le jeu d'aloys... Mais qui a écrit cette nouvelle ?

Publié le par christine brunet /aloys

L'appartement

 



Désoeuvrée, elle s'approcha du balcon puis rentra  à l'intérieur de l'appartement.

 
Il n'était que 10 heures en ce  matin estival et le soleil cognait déjà bien fort par dessus la montagne. Elle resta là, assise devant la baie vitrée, contemplant le calme absolu de ce dimanche. D'où elle se trouvait, elle ne pouvait voir le bas des pentes et donc aucun humain. Étaient-ils déjà debout du reste ? On était au milieu des vacances. Les seuls mouvements perceptibles étaient ceux des hirondelles qui chassaient en bande, prenant soudain toutes ensemble des virages brusques.

 
Silencieux aussi, le lent mouvement des télécabines qui se croisaient, les unes partant à l'assaut de la plus proche cime, les autres rentrant sagement à la station. Le tout en boucle incessante.

 
Un éclair furtif attira son attention, derrière les baies du chalet situé en vis à vis.

 
Elle comprit immédiatement : quelqu'un l'observait avec une lunette et venait de la déplacer pour bénéficier d'un meilleur angle de vue.

 
Il était bien tôt et elle portait un simple déshabillé un peu vaporeux. Trentenaire encore,  à l'approche de la quarantaine elle était dans la pleine maturité de sa beauté.

 
Elle sourit intérieurement en rejetant de la main l'un de ses bandeaux noirs qui venait de lui tomber sur l'oeil. Il retomba ; elle résolut de les attacher en arrière d'un chouchou. Elle sourit à nouveau discrètement, s'avisant que le geste des mains jointes derrière la tête projetait avantageusement vers l'avant sa poitrine déjà un peu lourde.

 
Ah, l'indiscret ! Eh bien, il allait en avoir pour son argent, et elle, par la même occasion, allait se faire un petit plaisir.

 

Elle baissa la tête et, comme surprise du soleil qui lui chauffait le buste,  elle fit glisser lentement ses mains de son cou jusqu'à ses seins. Très doucement, feignant la rêverie, elle les entoura, les releva et entreprit de se caresser négligemment.


Ce faisant, elle se demandait qui pouvait bien être la personne qui l'observait ce matin-là. Un homme, sans nul doute. Peut-être un bel hidalgo, un peu oisif, comme elle, et qui la trouvait à son goût, jouant les voyeurs.


Surtout ne pas montrer qu'elle avait remarqué sa présence, le plaisir n'en serait que plus grand. Ah, quel bonheur de parfois titiller l'Interdit !


Tout en accentuant se caresses, elle l'imaginait lui, derrière l'oeilleton de visée, fantasmant tout comme elle, son souffle s'accélérant peu à peu, ses mains indécises, oui... ses mains... Et elle se mit à les penser sur elle, accomplissant ces mêmes gestes qui les portaient imperceptiblement de son torse à son ventre qu'elles frôleraient, passant alors doucement sur le voile délicat. Elle le fit à sa place. Comme pour être plus à l'aise, elle écarta un peu les cuisses. Que pensait-il à ce moment ? Cette interrogation porta son excitation à son comble. Ses mains remontaient centimètre par centimètre et elle frissonna de désir.


   Elle eut juste le temps d'ouvrir grand la bouche et d'écarquiller les yeux quand la balle l'atteignit en plein front, ornant celui-ci d'une petite étoile rouge, lui arrachant tout l'arrière du crâne.

 

Publié dans auteur mystère

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Philippe D 10/06/2011 20:41



Et un meurtrier de plus, un! C'est fou ce que les auteurs aiment tuer quand même!


L'auteur? Aucune idée; je ne suis décidément pas bon aux jeux des devinettes.



Bob 10/06/2011 14:37



Certainement pas de Bob, incapable d'écrire des scènes sensuelles... trop timide ou coincé pour ça... une femme ? Française (pas de belgicisme)... non pas Criquet. Ses femmes à elles ne
s'amuseraient pas à ce genre de truc... oui, peut-être Nadine... je suis en train de la lire...


 Mais je songe aussi un peu Jean Vigne, à cause des montagnes et des cabines. En plus je le crois capable (sous des dehors de Mr bien rangé) d'imaginer ce genre de scénario.


Bun, faut se décider: un, Jean Vigne, deux Nadine...



Micheline 10/06/2011 13:04



Je suis du même avis que lunessences c'est-à-dire que je pense à Nadine Groenecke.


 



christine 10/06/2011 12:14



NON !!!! Je ne suis pas l'auteur de cette nouvelle !!! moi, je tue dès le début !!!!! 


Je plaide non coupable !!!!!!



magerotte 10/06/2011 11:13



Avoue, Edmée... avoue, Micheline... avoue... Christine?... 



Claude Colson 10/06/2011 11:05



Je pense aussi à une femme. Et si c'était Kate ?



Adam Gray 10/06/2011 10:55



En douceur et... Bang !  On se croirait devant le prologue d'un épisode
des Experts... Très court mais diablement efficace, quel que soit l'auteur. Je ne suis pas sûr de moi mais ça pourrait, en effet, très bien être notre Christine Brunet nationale (?)... Je
doute que ce soit un homme, en tout cas, quoique on sait jamais...   



Louis 10/06/2011 09:33



Je me lance : Bob Boutique



magerotte 10/06/2011 09:27



J'aurais bien aimé l'écrire celle-là... j'hésite entre Edmée et Micheline... Edmée ?



christine 10/06/2011 08:50



Voilà comment se crée une réputation! Du sang plein les murs et c'est moi... 


Je connais quelqu'un qui doit bien se marrer !



Edmée De Xhavée 10/06/2011 07:37



Toi, Criquet? Je n'ai pas encore commencé ton livre - reçu et introuvable pour l'instant dans les affaires du déménagement - mais tu aimes le sang... et j'en ai plein les murs, avec cette
nouvelle!!!



lunessences 10/06/2011 07:32



Un bon début du suspense, je pense à Nadine groenecke, peut-être sait-on jamais


Bonne journée à tous



Nadine Groenecke 10/06/2011 07:30



Je crois reconnaître le style d'Alain Magerotte.



christine 10/06/2011 06:59



Un style, une atmosphère, non ? Allons... Qui a écrit cette nouvelle ????


Un indice ? l'auteur n'est pas un (e) inconnu (e), loin de là ! 


Bon, je crois que je vous en ai trop dit... tant pis...