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Silvana Minchella dans Bruxelles Culture

Publié le par christine brunet /aloys

 

BRUXELLES CULTURE


 


 


 

15 mai 2017

Brussels Diffusion asbl

Contact et abonnement : pressculture4@gmail.com

 

 

RENCONTRE SILVANA MINCHELLA

 

 

 

RENCONTRE SILVANA MINCHELLA

« Eveil », « Les louves », « Jeux de dupes », « Fantasmes révélés » : voilà quelques titres extraits du catalogue de l’écrivaine bruxelloise Silvana Minchella, une femme moderne qui n’a pas froid aux yeux et qui maîtrise la mécanique de la narration. Croisée lors de la Foire du Livre Belge à Uccle, où elle dédicaçait son dernier ouvrage, nous avons pris ses coordonnées pour lui fixer rendez-vous et l’interroger sur son parcours dans l’univers des lettres. Rencontre.

 

Où êtes-vous née et comment s’est déroulée votre enfance ?

Je suis née dans un petit village de montagne dans le sud de l’Italie. La vie y était rude et la nature parfois hostile. Seule enfant de la famille, j’étais adulée. Il régnait dans le hameau une atmosphère de superstitions et de sorcellerie et les villageois se montraient méfiants envers tout ce qui n’était pas normal, selon leur définition de la chose. Dans le silence et pendant de longues heures, j’observais les colonies de fourmis, je parlais aux animaux, transformais les épis de maïs en poupées aux cheveux roux ou blonds ou piquais quatre bâtonnets dans une grosse pomme de terre pour en faire un petit cochon. Le soir, à la veillée, j’écoutais les femmes vêtues de noir parler de vampires, du diable et de sorts jetés, avec des accents de terreur qui rend volubile et des regards fuyants. En hiver, la neige recouvrait le village et nous vivions en autarcie dans la maison sombre et froide. Quand, vers l’âge de six ans, mes parents ont émigré à Bruxelles, la découverte des livres a été un choc dont toutes mes cellules se souviennent. Ecrire s’est ensuite opéré tout naturellement.

 

Quelle est votre formation ?

Après les humanités, j’ai choisi un cursus en secrétariat-langues. J’ai évolué dans plusieurs entreprises comme assistante de direction. A la naissance de ma deuxième fille et en accord avec mon mari, j’ai arrêté de travailler à l’extérieur et je me suis occupée de la famille, tout en continuant à exercer des activités telles que les études de marché et les ventes privées.

 

D’où vous est venue la passion de l’écriture ? Y-a-t-il des livres ou des auteurs qui vous ont particulièrement fascinée ?

J’écris depuis toujours. C’est mon moteur d’expression. J’ai commencé par la lecture. Je m’évadais de ma vie grise pour pénétrer dans un monde en couleurs et j’ai eu envie de raconter à mon tour des histoires pour les offrir à ceux qui, comme moi, vivaient dans l’obscurité. Après avoir dévoré La comtesse de Ségur, j’ai avalé avec gourmandise Colette, Françoise Sagan, Charles Baudelaire, Jean-Paul Sartre, Albert Camus. Tous des livres alors interdits à l’école. Je les dissimulais sous des couvertures scolaires. Ensuite, j’ai découvert Krisnamurti, Osho, Richard Bach, Eckart Tolle, Deepak Chopra, Spalding, Luis Ansa, Joël Goldsmith.

 

A quoi ressemblaient vos premiers textes ?

Des poésies tendres pendant l’enfance et des nouvelles naïves à l’adolescence, qui racontaient les chagrins d’amour et la recherche de l’image de soi. Ensuite, des poésies plus matures, de l’humour et des récits.

 

A quel moment avez-vous ressenti le besoin d’être éditée ?

A la naissance de ma première petite-fille, mon émerveillement s’est traduit par l’écriture du texte « La Princesse Amandine ». Ce livre a eu et a encore toujours beaucoup de succès. Il est magnifiquement illustré par Sophie Pfaerhoever, qui a su révéler la magie des personnages. Ensuite, d’autres histoires ont suivi, au rythme d’un livre par an.

Comment se déroule le parcours d’une écrivaine à la recherche d’un éditeur ?

C’est le parcours du combattant. Pour une novice, un chemin parsemé de refus, de voies sans issues, de doutes, de découragement. Quelles maisons contacter ? Combien de temps avant de recevoir une réponse ? Comment garder confiance en soi après les lettres de refus ? Pourquoi préférer être éditée par une maison d’édition plutôt que de se diriger vers une autre ? Tant des questions et personne pour y répondre ! J’ai l’impression que le monde de la littérature est un monde fermé, réservé à quelques élus, des noms qui se partagent les manchettes des journaux et les émissions de télévision. Pour les autres, la majorité, une belle plume et un sujet intéressant ne suffisent pas pour entrer chez les libraires, être mis en vitrine et solliciter l’intérêt des lecteurs. Ces derniers suivent le chemin tracé par les médias et achètent ce qui leur est conseillé plutôt que de se fier à leur instinct ou à leur curiosité.

 

Quelle est la spécificité de l’éditeur Chloé des Lys ?

Chloé des Lys fonctionne avec un vrai comité de lecture, composé de personnes qui lisent et annotent les manuscrits, pour ensuite envoyer une réponse à chaque auteur. Tous les genres sont acceptés à condition que l’écriture et l’histoire soient de belle qualité. On y retrouve un nid de jeunes talents prometteurs et le boss, Laurent Dumortier, ne les retient pas si, après une première publication, ils veulent tenter l’aventure auprès de maisons plus connues.

 

Avez-vous des échos de vos lecteurs ?

Certains m’envoient des messages touchants. Lorsque je parviens à apporter de la joie et de l’espoir, mon cœur se gonfle de satisfaction. Beaucoup de lecteurs possèdent l’ensemble de ma production et certains achètent l’un ou l’autre titre pour l’offrir.

 

Vous est-il arrivé de baisser les bras et de tout remettre en question ?

Non, une fois qu’on a goûté au bonheur d’être édité, cela devient une sorte de drogue et on ne peut plus s’en passer. Rien ne peut rivaliser avec le dilatement de l’âme que procure l’écriture.

 

A ce jour, combien de livres avez-vous rédigés ?

« Angela, guerrière de lumière », mon dernier-né, est le dixième enfant de la famille. Fin 2016, je l’ai présenté à la Foire du Livre Belge à Uccle. Il s’agit d’un récit initiatique dans lequel le réalisme et l’ésotérisme se mêlent étroitement. Il a directement suscité un réel intérêt : chroniques littéraires, messages de lecteurs, radio et présentations privées. Je l’ai écrit avec mon cœur, en espérant toucher celui de ceux qui le liront.

 

Par quels moyens faites-vous la promotion de vos ouvrages ?

Principalement via les réseaux sociaux, où je suis suivie par de nombreux lecteurs qui apprécient mon style. Je participe aussi à plusieurs foires et salons littéraires, où je retrouve d’année en année ceux qui, conquis, viennent découvrir ma nouvelle parution. J’organise aussi régulièrement des présentations privées, avec lectures d’extraits, où l’on peut se familiariser avec mon travail et partager des impressions.


 

Vous êtes bruxelloise à 100%. Etes-vous en colère contre ce que la capitale est en train de devenir ou voyez-vous les choses évoluer positivement ?

Pour moi, Bruxelles sera toujours cette ville à la fois internationale et intime, avec ses quartiers typiques, ses habitants qui ne se prennent pas au sérieux et ses talents qui s’imposent dans tous les domaines. Ce surréalisme qui n’est pas seulement bruxellois mais belge ! Surréalisme qui s’étend jusqu’à la météo, car nous avons chaque jour les quatre saisons en même temps. Oui, il y a des chantiers et des embouteillages partout et il fait souvent gris mais, au moindre petit rayon de soleil, les terrasses se remplissent. On y déguste une bière avec des frites, le tout dans une bonne humeur resplendissante. Ce « on » est devenu très large depuis quelques décennies. Bruxelles a fait le plein de couleurs et d’accents. Et aux terrasses, on déguste aussi des plats exotiques, dont les arômes titillent les papilles. Bruxelles est généreuse, hospitalière et accueillante … à l’image des Bruxellois.


 

Existe-t-il l’un ou l’autre endroit que vous aimez particulièrement dans la capitale ?

Le dimanche matin, j’aime flâner dans le quartier des Marolles et, ensuite, monter jusqu’au Sablon pour déguster un verre de vin au bar de l’une de ses nombreuses enseignes. Je musarde aussi à la Grand Place, entourée de ruelles aux pavés « destructeurs de talons hauts », je traîne dans le quartier Saint Géry, véritable nid d’artistes, et je traverse gaiement les galeries royales Saint Hubert aux magasins séducteurs. Depuis l’adolescence, je fréquente beaucoup la taverne Mokafé. A l’époque, j’y rencontrais les acteurs du théâtre des Galeries, qui venaient se désaltérer après le spectacle. Je peux encore conseiller le Musée des Instruments de Musique, dont l’étage supérieur est occupé par un restaurant avec vue panoramique sur Bruxelles. Et bien d’autres …

 

Avez-vous un manuscrit en chantier et de quoi parle-t-il ?

Je viens à peine de mettre au monde « Angela, guerrière de lumière » et, déjà, de nombreux lecteurs réclament une suite. Pas le temps de souffler ! Je ne pensais pas prolonger ce récit, mais il semblerait que je me trompais.

 

Retrouvez Silvana Minchella sur le site des éditions Chloé des Lys www.editionschloedeslys.be
Propos recueillis par Daniel Bastié

 

 

PRESENTATION RAPIDE DE LA MAISON D’EDITION CHLOE DES LYS

Créées en 1999, les Editions Chloé des Lys sont situées à Barry, dans la « couronne verte » de la ville de Tournai.  Elles publient romans, nouvelles, poésies et témoignages à compte d’éditeur.  Atypique dans le paysage du monde de l'édition, elle est pilotée par une équipe de bénévoles, eux-mêmes écrivains et donc sensibilisés aux problèmes que les auteurs rencontrent au jour le jour. Si elle a choisi de ne pas limiter sa ligne éditoriale, elle ne publie que des textes soumis à un comité de lecture et acceptés par ce dernier. Ethique, entraide et écoute restent le credo de cette maison d'édition, qui évolue sans cesse afin de coller aux exigences d'un monde éditorial en perpétuelle mutation.

Publié dans articles

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Edmée de Xhavée a lu "Ma voisine a hurlé toute la nuit" d'Anne-Michèle Hamese

Publié le par christine brunet /aloys

J’ai lu Ma voisine a hurlé toute la nuit, d’Anne-Michèle Hamesse – Edmée De Xhavée


 

Ma foi, on le lit vite, ce livre. On le dévore, on suit les mots en haletant. Car chacune de ces courtes histoires fait monter l’adrénaline.

C’est la course à l’amour, la fuite devant la solitude, devant l’inéluctable. C’est le coup de matraque que donne le réel. Des vies de femmes que l’on a envie de prendre dans ses bras, et les femmes et leur vie, et leurs larmes et leurs rêves, et leurs utopies. On voudrait toutes les consoler, même les méchantes, celles aux seins et au cœur secs.

Il y a celle qui choisit de mourir alors que la clé du bonheur tombe dans sa main – ça fait si peur, tout d’un coup ! Celle qui attend une visiteuse qui ne viendra pas, et est assourdie par sa propre folie. Et l’anniversaire de Monsieur Perdange, avec ce cadeau sorti de Hollywood version hard... ah Madame Perdange que vous fûtes généreuse !

Il y a aussi celle, avec son celui, les idéaux, les parfaits, les encore si beaux, dont la vie sera à jamais changée par une simple dent cassée. Et la ravissante dame au cerf-volant… qui rêve et fait rêver. Une autre, foudroyée debout par l’exigeant et impatient désir d’un collègue de travail…

Saviez-vous que l’on peut soudainement ne plus exister pour les autres ? Mais parfaitement… vous entrez dans un restaurant et n’êtes plus nulle part… On peut aussi entendre des conversations qui, peut-être, peut-être, parlent d’un mari qu’on n’aime plus trop mais qu’on veut garder… Et ces aspects de l’autre qu’on découvre par hasard, qu’on n’avait jamais sus malgré l’amour et le partage, ces importantes confidences qu’on n’a pas voulu nous faire…

Et puis ces merveilleux films d’amour que l’on va voir pour tant de raisons contradictoires, dans une salle hantée par les rêves et amertumes des autres…

Je ne peux qu’engager ma responsabilité : le lire, c’est redécouvrir bien des choses de nous-mêmes et de ces femmes que l’on a côtoyées…


 

Cactus inébranlable éditions, 80 pages

ISBN 978-2-930659-44-2

10€

Edmée de Xhavée

 

Publié dans Fiche de lecture

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"Auprès de ma blonde" de Thierry-Marie Delaunois sur BXFM 104.3

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/4RsYt9bYo4w

Publié dans vidéo

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La planète de Pâques... courte évocation signée Marion Oruezal

Publié le par christine brunet /aloys

 

Ah, l’île de Pâques… Son nom seul est synonyme d’exotisme. J’imagine volontiers Indiana Jones en quête d’un trésor fabuleux sur cette île perdue du Pacifique. Je l’imagine percer les secrets les plus opaques des Moais, les célèbres géants de pierre à la silhouette si caractéristique. L’île de Pâques, c’est un désert abreuvé de mystère.

Mais l’île de Pâques, c’est aussi un passé chargé d’Histoire. Une bien sombre histoire. Celle des hommes qui exploitent les ressources naturelles avec une insoutenable intensité. Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien. Et qu’ils finissent, au cœur de cette Nature dévastée, par mourir à leur tour.

Aujourd’hui, les hommes modernes reproduisent les erreurs commises par les peuples anciens de l’île de Pâques. Les moyens techniques, titanesques, sont tout autres. Et l’échelle, planétaire. La planète tout entière revit la désastreuse histoire l’île de Pâques.

Sur la planète de Pâques, les hommes sauront-ils, cette fois, s’arrêter à temps ?

« La Planète de Pâques » est un roman de Marion Oruezabal. Sensible aux causes environnementales et à l’avenir de l’humanité, Marion est très engagée auprès de nombreuses associations.

 

Publié dans articles, Textes, présentations

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Ici et ailleurs, un extrait du nouvel ouvrage de Jean-François Foulon

Publié le par christine brunet /aloys

 

LA LETTRE


 


 

Il n’y avait pas dix minutes que monsieur Habary était dans son jardin quand on sonna à la porte. Il déposa à terre les grands ciseaux avec lesquels il s’apprêtait à tailler la haie et se dirigea vers la maison. C’était le facteur, qui tenait à la main une lettre postée de Paris. Elle attendrait !

 

— Un petit verre ?


 

Comme chaque fois, la conversation s’engagea aussitôt. Depuis qu’il était à la retraite, monsieur Habary ne voyait plus grand monde et la venue du facteur était toujours la bienvenue, d’autant plus que celui-ci passait rarement. En effet, à part quelques factures, il n’y avait plus beaucoup de courrier pour le 14 de l’allée des moineaux. Quand on est veuf depuis vingt ans et que votre fille préfère le téléphone, qui pourrait bien vous écrire ? Autrefois, quand il habitait Paris, il rencontrait de nombreuses personnes, surtout issues des cercles scientifiques. C’était l’époque où il s’était fait remarquer par la publication de quelques articles dans le domaine de la botanique et il avait aussi collaboré, comme bénévole, à quelques projets menés par le F.N.R.S. Bref, il connaissait des gens et il n’était pas rare, au sortir d’une conférence, de le voir revenir à la maison à dix heures du soir, accompagné de quelques amis. Sa femme aimait ces réunions improvisées et elle se mêlait souvent à la conversation. Parfois, leur petite fille se réveillait et elle descendait en pyjama pour voir qui étaient tous ces messieurs qui parlaient si fort.


 

C’était une époque merveilleuse, mais elle avait été trop courte. En effet, sa femme était morte subitement, comme cela, sans crier gare, d’un cancer qui l’avait mangée tout en dedans en quelques mois. Quelle étrange chose que la vie ! Il était resté seul pour élever la petite, alors, pour lui consacrer le plus de temps possible, progressivement, il avait abandonné toutes ses réunions, tous ses colloques, et il n’avait plus rien publié. Mais il ne le regrettait pas, car Fabienne était une enfant merveilleuse. En grandissant, elle s’était mise à ressembler à sa mère, avec sa queue de cheval, son large sourire et ses grands yeux au regard brillant et malicieux. Monsieur Habary en avait presque oublié qu’il vieillissait, tant il lui semblait revivre les premières années de son mariage. Ils ne se quittaient pas. Le samedi, ils traînaient ensemble dans les magasins, ou bien ils allaient au cinéma. Le dimanche, ils partaient pour la Normandie et ils marchaient des heures le long des rivages de sable fin, au pied des grandes falaises de calcaire blanc. Pendant les grandes vacances, ils louaient une petite maison en Provence, dans les contreforts du Lubéron. Ils avaient passé là des moments merveilleux, dans une nature sauvage, écrasée de soleil et remplie du chant lancinant des cigales. C’était à un point tel que ce matin encore, quand il avait entendu dans son jardin de Seine et Marne un timide grillon émettre un petit cricri, sa mémoire s’était immédiatement envolée vers ces moments enchantés passés ensemble autrefois.


 

Puis Fabienne avait grandi. Elle avait réussi son baccalauréat, était entrée à la faculté et en était ressortie avec un diplôme de spécialiste en médecine tropicale. Alors, elle était partie, partie pour ces pays lointains aux noms étranges : N’Djaména, Khartoum, Bangui, Yaoundé.

Publié dans Textes

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Lena... Extraits signés Claude Colson

Publié le par christine brunet /aloys

 

Journal :

1

Novembre. Re-nouvembre. Comment faire pour que cette trahison à mes sentiments, qui m'a été infligée, ne me pourrisse plus le c?ur et me laisse regarder l'avenir d'un ?il confiant ? Je dois museler les pronoms de la deuxième personne qui affleurent sous ma plume. C'est vrai qu'au bout de tant de mois on peut se demander à quoi bon . La blessure est encore là et retarde probablement la guérison, qui ne peut venir que d'une rencontre. Je les attends l'une et l'autre. Puissent-elles venir vite pour que s'éloigne le spectre du renoncement, qui ne m'est pas naturel.

Et la rivière encore, entrevue cette fois dans la nuit du train qui fuit. Le jour se lèvera sur elle comme sur le fleuve d'Héraclite. Même et autre. Les initiatives prises récemment devraient me procurer cette nécessaire ouverture aux autres, à l'autre, un renouveau. Regarder les mêmes choses autrement, endiguer la sape de la mémoire. Se consacrer au présent et donc provisoirement cesser d'écrire si je ne peux en changer la matière.

 

2

Non, car c'est une partie de ma joie et donc de ma VIE. Hier soir déjà recommencer à rêver en répondant à quelques annonces, déjà curieux d'une éventuelle réponse, même impatient. C'est l'espoir qui balbutie. Orienter ce journal autrement. Réveiller la foi.

 

3

Depuis quatre jours des contacts par Internet avec des inconnues et ça frémit à nouveau. L'une d'elles de par ses écrits me trotte dans la tête et je n'arrive plus à me concentrer suffisamment pour lire. Je commence à me reconna?tre, « indécrottable », pour ne pas employer un autre mot qui a eu son temps.  ?/

Publié dans Textes

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fj nous présente ses deux recueils d'Haïkus

Publié le par christine brunet /aloys

fj nous présente ses deux recueils d'Haïkus
fj nous présente ses deux recueils d'Haïkus

Biographie :

Née en champagne, elle est venue habiter l’Eure-et-Loir depuis plus de 25 ans. Amoureuse de l’Asie et plus particulièrement de la Chine, sa culture, ses traditions… où elle est allée trois fois déjà, elle en empreigne sa peinture et son écriture par ses haïkus (Japonais mais qui tire son origine de la Chine). Ses petits poèmes très courts sont des instants de vie, ils lui viennent lors d’une émotion (douleur, amour…) ressentie très fortement. Peintre, elle aime illustrer ses recueils. Les éphémères éternels et pensées intemporelles.

Les éphémères éternels

 

Extrait 

Un deux trois

Elles glissent légères glacées

Larmes-pluie

 

Accroche : l’Haïkus tradtui une sensation instantané…. Il ne se travaille pas, il est rapide et concis.

 

Pensées intemporelles

 

 

Extrait

Le soleil brille

Impertinent

Voile gris sur mon âme

 

 

Accroche : l’Haïkus est un petit poème qui vise à dire et célébrer l’évanescence des choses.

Publié dans présentations, Poésie

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Didier Moné nous présente son recueil poétique "A fleur de plume"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Quelques mots sur l’auteur :


Didier Moné est né au Cameroun où il a grandi et étudié, avant de s’installer en Belgique.

Diplômé des Facultés de Droit de l'Université de Yaoundé II et de l'Université Libre de Bruxelles (ULB), il a entamé depuis quelques années déjà une carrière de juriste d'Entreprise.

 

Après son premier roman « Sous une pluie de pierres », publié en mars 2015, ce passionné de sport et de littérature propose à ses lecteurs une poésie spontanée, variée et sans tabou, des textes riches en émotions et pleins de légèreté.

 

 

 

Phrase d’accroche :

Ces poèmes portent l’empreinte de leur auteur : un équilibre instable entre clair et obscur, mais toujours le souci du mot juste, et une grosse dose de spontanéité.                            

L’amour, la douleur, le plaisir ou l’absence ; en un mot, la vie célébrée à fleur de plume…

Quelques Extraits :

 

  1. ET SI L’ON PARTAIT

 

Et si l’on partait,

Par-delà les montagnes, contempler la lagune

Qui dessine à l’aurore sous un manteau de brume

L’ombre des murs aux charmes éternels

Masques et costumes, patrimoine universel

Façades défraîchies par le temps qui s’étire

Cachots oubliés qui se noient pour mourir.

La valse des barques et Vaporetto

Emportant dans leurs pas au fil de l’eau

Sourires et paysages à jamais immortalisés

Sous les yeux d’amoureux aux promesses d’éternité…

 

 

 

 

  1. DOMINUS

 

Quand il referma la porte

Lentement, elle lâcha ses cheveux

Ce soir elle n’est plus cette autre

Qui refuse de se dévoiler

Celle qui s’interdit la liberté

Courtisane, fille de joie, qu’importe

Ce soir elle est vôtre,

Et c’est tout ce qu’elle veut.

 

Brisez mes chaines,

De femme trop bien-pensante

Prenez les rennes,

Je veux être immorale, indécente

Soyez la bête qui hante mes rêves

Le seigneur au puissant glaive.

 

 

  1. A LA FRONTIERE DES DEUX MONDES

 

III- Lampedusa…

 

Aux plages de sable blanc, tachées de sang noir

Mer cristalline, mirage aux allures de mouroir

Cimetière où reposent pour l’éternité

Les âmes des nôtres, tombés sans dignité.

Que deviennent les prières de ceux qui sont restés ?

Perdues dans les abîmes de l’indifférence…

Dans le silence complice de ceux qui sont bien nés

Le mépris de l’aide empreinte de condescendance.

Tes côtes luisantes au parfum de majesté

Camouflent tragédies en Méditerranée.

Et dans la nuit de la prochaine traversée,

Isola bella, ne perds pas ton humanité.

Publié dans Poésie, présentations

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Lena... Extraits poétiques signés Claude Colson

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

REPORT

Matin d'hiver, brouillard de verre, froid glacé
Par mes trois tours l'eau encerclée
Mais la beauté à la beauté n'est pas venue s'allier

Tristesse non plus n'est pas venue car je sais
Oui sans savoir je sais que tu en fus empêchée

Alors je pars le c?ur quand même léger
D'autant que - miracle - le brouillard s'est levé.

 

*

 

PLAISIR

Te dire aujourd'hui le plaisir infini
De t'entendre répéter à l'envi " pas envie ! "

 

*

 

CHOIX

Toi qui le même jour pour la première fois m'as fait jouir
Par ton amour, toi qui m'a aussi ce jour là fait pleurer en voulant me quitter déjà
Toi qui est devenue ma mie et mon amour,

Je ne te laisserai pas t'empêcher d'être heureuse au nom de quelque complexe ou par doute de toi
Je te rappellerai inlassable que je t'ai choisie, toi, parce que tu es précisément toi
Rien d'autre ni personne que toi.

 

*

 

TREIZE HEURES ENCORE

Soixante heures et même trente minutes sans toi, autant d'heures sans toit
Pourtant la tempête avait cessé, le calme reparu avait permis de redresser les fondations pour un temps abattue'

Demain cependant sera source de ma joie
Car elle reviendra la fête du bouquet qui à toi comme à moi
Très sûrement rapportera et la paix et la foi.

 

 

Claude Colson

 

Publié dans Poésie, présentations

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Micheline Boland nous présente "Nouveaux contes en stock"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

 

Micheline Boland est née en 1946. Quand elle était enfant, elle adorait qu'on lui raconte des histoires. Il faut dire que sa maman la transportait volontiers dans l'univers des fées et des contes traditionnels.

 

Dès l'école primaire, Micheline se révèle douée pour les rédactions. Cela lui donne l'idée de se lancer durant ses loisirs dans l'écriture de petites anecdotes amusantes ou insolites, puis de poésies.

 

À l'adolescence, elle découvre de grands auteurs, collabore aux recueils "Poésie-20" coordonnés par Pierre Coran et à divers fanzines. Observatrice, intéressée par les comportements des personnes de son entourage, Micheline cherche à explorer leur ressenti et se tourne naturellement vers des études de psychologie. Tout en travaillant en centre PMS, elle suivra une longue formation de maître-praticienne en programmation neuro-linguistique, une initiation à l'hypnose ericksonienne et diverses autres formations à l'analyse transactionnelle, à l'écoute active, au jeu de l'acteur, au clown…

 

Au terme de sa formation en P.N.L., Micheline s'est mise à écrire contes, poèmes et nouvelles ainsi que petits articles pour des magazines et revues, illustrant ainsi l'utilisation de cette discipline. En 1997, un de ses contes est remarqué par le jury de "Fais-moi un conte", ce qui l'amène à prendre part à des manifestations contées et à se perfectionner dans cet art. En 2005, elle se lance dans l'impro théâtrale et quelques années plus tard dans le chant choral. Deux activités qu'elle pratique encore avec plaisir.

 

Son premier livre paraît en 2004 aux Éditions Chloé des Lys. "Nouveaux contes en stock" est le quatorzième qu'elle publie chez cet éditeur. Elle a remporté plusieurs prix à des concours d'écriture et participé à de nombreux recueils collectifs. Son analyse fine de l'âme humaine laisse peu de personnes indifférentes.

 

Site Internet : http://homeusers.brutele.be/bolandecrits

Blog : http://micheline-ecrit.blogspot.com

 

 

Résumé :

 

Le recueil s'ouvre sur neuf histoires de peurs. Viennent ensuite trois histoires de petits chemins, cinq contes de Noël, dix histoires de nourriture et douze histoires de plaisirs sucrés. Le livre se termine par dix-huit histoires de moments magiques.

 

Ces contes parlent d'amitié, de confiance accordée, de passions, de rencontres, de communion avec la nature, de rêves, d'ambitions et des multiples ressources dont chacun dispose sans toujours en avoir conscience.

 

Un prince héritier a peur de tout. La reine, sa mère, cherche à le débarrasser de ce fâcheux travers. Les fées n'ont hélas pas les recettes espérées ! Seul un coup de foudre guérira le jeune homme.

 

Dans la plupart de ces histoires, même les animaux et les choses éprouvent des émotions et se montrent astucieux. C'est par exemple le cas du sentier dont il est question dans "Le petit chemin et le Diable". "C'est une belle histoire d'amitié sauvée par le petit chemin", écrit Marcelle Pâques.

 

Des contes chargés de magie comme ceux-là, il y en a de nombreux dans ce livre : pour aider un ramoneur, père Noël fait appel à une nouvelle technologie, une vieille dame et sa petite-fille s'épaulent afin de réaliser les projets plutôt fous qui leur tiennent à cœur, des villageois se vengent d'un ogre en le mangeant, un plat banal associé aux joies de l'enfance accompagne étonnamment un couple tout au long de sa vie, une bonne fée veille sur le bonheur de tous les habitants d'une bourgade,…

 

Chaque tête de chapitre est illustrée par des dessins évoquant un ou plusieurs contes. Les dessinateurs sont de Maryvonne et Jean-Pierre Sanson, artistes rémois.

 

ISBN : 978-2-87459-981-1

 

 

Court extrait :

 

…"À la nuit tombante Lamina se rend chez les plus pauvres d'entre les jeunes nobles. Hélas, tous savent combien les peurs du prince sont importantes et tous refusent ! Personne ne veut passer le reste de sa vie à éviter l'obscurité, le grand jour, les petites bêtes et les grosses, les sports violents, les jeux de société. Sans parler des femmes et des ennemis ! Ce serait la honte à perpétuité. Ils préfèrent encore tirer le diable par la queue !

 

Désespérée, Lamina va voir les jeunes hommes du peuple ! Elle leur fait miroiter la récompense, l'or, les diamants. En vain…

 

Non, décidemment, personne, personne n'accepte !

 

Les visites de la fée lui ont révélé l'étendue du problème ! Un troubadour a osé composer cette chanson : "Je voudrais être roi, j'ai vraiment peur de tout. Je voudrais être roi, mais tout le monde s'en fout…" Chanson interdite bien sûr, chanson qu'on chante entre amis quand toutes les portes et les fenêtres sont bien fermées… Dans le royaume on rit plus ou moins gentiment d'Albéric ! Il y a même eu quelques vieilles filles royalistes qui ont fait neuvaine sur neuvaine… On sait ce que ça donne !

 

Lamina fait son rapport. La reine Maud est effondrée. Qu'adviendra-t-il de son fils quand elle ne sera plus là pour le soutenir et que son royal père n'aura plus les forces d'exercer sa royale fonction ?"…

 

 

 

Publié dans présentations

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