Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Des auteurs dynamiques ! Lionel Cieciura et Thierry-Marie Delaunois

Publié le par christine brunet /aloys

Des auteurs dynamiques ! Lionel Cieciura et Thierry-Marie Delaunois
Des auteurs dynamiques ! Lionel Cieciura et Thierry-Marie Delaunois
Des auteurs dynamiques ! Lionel Cieciura et Thierry-Marie Delaunois
Des auteurs dynamiques ! Lionel Cieciura et Thierry-Marie Delaunois

Le salon du livre de Pau se tenait dans le très chic palais Beaumont ; il draine chaque années 25.000 visiteurs passionnés.

J'étais présent sur le stand d' www.unmonde-montagnes.com (librairie en ligne de livres de voyages, d'aventure et de montagne). J'ai fait un carton avec mon livre... super content !
Livre disponible sur www.conseils-de-voyage.com

Des auteurs dynamiques ! Lionel Cieciura et Thierry-Marie Delaunois

*************************************************************************

Thierry-Marie Delaunois au salon de Mon's Livre 2016
Thierry-Marie Delaunois au salon de Mon's Livre 2016
Thierry-Marie Delaunois au salon de Mon's Livre 2016
Thierry-Marie Delaunois au salon de Mon's Livre 2016
Thierry-Marie Delaunois au salon de Mon's Livre 2016
Thierry-Marie Delaunois au salon de Mon's Livre 2016
Thierry-Marie Delaunois au salon de Mon's Livre 2016

Thierry-Marie Delaunois au salon de Mon's Livre 2016

Publié dans ANNONCES

Partager cet article
Repost0

Brune Sapin nous propose un poème...

Publié le par christine brunet /aloys

Brune Sapin nous propose un poème...

La nuit tombe, et personne ne l'aide à se relever. Elle s'affaisse, pèse, écrase la ville.
Festival des réverbères.
La ville nocturne.
Plus qu'un syndrome, un symptôme.
Un drame continuel aux terrasses chauffées et enfumées des bars. Sous les néons.
Jeux d'ombres.
Se faufiler entre les verres.
L'alcool brûle, s'enflamme, corrompt les entrailles, fait vibrer les regards et hausse le ton que voilà donné.
Rues bruyantes, rues en fête.
Poussière, feuilles mortes, mégots, et autres trésors des trottoirs où les longues traînes des plus belles se gênent et se bousculent.
Tout s'ombre. Flou de la nuit noire.
Insomniaques aux postes.
Errance des futilités.
Echangées d'ivresse.
Maintenant le temps presse de s'émouvoir.

BRUNE SAPIN

Publié dans Poésie

Partager cet article
Repost0

L'auteur ? Séverine BAAZIZ !

Publié le par christine brunet /aloys

 
 
 
Aimer

 

 
Cette nuit
Allongée tout près de toi
Dans le sifflement de ton sommeil
Je n'ai pas su m'assoupir
Et les mots m'ont rendu visite
 
Ils me parlaient de toi
De moi
De notre façon de nous aimer
Moi, dispersion de fragments amoureux
Toi, inlassablement éperdu
 
Dans l'humeur aléatoire de mes sentiments
Tu ne chavires pas
Jamais
Je suis les flots
Tu es le cap
 
Seul toi sais pardonner
Ce que je suis et ce que je ne suis pas
Alors, peut-être, un jour, y parviendra-je aussi
 
L'auteur ? Séverine BAAZIZ !

Publié dans auteur mystère

Partager cet article
Repost0

Mais qui est l'auteur de ce poème ?

Publié le par christine brunet /aloys

 

 
 
 
Aimer

 

 
Cette nuit
Allongée tout près de toi
Dans le sifflement de ton sommeil
Je n'ai pas su m'assoupir
Et les mots m'ont rendu visite
 
Ils me parlaient de toi
De moi
De notre façon de nous aimer
Moi, dispersion de fragments amoureux
Toi, inlassablement éperdu
 
Dans l'humeur aléatoire de mes sentiments
Tu ne chavires pas
Jamais
Je suis les flots
Tu es le cap
 
Seul toi sais pardonner
Ce que je suis et ce que je ne suis pas
Alors, peut-être, un jour, y parviendra-je aussi
 
 
 
 
 
 
 

Publié dans auteur mystère

Partager cet article
Repost0

Micheline Boland nous propose un extrait de "Voyages en perdition"

Publié le par christine brunet /aloys

Le soir même, Nathalie se surprit à s'asseoir sur le tapis chinois. Le menton contre la poitrine, elle s'assoupit légèrement aux pieds de Guillaume. Lorsqu'elle sortit de son demi-sommeil, elle ressentait un grand bien-être et vit la main droite de Guillaume légèrement tendue vers elle. Intuition ou hasard, elle s'était installée tel un disciple écoutant le maître et lui, il avait ponctué son enseignement d'un mouvement de la main.

Elle se redressa, se leva et tituba un peu en parcourant les quelques mètres qui la séparaient de la porte d'entrée. Elle rentra chez elle. Le téléphone sonnait. Bernadette lui annonçait qu'elle prolongeait un peu son séjour. Quelques jours en plus, seule avec Guillaume, cela ne pouvait que lui plaire !

Chaque fois qu'elle le pouvait, Nathalie passait chez Bernadette. Elle prit l'habitude d'embrasser Guillaume. La première fois, elle se dressa sur la pointe des pieds, posa ses lèvres sur les siennes qui étaient chaudes et douces. Il entrouvrit la bouche, leurs langues se rencontrèrent. Le deuxième jour, il pencha un peu la tête, l'embrassa et lui caressa les épaules en douceur. Le troisième jour, il se passa la même chose, mais elle osa parler. Elle murmura : "Je t'aime, je t'aime…" Il répondit : "Ich liebe dich". Nathalie se remémora ce que Bernadette lui avait dit à propos de Günther. Il provenait de Zurich, et sa langue maternelle était l'allemand. Il était venu dans le canton de Fribourg, puis dans celui du Valais pour y travailler et c'est ainsi qu'ils s'étaient rencontrés.

Nathalie eut une idée… Elle dit : "Patience, je reviens". Elle rentra dans son appartement le temps d'y prendre son appareil photographique et un pied. De retour, elle fit d'abord de nombreuses photos de Guillaume seul. Puis, elle se mit à ses côtés, actionna le retardateur : les clichés rêvés, tous les deux ensemble ! Elle aux pieds de son amoureux ! Elle le tenant par le bras ! Elle, lui, elle et lui, lui et elle… La séance terminée, elle battit des mains et sauta de joie. Elle était en sueur et à bout de souffle.

Elle ferait agrandir la plus réussie des photos et la mettrait sur le mur de sa chambre à coucher devant son lit. Elle la ferait aussi réduire et la porterait dans un médaillon autour du cou. Ils ne seraient plus jamais séparés. C'est un coup de klaxon qui lui fit prendre conscience qu'elle devenait complètement folle. Elle toucha Guillaume une dernière fois, lui fit un signe de main et le cœur lourd, regagna ses pénates.

C'était bizarre. Nathalie n'avait plus envie de revoir Bernadette. Elle aurait voulu qu'elle ne rentre jamais de ses petites vacances à Gruyère. Elle voyait en elle une rivale. Juste une rivale qui avait un passé avec Guillaume et non plus une amie qui l'avait accueillie avec une infinie gentillesse, l'avait aidée à s'adapter à la région, la recevait chez elle et lui préparait de délicieux petits plats.

Nathalie aurait tant voulu emmener Guillaume chez elle. Alors, le dernier soir, elle le supplia : "Marche. Un petit effort. Tu arrives bien à pencher la tête, à me tenir un peu dans tes bras, fais quelques pas." Mais lui, dans un sourire si doux, avec cet air charmant qui la faisait craquer, articula : "Unmöglich". Elle comprit qu'il ne servait à rien d'insister. Elle pleura et après avoir pleuré, vit que des larmes coulaient aussi sur le marbre.

Le lendemain après-midi, jour du retour de Bernadette, Nathalie alla acheter un bouquet de fleurs et le disposa sur la table du salon, en face de Guillaume. Bernadette devait être là vers dix-neuf heures. Il était dix-sept heures trente quand Nathalie eut fini de vérifier que rien ne clochait dans l'appartement. Durant toute la journée, quantité d'idées folles l'avaient traversée : Se barricader dans l'appartement avec Guillaume ? L'amener chez elle en le faisant glisser ? Le faire transporter dans un endroit secret connu d'elle seule ? Nathalie profita du temps restant pour échanger quantité de baisers avec Guillaume. Elle demeura longtemps blottie contre lui. Et lorsque Bernadette rentra plus tôt que prévu, il fut impossible à Nathalie d'échapper à son amoureux tant il la serrait fort dans ses bras. Elle était à lui pour toujours…

Quand elle vit cela, Bernadette lâcha son sac et cria : "Laisse-la, tu ne trouves pas que tu exagères !" Elle se précipita vers la statue et lui donna une claque sur les fesses. Guillaume relâcha aussitôt son étreinte.

Bernadette riait : "Cette fois, au moins, il n'aura pas raison de notre amitié comme il l'a déjà eu avec d'autres voisines. Car, sous son visage d'ange, Monsieur est un véritable dragueur !" Elle serra Nathalie contre elle et Guillaume baissa piteusement la tête.

Dès le lendemain, Bernadette se débarrassa de la statue en l'offrant au musée de la ville et Nathalie redevint la jeune femme discrète qu'elle était auparavant.

(Tiré de la nouvelle "Un grand amour")

Micheline Boland

Publié dans Textes

Partager cet article
Repost0

Lionel Cieciura "Et si c'était mieux là-bas ?" réédite son roman en collection chez Chloé des Lys !

Publié le par christine brunet /aloys

Mon avis...

J’ai lu « Et si c’était mieux là-bas ? » de Lionel Cieciura

Compliqué de parler de ce livre… Peut-être parce qu’il réveille des images et des sensations oubliées ? Ou peut-être parce qu’il propose au lecteur une richesse d’images difficile à restituer ? Je ne sais pas… Mais j’essaie parce que ce livre est passionnant !

Voilà une invitation au voyage. Pas le voyage conventionnel, pas celui organisé pour les tours operators où confort rime trop souvent avec images-clichés. Non, loin s’en faut !

« Et si c’était mieux là-bas ? » est une invitation à l’aventure, un parcours atypique d’une quinzaine d’années au sein de pays encore peu courus à l’époque (avant 2000) : Laos, Cambodge, Birmanie, Ladakh, Tibet, Indonésie… Des années de rencontres humaines, d’expériences extrêmes. Des images différentes, des réflexions personnelles sur les contextes, les coutumes, le caractère des peuples rencontrés…

Je voyage, une drogue depuis ma plus tendre enfance. Très souvent dans des conditions difficiles. J’ai retrouvé dans ce livre le plaisir de la découverte, de la surprise, de la joie d’une rencontre impromptue ou improbable qui restera gravée à tout jamais dans la mémoire, la frayeur lors d’un mouvement de foule ou lors d’un passage de col dans l’Himalaya, mes narines titillées à nouveau par les parfums exotiques (ou putrides) des marchés, la langue anesthésiée par le goût extrême d’un thé au beurre rance préparé par un moine retiré au fin fond d’une vallée oubliée.

Un voyage initiatique ? Non, pas vraiment. Une expérience vécue comme une volonté de vivre sa vie pleinement, de donner, peut-être, un sens différent à son existence.

Ecrit comme un journal de bord, nous vivons au rythme des rencontres (souvent récurrentes), au fil des paysages grandioses, des opportunités quotidiennes ou des choix de l’auteur. Voyage au cœur de l’humain, au cœur des images.

Le rythme de l’écriture se calque sur le rythme du voyage : parfois rapide, parfois plus posé, on s’attarde sur tel ou tel endroit, dans tel ou tel pays. Une plongée dans la vie besogneuse des uns, trépidante de certains, insouciante du voyageur curieux qu’on ne peut qu’envier.

Belles descriptions des êtres rencontrés, d’ethnies oubliées désormais effacées par la « civilisation », des militaires et autres personnages qui détiennent, à leur niveau, le pouvoir, de certains touristes au comportement ahurissant. Je me suis surprise à rire à certaines situations, à sourire à d’autres.

Ces quelques mots ne peuvent rendre compte pleinement de l’expérience que propose Lionel Cieciura, mais vous donneront, je l’espère, l’envie sinon d’aller là-bas, à défaut de vous plonger très vite dans ces 350 pages de pure évasion.

Son site auteur : conseils-de-voyage.com

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

Publié dans présentations, vidéo

Partager cet article
Repost0

Christian Van Moer nous a quittés...

Publié le par christine brunet /aloys

Christian Van Moer nous a quittés...
Christian Van Moer nous a quittés...
Christian Van Moer nous a quittés...
Christian Van Moer nous a quittés...
Christian Van Moer nous a quittés...
Christian Van Moer nous a quittés...

Publié dans vidéo

Partager cet article
Repost0

Pélerins, un poème extrait du nouveau livre de Joël Godart "A la fin de ces longues années"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Pèlerins


 

A mes regrets cachés sous la pierre grise des matins

A vos folies vos désespoirs – vos mensonges

Aux jours qui passent – à la musique des âmes


 

Pour nos marches dans l'herbe des chemins

Pour la chaleur de ta main – l'éclat de ton regard

Pour les battements de ton cœur après l'effort


 

Aux mots qui s'abandonnent sur la page blanche

A l'ordre qui pointe sous le désordre de nos nuits

A mes soleils tombés bas à qui je donne liberté


 

A ce vers quoi nous tendons – pèlerins de l'indicible

 

Joël Godart

Publié dans Poésie

Partager cet article
Repost0

Clip promotionnel signé Actu-TV...

Publié le par christine brunet /aloys

Publié dans vidéo

Partager cet article
Repost0

Christian Eychloma nous présente son roman remanié en un seul volume : "Que le diable nous emporte..."

Publié le par christine brunet /aloys

 

Petite Bio !

 

À l’issue d’une carrière d’ingénieur dans l’industrie aéronautique, Christian Eychloma décide de se consacrer à l’écriture, et plus spécifiquement à la science-fiction dont il renouvelle le genre.

S’attachant à proposer à ses lecteurs des histoires originales porteuses de sens, il a à ce jour publié six ouvrages qui ont connu un vif succès auprès des connaisseurs comme des simples curieux .

- « Que le Diable nous emporte », un roman d’anticipation en deux tomes  

- « Ainsi soit-il », un peu la suite du premier

- « Mon amour à Pompéi », récit d’un voyage temporel dans l’empire romain

- « Les larmes de Titus », son tout dernier roman, une suite du précédent…

- ajoutons enfin une réédition de « Que le Diable nous emporte » en un seul tome.

Contact :

Courriel : christian.eychloma@sfr.fr

Blog de l’auteur : http://futurs-incertains.over-blog.com/

 

 

 

Synopsis

 

Un « space opera » captivant doublé d’un conte philosophique.

Les deux tomes de « Que le Diable nous emporte… » enfin réunis en un seul volume ! Une incroyable épopée vécue par quelques milliers d’hommes et de femmes fuyant une Terre moribonde pour tenter de pérenniser leur espèce…

L’ultime diaspora !

 

Un extrait...

 

 

Un choc, accompagné d’un bruit sourd. Puis le silence, et l’indéfinissable impression si souvent éprouvée de ne plus être tout à fait avec son corps et de ne devoir qu’aux sangles de sécurité de ne pas quitter son siège avec la légèreté d’une plume. En plus de cette soudaine et désagréable sensation nauséeuse que l’on avait appris à surmonter et qui passait assez vite.

La navette venait de se détacher du vaisseau et d’être expulsée dans l’espace, selon une direction tangente à la structure circulaire en rotation de celui-ci et sous l’effet de la simple force centrifuge. Le moteur de poussée fut brièvement actionné et le vecteur accélération orienté de façon à donner le coup de frein nécessaire pour provoquer la longue « chute » parabolique vers la surface.

Les passagers, fermement sanglés sur des sièges alignés par rangées de quatre, ne disaient mot en contemplant, à travers le filtre de leur visière teintée, l’étroite tranche planétaire dévoilée par le soleil aveuglant de Nouvelle Espérance. La position de l’astre, pratiquement en face d’eux et encore assez bas sur l’horizon, mettait en relief l’épaisseur de la couche atmosphérique apparaissant sous la forme d’un arc de cercle bleuté surlignant la rotondité de la planète.

La surface s’aplanissait insensiblement au fur et à mesure de la descente tandis que sa partie éclairée allait progressivement en s’élargissant. Le Vasco de Gama ne fut bientôt plus qu’un gros point lumineux dans le noir de l’espace, tandis que le dessin des continents sur la vaste étendue bleu sombre des océans commençait à se deviner sous le blanc scintillant des couches nuageuses. Personne n’avait encore prononcé un mot, comme si les laryngophones avaient été coupés.

Une annonce fut diffusée au bout d’un long moment depuis le poste de pilotage pour prévenir que l’on allait bientôt atteindre les couches supérieures de l’atmosphère et qu’il fallait se préparer à encaisser progressivement l’accélération due au freinage que subirait la navette. Ceci eut pour effet de faire sortir les passagers de l’espèce de torpeur où ils se trouvaient plongés depuis le départ et certains commencèrent à échanger leurs impressions.

Paul se tourna vers Florence en lui désignant un des hublots.

« Tu vois, là-bas, cette bande continentale ? Je crois qu’au-delà se trouve le théâtre de nos futurs exploits… »

Au fur et à mesure qu’ils se rapprochaient du sol et qu’ils se sentaient davantage écrasés dans leur siège par la résistance de l’air devenu beaucoup plus dense, ils pouvaient de mieux en mieux observer l’étrange géographie de la planète se présentant à leurs yeux de terriens avec un indéfinissable mélange de bizarrerie et de familiarité.

Sans pouvoir reconnaître quoi que ce fût, et pour cause, dans la physionomie des terres émergées, ils pouvaient toutefois contempler sans réelle surprise les longues chaînes de montagnes bleutées aux sommets enneigés et les bandes côtières très découpées et ourlées de vert sombre.

Ils étaient passés du vol spatial en vol atmosphérique. La navette s’était progressivement stabilisée à l’horizontale en faisant lentement « pousser » ses ailes de façon à se comporter comme un aéronef utilisant la portance de l’air pour se sustenter et des statoréacteurs pour une propulsion supersonique.

Ils franchirent la bordure côtière du continent que Paul avait désigné et entamèrent une descente rapide vers la plaine qu’ils regardaient défiler au-dessous, perdant assez vite de l’altitude en laissant derrière eux le scintillement des vagues de cet océan inconnu qui venait lécher le rivage de cette terre présumée vierge.

Le vrombissement devint assourdissant lorsque l’aéronef se positionna finalement en vol stationnaire au-dessus du site dont on avait communiqué aux pilotes les coordonnées géographiques précises. L’engin descendit lentement jusqu’au sol où il s’immobilisa avant que ne soient coupés les moteurs de sustentation.

Ils y étaient enfin …

 

 

Un long silence suivit pendant lequel les passagers, immobiles dans leur siège et comme osant à peine respirer, s’efforçaient de recueillir un maximum d’informations visuelles en scrutant avec intensité leur nouvel environnement. Comme si de ces premières impressions allait dépendre la suite de l’aventure.

Pour ce qu’ils pouvaient apercevoir depuis l’intérieur de la navette, ils étaient comme prévu au milieu de ce qui ressemblait à une vaste plaine, limitée d’un côté par les lointains contreforts de la chaîne montagneuse qu’ils avaient pu observer avant l’atterrissage et s’étendant à perte de vue de l’autre côté.

« Allez, les enfants, je propose d’ôter ces encombrantes armures et de se changer avant d’aller jeter un coup d’œil sur cet Éden ! » dit Paul en dégrafant sa ceinture de sécurité et en tournant la tête à gauche et à droite comme pour recueillir l’assentiment de tout le monde, proposition qui eut pour effet de faire sortir les gens de leur quasi-léthargie. Tous se libérèrent de leurs sangles et commencèrent à se lever pesamment, puis à déverrouiller le casque de leur scaphandre.

Paul expliqua à nouveau que la navette resterait hermétiquement close jusqu’à ce que tout le monde ait ôté cette lourde protection - portée par simple précaution - et se trouve dans la tenue requise pour cette première sortie. Chacun étant déjà revêtu de sa combinaison ultra légère, la pose du casque intégral en plexiglas ultra fin qui assurerait la filtration de l’air par sa base ne prit guère de temps. La cabine fut alors dépressurisée et les larges portes latérales coulissèrent pour autoriser l’accès des humains sur ce sol étranger.

Au pied de l’étroit escalier qui venait à peine d’être déployé et dont la première marche s’enfonçait à demi dans une sorte de mousse spongieuse, de hautes tiges annelées vertes et brunes, terminées par une touffe noire et épaisse, ondulaient en rangs serrés sous une légère brise. Ces verges flexibles constituaient apparemment les colonnes vertébrales de « roseaux » épais pourvus de longues feuilles jaunâtres s’élançant à partir de leur base, dentelées comme des lames de scie et apparemment aussi tranchantes.

La première chose qu’ils éprouvèrent fut une forte sensation de chaleur, ce qui ne les surprit guère. Puis ils se rendirent compte en levant les yeux que le paysage ne changeait pas beaucoup, où que portât leur regard. On pouvait tout au plus apercevoir de loin en loin, comme autant d’oasis sur cette « prairie » monotone, quelques larges bouquets d’un vert sombre, vraisemblablement constitués de ces espèces de « séquoias » avec lesquels on avait essayé de les familiariser via le décor de la piscine.

Nul bruit en dehors du léger cliquetis des lames raides et acérées s’entrechoquant plus violemment sous les rares sautes de vent. Quelques gros nuages blancs ourlés de jaune orangé dérivaient lentement dans un ciel d’un bleu très clair tirant un peu sur le vert. En raison du filtre respiratoire, toute sensation olfactive était pour le moment absente mais il n’était pas difficile d’imaginer l’odeur d’humus que devait exhaler ce terrain marécageux.

Paul se tourna spontanément vers Florence et Kate qui se trouvaient non loin de lui et prit d’autorité chacune d’elles par la main.

« Mesdames, par ici s’il vous plaît ! Vous allez être les premiers humains à poser le pied sur Nouvelle Espérance ! » déclara-t-il à travers son laryngophone avec un large sourire tout en les guidant fermement vers le bas des marches, Florence d’un côté et Kate de l’autre.

Les deux femmes, un peu gênées, se laissèrent entraîner par Paul qui prit grand soin de rester en retrait. Elles mirent en même temps le bout du pied sur le tapis végétal, levant la tête en riant pour s’offrir aux vidéocams qui immortalisaient la scène tout en retransmettant les images en direct au Vasco de Gama.

Publié dans présentations

Partager cet article
Repost0