Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Philippe De Riemaecker nous propose en invité un extrait de son roman "Tant de silences"

Publié le par christine brunet /aloys

Publié dans l'invité d'Aloys

Partager cet article
Repost0

Le rêve, une poésie signée Marie-Noëlle Fargier

Publié le par christine brunet /aloys

Le rêve

*

*

Si le rêve quittait mon aujourd'hui

Pourrais-je sentir la pluie ?

Pourtant elle éclate sur ma peau

Si le rêve quittait mon horizon

Pourrais-je entendre les sons ?

Pourtant ils pleurent sur mes maux

Si le rêve quittait mon passé

Pourrais-je surprendre mes souvenirs ?

Pourtant ils rient sur mon ingénuité

Si le rêve quittait mon avenir

Pourrais-je imaginer des mots?

Pourtant ils cognent sur mes paupières

Ouvertes à un ciel, des arbres, des mers, des êtres

Imaginaires

D'un bleu parfait, d'un vert lumineux, d'écumes blanches, de chair douce et de sang clair

Le rêve est là, je le libère et m'envole avec lui, sans bruit

Depuis si longtemps...

Il devient ma vie, les yeux clos

*

Et quelques fois...

L'eau se glace, le lointain se mure, la mémoire se grise

La réalité surgit, elle m'emprisonne et m'enferme près d'elle, sans émoi

Depuis si longtemps...

Alors, je suis chahutée, et si triste

d'un bleu délavé, d'un vert éteint, d'écumes noires, de chair meurtrie, de sang séché

*

J'appelle l'ondée fine, les notes symphoniques, les couleurs d'autrefois

Pour le retrouver, Lui, le rêve

Encore longtemps....

J'existe par Toi.

M-Noëlle Fargier

Publié dans Textes

Partager cet article
Repost0

Brune Sapin nous propose un nouveau poème

Publié le par christine brunet /aloys

 
« Symboliquement vôtre »

*

Si tout va, la vie va, Tout ira, rira bien

Mais qui donc le premier Ne dira jamais rien

Qui puisse ébouriffer À temps le va-et-vient

Du temps, du trou, du train

Puisque tout s’accélère

En illuminations

Clair-obscur, demi-teintes

C’est fou ça sent la fin

Du moins de tous ceux-ci

Qui ne voient pas plus loin

Que la main à couper

Et dans le cœur l’écrin

De l’amour suspendu

Au fil du juste titre

Mais à qui les écrire

Ces trois petits points-là : …

 

Brune Sapin

Publié dans Poésie

Partager cet article
Repost0

Vincent Knock a lu "Le boiteux de Grattebourg de Rolande Michel

Publié le par christine brunet /aloys

Vincent Knock a lu "Le boiteux de Grattebourg de Rolande Michel


"Avec Le boiteux de Grattebourg, Rolande Michel nous livre un texte à mi chemin entre le fantastique et le roman de terroir où l’on se plait à suivre les pérégrinations malchanceuses de son héros, Anselme, dit le boiteux, un être profondément laid mais également profondément bon. Et on se laisse vite happer par le style travaillé qui transpire dans l’écriture de l’auteur, où l’on semble tomber dans un village inquiétant en proie aux manifestations mystérieuses de dame nature. Par l’atmosphère rurale et les réactions animales de certains autochtones, habités et féroces envers Anselme, on se croirait embarqués dans une nouvelle histoire de David Lynch où le lecteur est en insécurité permanente, à la merci des rumeurs et peurs d’un autre temps. On découvre une multitude de personnages étranges (le rebouteux, Maria, le curé…) aux prises avec des phénomènes surnaturelles qui s’amplifient à mesure de l’avancée de l’histoire.

Parce que c’est là que réside le tour de main de ce livre de 219 pages, d’avoir su créer un univers inquiétant (une campagne reculée) et intemporel (cela pourrait se dérouler au moyen âge, au début du siècle, voire de nos jours), dans lequel on est immédiatement happé jusqu’au dénouement final qui relève sa part de mystère.

Une belle lecture".

Vincent Knock a lu "Le boiteux de Grattebourg de Rolande Michel

Vincent Knock

Publié dans Fiche de lecture

Partager cet article
Repost0

Denis Billamboz chronique "Angela" de Silvana Minchella

Publié le par christine brunet /aloys

Denis Billamboz chronique "Angela" de Silvana Minchella

http://mesimpressionsdelecture.unblog.fr/2016/09/21/angela-silvana-minchella/

Dans la région centrale de l’Italie, pas très loin du fameux Monte Cassino qui vit les Alliés défaire les Allemands, Luisa, la plus belle fille du village est mariée, contre sa volonté, à un des rares hommes qui sortent indemnes du conflit mondial. De leur union, naît, après bien des tentatives infructueuses, un bébé, Angela, ce n’est pas un garçon mais c’est tout de même une héritière pour cette famille qui peine à assurer sa succession. Angela est choyée comme un trésor, elle représente l’avenir de la famille, le bâton de vieillesse de tous ceux qui l’accueillent.

Les temps sont difficiles dans cette région très pauvre, le père décide d’émigrer en Belgique où il ne s’adapte pas contrairement à Angela qui devient une vraie petite citadine qui a honte de son père demeuré un brave paysan italien perdu dans la grande ville. « Honte remords, mépris de moi-même et colère contre « les autres » dont le jugement, le regard, l’opinion, étaient plus puissants que mon élan vers mon père fatigué. » Lui écrit-elle dans une lettre qu’elle ne lui remettra jamais.

La petite fille devient le pilier de la famille entre une mère devenue citadine, prête à tous les expédients pour rester dans la grande ville et un père alcoolique qui voudrait retourner dans sa campagne natale. Elle apprend à se défendre seule et à trouver en elle les forces qui ont présidé à sa naissance et qui lui confère la fragilité d’un elfe qui la caractérise. Elle s’adonne à toutes les recherches possibles, sans ordre, ni méthode. « Elle goûta à tout ce qui se présentait : Boudhisme, guérison par les couleurs, par les sons, magnétisme, chakras, canalisations, hypnose, physique quantique, tarot, décodage des rêves, loi de l’attraction, le grand secret, l’alchimie, la reconnexion, voir les auras, les vies antérieurs, le transgénérationnel, la Gnose, etc… »

Silvana nous raconte son parcours, ou celui d’une fillette qui lui ressemblerait étrangement, le chemin parcouru par une petite émigrée italienne en butte à toutes les misères de l’exil, les difficultés familiales, l’intégration, le rejet, la stigmatisation… Mais ce parcours est aussi tout le chemin qu’elle a parcouru pour comprendre ses origines, sa raison de vivre, son être profond, sa place dans le monde. Une quête où se mêlent l’introspection et la recherche des origines.

Ce livre qui se divise en deux parties très distinctes n’est en fait une seule est même histoire, c’est la quête de cette gamine devenue une séduisante femme qui cherche à comprendre comment elle a pu naître avec de yeux liquides au milieu d’une tribu aux yeux de charbon et, devenue adulte, ressentir en elle des forces qui ne semblent pas résider chez les autres. Ce ne sont peut-être que les stigmates de l’arrachement et de la honte des parents qui entraînent cette femme sur les chemins de toutes les religions en passant par l’ésotérisme et l’occultisme et toutes les formes de pensées qui traînent dans notre société et qui l’incitent à se réfugier dans les rêves où elle pourrait trouver son prince charmant, son complément.

Denis Billamboz

Publié dans avis de blogs

Partager cet article
Repost0

Marie-Noëlle Fargier nous présentait son premier roman "La Bukinê d'Anna" sur actu-tv... Souvenez-vous !

Publié le par christine brunet /aloys

Publié dans vidéo

Partager cet article
Repost0

Micheline Boland nous propose un extrait de "Voyages en perdition"

Publié le par christine brunet /aloys

Micheline Boland nous propose un extrait de "Voyages en perdition"

Je viens de manger une rondelle de carotte. Sa texture croquante et sa saveur un peu douce me restent encore en bouche. Un tel plaisir pour quelques millimètres de légume !

"Vous rêvez ma sœur !

- Je priais, Sœur Bénédicte… Je louais Dieu pour ces beaux produits de la terre, comme vous le louez, m'avez-vous dit, pour les jolies fleurs de notre jardin."

Sœur Bénédicte m'a surprise. Elle ajoute en souriant :

"Vous deviez être bien près du Tout-Puissant pour avoir ce regard béat…"

Je continue d'éplucher les carottes. Puis, je coupe les céleris. Cette odeur entêtante des céleris, promesse d'une ivresse gustative ! Sœur Bénédicte ayant quitté un instant la cuisine pour chercher des échalotes dans le cellier, j'en profite pour y goûter. Me reviennent des souvenirs de moules marinière, de potées, de soupes crémeuses.

Quand Sœur Bénédicte me retrouve, je suis occupée à mâchonner. "On voit que vous aimez ce que vous faites ma sœur. Avant votre arrivée ici, personne n'aurait eu l'idée de couper de fins bâtonnets de légumes, ni d'utiliser des échalotes plutôt que des oignons. Avant votre arrivée, personne n'attachait une telle importance à la préparation des repas. Et puis cette façon de goûter à toutes nos préparations, d'y ajouter cette touche qui change tout. Je dois dire qu'avec vous, cuisiner ce n'est plus le même travail !"

En quelques mois, Bénédicte et moi sommes devenues assez intimes. Elle est la plus jeune de mes consœurs, la plus sportive, la plus primesautière. Elle s'occupe des chants et est heureuse que je l'aie aidée à étoffer son répertoire. Si j'avais un pépin de santé, un problème spirituel ou autre, c'est à elle que je me confierais. Nous passons beaucoup de temps ensemble, à rapiécer, raccommoder, jardiner, peindre, choisir des chants et à cuisiner évidemment. Ses bavardages ne me gênent pas. Après le décès accidentel de son père, elle a été éduquée par sa mère et sa grand-mère : deux femmes qui ont investi dans la religion tout l'intérêt qu'il leur était devenu impossible de placer dans leur vie conjugale. Bénédicte a développé une conception poétique, naïve et quasiment romantique de la vie.

Onze heures trente. Le potage, la potée aux carottes aromatisée à l'huile de sésame et au vinaigre à l'estragon, la salade de fruits, tout est prêt. La table est dressée dans le réfectoire. Les fumets de cuisine parviennent jusqu'à la chapelle où nous sommes réunies pour prier.

Midi trente, nous passons à table. Sœur Joséphine me fixe un long moment. Son regard pétille et ce ne sont sûrement pas les passages de l'Apocalypse lus par Mère Geneviève qui ont cet effet sur elle. Depuis mon arrivée, j'ai pu constater que Sœur Joséphine avait pris quelques kilos. Sœur Joséphine, si malingre, à laquelle le docteur prescrivait des compléments alimentaires, va beaucoup mieux. Elle mange plus, elle tient mieux en équilibre sur ses jambes, est moins grincheuse et a demandé à faire partie du groupe "cantiques".

Quinze heures, Mère Geneviève m'appelle dans son bureau. Je rentre en laissant la porte entrouverte.

"Asseyez-vous, ma fille. Ce que j'ai à vous dire est délicat. Ma fille, j'ai constaté en faisant les courses que la liste des achats comprenait des articles luxueux, disons des articles d'épicerie fine. Je sais que vos parents et votre frère s'occupent d'une entreprise de service traiteur, je sais que vous-même avez donné des cours de cuisine dans une école professionnelle, mais voilà je me fais du souci pour vous, ma fille. Savez-vous que la gourmandise est un péché capital, au même titre que la luxure et l'orgueil ? Peut-être ne l'envisagez-vous pas ainsi ? J'ai pensé, un moment, que vous considériez que l'exercice de votre talent est une forme de louange à l'attention du Créateur. Le doute m'est venu de cette sorte de flamme que nous lisons toutes dans votre regard quand vous servez à table et quand vous mangez. Ce qui m'alerte, c'est que plusieurs de nos sœurs ont grossi et que nous consommons davantage de produits alimentaires. J'en ai surpris l'une ou l'autre occupée à vous demander le menu du jour. Ne sommes-nous pas, pour la plupart, engagées sur la voie d'une faute quotidienne ? Et cela est d'une extrême gravité. Jusqu'où cela va-t-il nous conduire ? Je crains pour notre salut, ma fille..."

Je reste immobile, muette. Je triture le bas de ma robe, puis fais rouler entre mes doigts les perles de bois de mon chapelet.

(Tiré de la nouvelle " Un péché capital")

Micheline Boland

Publié dans Textes

Partager cet article
Repost0

En invité, Philippe de Riemaecker en interview avec son roman Tant de silences

Publié le par christine brunet /aloys

Publié dans l'invité d'Aloys

Partager cet article
Repost0

BRUNE SAPIN nous propose un poème...

Publié le par christine brunet /aloys

BRUNE SAPIN nous propose un poème...

Dehors, tout à voir.
Rien dans les livres,
Rien dans les silences,
Naturellement...
Car il faut s'expatrier pour goûter à l'aventure !
Délicieux voyage éternel qui vient d'avant les âges et qui n'aura pas de fin,
L'âme rongée par les bouleversements métalliques de la vie usée et quelque peu rouillée,
Tant de rouages qui s'entrechoquent dans les entrailles de l'univers,
Les caresses mécaniques du sable par la mer,
Les calculs ont remplacé le mystère ;
Rien dans les rumeurs,
Rien dans les règlements de compte,
Seuls témoins de cette réalité répertoriée dans les grimoires magiques :
Les amis, de c?ur à c?ur et de voix à voix,
Les amis qui pardonnent en riant de l'indifférence des autres gens qui convoquent une société compensatoire,
Les amis hors sentiers, hors de portée ;
Personne ne pourra toucher à ceux-là qui sont là malgré un manque certain de détails sur le décor,
Peu importe où,
Peu importe comment,
Et la nature qui nous donne ce qui manque en paradis,
Cette légère brise de chaleur humaine,
Inneffablement incorruptible.
Merci.

BRUNE SAPIN

Publié dans Poésie

Partager cet article
Repost0

Marcelle Pâques nous présente son nouvel ouvrage "Les aventures de Billy"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Qui suis-je ?

 

Je suis une amoureuse, des mots, de la vie, la nature et la musique !

Tout ce qui participe à l'envol et à la quiétude de l'âme ...

Mariée, deux fils et 5 petits-enfants sans oublier ... Le chien 

 

Un recueil de poésie paru en 2012 " Bientôt les jonquilles". Chloé des Lys

Petit recueil qui raconte une histoire avec de l'humour et des métaphores 

                              Un sapin déçu 

                              Se retrouve à la rue

                              Bientôt les jonquilles

          Bon, le sapin c'est ( le mari) !!!

 

Un deuxième recueil paru en 2014 " Pourquoi pas ?".  Chloé des Lys

Il aborde les thèmes du quotidien : Les cons, les révoltes, l'amour, le troisième âge, etc ...

 

Participation à une Anthologie "La Marguerite des possibles". 2013

Pour l'association - Rêves - association qui réalise autant que possible les souhaits des enfants malades.

 

Participation à des revues littéraires - 

Un blog : http://marcellepaques.skynetblogs.be

 
marcellepaques.skynetblogs.be
Poésie par Marcelle Pâques Depuis toujours inspirée par la magie des mots, par les paysages et les sentiments, j'ai participé à de nombreux récitals.

 

Médaille d'or - Poésie libre - Arts et lettres -1994

 

Mon dernier livre paru chez Chloé des Lys ( Super maison d'édition) !!!

                            " Les aventures de Billy"

 Il est en attente de référencement mais je peux déjà vous le présenter grâce à la complicité de Christine.

 

C'est l'histoire d'un petit ours en peluche qui se transforme la nuit en ours vivant et magique grâce

à la complicité de son amie la fée ....

 

Il y a 4 aventures, je vous livre un petit extrait de la première - Billy et Clara -

 

La fée voltige, lumineuse autour de Clara.

- Qui es-tu ? La fée Clochette ?

- Non, mais je suis en effet une fée.

- Mais ... vous n'existez pas !

- Pourtant tu me vois.

- Je te vois mais tu es un rêve !

- Peut-être que si tu le veux vraiment tu peux donner vie à tes rêves.

- Je ne comprends pas, et j'ai froid, je vais mourir de froid.

- Non, non, regarde ton ours !

 

- Billy, Billy est maintenant un ours immense et vivant !

La petite fille n'en croit pas ses yeux, il est si chaud, elle se sent tellement bien près de lui.

 

Billy, tu es un vrai ours ?

- Oui, et je parle, mais seulement pour une nuit, c'est un cadeau des fées.

Dors Clara, tu es une petite fille très courageuse.

 

J'ai eu la CHANCE de pouvoir bénéficier de la créativité et du talent de Catherine Hannecart

qui a étudié à La Cambre et qui s'est chargée de la couverture et des illustrations.

 

Merci Christine !!!

 

Marcelle Pâques

Publié dans présentations

Partager cet article
Repost0