La mare, en fin d'été, un poème de Claude Colson

Publié le par christine brunet /aloys


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La Mare, en fin d'été

(vers le milieu de l'après-midi)

Huit jours avant l'automne, la mare.
L'air tiède, même chaud, n'est pas pour crier gare.
La nappe d'un vert prairie
S'étale, toute couverte de lentilles, en tapis.

Il appelle les pas, tente presque l'unique promeneur
Que séduit ici la belle douceur de l'heure.
Là-bas pourtant deux colverts s'ébrouent,
Trouant le plan,
Tout danger rappelant :
La mare ronde
A l'eau profonde.

Des feuilles jaunes se posent lentement, c'est doux ;
Elles reposent à présent sur ce vert étonnant
Auquel le cygne noir seul demeure indifférent.
Lui aussi perce l'eau de son bec rouge,
Fouillant, chassant, happant tout ce qui bouge.

Pour nous - et c'est là le flou -
Le grand mystère reste en dessous.

 

 

Claude Colson

claude-colson.monsite-orange.fr

Publié dans Poésie

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Philippe D 27/10/2011 19:20



Et que sera la mare en hiver?



carine-LAure Desguin 27/10/2011 13:25



ben oui, dessous un agglomérat de mystères gluants ...



Alain Delestienne 27/10/2011 12:13



J'ai deux petites mares dans mon jardin, j'en ai désormais une troisième grâce à la belle langue de monsieur Colson. Une capacité d'observation très aiguisée qu'il est capable de traduire par de
beaux mots pour nous amener réellement au bord de la mare. En-dessous, pour moi, c'est la vase que nous ne faisons qu'entrevoir et que nous voudrions connaître ... le grand mystère.



christine 27/10/2011 07:55



Douceur d'automne... des mots pleins de couleurs.