Sur les murs de la ville, un poème de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

desguin

 

 

Sur les murs de la ville

 

 

 

Sur les murs de la ville,

Des graffitis, tatouages libertaires,

Colorent de lettres, de dessins subtils,

Les murs de béton ou ceux de pierres.

 

Ce sont les cris de nos enfants,

Leurs crachats, leurs humeurs,

Des cris d’amour, des cris de sang,

Eclaboussures de leur cœur.

 

N’effacez pas ces graffitis,

Donnez des murs à vos enfants,

De longs murs pleins de gris,

De béton désarmé, et de sables émouvants.

 

Sur les murs de la ville,

Des graffitis, tatouages libertaires,

Colorent de sang, de nicotine, et de chair

De ces enfants, héros et héroïnes.

 

 

 

 

Carine-Laure Desguin

carinelauredesguin.over-blog.com

 

Publié dans Poésie

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claude danze 25/07/2011 20:53



Tu rejoins ce graffiti, déjà proche du tag, qui, il y a jusqu'à une dizaine d'années ornait un moche mur quelque part à Jette et profclamait: "We are no vandals, we are artists!" Aujourd'hui,
même sur les moches murs, la commune chasse vandales ou artistes, qu'importe.



Kate 21/07/2011 23:19



joli ! J'aime beaucoup ! Et mise en page impec ;-)



Anne Renault 21/07/2011 19:06



De belles images fortes, des trouvailles de langage, et cet élan libertaire auquel je m'associe. Bravo Carine-Laure, encore un poème qui fait du bien !



carine-LAure Desguin 21/07/2011 18:29



Merci les amis !


Claude, une rime boîteuse? Je vais voir ça mais ...heu...faut pas trop marcher droit hein ...De temps en temps,je vacille ...



Nadine Groenecke 21/07/2011 11:05



Certains graffitis valent vraiment le coup d'oeil. J'ai bien aimé ton poème Carine-laure. Toujours ce style chantant, enjoué, accrocheur. 



Micheline Boland 21/07/2011 09:35



Un poème qui me touche beaucoup, qui évoque pour moi maints endroits de Charleroi.



Claude Colson 21/07/2011 07:11



Evocateur et bien rythmé.Un peu dommage,  selon moi, que la dernière rime soit boîteuse.



Philippe D 21/07/2011 06:41



Une excellente façon d'expliquer la détresse des jeunes d'aujourd'hui et leurs cris lancés dans les villes.


Bonne journée aux Belges qui sont en congé.