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Christine Brunet a lu "Angela" de Silvana Minchella

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Angela" de Silvana Minchella

Comme "Les Louves", ce roman, construit en deux parties, se déroule du moins au départ, en Italie juste après la seconde guerre mondiale, à un moment où la paysannerie, marquée par les pertes de ses éléments masculins, cherche à renaître de ses cendres et à repeupler les campagnes.

Dans ce contexte naît ANGELA, fruit des incantations d'une "sorcière" sollicitée par une "Mamma" en mal de descendants.

Mais Angela n'est pas une petite fille comme les autres, loin de là... En quête d'une identité, perdue entre rêves et réalité, elle grandit en marge, déconnectée de son environnement, à la recherche permanente de réponses.

Des réponses, c'est la seconde partie qui tente d'en donner.

Le texte, d'abord ancré dans la réalité, dérape lentement mais inexorablement, proposant alors dans le second volet une approche plus métaphysique et plus spirituelle.

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Publié dans Fiche de lecture

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En octobre...

Publié le par christine brunet /aloys

En octobre...

​Pour Carine-Laure, ça bouge !

Carine-Laure Desguin est, depuis mai 2016, membre sociétaire de l’Association des Ecrivains Belges.

Lien vers le site de l’A.E.B. :

http://www.ecrivainsbelges.be/index.php?option=com_content&view=article&id=2973:desguin-carine-laure&catid=8:auteurs

Press book :

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/press-book/32061526.html

— Alors, Carine-Laure, heureuse ?

— Membre sociétaire de l’Association des Ecrivains Belges, c’est pompeux je l’admets. C’est aussi une reconnaissance.

— Des projets ?

— Un roman qui se finalise, c’est pas mal n’est-ce pas ? Un roman noir.

— On n’en parle pas, je sais que tu ne dévoiles pas encore le titre.

— Le titre n’est que provisoire. Lorsque le point final sera mis, je reverrai le titre. Ou pas.

— Tu écris aussi pour plusieurs revues, Le Spantole, Aura, Lichen…

— Oui, pour Le Capital des Mots, Bleu d’encre et n’oublions pas Les Petits Papiers de Chloé. Pour le moment je suis un peu euphorique car le 07 octobre, il y aura une grande soirée à La Maison de la Poterie. Et Ernest Hembersin interprétera plusieurs de mes textes qu’il a mis en musique. Bienvenue à tous, infos ici :

http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2016/09/06/34290172.html

— Cela nous ramène vers ta dernière publication, un recueil de textes destinés à être mis en musique ?

— Oui, Album number one, cinéma magique. Lorsque les textes prennent du mouvement, que ce soit dans l’art musical ou l’art théâtral, cela reste pour moi quelque chose d’abouti. Une certaine pérennité, dirons-nous.

— Autre chose pour le moment, Carine-Laure ?

— La préparation du Salon de Charleroi, Alchimie du Livre. Ce sera la cinquième édition. Si des éditeurs ou auteurs sont intéressés, il nous reste des places. Infos ici :

http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2016/07/20/34102425.html

— Merci Carine-Laure et à bientôt !

**************************************************************************************************************************

En octobre...

Vendredi 23 novembre à Cook&Book 1200 Bruxelles, Thierry-Marie Delaunois a présenté mon roman à paraître chez CDL "Auprès de ma blonde" et d'en lire un bel extrait devant un public attentif.

Une soirée littéraire présidée par Murielle Lona

Publié dans ANNONCES

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Brune Sapin nous propose un poème

Publié le par christine brunet /aloys

Brune Sapin nous propose un poème

Et quand bien même ne resterait que la tempête
Quand bien même devant un autel aux cierges en candélabres
Quand bien même un nouveau renouveau
On peut toujours
Toujours plus fort
Le temps du printemps
Chaque jour passant
Comme se soufflent les pissenlits
Les fleurs chantent et les oiseaux ne sont pas craintifs
Que revienne plus paisiblement
La symphonie des doux instants
Célébrée par la pureté d'un sourire d'enfant.

BRUNE SAPIN

Publié dans Poésie

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Carine-Laure Desguin et "LE CAPITAL DES MOTS"

Publié le par christine brunet /aloys

Carine-Laure Desguin et "LE CAPITAL DES MOTS"
Carine-Laure Desguin et "LE CAPITAL DES MOTS"

— Bonjour Carine-Laure, Le capital des mots, tu m’expliques ?

— Bonjour Christine Brunet. Le capital des mots ? Un carrefour poétique, c’est pas ton truc, ça, la poésie. http://www.christine-brunet.com/ . Mais merci à toi te t’y pencher !

C’est un blog sur lequel tu retrouves les nouvelles voix poétiques, des voix contemporaines. Et il n’y a pas que des textes poétiques, ça ratisse bien plus large que ça, Le capital des mots !

— Et ils sont plusieurs alors pour gérer et diffuser tout ça ?

— Non Christine, un seul homme ! Eric Dubois ! Eric Dubois est poète (plusieurs livres édités), photographe, peintre. Il est aussi chroniqueur dans l’émission Le lire et le dire sur Fréquence Paris Plurielle (106.3 fm Paris) depuis 2010, etc, etc, etc…J’aurais bien aimé le rencontrer lors de mon week-end à Paris, pour le Marché de la Poésie. Mais cete rencontre sera pour l’an prochain.

— Très bien, Carine-Laure. Je lis ces textes, je constate une évolution dans ton écriture. Un changement. Tu mues, Carine-Laure ?

— Oh, de temps en temps, je me rémulvolutionne.

— Tu te quoi ? Tu te rémulvolutionnes ?

— Oui, c’est ça. Tu vois, tu comprends tout, Christine Brunet. Les mots, j’aime parfois les inventer. Ici, on pourrait penser à un mot-valise, même pas…

— Assez blablaté, voici le lien vers tes textes, des inédits. Tout le monde sait que pour les revues pour lesquelles tu donnes de ton jus, ce sont des textes inédits, pas des vieux trucs poussiéreux que tu ressors de tes tiroirs.

http://www.le-capital-des-mots.fr/2016/06/le-capital-des-mots-carine-laure-desguin.html

Et pour ceux qui ne connaissent pas encore Carine-Laure Desguin, voici son press book (qu’elle doit compléter…)

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/press-book/32061526.html

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Le perroquet d'Auguste, un poème de Thierry-Marie Delaunois

Publié le par christine brunet /aloys

Le perroquet d'Auguste, un poème de Thierry-Marie Delaunois

Le perroquet d’Auguste

*

Il avait appelé son perroquet César,

Auguste, mon singulier voisin de palier

Et ce n’était point par le plus grand des hasards

Car les deux énergumènes étaient très liés.

*

“Ave, Ave!” proclamait parfois l’animal,

Un vrai petit chef, arrogant et fier de lui,

Auguste le jugeant souvent tel un rival

Mais devait-il à ce point se méfier de lui?

*

Quand, le dimanche, je leur rendais visite,

“Laver, laver!” semblait jeter le perroquet,

Un César moqueur, selon un certain rite,

Auguste saisissant alors un bâtonnet.

*

Menacé, l’oiseau, se baladant au salon,

Délivré chaque dimanche par son maître,

Ne tardait point à regagner son cabanon,

Auguste, en empereur, l’envoyant paître.

*

Mais pourquoi le chasser après l’avoir lâché?

César ne me causait jamais aucun souci!

Je voyais ensuite Auguste se fâcher

Car l’oiseau plongeait sur sa lessive, ravi.

*

“Laver, laver!” s’expliquait donc facilement!

“Je vais t’apprendre la vérité”, criait-il,

Courroucé, César se repliant vivement;

“La vérité! La vérité!” répétait-il…

*

Quelle vérité? Pourquoi un tel langage?

De quoi parlait donc le maître de cet oiseau?

Auguste m’apprit un beau jour, sans ambage,

Qu’il l’avait adopté, trouvé dans un tonneau!

Frissonnant, amaigri, il l’avait attrapé,

Puis enveloppé dans un tissu souple et chaud,

Ensuite emmené chez lui, emmitouflé,

L’appelant dans un premier temps Calimero.

*

Ce qu’il devait à Auguste, le perroquet,

Il n’en avait cure car une fois libéré,

Le jour de la lessive, le tissu douillet,

César ne pouvait que, heureux, le retrouver.

*

De Calimero à César, c’était couru!

“Ave, Ave!”, était-ce une reconnaissance?

Notre Auguste avait-il enfin tout vu?

Sans doute point car avec cette aisance…

*

Grandeur et Coco-tance...ou caquettance!

Thierry-Marie Delaunois

Publié dans Poésie

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Jean-Claude Texier nous propose un extrait de son dernier roman "Loozie Anna"

Publié le par christine brunet /aloys

Jean-Claude Texier nous propose un extrait de son dernier roman "Loozie Anna"

Loozie Anna, c’est l’histoire d’une seconde naissance dans la recherche de soi-même. Son corps prend une nouvelle vie lorsque sa grand-mère Audrey la sculpte dans l’argile.

Loozie Anna, c’est la recherche d’une identité. Au début du roman, elle part à la recherche de ses racines américaines. Dans la vie sociale, elle s’appelle Adélaïde. Audrey lui suggère qu’elle a une illustre descendance, qui remonte au fondateur la Massachusset Bay Colony Edward Winslow d’où sont nés les États-Unis.

Dans sa vie privée, elle a incarné dans une représentation théâtrale d’Adélaïde de France, la fille aînée de Louis XV, qui fut condamnée à l’exil par la Révolution. C’est ce mythe personnel, qui la lie à son père, qui sera exploité par son amant lors d’un Mardi Gras à la Nouvelle Orléans.

Dans sa vie professionnelle, c’est une brillante linguiste obsédée par les mots, une érudite à la recherche de tous les accents de la langue anglaise. Son aventure amoureuse lui permettra de donner un nouveau sens à sa vocation.

Mais c’est par le biais de l’art musical et de l’amour sincère que lui porte un musicien qu’elle découvrira sa personnalité et par l’intermédiaire duquel elle exaucera le vœu de son père : interpréter comme violoniste le concerto en Ré mineur de Tchaïkovki lors d’une fête du lycée.

UN EXTRAIT...

QUI ES-TU, ADELAÏDE ?

Qui es-tu Adélaïde ?

Es-tu comme tu te rêves à la Nouvelle-Orléans, « fille de colon avant la guerre civile, courant au pied des colonnes, à l’ombre des chênes, entre les orchidées et les gardénias, native d’une terre orgueilleuse, élégante, dont la resplendissante beauté a miraculeusement échappé aux griffes du machinisme dévorant. » ?

Ou la réincarnation de cette Adélaïde de France, fille aînée de Louis XV, musicienne et cavalière, en laquelle ton père voulait te déguiser pour le carnaval ?

Es-tu cette princesse royale véhémente, incarnée lors d’une célébration théâtrale, adjurant sa race insouciante de se réformer avant le séisme de la Révolution ?

Ou encore cette violoniste, animée de piété filiale, accomplissant le vœu de son père de la voir exécuter un jour le plus difficile concerto au monde ?

Serais-tu, comme l’évoque De Rieu, l’Adélaïde de Beethoven, issue de ce poème de Friedrich von Matthisson, celle dont le nom brillera dans les fleurs sur la tombe de son adorateur ?

Es-tu la douce princesse de ton séducteur, ou la hautaine aristocrate rejetant ses avances dans le langage précieux d’une fille de roi sur une scène imaginaire, avant de succomber au bonheur d’aimer ?

Ton nom n’indiquerait-il pas plutôt une descendance mystique, ta noblesse serait-elle d’origine chrétienne ?

Ou bien n’es-tu, comme Edna le devine, comme Alsom le prétend, comme un graffiti le proclame, qu’une adulte qui rêve en vain redevenir enfant ?

Nais-tu réellement dans l’argile sous les doigts d’Audrey, la grand-mère sculptrice, éveillant ta chair à la sensualité avant de t’inviter à l’offrir aux hommes ?

Es-tu cette poupée habillée de chiffons que tu dis sentir en toi dans la solitude et l’abandon, ou bien l’immigrée royale dans sa robe d’apparat, resplendissante sous les trainées multicolores du feu d’artifice d’un Lundi Gras à La Nouvelle-Orléans ?

Et en amour, qui es-tu ?

L’amoureuse de Sébastienne, celle d’Alsom ou de De Rieu ? Parmi toutes les fleurs qui t’environnent, les magnolias et les roses, est-ce l’iris de Louisiane offert par ton amant qui t’identifie le mieux ?

Et que cache ce poème de Yeats prédisant les futurs regrets d’une vieille femme d’avoir ignoré dans sa jeunesse le seul homme qui la comprit et l’aima vraiment ?

Et cet autre poème de Longfellow, que tu cries à Bar Harbour au vent de la mer, t’avertissant d’un bonnet de bouffon dont une belle demoiselle veut te coiffer, est-ce le destin qui se moque de toi ?

N’es-tu, comme le dit la noble visiteuse de ton rêve, qu’une usurpatrice d’identité prestigieuse, et faute de te connaître vraiment, faudra t-il nous résoudre au désenchantement de ton état-civil : Adélaïde Romeuf, irlandaise par sa mère, américaine par sa grand-mère, française par son père, professeur de lycée à Saint-Sauveur par vocation, hantée par les mots, leur sens et leur prononciation ?

N’es-tu simplement et pour toujours, que ces paroles d’une chanson nostalgique de Billie Holiday :

N’as-tu jamais regretté La Nouvelle Orléans

Après y avoir laissé ton cœur ?

Je regrette les vignes vierges couvertes de rosée,

Les grands pins où chantait l’oiseau moqueur.

Et celles que tu répètes lentement, les larmes aux yeux à la fin du rêve, comme une leçon apprise de ton aventure, entourée des souvenirs qui ont illuminé ta vie : Loozie Anna, Loozie Anna ?

Jean-Claude Texier

Publié dans Textes

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"Tant de silences !" de Philippe de Riemaecker en invité sur Aloys

Publié le par christine brunet /aloys

"Tant de silences !" de Philippe de Riemaecker en invité sur Aloys

Je dois avouer que je ne savais pas trop comment aborder ce roman, puisqu’il s’agit d’un roman de 348 pages quand même.

Pour une fois, la personnalité même de Philippe m’a amenée à lire le prologue… quelques pages qui abordent une actualité brûlante, une société en mal de repères qui se referme, se rabougrit sous les coups des extrémismes.

« Tant de silences ! » Est-il un roman engagé ?

Sans aucun doute, un peu comme son auteur. C’est également un parcours autant initiatique que géographique, avec un apport autobiographique presque évident.

Entre descriptions et scènes d’une rare violence, entre émotion et déshumanisation, cet ouvrage est déconcertant. L’auteur cherche-t-il à bousculer, à choquer ? Probablement. Mais il veut amener son lecteur sur d’autres traces, celle de l’acceptation d’autrui…

Deux univers, deux rythmes, deux processus qui tendent vers une fin commune. La plume de Philippe de Riemaecker est fluide, précise et propulse dans deux parcours de vie qui n'auraient jamais dû se rencontrer.

Construit comme un double voyage aux côtés de deux « séries » de personnages très différents, plaidoyer pour la tolérance, il veut apporter l’espoir. Les personnages attachants nous font vibrer au cœur d’une question fondamentale aujourd’hui : quelle est la place de la Religion (avec R majuscule) dans nos sociétés, et quelle place sommes-nous prêts à lui accorder.

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Publié dans l'invité d'Aloys

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Séverine Baaziz a lu "La maison" de Marie Klimis

Publié le par christine brunet /aloys

Séverine Baaziz a lu "La maison" de Marie Klimis

Autant vous le dire tout de suite, avant même de recevoir ce roman, j’avoue qu’il avait déjà mes faveurs. Comment aurait-il pu en être autrement, moi qui aime tant les contes, les jolies couvertures… Bref, tout s’annonçait des plus positifs. Sauf qu’à attendre le meilleur, on peut aussi être déçu.

Eh bien non : je l’ai adoré !

J’ai ouvert le livre et, très franchement, dès les premières pages, j’ai su que je l’aimerai jusqu’au bout. Il faut dire qu’il commence par une apostrophe au lecteur, de celles qui vont agréablement rythmer tout le long de l’histoire : « Tiens, un nouveau venu. Entrez cher ami, n’ayez pas peur. Je vous en prie, prenez un siège. Installez-vous, mettez-vous à l’aise. »

Ce livre, c’est l’histoire d’une maison traversée par les vies enchantées et désenchantées de ses occupants. Des vies nourries de rencontres toutes plus fantasques les unes que les autres. Un théâtre vibrant. Les murs en tremblent. Les tuiles en tombent. Puis, on répare.

Et puis, un incroyable festival de personnages haut en couleur : Clovis Hammeur, Aurore, Jules, Pierre le camelot, Horace le forgeron, Perceval Poulet (l’homme aux oiseaux), Antoine Gredin (marionnettiste), l’Artiste, Mrs Harrison, Constance (la cuisinière ensorceleuse), et tant d’autres.

Présenté comme cela, on pourrait se méprendre sur la qualité essentielle de ce conte : foisonner de fantaisie sans jamais être brouillon.

L’écriture est parfaitement maitrisée, élégante et pétillante. Le fil narratif, délicatement cousu. Chaque page a sa raison d’être. Chaque mot est juste.

La légèreté n’est jamais niaise ; la gravité jamais larmoyante. J’ai beaucoup aimé aussi ces poupées russes parsemées ici et là ; ces histoires dans l’histoire qui se dessinent presque l’air de rien.

Fantasque et touchant. Oui, c’est ça. Tellement distrayant, aussi. A l’image des deux personnages principaux : Clovis Hammeur, bourru, né de presque rien et Aurore, l’enfant venue de nulle part. Deux solitudes presque démentielles qui s’apprivoisent.

Je referme ce livre avec le souvenir du plaisir de l’avoir lu. Pas seulement parce que je me suis attachée aux personnages, à leur devenir, mais aussi parce qu’à mon humble avis, une écriture si aboutie dès le premier roman est quelque chose de peu commun.

Voilà.

Je lève mon chapeau et je dis : merci, Marie.

Séverine Baaziz a lu "La maison" de Marie Klimis

Séverine BAAZIZ

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Le blog "Plaisir de lire" a chroniqué "Obscurité" le roman de Jean-François Foulon

Publié le par christine brunet /aloys

http://lireestunplaisir.skynetblogs.be/archive/2016/08/15/descente-aux-enfers-dans-un-jardin-d-eden-8639362.html

http://lireestunplaisir.skynetblogs.be/archive/2016/08/15/descente-aux-enfers-dans-un-jardin-d-eden-8639362.html

Le blog "Plaisir de lire" a chroniqué "Obscurité" le roman de Jean-François Foulon
Descente aux enfers dans un jardin d’Éden…

Le premier roman de Jean-François Foulon, Obscurité, paru chez Chloé des Lys à Barry, décrit avec beaucoup de finesse la randonnée tragique en Peugeot 206 d’une femme qui, fuyant la violence conjugale avec ses enfants, en vient à parcourir l’Hexagone à la recherche de quelqu’un qui n’est autre qu’elle-même (les personnages ne sont pas nommés, sauf sa fillette), dans une sorte d’obscure déréliction en spirale.

En voici le pitch :

« Une femme de 38 ans décide subitement de quitter son compagnon, avec qui la vie commune n’est plus possible. Accompagnée de son fils de 12 ans et de sa fille de 8 ans, elle part donc au hasard sur les routes de France, avec le vague espoir de se réfugier chez une ancienne amie, dans le Massif central.

Malheureusement, elle ne trouve là-bas qu’une maison vide. Complètement dépassée par les événements, c’est son fils qui, petit à petit, prendra les choses en main. Ses nouvelles responsabilités le rendent plus mûr et il s’éveille à l’amour auprès d’une adolescente de la région.

Mais il faut de nouveau partir et le trio erre au hasard, passant successivement par la Dordogne, la côte atlantique, les Pyrénées et le Languedoc, pour se retrouver finalement dans les Cévennes. À chaque endroit, les aventures se multiplient, mais ce qui ressemblait au début à des vacances s’est petit à petit transformé en une véritable fuite en avant.

Cette errance géographique renvoie au cheminement intérieur de la mère et à son désarroi. On peut y voir aussi une métaphore de l’existence en général. L’histoire finira tragiquement, car la vie, cruelle, ne fait pas de cadeau à ceux qui tentent malgré tout d’échapper à leur destin. »

Un Easy rider des bleus à l’âme, ma foi très réussi…

Bernard DELCORD

NB :

Outre la publication sur le site de Brice Depasse (critique littéraire sur radio-Nostalgie), l'article est également paru sur le site Homelit, partenaire de radio Nostalgie, ainsi que dans la version en ligne de la revue satirique belge "Satiricon".

En outre, il sera inséré dans la newsletter d’août 2016 des guides gastronomiques belges DELTA puis mis en ligne sur leur site (www.deltaweb.be). Il s'agit certes d'une revue gastronomique, mais l'avantage c'est qu'elle est distribuée à quatre-vingt-dix mille exemplaires.

http://lireestunplaisir.skynetblogs.be/archive/2016/08/15/descente-aux-enfers-dans-un-jardin-d-eden-8639362.html

http://homelit.skynetblogs.be/archive/2016/08/15/descente-aux-enfers-dans-un-jardin-d-eden-8639363.html

http://www.satiricon.be/?p=12376

Publié dans Fiche de lecture

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Jean-François Foulon a lu "Impala" de Marie-Thérèse Carlier

Publié le par christine brunet /aloys

Jean-François Foulon a lu "Impala" de Marie-Thérèse Carlier

Difficile, de parler de poèmes, même si j’en ai écrit moi-même. Difficile d’en dire la spécificité intrinsèque, car chaque texte, finalement, a son âme propre. Néanmoins, quelques thèmes traversent ce recueil, en lui donnant une unité certaine. Le ton est généralement assez sombre. Point de nature généreuse ici, de vertes prairies ou de splendides forêts où chantent les oiseaux. Non, on est plutôt dans le tragique de la vie. On parle de la souffrance (physique et morale), de la maladie, de la solitude et de la mort. On parle des êtres faibles, des petits, des enfants morts en bas âge. On parle de la difficulté de l’individu à vivre dans ce monde d’injustice et de douleur. On parle du temps, qui nous emporte inexorablement vers la mort :

Mon présent est réduit, si indéfini,

Mais je sais qu’il est déjà anéanti

Tout n’est pas sombre, pourtant, il y a eu de bons moments, mais tout cela était finalement éphémère :

Oui, j’ai connu une vie pleine de surprises,

Mais elle va m’être prise.

Parfois, la poétesse se révolte contre l’inéluctable et elle clame son besoin de bonheur :

Je veux vivre en liesse

Je veux vivre sans détresse

Je veux vivre en harmonie

Avec ce don d’en Haut, ma vie.

Elle espère, même, en une vie future, après la mort, ultime espoir. En attendant, elle rêve et construit dans sa tête un autre monde, meilleur que celui dans lequel elle vit :

Je vois les rivages les plus fabuleux

Les mers les plus généreuses

Il y aurait donc un « ailleurs » où tout serait différent et auquel elle aspire. Comme le lecteur la comprend ! Cet « ailleurs », c’est dans l’écriture que Marie-Thérèse Carlier va le chercher. Mais l’inspiration n’est pas toujours au rendez-vous et cette écriture, elle aussi, peut la trahir. Que lui reste-t-il, alors, ces jours où la page reste désespérément blanche ? Elle peut contempler les nuages et leurs formes féériques ou admirer une rose. Mais la forme des nuages change et la rose n’est pas éternelle. L’histoire des hommes, quant à elle, n’est qu’un champ de batailles et n’offre que du sang. La seule solution semble être finalement une sorte de don de soi afin d’apporter un peu de réconfort aux frères humains qui nous entourent. Il faudrait tourner le dos au côté sombre de la vie et n’en conserver que le meilleur.

Voilà pour le fond, qui je dois dire me plait bien. Pour la forme, si j’osais une critique (il faut être honnête toujours et dire ce que l’on pense), je dirais que le recueil aurait gagné à être en vers libres. Certes, les rimes apportent une musicalité certaine (cependant il faudrait alors, pour chaque vers, respecter le nombre des pieds), mais souvent elles obligent l’auteur à choisir un mot non pour son sens mais précisément pour sa rime. Il s’ensuit un exercice parfois un peu forcé. Il me semble que les thèmes ici abordés étaient suffisamment forts pour être traduits en une prose poétique ou en vers libres. Certains me diront au contraire qu’un poème ne vaut que par sa forme, son style, et pas par son contenu. C’est l’éternel débat qui avait amené Roland Barthes à dire qu’un texte n’était littéraire que parce que son auteur en avait ainsi décidé (et son contenu n’avait finalement aucune importance). C’est aller trop loin, à mon avis. En tout cas, quand on referme le volume « Impala », on n’oublie pas les thèmes abordés, qui nous concernent tous. N’est-ce pas là, déjà, une grande réussite ?

Jean-François Foulon a lu "Impala" de Marie-Thérèse Carlier

Jean-François FOULON

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