisons, d’une manière beaucoup moins gaie que la musique de Vivaldi, avec ces renvois rétrospectifs et inspirés volés à l’enfance par le biais des rêves et des regrets cent fois déclinés. En ce retour aux sources, point de rémission et nul oubli possible ! Alors on se laisse guider par cette solitude des plus noires qui décidément ne quitte pas son auteur auquel nous devons ce recueil très sensible, recueil ô combien personnel…

Jeanne R.

Lyon, le 16.05.2016

http://jeannerromanciere.hautetfort.com/

Jeanne R. a lu "Le temps de l'errance" de Jean-François Foulon

Jeanne R.

Lyon, le 16.05.2016

http://jeannerromanciere.hautetfort.com

Publié dans Fiche de lecture

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