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Brune SAPIN nous propose un poème...

Publié le par christine brunet /aloys

Brune SAPIN nous propose un poème...

Paysage urbain
Dans l'obscur crépuscule
Pluie continue
Matin gris
Désinvolture du fil du temps qui nie l'évidence
Fleurs arrachées pour en faire des bouquets
Il sera trop tard
Ne l'est-il pas déjà
Rien, rien, rien,
Les portes sont closes
Mensonges et désillusions en déchéance
A force de s'inventer une vie
On flotte à mer perdue
Et on échoue avec les bouteilles qui n'ont plus de sens
L'indicible étouffe les souffles courts
Que l'espoir s'évade de notre silence
Lourd emprisonnement
Et s'élance vers les fumées des pots d'échappement
La liberté commence par là
Lève toi et marche!

BRUNE SAPIN

Publié dans Poésie

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Christine Brunet a lu "Harceleuse" de Marie-France Adnet

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Harceleuse" de Marie-France Adnet

Un titre qui est tout un programme et qui ramène évidemment au film de Barry Levinson "Harcèlement" avec le couple Donal Logue et Michael Douglas.

Comment Marie-France Adnet parvient-elle à renouveler le genre : voilà qui m'intéressait, je dois dire, et qui m'intriguait parce que le sujet est d'actualité. Il est sur toutes les lèvres... Le harcèlement au travail...

Ce roman met en scène des femmes... dépeintes par une femme avec sa sensibilité, son regard, son univers. L'autre côté de la médaille en quelque sorte...

L'auteur décortique le processus mais le personnage principal n'est pas, comme on s'y attendrait peut-être, et ce malgré le titre, la journaliste harcelée mais bien celui de la harceleuse... Comment bascule-t-on dans un état d'esprit spécifique ? Naît-on ainsi ? Le devient-on ? Est-ce le monde de l'entreprise qui crée les loups et les agneaux voués au sacrifice ou la nature humaine qui oriente inexorablement notre destin?

Voilà sans doute pourquoi le lecteur ne parvient pas à "s'approprier" les héros : il garde ses distances un peu comme s'il avait peur d'être contaminé...

Ce livre est un roman traité presque comme un roman policier. On voit la chute arriver, on l'espère mais elle reste surprenante.

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Publié dans Fiche de lecture

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Jacques Degeye dans l'Avenir.net

Publié le par christine brunet /aloys

Jacques Degeye dans l'Avenir.net
Jacques Degeye dans l'Avenir.net

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Denis Billamboz a chroniqué "les enfants du grand jardin" de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

Denis Billamboz a chroniqué "les enfants du grand jardin" de Carine-Laure Desguin

— Bonjour Carine-Laure, on reparle donc de ce livre, ce conte surréaliste Les enfants du Grand Jardin…

— Oui, Christine Brunet (http://www.christine-brunet.com/) et je pense même qu’on reparlera encore de ce texte qui, je le rappelle, est un texte surréaliste par l’histoire et aussi par l’écriture.

—Ah ? Tu prophétises à présent, Carine-Laure ?

— Le Surréalisme est immortel…

— Je n’en dis rien, c’est pas trop mon truc…

— Et donc nous disions que ce texte vient d’être lu et commenté par Denis Billamboz, critique littéraire bien connu sur les réseaux. Sur le site de Denis Billamboz :

http://mesimpressionsdelecture.unblog.fr/2016/06/09/les-enfants-du-grand-jardin-carine-laure-desguin/

Denis Billamboz a chroniqué "les enfants du grand jardin" de Carine-Laure Desguin

Les enfants du Grand Jardin – Carine-Laure Desguin

« D’accord on serait des … », tous les parents de plusieurs enfants ont entendu leurs charmants bambins formuler une hypothèse commençant par cette formule qui laisse une porte largement ouverte à leur imagination débordante. Si vous avez oublié votre imagination infantile vous risquez de vous perdre dans les méandres de la magie de Carine-Laure car, elle aussi, elle a dû, en flânant dans un parc quelconque entendre des petites filles se lancer dans un grand délire que les adultes ne peuvent pas comprendre. Elle a confié au petit Vérone le soin de raconter l’histoire inventée, dans le Grand Jardin, par deux fillettes, Nicole et Marianne, pour vivre le jeu qu’elles ont inventé dans un monde qu’elles seules peuvent comprendre. Peut-être que Carine-Laure a aussi lu le fameux livre de Salman Rushdie, « Les enfants de minuit » et qu’elle a voulu à son tour essayer de percer le mystère de la magie que les enfants sont capables d’inventer pour échapper à la vie si mal construite par les adultes.

Dans le parc du Grand Jardin, Marianne et Nicole « grandes comme deux guirlandes du troisième jour ressuscité, cousues ensemble »,  inventent un monde de guirlandes d’enfants, « les têtes à trous », qu’elles nomment par des noms de villes, de pays, certainement des noms qu’elles ont saisis à la sortie de la bouche des adultes. «  On asperge aux Amériques, on rêve en Europe, on picore au milieu de l’Afrique. Pour l’Asie et l’Océanie, ça dépend des jours. Et puis, je ne comprends pas tout moi-même, alors… » Elles ont voulu les faire vivre à leur façon comme les parents semblent les faire vivre à la leur. C’est comme ça que j’ai lu ce livre car Carine-Laure, s’est laissé emporter dans le monde imaginaire,  magique, fantasmagorique inventé par ces deux gamines sans se soucier de ce qu’en tireront les pauvres lecteurs égarés dans ses lignes.  Et de toute façon, une fois édité, le lire appartient au lecteur qui en fait la lecture qu’il comprend ou ressent. Cette lecture m’a enchanté, elle m’a ramené dans un temps très lointain où je n’étais pas plus haut que ces gamines, dans un temps où la réalité n’était que celle que nous voulions faire, où celle des adultes nous échappait totalement et nous emblait bien difficile à vivre.

En se glissant dans la peau du petit Vérone pour raconter les histoires des deux fillettes, Carine-Laure a retrouvé toute sa fraîcheur enfantine, elle a redécouvert un langage, même s’il était certainement moins élaboré, dont elle usait peut-être quand elle n’était encore qu’une fillette candide. Un langage truffé de mots inventés, déformés, d’expressions très imagées mais aussi un langage rempli de jeux de mots, de calembours, d’aphorismes, de jeux d’assonance, de termes détournés de leur sens initial, des mots venus, eux, de son présent et non pas de son enfance. Un vrai bonheur de lecture pour ceux qui aiment jouer avec les mots, leur faire dire ce qu’ils n’avaient pas prévu de dire, leur faire raconter une autre histoire. « Moi, Vérone, le p’tit gars qui vous raconte du fantastique dans cette histoire, je suis haut de forme de pot de ne rien sans voiler, de tout vous tanguer. » Vérone il raconte ce qu’il peut avec les mots que Carine-Laure lui prête. « Alors nous, on absorbe ces vérités-là. On ne sait que celles-là, ce sont celles qui coulent toutes humides de rires et de larmes de la bouche des deux fées. » Il ne sait peut-être pas, le petit Vérone, que son texte est formidablement poétique et qu’il est beau. « C’est du beau derrière les yeux, du baume sur le cœur, du rêve jamais entamé avant cette glorieuse journée de rois couronnés. »

Et dans le Grand Jardin, « Avec une voix isocèle de clairière cristalline et équilatérale de victoire. Nicole et Marianne chantent en gesticulant de leurs doigts de fée et secouent la démesure… » pour que le monde des enfants vivent toujours et qu’un jour peut-être il remplace le triste monde des adultes.

Denis Billamboz a chroniqué "les enfants du grand jardin" de Carine-Laure Desguin

Sur le site Critiques libres : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/32551 )

Merci à Denis Billamboz pour tout ce temps qu’il accorde aux auteurs !

— Carine-Laure, on sait que ce livre avait reçu une critique assez acerbe de la part d’une de nos chroniqueuses. Quel est ton avis à propos de cette critique ?

— Ah oui, tu parles de cette rubrique, Ça passe ou ça casse

https://www.youtube.com/watch?v=_EGrfHLc2mk …Tout le monde n’a pas les codes pour rentrer dans cette poésie et il est vrai que cette dame, comment s’appelle-t-elle déjà ? ah oui Mélissa c’est juste, Mélissa n’avait jamais chroniqué (ni même lu ?) de textes poétiques. Demandons-lui qui est André Breton, elle ne saurait sans doute pas répondre et si on lui cite Les champs magnétiques, elle craindrait une prochaine électrocution.

— Mais comme tu es, Carine-Laure ! Pour les lecteurs, je mets ici un lien vers tous les commentaires de ce livre

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/les-enfants-du-grand-jardin--conte-surrealiste--editions-chloe-des-lys--2012/32062326.html

— Non, je ris, c’est de l’humour. Mais grâce à cette vidéo, les ventes du livre ont grimpé ! Tout le monde voulait savoir et ça, c’est du tout bon ! Vive les non-poètes !

— Carine-Laure, des projets ?

— Oui ! Album number one, Cinéma magique sera bientôt au catalogue des éditions Chloé des Lys. C’est un petit livre format A6, avec des textes qui seraient destinés à être mis en musique. Textes cherchent musiciens, donc…

A part cela, je travaille pour un projet dans la ville de Châtelet mais chuuuut. Et il y a les textes pour les revues : Aura, Lichen, Le Spantole, Les Petits Papiers de Chloé. Il y a aussi le projet d’un livre d’Artistes mais là aussi, chuuuut. Et puis aussi, toutes ces séquences pour Actu-tv !

— On le comprend, Carine-Laure est toujours sur des charbons ardents ! Et si vous ne la connaissez pas encore, voici son press book :

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/press-book/32061526.html

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Christine Brunet a lu "Nuageux à couvert" de Marcelle Dumont

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Nuageux à couvert" de Marcelle Dumont

Nuageux à couvert est un recueil étonnant... Des nouvelles de longueur inégale mais qui jouent avec brio sur deux couleurs complémentaires, le gris et le noir, d'où le titre, sans doute, même si la première de couverture montre de larges pans de ciel bleu. Et le ciel bleu, Marcelle ?

A cette question, Marcelle m'a répondu sans se démonter mais avec justesse : "Le ciel bleu je sais qu'il existe en dépit de tous les nuages sombres, les deux coexistent parfois, comme sur ma première de couverture. Mais on ne choisit pas ses sujets. Ils s'imposent à vous."

Comme tu as raison, Marcelle ! On n'est pas toujours maître des mots que nous couchons sur le papier !

L'écriture ? Un côté presque XIXe qui surprend mais apporte ce côté "différent" et décalé qui s'associe parfaitement au déroulé des textes au rythme qui s'accélère toujours à l'approche du dénouement.

Une approche psychologique des hommes et des femmes ballottés par la vie, tout simplement... Des personnages froids que l'on observe avec curiosité sans jamais s'associer à eux : trop torturés, trop différents de nous... enfin, c'est ce qu'on aimerait croire.

Un décorum presque intemporel : seuls ces "héros" de quelques pages priment dans leur cheminement et leur destin implacable dicté par "les autres".

L'amour, la mort... L'amour à mort...

J'ai reposé le livre de Marcelle Dumont un peu sonnée par l'ambiance puis j'ai tourné la tête vers un extérieur baigné de soleil avec surprise, presque soulagée.

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Christine Brunet a lu "Villa Philadelphie d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Villa Philadelphie d'Edmée de Xhavée

Je souhaitais lire le nouveau roman d'Edmée de Xhavée depuis sa parution... Il a mis un certain temps à me parvenir et, entre temps, j'ai eu le plaisir de recevoir Edmée chez moi, à Marseille, pour un interview actu-tv... Je l'ai écoutée me parler de la trame de l'histoire, de ses héros avec une certaine frustration, sans doute parce que je préfère avoir une "emprise" directe sur l'univers de l'auteur au travers de la lecture.

Après réception du livre, je l'ai laissé de côté, histoire d'oublier les mots et de plonger sans a priori dans le texte.

J'ai eu raison : je me suis lancée dans la lecture l'esprit vide et je quitte "Villa Philadelphie" avec des images plein la tête, avec des sourires et un petit pincement au coeur.

Edmée de Xhavée a le don de "raconter les gens", de pénétrer dans leur univers et de le partager avec une générosité touchante. Le lecteur n'a d'autre choix que de faire partie de leur intimité, un peu comme un voyeur compatissant qui pourrait, ça et là, jeter un regard moralisateur sur le microcosme de la villa Philadelphie. J'ai adoré les personnages plus vrais que nature, poignants, agaçants, aveuglés par leur ego ou écrasé par les conventions.

Si l'action se déroule du début du 20e siècle jusqu'à l'après deuxième guerre mondiale et décrit une société codée mais en pleine mutation, l'écriture résolument moderne laisse le côté désuet à la porte et vous invite à remonter le temps l'espace de quelques heures.

Je ne vous en raconterai pas l'histoire : pour moi, la surprise fait partie du jeu de la lecture. Si, néanmoins, vous souhaitez en savoir plus, reportez-vous au reportage actu-tv qui lui est consacré...

Merci, Edmée, pour ce voyage passionnant et chatoyant au coeur de la "Villa Philadelphie" !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Le peuple, un texte de Marie-Noëlle FARGIER

Publié le par christine brunet /aloys

Le peuple, un texte de Marie-Noëlle FARGIER

Le peuple

Je commence ce texte (non exhaustif) par une définition pour ce mot, ce mot auquel nous appartenons. Le mot "peuple".

Peuple : "Le peuple est, avec le territoire et l'organisation politique, l'un des trois éléments constitutifs de l'État."

"...l'un des trois éléments constitutifs de l'état" Je crois rêver, ou ai-je bien lu ? Serait-ce une définition erronée ? Une erreur de frappe ?

"constitutifs" ne devrait-il pas être remplacé par "accessoires". Intuitivement, ce dernier terme me paraît plus approprié, plus proche de la réalité. Mais parce que j'ai aussi un esprit rationnel, je vérifie sur le dictionnaire et je trouve plusieurs définitions pour ce terme "accessoire" :

1ère définition :"Ce qui n'est pas l'essentiel ; chose secondaire : Laissons l'accessoire de côté".

Je ne sais pas pourquoi, mais intuitivement je vois des gens sans logement, des gens au chômage, des gens qui mendient. Je vois des gens handicapés sans que rien ne soit adapté pour eux, pour leurs gestes quotidiens, leurs déplacements (les villes fleurissent sur des trottoirs inaccessibles...mais les fleurs sont si belles et puis quel honneur que porter le label des villes fleuries !). Je vois des enfants, des adultes attendre des structures adaptées par manque de moyens financiers...

2ème définition : "Objet, instrument, appareil destiné à compléter un élément principal ou à aider au fonctionnement d'un appareil dans les diverses circonstances de son utilisation".

Je ne sais pas pourquoi, mais intuitivement je vois des gens qui travaillent, qui s'usent pour le bon fonctionnement d'une entreprise et qui s'adaptent aux changements de postes, aux mutations imposées, à leurs salaires de plus en plus bas, et parfois même utiliser leur voiture comme logement. Je vois des gens à la retraite, qui doivent travailler pour vivre, alors que des jeunes cherchent un travail. Je vois des petits artisans, se tuer au travail pour payer leurs impôts. Je vois...

3ème définition :"Élément variable qui complète la toilette (foulard, ceinture, sac, etc.)".

Je ne sais pas pourquoi, mais intuitivement je vois des gens qui possèdent des gadgets comme jets privés, palaces, voitures de luxe... et en même temps, intuitivement, je vois des gens qui, pour s'offrir un peu de rêve, s'achèteront à crédit une belle télévision, achat reproché par les gens sus- cités ("comme ils sont dépensiers!"). Mais pour eux, ils ne sont qu'un élément variable qui complète leur toilette, un vulgaire sac ou plutôt une ceinture qu'ils s'emploient à serrer.

4ème définition :"Objet complétant le décor d'un spectacle ou servant aux acteurs (meuble, arme, ustensile quelconque)".

Je ne sais pas pourquoi, mais intuitivement je vois notre société comme une scène de théâtre où effectivement le peuple est un accessoire, un ustensile quelconque, manipulé par les plus grands acteurs, quelques acteurs, toujours les mêmes, toujours plus puissants. Alors que les vrais artistes (nos petites fourmis qui s'ingénient à ouvrir notre esprit) et les professionnels qui les entourent, voient leur statut d'intermittent ("Enseignant de la Culture du plus petit au plus grand") bafoué, les aides de l'état attribuées au bon vouloir du politique, s'éparpillent sur certains chemins étroitement balisés. Et de ce fait des écoles , des lieux de spectacles POPULAIRES, bien que dynamiques, doivent fermer leurs portes. Je ne sais pas pourquoi, mais intuitivement je vois notre société amputée de culture, de connaissance. Mais après avoir serré notre ceinture abdominale, pourquoi ne pas comprimer notre cerveau pour sevrer son appétit de savoir, de se questionner, de discerner ?

Ce mot "intuitivement" peut surprendre. Il est adressé à ceux qui croient encore que la vie n'est pas si difficile, et qu'il est préférable de se taire encore, et surtout ne rien faire pour préserver les quelques miettes qu'il reste encore à ceux qui n'ont pas encore tout perdu.

Je choisis de rester debout. Et je rappelle : Le peuple est, avec le territoire et l'organisation politique, l'un des trois éléments constitutifs de l'État.

Marie-Noëlle FARGIER

Publié dans Textes

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Christine Brunet a lu "Les chemins oubliés" de Bertrand Maindiaux

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Les chemins oubliés" de Bertrand Maindiaux

Un cadre original : les Balkan à un moment particulier, l' "immédiat après-guerre".

J'aime cette région que j'ai visitée à de nombreuses reprises AVANT la guerre : un environnement compliqué, déjà à l'époque où les tensions étaient palpables. J'avais envie de découvrir un roman dont l'action se déroule justement dans une société en ébullition. J'ai été servie.

Le héros, François Weber, investi dans une ONG, est invité à partir en ex-Yougoslavie pour reconnaître le terrain et poser son organisation dans un pays en mal de structures médicales et organisationnelles.

L'auteur nous fait partager les premiers pas de son héros, nous amène sur le terrain au milieu des ruines et de réalités peu reluisantes issues de la guerre. La télé nous propose souvent des scènes d'après-guerre mais sentir les difficultés, les tensions, comprendre l'imbrications des forces impliquées sur le terrain, c'est évidemment autre chose.

Très documenté, ce roman se lit sans y penser. Le lecteur suit Weber et ses collègues en se demandant si ces humanitaires parviendront à mener à bien leur mission dans ce champ de ruines. Je vous laisse le découvrir...

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Christine Brunet a lu "La Maison" de Marie Klimis

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "La Maison" de Marie Klimis

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en choisissant de lire "La Maison" de Marie Klimis. La couverture m'a intriguée, tout simplement... Puis le synopsis a achevé de me convaincre et je me suis lancée...

Mais ensuite, impossible de m'arrêter ! Drôle de maison qui ensorcelle ses visiteurs ! Et telle Kaâ du livre de la jungle, elle hypnotise, elle se joue du temps et de ses visiteurs. La Maison est vivante... Elle invite avec un sourire le curieux à entrer et se repaît de sa vie, de son existence, de sa magie. Cette maison est différente parce que construite par amour. Elle est "magique" dans tous les sens du terme. Elle est à elle seule un voyage.

La Maison est un conte surréaliste nous dit le pitch de 4e de couverture. Elle est enchantement, enchanteresse.

Elle se peuple de personnages hauts en couleur comme Clovis qui retape la maison et qui devient, en quelque sorte son âme, Aurore, la petite fille venue de nulle part avec son mouton Bertrand si extraordinaire qu'il est capable de tout dévorer en un temps record... Il y a Jules et tous les autres qui nourrissent la Maison.

Je pourrais vous parler de tableaux vivants, de piano magique, de camelot voyageur, d'amours contrariés, de caves labyrinthiques... Mais ce serait forcément réducteur... La Maison a tant à vous raconter ! Alors, laissez-vous porter, écoutez-la vivre !

Ce livre, magnifiquement écrit, est un vrai coup de coeur. Merci à l'auteur pour cette rencontre étonnante avec son univers.

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Thierry-Marie Delaunois nous présente son ouvrage "Auprès de ma blonde"

Publié le par christine brunet /aloys

Thierry-Marie Delaunois nous présente son ouvrage "Auprès de ma blonde"

SYNOPSIS

Un grand parc verdoyant agrémenté d'un lac de sinistre réputation, où s'ébattent cygnes et canards; un écrivain quadragénaire esseulé, André, foncièrement seul; une époustouflante et mystérieuse blonde, Séréna, méditant sur un banc du parc; une jeune mère de famille, Hélène, avec trois jeunes enfants, fragilisée, même perdue, tel est le point de départ de notre histoire quand, brusquement, surgit l'éclat suivi d’un coup de colère, passion et haine se mêlant, le crescendo, puis, plus tard la plus terrible des épreuves... "Auprès de ma blonde"? Drame contemporain ponctué d'éléments de tragédie antique, ce sixième roman (septième publication) de Thierry-Marie Delaunois entraîne le lecteur au coeur de trois sensibilités à fleur de peau, un singulier mystère planant sur l'une d'elles. André, Séréna et Hélène s'en sortiront-ils indemnes? Et qui est Danton? Un compte à rebours vient pourtant de s’enclencher...avec un dénouement inattendu.

Extrait de “Auprès de ma blonde”

Il comprit soudain: la belle explorait l’intérieur d’elle-même comme si elle y cherchait un objet qu’elle aurait égaré, un objet rare, précieux sans doute, essentiel à sa survie, ses sourcils légèrement froncés semblaient en attester. Une recherche, une quête...d’absolu? Il l’ignorait mais ce ne devait pas être cela, lui semblait-il. A nouveau son intuition. L’absolu, qu’est-ce en fait? Du concret ou du flou? Et si elle avait fermé les yeux seulement pour ne croiser aucun regard, sachant qu’elle était probablement observée? Car on ne pouvait bien sûr que la contempler, la zieuter, la scruter, voire l’épier, ses regards et mouvements, ses attitudes, son physique hors pair, et elle était réellement hors norme: haute, massive, plantureuse à en défaillir, d’épaisses cuisses que ne dissimulait que pauvrement sa mini-jupe rouge vif, un buste de déesse antique, une généreuse chevelure d’une extrême blondeur cascadant sur de larges épaules, encerclant un visage de madone au bel ovale, d’infinies jambes à faire frémir, vibrer, voire davantage mais inutile d’entrer ici dans les détails. Ses yeux? Il les imaginait bleu azur mais légèrement voilés en raison de sa quête, il s’agissait bien de cela selon lui…

Publié dans présentations

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