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Récurrences, un poème de François Iulini

Publié le par christine brunet /aloys

 

Récurrences

 

C’est la fin du marché, et l’indigente

Marche vers sa faim, - Ite missa est -

Elle extirpe un trognon de cette ordure

Vite fourré dans son cabas et preste,

Elle glane, par-ci, par-là sa méchante

Provende ; invisible, abjecte et pure…


 

Les gones singent hilares la croulante,

Se lassent enfin ; midi ! Le bide peste !

Resté seul, je songe à cette pâture

Immonde ; gênée elle part, je reste

Chagrin ; les balayeurs sifflotent et chantent ;

Rigole la soupe sur l’onde pure…


 

Novembre est là et chinoise nos tombes,

Pétales lassent et choient, sang ambre et brun

Mes souvenirs chahutés par les embruns

De larmes d’or les chrysanthèmes inondent

 

 

François Iulini

Publié dans Poésie

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Salvatore Gucciardo nous propose un poème "Emotions vibratoires"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Émotions vibratoires

 

La nudité de l’âme

Dans la splendeur

Du noyau d’or

Où grelotte

La chair

De l’homme

Livrée

Aux fatras

Du destin

 

Sur le contour

D’un grain de sable

Le testament

Révèle

La fragilité

Du jour

Les aberrances

Du guerrier

L’illumination

Du sage

 

Climat

D’ombre

Et de lumière

Mystère

Insondable

 

Émotions

Vibratoires

L’ambiguïté

Au revers

Du veston

 

L’attrait

Indélébile

De l’être

Pour le festin

Cristallin

Aux griseries

Jubilatoires

 

Salvatore Gucciardo
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Un poème extrait de "L'ombre du reflet" de François Iulini

Publié le par christine brunet /aloys

 

Je lui dis les bonheurs du soleil qui inonde

Le jardin harcelé par les diablesses bleues

La chienne exubérance qui se jette dans l'onde


 

Je lui chuchote encore la grâce d'être deux

Plantés main dans la main dans le lagon turquoise

Qui teint le voile noir des instants malheureux


 

Enroulé dans mes mots, ô tristesse sournoise

Tu reposes légère, terrifiante égérie

Toi que mes rimes apaisent mais jamais n'apprivoisent


 

Endors-toi ma tristesse, veille ma poésie…

 

François Iulini

Publié dans Poésie

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Micheline Boland nous propose un nouvel extrait de son prochain recueil "Nouveaux contes en stock"

Publié le par christine brunet /aloys

UNE VIE DE CHIEN

 

Il est assis aux pieds d'un client. La serveuse de ce petit restaurant apporte un plateau avec des cafés. Il se lève, l'accompagne jusque la table voisine. Il regarde la femme qui sourit à son compagnon. Il devine que pour cette femme un biscuit est peu de choses. Il a remarqué tout à l'heure qu'elle laissait de la viande et des croquettes sur son assiette. Il attend donc un de ces biscuits qu'il sait accompagner le café. Il en a l'expérience. Il espère seulement que son intuition est la bonne. Il gémit un peu pour attirer l'attention. Alors, la femme l'aperçoit, prend un biscuit et le lui tend. Une langue de chat, un des biscuits que son maître réussit le mieux ! Il le savoure et puis s'en va vers la cuisine. Il s'installe dans son panier, sur le coussin en coton fleuri si confortable. Il rêve comme rêve le gamin, le fils de ses maîtres, quand il a fini ses devoirs. Il s'ennuie comme s'ennuie le gamin, sans compagnon de jeux ou privé de télévision.

 

À travers la porte vitrée, il remarque que la salle de restaurant est presque vide. Il quitte son panier. Il suit son maître qui salue les derniers clients. Il l'accompagne jusqu'au pas de la porte. Dehors, il fait doux. Et pourquoi pas une petite promenade ? Il file entre les jambes de son maître qui ne le voit pas s'éloigner tant il est flatté par les compliments des clients.

 

"Cette crème brûlée au marasquin était d'un tel raffinement. Et cette petite soupe aux fruits rouges. Un délice !"

 

Il n'entend pas la suite… Il est déjà face à l'hôtel de ville. C'est un vrai printemps, avec les odeurs de fleurs, avec la tiédeur de l'air, avec les terrasses de café où s'attardent les gens. C'est un vrai printemps, avec la liberté d'aller et venir.

 

Le temps passe. Il est seul sur la pierre bleue près du jet d'eau. Deux petits vieux qui se promènent bras dessus, bras dessous l'appellent. Quelques paroles réconfortantes et il se met à les suivre. Ils sont gais, ils rient. Ils ont sans doute bu un coup de trop pour fêter le printemps ou bien alors c'est lui qui les rend si gais.

 

Ils n'habitent pas très loin et il rentre avec eux dans la maison. On l'installe sur une vieille couverture où il s'endort.

 

Pendant ce temps-là, son maître et sa maîtresse le cherchent en vain. Le gamin pleure dans la cuisine du restaurant tandis que le commis termine son boulot de nettoyage.

 

Le lendemain, on a posé des affiches chez tous les commerçants du quartier. Une photo de lui, une adresse avec ces quelques mots : "Bonne récompense à qui retrouvera notre chien."

 

Il passe des jours et des jours chez les petits vieux qui le choient comme ils peuvent. Ils sont toujours aussi gais que lors de leur première rencontre.

 

Le gamin reste inconsolable. On va donc acheter un autre chien, un bichon qui lui ressemble ! Son vrai double que l'on traite aussi bien que lui. On a juste nettoyé le panier et remplacé le coussin fleuri par un coussin à carreaux. La plupart des clients n'y voient que du feu.

 

Puis un jour, la vieille a vu l'affiche. Les deux petits vieux sont partis bras dessus, bras dessous pour le reconduire chez ses maîtres.

 

Le voilà chez lui, avec un compagnon, un frère. Il a retrouvé son coussin fleuri, ses clients. Il s'est offert de belles vacances et est reçu comme le fils prodigue.

 

Depuis cet événement, il s'ennuie moins souvent. Souvent, les deux compères restent immobiles à observer les clients. À deux, le temps passe bien plus vite.

 

Bras dessus, bras dessous, les petits vieux viennent parfois lui rendre visite. Ils ont recueilli un jeune chat blessé. Ils lui parlent de ce "Poupousse" qu'ils adorent et il n'en éprouve aucune jalousie.

 

Plus tard, qui sait, si l'occasion se présente, il tentera d'aller leur rendre visite…

 

Micheline Boland

Extrait de "Nouveaux contes en stock" (parution en 2017)

Publié dans Nouvelle

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Robert fontaine nous propose son nouveau roman "La croix mystérieuse"

Publié le par christine brunet /aloys

 

BIOGRAPHIE

 

 

Robert FONTAINE est né à Ecaussinnes, en Belgique, d’où son père était originaire. Cependant il a gardé de sa mère, native d’un petit village au cœur des volcans, à un jet de pierre de la station thermale de La Bourboule, des racines auvergnates.

Cela fait maintenant de nombreuses années que Besonrieux, commune de l’entité de La Louvière, est devenu son port d’attache.

Sa carrière professionnelle fut essentiellement destinée aux chiffres, mais le temps libre que lui octroya une retraite anticipée lui permit de se consacrer à l’écriture, exercice qu’il a toujours apprécié.

La perspective d’être publié ne l’avait jamais effleuré jusqu’au jour où Chloé des Lys s’intéressa à son premier manuscrit : « La Chaumette » fut publié en 2011 et l’éditeur récidiva en 2014 avec « Après Stéphane ».

Au travers d’énigmes policières, il a déjà fait visiter à ses lecteurs des coins insoupçonnés de la Côte belge dans « La Chaumette », des endroits incroyables de Venise avec « Après Stéphane » et, dans son troisième roman « La Croix Mystérieuse », il nous entraîne dans son beau village natal dont il garde d’excellents et inoubliables souvenirs.

 

Texte couverture 4

 

Noël Méneval, jeune lieutenant de police récemment arrivé dans la brigade où a été muté le commandant Legrenzi, se voit confier l’enquête d’un braquage de bijouterie dont l’auteur n’a pas hésité à tirer sur le gérant avant de s’enfuir à moto avec un complice. Deux jours plus tard, le corps d’une jeune femme est retrouvé au pied d’une croix en pierre. Y aurait-il un rapport entre ces deux affaires ?

Des rumeurs le poussent à consulter des archives et il s’aperçoit que ce n’est pas la première fois qu’un cadavre est découvert au pied de cette énigmatique croix plantée sur un talus, à deux pas d’un imposant château-fort et de ses dépendances. Il constate aussi que les recherches menées par la police de l’époque n’ont jamais abouti. C’est probablement la raison pour laquelle les villageois ont, à juste titre, surnommé l’endroit : « La Croix Mystérieuse ».

Il s’intéressera de près à ces vieux dossiers de meurtres non élucidés mais mènera conjointement, avec l’aide d’Henri Montherey, inspecteur expérimenté proche de la retraite, et Alice Verdier, jeune stagiaire diplômée en criminologie, les enquêtes sur les affaires récentes : toutes s’avèreront laborieuses et il devra faire face à des situations troublantes, bouleversantes, étonnantes et pleines de surprises.

 

Résumé

 

 

L’histoire commence quelques jours avant le début de la seconde guerre mondiale avec la découverte du corps sans vie d’une jeune fille sur un talus en rase campagne. Il s’agissait assurément d’un meurtre. A l’époque, l’enquête sera abandonnée sans résultat, mais curieusement une croix en pierre fera son apparition à cet endroit précis. Par qui fut-elle plantée ? Nul ne le sait ! Par la suite, d’autres cadavres, toujours féminins, seront aussi retrouvés au pied de cette croix qui fut surnommée « La Croix Mystérieuse » par les habitants du village.

Ces récits figuraient dans le cahier d’un prêtre décédé qui notait jour après jour la vie du village ; les diverses enquêtes menées par la police n’avaient jamais abouti !

Outre ces vieux dossiers, la police est confrontée au braquage d’une bijouterie. Étrangement, une dame se présentant comme étant la grand-mère d’un jeune homme de dix-huit ans à peine l’accuse d’avoir commis ce délit. Elle espère, un peu naïvement peut-être, que cette dénonciation et son arrestation le mettront à l’abri de la racaille qu’il s’est mis à fréquenter. Il est bien sûr en fuite, elle ne sait pas où il se trouve, mais la police prend néanmoins sa déclaration très au sérieux. Quelques jours après ce vol, une jeune fille est retrouvée morte, affreusement mutilée, au pied de la fameuse croix !

Y aurait-t-il un rapport entre le braquage et ce meurtre ?

Après de longs moments d’errements et d’incertitude, les enquêteurs, sous la responsabilité du lieutenant Noël Méneval, iront de surprise en surprise mais parviendront à démêler, du moins partiellement, cette dernière affaire, sans négliger celles non élucidées depuis plus d’un demi-siècle.

 

Publié dans présentations

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Edmée De Xhavée – Extrait de la nouvelle Louve Story, Recueil « La rinascente* »

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

« Les loups ! Octavie les avait aperçus de temps à autre. Furtifs, le trot rapide et souple. Parfois même, elle en avait croisé le regard jaune, et en avait été enivrée. Ils s’approchaient rarement du petit manoir, et surtout des étables d’où il leur arrivait certains jours d’audace d’enlever un agneau dans le cœur de la nuit. Ils quittaient peu la forêt, et chantaient leur complainte qui montait dans le ciel de velours sombre.

Une nuit elle était sortie dans le fond du jardin, foulant de ses pieds nus l’herbe humide, soulevant d’une main l’excès de longueur de sa chemise de nuit, brodée et luisante de rubans de soie et, se hissant sur le mur, avait échangé avec un loup invisible ses modulations tendres.

Le lendemain on l’avait réprimandée : elle avait les avant-bras égratignés, ce qui se verrait au bal de la fin de semaine, ou elle avait sali le bas de sa chemise de nuit avec la grosse terre noire. Elle allait attirer les loups. Et enfin, les servantes ne manqueraient pas de répandre la rumeur de ses bizarreries aux servantes des autres demeures, par l’entremise de l’un ou l’autre livreur ou amoureux ».


 


 

Elle comprend bien Octavie la frémissante. Oh si elle la comprend ! Elle n’a pas connu l’appel du loup en liberté mais a tant aimé monter à cru. Elle sent encore les flancs chauds de Pépita, la jument de ces gens venus de la ville, qui la lui laissaient monter et caresser dans la grande prairie qui entourait leur ferme redynamisée, comme ils disaient. Elle la montait en short, sans selle ni étriers, se fiant à la force de ses genoux et talons pour rester en place, tandis que Pépita se laissait conduire par une bride sommaire dans un petit trot léger qui lui détendait les jambes. Quand elle redescendait de sa monture, l’intérieur de ses genoux et cuisses était un peu opaque, patiné de la graisse à l’odeur délicieusement sauvage.

Octavie avait semé en elle…

Elle aimait aussi partir aux champignons, que ce soit ceux de prairie à la fragile blancheur, qu’il fallait déplacer avec doigté pour ne pas les faire noircir, ou les champignons des bois aux teintes, formes et peaux délicates. Pourquoi n’accompagnes-tu pas Janou à la kermesse ? demandait sa mère, inquiète de la solitude que sa fille recherchait, à un âge où au contraire il fallait se faire voir pour être choisie… Mais elle aimait abandonner derrière elle le gai vacarme coloré de la kermesse, sachant que les sentiers, prairies et bois seraient déserts, et qu’elle y serait reine des lieux.

Elle était partie étudier dans une ville éloignée, ne revenant que lors des vacances ou évènements familiaux : le mariage de Bastien, la mort de mémé, l’opération de papa… Elle avait trouvé du travail dans cette ville, un travail que personne ne comprenait dans le village. Àquoi donc peut servir une documentaliste ? Et pourquoi ne se mariait-elle pas ? Elle n’aurait pas besoin de travailler, elle élèverait ses enfants.

Elle souriait à sa mère, amusée de l’abîme qui les séparait, et qu’elle avait renoncé à tenter de combler.


 

 

Publié dans Textes

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Thierry-Marie DELAUNOIS nous propose un second extrait de son roman "Auprès de ma blonde"

Publié le par christine brunet /aloys

Elle ouvrit les yeux, le fixant instantanément de son regard brun acajou d’une profondeur insondable, le happant lui et toute son énergie d’homme, le laissant le souffle court, ce qui le fit stopper net dans sa progression, son désir évanoui, son envie de la connaître ayant fondu comme neige au soleil. Comment était-ce possible? Il ne cilla pas, prenant soudain conscience qu’il lui fallait ni baisser ni lever le regard pour tenter de lui échapper, belle et curieuse connexion incompréhensible à ses yeux, le cas de le dire, elle poursuivant son observation silencieuse, comme dans l’attente, son visage reflétant une indéniable franchise, mais quelque chose d’autre s’y mêlait. Un certain effroi? Et allaient-ils se parler? Bien qu’il n’en menait pas large, il soutint son regard limpide, crut soudain apercevoir comme une ébauche de larme dans le blanc de ses yeux. Serait-il le premier homme à ne pas battre en retraite, suscitant chez elle une émotion peu perceptible mais bien réelle?

Bien que rivés l’un à l’autre sans mot dire, un changement se produisit de part et d’autre: surgit en elle un singulier soulagement la menant à esquisser un sourire d’une infinie délicatesse; en lui, une volonté inébranlable, celle de se jeter à l’eau sans bouée non dans le but de la séduire, de la conquérir, mais d’atteindre ce tréfonds, le fond de son être. Car il avait ressenti comme un appel. Un S.O.S. lancé de très loin mais le message lui paraissait flou. Rêvait-il? Serait-il parvenu à franchir la barrière qu’elle avait dressée probablement pour la forme, histoire de ne pas passer pour une fille facile prête à se jeter dans les bras du premier venu par manque d’amour?

Le manque d’amour, du véritable amour qui unit deux êtres naviguant sur la même longueur d’onde, à l’unisson, reliés par cette mystérieuse alchimie tenant principalement du coeur et de l’âme… Cela existait-il? A cet instant il se le demandait; il lui semblait également qu’ils avaient tous deux de précieuses affinités. Sans qu’une seule parole ait été échangée, sans qu’ils aient eu l’occasion, la chance, de faire connaissance ne fût-ce qu’un brin. Possible? Il y croyait, l’auteur, l’expression de son visage s’étant entre-temps fermée. Retour sur sa garde, lui semblait-il, après une esquisse d’ouverture. Perplexe, il leva les yeux au ciel, se déconnectant d’elle à l’instant - heureux ou malheureux? - où un perfide pigeon lâcha sur lui son surplus - pas nécessaire ici de préciser… - qui atterrit brutalement sur son front. Un tir au but.

Sa stupéfaction, qui céda aussitôt le pas à un dépit manifeste, n’échappa point à la belle, déclenchant son hilarité à laquelle succéda un fou rire dantesque devenant en un quart de tour incontrôlable. La totale. C’était si drôle, un homme victime d’un pigeon! Elle le vit alors sortir son mouchoir, rouge de colère et de confusion, étalant sans le vouloir la fiente. C’était le bon mot. Le pauvre! Lui porterait-elle secours? Impossible à cet instant car elle se bidonnait assise sur le banc, les mains sur le ventre, sa chevelure dissimulant son visage, le buste incliné vers l’avant. Quand avait-elle autant ri pour la dernière fois? Elle ne s’en souvenait pas. Un siècle? Deux?

  • Fameux impact, et je vous fais donc tant d’effet, Mademoiselle? J’en suis heureux, même enchanté!

  • Séréna!

  • Pardon?

  • Séréna! Et toi?

(Auprès de ma blonde, Thierry-Marie Delaunois: extrait II)

Publié dans extraits

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Joël Jouffriault nous présente "L'enfant qui rêvait du Siam"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie de l’Auteur :

 

L’auteur est né en 1939 dans un petit village du Poitou. Poussé par son instituteur, il se retrouve au collège de Poitiers pour apprendre la comptabilité et matières annexes. Expert-comptable, métier où le rêve n’a guère de place, il a bourlingué au milieu des chiffres et des rapports, toujours dans un cadre fiscal et juridique très strict. Fini, tout ça. Maintenant retraité, il a tourné le dos au chiffres et ouvert la porte à l’écriture.

L’enfant qui rêvait du Siam est son troisième roman.

 

Phrase d’accroche

Ne soyez pas tristes, puisque le rêve de votre petit Guillaume est en train de se réaliser, cela devrait atténuer beaucoup votre peine. Pépé, mémé, je vous aime de tout mon cœur.

 

Résumé du livre :

 

Guillaume, orphelin, est élevé par ses grands-parents, Clara et Abel. Enfant de chœur, il est le protégé du curé du village, qui lui ouvre sa bibliothèque où il découvre un livre sur le Siam. Partir là-bas devient alors son rêve. Après avoir été moine novice dans l’abbaye, puis cordelier dans le village voisin, il participe avec brillance à la construction de la Corderie royale de Rochefort, à l’époque de la Compagnie des Indes orientales, sous Louis XIV. Jusqu’au jour où un envoyé du ministre Colbert lui propose d’embarquer pour le Siam dans le but de créer un comptoir. Son rêve est enfin en passe de se concrétiser. Mais sur la mer, le danger est partout et l’issue incertaine…

 

 

 

Extrait du livre :

 

̵ Et que…

 Clara se tait et se signe en baissant les yeux.

̵ Et que… Qu’alliez-vous dire, Clara ? lui demande le curé.

̵ Que les filles sont belles et se promènent presque nues au milieu des éléphants. Voilà ce que Guillaume a lu dans le livre. Et il dit qu’un jour il partira là-bas. Bon, je sais que c’est des rêves d’enfant, mais ça m’inquiète, tout ça.

 

Découvrir le Siam, d’autres pays, d’autres civilisations, enfin un rêve sur le point de se concrétiser. Mais avant, la découverte d’un monde insoupçonné s’offre à Guillaume. Le monde des marins. Pour le marin, le navire est son pays. Avec ses règles, ses mœurs. C’est son univers. Avec la mer et le ciel. Pas une mer ou un ciel que l’on regarde comme une pièce de théâtre de plein air. À la différence du terrien qui, quand l’éclair jaillit du ciel, fuit le danger en s’abritant avant que la foudre n’éclate et que les trombes d’eau ne s’abattent sur sa tête, le marin, lui, l’affronte. Il connaît le langage du ciel et de la mer, intercepte leur conversation, devine leurs intentions et prend les devants à coups de voilure. Lui et ses camarades. Chacun à son poste, tous solidaires. D’eux, plus que de la grâce de Dieu, dépend la vie du bateau et de chacun.

Guillaume reste béat d’admiration devant leur courage dans la tempête, leur agilité dans la mâture. 

C’est avec une ferveur particulière qu’il prie, ce matin, agenouillé parmi les matelots, à côté du capitaine, face au gaillard de dunette où prêche l’aumônier. 

 

 

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Philippe de Riemaecker nous présente "Le salon international du livre de Mazamet"

Publié le par christine brunet /aloys

 

"Le salon international du livre de Mazamet" est probablement l'une des manifestations littéraires faisant partie du top 3 des salons les plus prestigieux organisés dans le sud de la France. Rappelons que sa première édition remonte à l'année 2009. Huit ans déjà que le salon existe et rapidement, attire des auteurs en provenance de plusieurs continents. L'année 2017 ne déroge pas à la règle puisque pour sa 8e édition, pas moins de cinq nationalités y seront représentées.

 

Prestige littéraire

 

Prestigieux est le mot qui convient au vu des noms qui fréquentent l'évènement. Marc Galabru était l'un d'eux et de son vivant, rencontrait chaque année ceux qu'il appelait "mes amis de coeur". Marc, invité d'honneur de la première édition, avait sans hésitation, accepté de joindre son nom à l'évènement. C'était, prendre le risque d'être associé à un échec toujours possible. Un risque, certes, mais ce risque il ne le regrettera jamais. Marc Galabru ne manquera aucune édition jusqu'à ce que la vie lui offre une dernière révérence.

Le président du salon international du livre de Mazamet, Michel Sabarthes, a voulu rendre hommage à celui qui était l'un de ses plus proches compagnons de route. En toute logique, le prix Marc Galabru voit le jour en 2015. Ce prix récompense un ou une auteur d'exception. (Luc Corlouër en 2015 & Ariane Bois en 2016)

 

Réussites

 

Réussite est probablement le mot qui décrit le mieux cet événement. En 2017 il ne réunira pas moins de 119 auteurs. Un chiffre des plus intéressants quand on réalise que la ville de Mazamet (Tarn) n'a pas l'étendue de Paris ou de Bruxelles. Réussite si l'on tient compte du fait que pas moins de quatre auteurs viendront de Belgique, d'autres de Hollande, du Canada.

 

Prix du Salon

La présidence du comité de lecture chargé de choisir les lauréats des prix remis à l'occasion de ce salon se voit confiée à l'Auteur Christophe Chabbert(Docteur de l’université de Paris XIII est spécialiste des littératures de l’Océan Indien et en particulier de l’œuvre de Malcom de Chazal. Il est actuellement professeur de lettres modernes au Collège Jean Louis Étienne de Mazamet. Il est également auteur de deux romans dans l’enfer de Montlédier, la Belle Clotilde parue aux éditions de L’Harmattant et quand j’étais bandit en collaboration avec Jean-Pierre Hernandez l’un des derniers survivants de la French Connexion).


 

Chloé Des Lys ?

L’auteur Christian Eychloma, l’un des plus fidèles auteurs comme chaque année présentera ses ouvrages.

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Christian Van Moer dans l'Avenir.net

Publié le par christine brunet /aloys

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