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Le blog Aloys

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Nouveauté en partenariat avec le blog "citation-proverbe.org" : UN AUTEUR - 3 CITATIONS

11 Octobre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Réflexions

https://citation-proverbe.org/

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Les plus belles citations de Bob Boutique

 

Avant tout : Qui est Bob Boutique ?

 

Bob (Baudouin) Boutique est un auteur et libraire belge qui vit à Schaerbeek. Bob est un vrai passionné de littérature et d’écriture depuis toujours. Il est spécialisé dans l’écriture de « contes bizarres ». Ses deux recueils de "Contes bizarres I et II" sont d’ailleurs disponibles chez l’éditeur tournaisien Chloe des Lys, dont il est l'un des administrateurs. La plupart de ses livre sont écrits pour êtes lus à haute voix, dans un style proche du langage parlé. L’auteur utilise souvent des belgicismes, du ‘brusseleer’, du flamand et même parfois des mots inventés !

« Le monde des humains est un univers de fous, qui n’est lucide que quelques jours par an. Pendant la période du Carnaval ! » Pourvu d’une imagination débordante, les textes de Bob Boutique inspirent des milliers de gens dans le monde et les scénarios de ses contes font même de l’oeil aux producteurs de cinéma.

Cet article a été co-rédigé avec le site : citation-proverbe.org qui propose de belles citations et des proverbes connus !

 

Top 3 des citations de Bob Boutique

 

1 - Extrait de son thriller : CHAOS

 

« Quant à la Petite, elle se laisse guider, confiante en sa bonne étoile comme à l’efficacité de son homme. Car c’est ainsi qu’elle le nomme désormais dans sa petite tête de gamine. Elle l’observe qui avance dans la nuit sans se presser, sans perdre une enjambée, comme un métronome, et pense tout simplement : « C’est mon homme. » Et dire que certains trouvent les femmes compliquées. » (Chaos, Bob Boutique)

 

2 - Extrait de son livre : 2401

 

« Les flammèches orange ondulent légèrement et projettent des ombres mouvantes sur un groupe de moines en capuche (appelons-les comme ça) assis au milieu de la salle autour d’une longue table en bois massif sur laquelle six enveloppes attendent les invités(…) Une pendule sonne quelque part. Il est onze heures. »(2401, Bob Boutique)

 

3 - Extraite de son livre : 2401

 

“Une vague lumière à l’écume orange s’étale doucement sur les hautes parois rocheuses plongeant dans le même temps le fond de la vallée dans la pénombre.” (2401, Bob Boutique)

 

Un avant-goût des oeuvres de Bob Boutique Voici les premières couvertures des deux livres cités plus hauts

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Quand ACTU-tv parle des grands auteurs belges... Michel de Ghelderode Une chronique de Marc Quaghebeur. Un texte de Jean François Foulon

24 Mai 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles, #présentations, #vidéo, #Réflexions

Une rubrique que j’ai particulièrement appréciée dans Actu-TV, c’est celle qui est consacrée depuis quelque temps aux auteurs classiques de Belgique. Lors de la dernière émission, Marc Quaghebeur, le directeur des Archives et Musée de la Littérature (AML) a évoqué Michel de Ghelderode. Cela m’a aussitôt rappelé des souvenirs. Je l’avais découvert il y a longtemps, à une époque où, étudiant et grand adolescent, je me réfugiais sous mes couvertures, dans ma chambre non chauffée, pour lire durant la nuit des auteurs étranges que je ne connaissais pas. Et pour ce qui était de l’étrangeté, avec Ghelderode, j’avais été servi.

De son vrai nom Adémar Martens, cet auteur dramatique est né à Ixelles le 3 avril 1898, de parents flamands (il est mort le 1 avril 1962). Son père, par ailleurs très autoritaire, est employé aux Archives générales du Royaume, et pour des raisons de promotion sociale, il mettra son fils dans des écoles francophones. Sa mère, plutôt superstitieuse, lui racontait souvent des histoires effrayantes, qui ont dû marquer son imaginaire.Le petit Adémar est solitaire et de santé fragile : atteint d’asthme toute sa vie, il aura même le typhus à l’âge de 16 ans. Le fait d’avoir ainsi frôlé la mort aura manifestement une incidence sur son oeuvre. En tout cas cette maladie l’a obligé à arrêter ses études. Il n’en est pas moins passionné par l’histoire et plus particulièrement pour les époques du Moyen Âge, de la Renaissance et de l'Inquisition. Ce n’est sans doute pas un hasard, car l’éducation religieuse qu’il a reçue l’a véritablement terrifié et s’il perd la foi à l'adolescence, il continue à croire aux puissances du mal. Ainsi il dira : « L'existence du diable est certaine, il suffit de regarder autour de soi. Dieu se manifeste rarement. »

Il aime aussi les marionnettes (son père l’emmenait souvent au théâtre royal de Toone) et le monde des foires (celle du Midi à Bruxelles en particulier). Tous ces éléments se retrouveront plus tard dans son œuvre. Son univers est celui d’une Flandre imaginaire, un peu mythique et atemporelle (avec une prédilection toutefois pour le XVIe siècle, celui d'Ulenspiegel, le héros de Charles De Coster). On le sent aussi imprégné par l’atmosphère des tableaux de Bruegel et de Bosch et du coup on retrouvera chez lui de nombreux personnages allégoriques.

Ses premières pièces de théâtre (écrites en français mais traduites en flamand) sont jouées par la compagnie populaire « VlaamscheVolkstooneel ». C’est toutefois à Paris qu’il connaîtra le succès (le public belge des années 30 étant peu réceptif encore aux avant-gardes théâtrales). Il faut insister sur ce succès parisien, dont on n’a pas assez conscience en Belgique. En gros, si Ghelderode est devenu un grand du théâtre, c’est grâce à la France. Son succès a été considérable (il sera joué partout dans le monde, de l’Europe aux USA, sans oublier l’Argentine et le Japon) et il est bon de rappeler, comme le fait Marc Quaghebeur dans la vidéo, que c’est par Beckett et Ionesco qu’il sera supplanté plus tard. Il a donc largement contribué à préparer le théâtre de l’absurde, rôle qui n’est pas négligeable…

A partir de 1939, pourtant, affaibli, il décide de renoncer au théâtre (il écrira cependant encore trois pièces, dont L’Ecole des bouffons) et se consacre à la prose. Ce sera « Sortilèges », un recueil de douze contes qu’on qualifie habituellement de « crépusculaires » ( on y parle de la mort et du péché, le tout baignant dans un décor de brume). 

Ensuite, il s’essaie à la radio, où il tient une chronique intitulée « Choses et gens de chez nous ». Malheureusement on est en pleine Occupation et Radio-Bruxelles où il a travaillé a clairement collaboré avec l’occupant. Était-il lui-même proche des idées nazies et rexistes ? Si l’on en croit ce que dit Marc Quaghebeur dans la vidéo, il était surtout un révolté qui contestait tout et il est clair qu’il aura trouvé dans les idées du moment un écho à sa haine de la gauche et de l’anarchie. De là à dire qu’il a ouvertement collaboré, il y a un pas qu’on ne peut franchir. Il sera toutefois révoqué de son poste de fonctionnaire de la commune de Schaerbeek, mais après enquête, cette révocation s’est transformée en une suspension disciplinaire de trois mois (peine finalement légère, comme le souligne Bob Boutique, et qui prouverait qu’il n’était pas foncièrement coupable). Peu après, l'Administration le pensionne pour cause de maladie et il sera finalement réhabilité en 1946. Puis c’est à cette époque que vient son grand succès sur les scènes françaises et internationales dont je viens de parler. Il est publié chez Gallimard et devient un sujet de thèses. Mais Ghelderode, au caractère sombre, conserve au fond de lui une sorte de rancune, notamment pour n’avoir pas pu entrer à l'Académie royale de langue et de littérature françaises.

La fin de sa vie est triste et il meurt le premier avril 1962. Il ignorera toujours qu’on pensait à proposer son nom pour concourir au Nobel de littérature. Mais revenons à son théâtre. Fasciné par les personnages de Charles Quint et de Philippe II, on peut dire que Ghelderode se situe dans les traditions hispanique et anglaise du XVIème siècle. Il est clairement en rupture avec le théâtre français classique et cartésien. Son monde est celui d’un univers étrange, un peu morbide, où la mort, les masques, et les bouffons tiennent une place de choix. C’est un univers flamand et à vrai dire je m’étonne du succès que l’auteur a pu rencontrer en France (on insiste bien dans la vidéo sur cette différence entre l’esprit français, si peu rabelaisien finalement, et le côté « déjanté » de ces écrivains flamands). Si le public parisien a été sensible à l’œuvre de Ghelderode, c’est à mon humble avis par le discours morbide qu’il véhiculait. On était après la guerre et on venait de connaître tant d’horreurs et d’atrocités que ce théâtre qui parlait sans cesse de la mort et qui la mettait en scène dans un décor étrange, farfelu et finalement angoissant (dans la « Balade du grand macabre » la mort apparaît comme un personnage réel, qui chevauche un ivrogne) devait finalement correspondre à la désillusion de la population, qui était revenue de tout et qui ne croyait plus à grand-chose. L’univers macabre et inquiétant de Ghelderode évoquait manifestement quelque chose et son côté grotesque et cruel également.

Pour terminer, voici un petit extrait de Jaïre, histoire de se faire une idée plus concrète du style de Ghelderode et des thèmes qu’il aborde :

Oh dilemme ! Si mon grand, oui, grand chagrin se voit, on dira : le grotesque bonhomme, si peu maître de soi ! Si je le cache, mon chagrin... grand ? Non immense ! On dira : n'a pas de cœur, celui-là ! Entendez : sa fille unique meurt et rien de sa face ne bouge... Oh ! je suis énervé, exaspéré, crevassé, heu, et quoi encore, déchiré, bouleversé... Coulez, mes ampoules, maintenant coulez, je m'en moque. On pleure à tout âge. Je serai soulagé. Et tant pis si je grimace... (Il pleure.) ... Heu !... (Se mouche.) Heu ! (Se mouche.) Ah ! Quel moment unique, terrible, excellent, le moment que l'on souffre !... Sent-on cela dans les naufrages ? Non, je ne vois plus clair... Ces larmes sont noires, c'est l'eau de l'étang noir... Le cygne... ma fillette qui meurt et répond des absurdités aux propos tendres que je lui tiens, qui me repousse lorsque je veux la caresser toute moite. Le canard... il grandit, des mâts lui poussent, il amarre : c'est le bateau vénitien dont je dois surveiller le déchargement au quai du Miroir !... Quelle débâcle !... Mes affaires dans l'eau, l'eau noire et blanche, et mes repas froidis... Et le chien du voisin qui ne cesse de awoûawawoû, comme ils font ça les chiens, et de creuser des trous dans la terre !... Je dis trou ? Oui, trous partout, on entre dans l'existence et on en sort par un trou ! (Furieux.) Non et non et non ! Assez de ça, de tout ça... Tout quoi ? La mort et ses péripéties, les figurants, comme un jeu de théâtre qui dure des jours et des nuits comme des jours ! Et sur­tout le principal, de quelque sobriquet qu'on le nomme, qui rode autour et n'entre pas, comme s'il prenait plai­sir à prolonger notre angoisse. Est-ce donc si difficile à faire mourir, une fillette de seize ans ?

En tout cas merci à Actu-TV qui m’a permis de me replonger dans cet univers ghelderodien que j’avais un peu perdu de vue.

J.F Foulon
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Carl du Toit...

6 Mai 2012 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Réflexions

Congé marguerite

 

 

 

 

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Carl du Toit

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Hugues Draye : Entre maladresse et agressivité

27 Janvier 2011 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Réflexions

H.drayeENTRE MALADRESSE ET AGRESSIVITE

  
entre maladresse et agressivité, c'est pas toujours facile d'y voir très clair
 
rares sont peut-être ceux ou celles qui font mal intentionnellement
 
par contre, sans l'faire exprès
ça m'arrive vis-à-vis des autres
ça arrive aux autrees vis-à-vis de moi
 
évidemment, c'est plus facile de le pointer du doigt quand ce sont les autres qui 'nous" le font
 
ici, j'ai deux exemples vécus sur une journée, enfin sur un après-midi, où je chantais dans l'métro
 
"faut pas être agressif !", me dit une personne qui s'arrête, pour m'écouter chanter
elle aurait pu tout me dire, mais pas ça
enfin
elle aurait pu tout me dire, mais pas ça, au moment où elle l'a dit
évidemment
je lui suis volé dans les plumes
 
non pas, parce qu'elle avait tort de le dire
je ne suis pas con au point de ne pas comprendre un propos
 
mais le moment où elle l'a dit, là ...
oui, quand vous chantez avec tout votre souffle, et que vous êtes carrément au coeur de l'action
et que la personne vous lance "faut pas être agressif"
déjà, les "faut pas" (ces obligations !)
et puis, qui aime qu'on lui dicte ce qu'il doit faire ou pas ?
 
il est tout à fait que j'interpelais assez viv'ment les gens qui passaient dans la rame de métro
je leur disais "ah ils n'ont pas l'temps, mais s'il ya deux connards, deux saoûlards qui s'bagarent un peu plus loin, ils ralentissent ..."
bon, c'est vrai, je pourrais me passer de ce type de commentaire (après tout, les gens font ce qu'ils veulent)
mais voilà, je l'ai lancé, j'étais parti dans un trip
 
un trip qui avait démarré ainsi
cette dame interpelait, par sa présence, tous les gens qui passaient, afin que ceux-ci m'écoutent ... et aucun ne semblait entendre
et ensuite, elle me regardait, désolée (avec ce regard, ce jug'ment : "ah, les gens, quand même !")
en fait
j'embrayais dans l'même sens
d'accord !
 
mais final'ment, elle aussi, en s'y prenant comme elle s'y prenait, vis-à-vis des gens, elle se montrait ... agressive
 
maladresse, sûr'ment
 
plus tard, une autre passante, très sympa, le sourire systématique
elle s'arrête
je la félicite pour le maintien qu'elle a de ses vêt'ments
 
je lui manifeste mon plaisir de la voir
elle me répond que c'est réciproque
 
jusqu'au moment où
dans ma joie
je lui dis
"et ça fait surtout plaisir qu'on sache qu'on va revoir des copains, des copines ..."
il a fallu qu'elle me balance : "le bonheur commence avant tout par soi-même"
merde, alors !
cette phrase-là, OK, je la comprends, je la connais, j' l'approuve
 
mais, s'il vous plaît
arrêtez de me faire des l'çons
l'enthousiasme, le plaisir dee r'voir quelqu'un, c'est si lourd que ça ?
il faut absolument ajouter des phrases toutes faites ?
Hugues Draye
huguesdraye.over-blog.com
 
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Michel Hiernaux se présente

5 Janvier 2011 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Réflexions

http://www.bandbsa.be/contes2/hiernauxmichel.jpg

 

 

BIOGRAPHIE :

Michel Hiernaux est né à Erquelinnes il y a presque 62 ans mais vit à Mons depuis toujours.

Enseignant pendant près de quatre décennies, il est retraité depuis peu.

Il consacre son temps à sa famille et passionné par l’écriture , prend la plume quand la Muse veut bien être son amie.

 

RESUME :

“H.I.E.R comme hier” est un recueil hétéroclite de poésies fantaisistes, de chansons émotionnelles, de textes construits ou jetés sur le papier récoltés durant toute une viehttp://www.bandbsa.be/contes2/hierhiernaux.jpg mais disposés sans chronologie.

Le titre choisi est une phrase que répétait immanquablement son père quand il devait épeler leur nom de famille… Hiernaux, H.I.E.R comme hier

Cette phrase a été entendue tant de fois avec amusement ou agacement que tout naturellement et avec émotion , l’auteur a décidé d’intituler ainsi ce recueil de textes.

 

BIBLIOGRAPHIE :

Le premier ouvrage publié chez Chloé des Lys, « Tetine » est un conte en couleurs pour enfants illustré par Christine Buysse. Le second( dessins en noir et blanc  par la même artiste )

s’intitule « water-l’eau ou les élucubrations aquatiques de la famille Cabillaud, père et fish ».

Il s’agit d’aphorismes aquatiques, l’aphorisme étant un genre dans lequel l’auteur se sent « comme un poisson dans l’eau » au même titre d’ailleurs que dans l’anecdote ou les nouvelles.

 

 

Michel Hiernaux

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Solution du jeu... L'auteur mystère est Christian Van Moer... le gagnant ? Louis Delville !

2 Janvier 2011 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Réflexions

http://www.bandbsa.be/contes/chrismellone.jpg

 

SOLUTION DE L’ENIGME

 

1. Raisonnement de Julien :

 

Quel était le secret de ce poème étrange

Où le nom insolite au mot clair se mélange ?

Me fallait-il rejoindre une femme amoureuse

En plein Sarajevo, la cité douloureuse ?

 

Incongru Léonard ! Apocryphe Sibylle !

Moi, le Grand Bouc cornu ? Elle, un médium sénile ?

Camille ne pouvait nous dénigrer ainsi !

Non, ce cher Léonard, c’était le grand Vinci !

 

 

L’écriture inversée et le sens sibyllin

Pour soustraire au profane un texte cristallin !

Craignant de se trahir, plutôt que par malice,

Pour m’éclairer, Camille usait d’un artifice !

 

D’une si tendre estime essayant d’être digne,

Je m’efforçai alors de lire entre les lignes.

Sans conteste la clé se trouvait dans l’en-tête,

Sinon pourquoi couper le nom de l’épithète ?

 

Je ne fus pas très long à résoudre l’énigme

Car le tétrasyllabe était le paradigme ;

Il révélait le mètre et marquait deux endroits :

L’acrostiche et la rime où trônent les mots rois.

 

2. Le message caché :

 

Mon cœur soupire 

En ton absence.

Que puis-je dire

Pour ma défense ?

 

Dans les jardins

Du centre ville,

Un baladin

Tend sa sébile.

 

C’est un français,

Un jouvenceau ;

Son air doucet

Cache un gerfaut.

 

Le jeune Achille 

Ira mener 

Jusqu’ à Sibylle

Son bien-aimé.

 

Les mots de passe :

Tout à gagner.

Un peu d’audace

Et c’est le pied.

 

L’amour mérite

Qu’on ose tout.

Accours bien vite

Au rendez-vous.

 

* * *

 

http://blogsimages.skynet.be/images_v2/002/525/693/20061214/dyn003_original_300_420_pjpeg_2525693_e9760ae3b87151080614cde407f3c4e0.jpg

 

Extrait des « Oiseaux bleus  » de Christian VAN MOER,

œuvre publiée aux Editions Chloé des Lys en 2005.

 

http://christianvanmoer.skynetblogs.be

 

 

 

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Hugues Draye se présente...

21 Décembre 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Réflexions

H.draye
j'ai édité, jusqu'à présent, cinq bouquins chez Chloé des Lys
 
je suis né à Charleroi, le 19 avril 1962
 
j'écris des chansons, je m'accompagne à la guitare, parfois au piano
je chante dans des cabarets, des salles, dans la rue, dans l'métro, pour des potes, en France, en Belgique, depuis ... 1982; plus de 400 chansons à mon actif; trois CD's autoproduits
 
je travaille, la s'maine, comme facteur (à Ixelles, Bruxelles)
 
en dehors de la chanson, et de l'écriture : je fais de la photo, je me mets un peu au dessin
une autre passion : marcher, randonner
un rêve (encore) : un jour, qui sait, conduire un bateau
quant aux livres édités chez Chloé des Lys:

- BELIER POUR TE SERVIR (2002), recueil de textes de chansons, avec explications concernant les origines des chansons
- FACTEUR, OU VAS-TU ? (2004), roman, fiction, partant de la poste (milieu où je travaille), avec des personnages recrées
- LA MARIE-THERESE (2006), deux nouvelles partant exactement de la même manière, et bifurquant à un moment donné
- CHEMIN FAISANT (2009) : en deux tomes, l'un reprend des textes de chansons, l'autre des nouvelles
.... "BELIER POUR TE SERVIR", premier livre édité chez CHloé des Lys
 
des textes de chansons ... avec un commentaire supplémentaire, lié à l'origine de ces chansons ...

 
un extrait ...
  
LES INTERMEDIAIRES (texte de chanson)
  
Tu les flaires déjà deux cents mètres à la ronde
Ces grands serviteurs acharnés de Monsieur Tout l'Monde
Et si tu ne parviens jamais à cerner leur bord
Z ont pas leur pareil pour alimenter ton décor
  
LES INTERMEDIAIRES
PULLULENT SUR LA TERRE
EN BRAVES CHIENS DE MISERE
ET MOI LE POETE
DU HAUT DE MA PLANETE
JE LEUR SERS DE TROUBLE-FETE ...
  
plus loin, explication de cette chanson ...
  
Cela se passait un jeudi matin sur le marché de Carpentras (France). Je sillonnais les rues ensoleillées bordées d'échoppes.
  
J'avais enfin repéré un petit coin tranquille, sorti ma guitare, installé ma housse par terre, déposé une assiette pour la manche et entamé deux ou trois chansons qu'une dame vint m'aborder sur un ton qui n'était pas spécialement agréable
  
"Je suis désolée, monsieur, mais on ne peut pas jouer ici !" ...

Hugues Draye
huguesdraye.over-blog.com
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Patricia Lhommais se présente...

11 Décembre 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Réflexions

http://www.bandbsa.be/contes2/lhommaistete.jpgIl faut bien commencer par quelque chose, alors, voilà, juste pour la forme, histoire de me situer : je vis à Arras, dans le Pas-de-Calais et j'ai 36 ans. Deux naissances pour moi cette année puisque je suis maman d'un petit Raphaël depuis le 7 juillet. Et ce petit garçon a chamboulé ma vie. Et la deuxième, imminente, c'est bien entendu la publication de mon nouveau roman chez Chloé des Lys, Clara debout dans un paysage. C'est un peu un deuxième accouchement.


Comment me définir...? Je suis une férue de cinéma. Mes derniers coups de cœur : L'arnacoeur avec Vanessa Paradis et Romain Duris pour la part de rêve que nous offre cehttp://www.bandbsa.be/contes2/mouriragerecto.jpg film, Hatchi avec Richard Gere pour le sens aigu de la fidélité présent dans ce chef d'œuvre. Et Oscar et la dame rose. A découvrir sans modération.


Une de mes autres passions : la lecture. J'ai aimé L'éternité n'est pas si longue de Fanny Chiarello, mais je me régale souvent avec Jean-Louis Fournier, Philippe Labro, Erik Orsenna et Marie-Sabine Roger.


L'écriture ensuite. Je me sens vivre, un stylo à la main, en phase d'inspiration. C'est tellement fort, tellement puissant. J'écris en ce moment un nouveau roman. Je ne sais pas http://www.bandbsa.be/contes2/netenvapasrecto.jpgsi je peux déjà en parler... Car je n'ai rien d'abouti... Mais une trame qui me plaît bien. Un titre qui me correspond bien également.


Une passion ancienne que mes lecteurs connaissent maintenant : Salvatore Adamo. Puisque j'ai écrit un récit qui le concerne de près. Hortense, une jeune femme un peu hors du commun, est passionnée par cet artiste et a beaucoup de mal à trouver sa place auprès des autres... Et notamment de son compagnon qui semble ne pas la comprendre.


J'ai d'ailleurs rencontré Salvatore en 2007 à cette occasion... Un moment inoubliable.


Ma vie, elle, tourne autour de mon bébé et de mon chien. J'ai tellement d'amour à leurhttp://www.bandbsa.be/contes2/claradeboutrecto.jpg donner.


Je suis une personne passionnée et triste à la fois, excessive la plupart du temps. Je fais tout dans l'excès. Et c'est un défaut dont on a du mal à se défaire... 

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Micheline BOLAND : La PNL, une première bonne approche de son univers ?

4 Décembre 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Réflexions

 

boland photoChristine Brunet m'a posé la question de savoir si lire mon livre de PNL était une première bonne approche de mon univers. À la réflexion, il me semble que commencer par lire mon livre de PNL est une bonne façon de prendre connaissance de mon univers, tout en découvrant la PNL. 

 

Dans la dernière partie, il y a des poèmes et des petites histoires (après chacun de ces textes les références à la partie théorique sont mises en évidence ce qui est une façon d'amener à consolider ses acquis). Ce sont d'ailleurs, du moins pour certaines, des petites histoires parues dans des magasines qui font la part belle à des expériences assez ordinaires. J'espère qu'ainsi chacun s'y retrouvera plus ou moins…

 

Par exemple : qui ne s'est trouvé dans une salle d'attente et ne s'y est ennuyé alors qu'une autre personne ne connaît pas ce type d'ennui en portant son attention sur les particularités esthétiques du lieu ou sur les objets qui s'y trouvent, sur les informations susceptibles d'y être recueillies ou encore sur les relations établies entre les individus présents ?

 

Autre exemple : quelqu'un s'énerve dans un embouteillage alors que se trouvent à portée de ses sens des objets de stimulation intéressants (musiques, arbres magnifiques, odeurs,…).

 

Autre exemple encore : une personne se dit "il faut". Si elle modifie ce "il faut" en "il se peut" ou "je veux" comment vivra-t-elle les choses ? 

 

Une personne est immobilisée. En améliorant son confort, en s'entourant d'objets aimés, de senteurs agréables, de musiques appréciées, cette immobilisation sera vécue différemment.  

 

Grâce à ces récits, on apprend encore que changer ses critères de comparaison renforce parfois la confiance en soi : ainsi plutôt que de placer la barre très haut et de se comparer à un autre très performant, on peut aussi se comparer à soi dans un passé plus ou moins éloigné. De certaines histoires, il ressort encore que saisir ce "qu'une chose est" plutôt que "ce qu'elle n'est pas", améliore quelquefois le vécu.

 

Ces petites histoires, c'était ma façon d'ouvrir la PNL à un public "tout venant" sans donner l'impression de donner une leçon !

 

Les métaphores sont d'ailleurs au nombre des outils employés en PNL et en hypnose thérapeutique (métaphores construites pour répondre de manière indirecte à la problématique du 'client' et qui établissent une sorte de parallèle avec le problèmeboland5 évoqué). Quand je travaillais en PMS (centre de guidance Psycho-Médico-Social, pour les élèves du fondamental et du secondaire), il m'arrivait d'élaborer ainsi des petites histoires pour les personnes qui me consultaient (un peu comme les paraboles des évangiles) : du cousu main qui établissait un parallèle discret avec leurs problèmes et les ouvrant à des pistes de solutions. 

 

Pour construire ces histoires, avoir connaissance des intérêts, des filtres, des modes de pensée de la personne rencontrée était bien utile. De la sorte, la personne se retrouvait plus aisément dans le récit.

 

Mon premier livre de contes "Contes à travers les saisons" comprend aussi des histoires illustrant des présupposés, des processus ou des filtres. Par exemple "Substitution", la fausse vraie histoire de la bûche de Noël qui a pour mission de remplacer une belle bûche de bois dont mes héros sont dépourvus. Il en est de même dans "Le magasin de contes". Par exemple dans "Le secret de l'écureuil", les animaux expérimentent qu'il y a des façons indirectes mais aussi une manière directe pour connaître ce fameux secret. Dans "Une clochette pour Poussy", une vieille dame tente différentes solutions avant de parvenir à ses fins c'est-à-dire empêcher son chat de manger des souris ! Dans "Les chauves-souris", on constate combien une croyance inappropriée peut porter préjudice aux autres.

 

Par ailleurs, mes nouvelles font la part belle aux sens, aux voies détournées. Je m'exprime en termes sensoriels et les personnages perçoivent souvent plusieurs façons d'agir avant de passer à l'action.

 

J'espère que cela te convient et t'adresse mes plus cordiales pensées.

 

 

Micheline Boland

"L'archer est un modèle pour le sage. Quand il a manqué le milieu de la cible, il en cherche la cause en lui-même." (Confucius)


Visitez mon site : http://homeusers.brutele.be/bolandecrits/
Visitez mon blog : http://micheline-ecrit.blogspot.com/ 

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FAITES VOS JEUX : IL ETAIT UNE FOIS.... deuxième partie... dernière chance...Qui a tué?? Qui est l'auteur?? comment voyez-vous la suite ?

1 Novembre 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Réflexions

 

                                                        ****

 

« Allez-y et prenez le temps qu’il faut. Faites-vous remplacer au besoin… » insiste la pétasse qu’il faut bien appeler poliment Madame la juge d’instruction, « et retournez tout … n’oubliez pas les portables et les gsm… ». Il dépose le cornet sur la table et la laisse pérorer en remplissant sa  demande de déplacement. « Vous m’écoutez ? »

 

« Bien sûr, Madame… je prends des notes. »

 

« Parfait. Passez-moi un coup de fil dès votre retour, car le Procureur du Roi m’a déjà interpellé deux fois sur le sujet et franchement je n’ai pas grand-chose à lui dire...  Monseigneur Gestuel a mis son réseau de relations en branle et son avocat m’a déjà suggéré deux fois de classer l’affaire… »

 

« On cherche, Madame, on cherche… »

 

« Je n’en doute pas, mais ce serait encore mieux si vous trouviez ! Bon après-midi .»  Clic !

 

 

                                                        ***

 

Chassepierre se trouve en Lorraine, mais en Belgique ont dit ‘La Gaume’.  C’est à un jet de pierre (c’est le cas de le dire) de la France et c’est un minuscule village de maisons en moellons du pays et aux tuiles d’ardoise, regroupées autour d’une église comme un troupeau auprès de son berger.

 

Couleur de base, le vert. Celui des prairies qui plongent les pans de leur manteau dans la rivière et celui des bosquets qui bourgeonnent ça et là, au détour des sentiers de terre. L’endroit rêvé pour musarder le long de haies envahies par les ronces et les orties mais aussi des mûres des framboises ou des myrtilles.

 

Il aurait bien emmené sa femme, mais pour l’instant, c’est vraiment pas possible. « On est passé de cinq à trois en un an, tu te rends compte… et pour le même boulot ! Re-struc-tu-ra-tion ! »

 

Le centre se trouve en dehors du village, dans une ferme en carré désaffectée. Un haut mur de briques chaulées de blanc, un porche assez vaste pour laisser passer des charrettes de foin, puis une grande cour pavée sur laquelle trois ados jouent au foot avec une balle en plastique.

 

Ils s’arrêtent à la vue de la grosse berline noire de Ledent et comprennent tout de suite qu’il est flic. Un sixième sens ou peut-être la batterie d’instruments qui s’étend sur le tableau de bord.

 

Il leur demande poliment où se trouve Mr Clairefontaine et l’un d’eux indique du doigt une petite porte en bois au bout d’une aile du bâtiment. A côté d’une fenêtre à croisillon qu’orne un bac de géranium. Enfin… il croit que ce sont des géraniums, car il n’y connaît pas grand-chose ?

 

Il fait bon. Le soleil joue à cache-cache  avec de gros nuages blancs, l’air est doux et le commissaire  se dit que ce serait vachement plus sympa d’aller prendre un pot au ‘Colombophile’ (il est passé devant) plutôt que de mener cette enquête à la con. Mais bon… la p’tit petasse a l’air d’y tenir à son affaire.

Il se demande en traversant la place à quoi elle ressemble, car s’il connaît sa voix, il ne l’a jamais rencontrée. Il l’imagine petite, noiraude et dressée sur ses ergots…

 

 

***

 

Clairefontaine est grand, lourd, des paluches de fermier, des cheveux d’un blond presque blanc et des yeux étranges, quasi transparents. On dirait un albinos. Il porte une salopette verte et des bottes en caoutchouc de la même couleur. Une fourche dans les mains, il ferait plus vrai que nature.

 

« Entrez, je vous attendais… »

 

L’intérieur est sombre et Ledent plisse les yeux avant de reconnaître une cuisine à l’ancienne avec une table recouverte d’une nappe plastique et au centre de la pièce un Godin ou, pour ceux qui l’ignorent, un poêle à bois avec un tas de bûches bien rangées.  

 

« Alors, que se passe t-il ? » poursuit le gaillard d’une voix traînante en prenant deux tasses dans une armoire anti-déluvienne  « J’ai pas cru un instant à votre histoire de trafic d’herbes… les gamins ont fait des bêtises ? »

 

« Je n’ai pas le droit de vous en parler… en fait, je ne sais même pas si ma visite à un sens. Je voudrais simplement vous poser quelques questions… »

 

« C’est à propos de Monseigneur Sleenad ?  allez-y prenez place… »

 

« Pourquoi dites-vous ça ? » demande le flic en tirant une chaise à lui.

 

« Ben c’est pas chinois… le cardinal vient de mourir, il nous subventionnait et vous débarquez ! Lait, sucre ? »

 

« Merci, noir… » Ledent observe le dos massif du géant et se dit qu’il n’aurait aucune difficulté pour tuer un gosse de quinze ans… en revanche, impossible pour lui de se faire passer pour Sleenad à la banque, même avec des lunettes d’écaille et un béret vissé sur le crâne.

 

Téléphone.

 

« Un instant… » il se lève en s’excusant du regard et s’éloigne de quelques pas vers la fenêtre. Les footballeurs ont quitté la cour. Il jette un coup d’œil à sa montre. Quatre heures. P’têt qu’ils ont droit à une collation ?

 

C’est Venloo, un jeune inspecteur qui sort de l’école de police, un malin.

 

« Salut Chef, j’ai les résultats de l’autopsie. Il s’agit bien d’adolescents latinos. On leur a coupé les zizis après la mort, proprement avec un scalpel. Mais écoutez ça… on a retrouvé des traces d’un puissant soporifique… le genre de truc qu’on met dans des seringues hypodermiques pour calmer un tigre récalcitrant dans un cirque… ça agit en quelques secondes ! »

 

« Je vois… » commente Ledent d’un ton neutre, rapport à son hôte qui le scrute d’un regard étrange. L’œil est si pâle qu’on dirait qu’il l’observe derrière une vitre. Vraiment curieux. Ceci dit, il réalise aussi que l’affaire devient très chaude. Il avait espéré un instant qu’il pourrait s’agir d’une blague stupide d’étudiants en médecine ( ben oui, ça aussi ça arrive…), mais là plus de doute… On plonge tout habillé dans trois beaux meurtres bien saignants… bref, la merde.

 

« Y’a autre chose… »  poursuit Venloo en se grattant la tête. Ca Ledent l’imagine bien sûr, car le gamin fait toujours ça lorsqu’il est embêté. « La juge d’instruction vient de me raccrocher au nez ! Elle est furax… le secrétaire de rédaction de ‘La Dernière Heure’ l’a appelé pour lui demander s’il est exact que nous sommes  descendus  à l’ Evêché ? »

 

«  Et ? »

 

« Ben, elle l’a calmé avec des salades… mais l’autre va vérifier et revenir à la charge, c’est certain. Et quand Gestuel l’apprendra on peut être sûr que les réactions vont arriver d’en haut ! Bref… ( il se gratte certainement la tête à sang ), elle vous recommande d’aller très très vite ! »

 

« Bien, je rentre demain matin… » Il raccroche.

 

                                               *** 

 

« Des complications ? » interroge l’albinos en versant les cafés.

 

« Parlez-moi de Monsieur Sleenad. »

 

 

 

« Je vous l’ai déjà dit, c’était vraiment un chic type. Il venait à  Chassepierre deux ou trois fois par an. C’étaient ses seules vacances… les enfants l’adoraient car il jouait avec eux, les emmenait en ballade dans les environs et même parfois au Macdo puis au ciné à Florenville… »

 

« Vous les accompagniez ? »

 

« Non… j’en profitais pour me relaxer un peu… vous savez, avec ces mômes, c’est du 24 heures sur 24. »

 

« Où sont-ils pour l’instant ? »

 

«  Au réfectoire… »

 

« Avec madame Clairefontaine ? »

 

« Tout juste. »

 

« Vous avez des enfants ? »

 

Il rigole discrètement. « Non, vous vous trompez… madame Clairefontaine est ma sœur. Nous sommes célibataires et en fait d’enfants… il  y en a cinq actuellement.  Le ministère nous octroie trente-sept euros par pensionnaire par jour… c’est beaucoup trop peu pour entretenir le centre. L’eau, l’électricité, les assurances… je crois qu’on va devoir fermer. »

 

« J’aimerais parler à votre sœur. » 

 

« Pas de problème, je vous y conduis... »

 

« En privé… »

 

Il dresse les yeux, un peu étonnés, se lève lourdement, ouvre grande la porte qui donne sur la cour et lui indique du doigt.« C’est là, en face, la porte blanche à côté de la grange… je vous préviens. Vous allez être étonné ! »

  

                                               ***

 

La cour est vaste. Deux poules perdues se suivent et tournent en rond à la recherche d’un pauvre lombric qui ne leur a rien fait.

 

Téléphone.

 

« Oui Suzy… » répond -il en reconnaissant le numéro de sa femme.

 

« Ca va ? »

 

« Bof ! »

 

« Quoi bof ? »

 

« Je pédale dans la choucroute, je suis à la poursuite de trois morts, eux mêmes tués par un quatrième… et j’ai la juge qui m’appelle toutes les deux heures… à part ça, tout va très bien Madame la marquise. »

 

« C’est gros ? »

 

« Très gros. Si ça continue, tu vas l’apprendre par le journal télé ! »

 

« Tu ne peux toujours rien me dire ? »

 

« Non… »

 

« Tu reviens quand ? »

 

« Demain… » Il s’arrête au milieu de l’esplanade et devine le regard de Clairefontaine qui l’épie à travers la fenêtre à croisillons, derrières les bégonias… enfin… si ce sont des bégonias. Les deux gallinacées tournent maintenant dans l’autre sens, histoire de ne pas perdre l’équilibre. « Et toi ? »

 

« Vivement cinq heures… Cordier a encore fait de sa merde. Tu le connais… mais bon, ça va se tasser. C’est pas un mauvais zig ! »

 

« Tu manges quoi ce soir ? »

 

« Les pizzas qui sont dans le congel… et toi ? »

 

« j’sais pas. Le plat du jour sans doute… Bon, je te laisse, bisous ! »

 

« Paul ! »

 

« oui ? »

 

« Je t’aime. »

 

« Moi aussi. »

 

                                                        ***

  

Et de fait, ça fait un choc ! Mademoiselle Clairefontaine est la sœur jumelle de l’autre. Mêmes cheveux d’un blond hollandais presque blanc, mêmes yeux transparents, même charpente épaisse… elle dessert une grande table en bois plantée au milieu de deux bancs, lorsqu’il pousse la porte du réfectoire.

 

« Bonsoir, je suis le commissaire… »

 

« Je sais qui vous êtes et pourquoi vous êtes ici... »

 

Ledent se demande un instant si toutes ces histoires de télépathie entre jumeaux ont un fond de vérité, puis laisse tomber. La géante lui tourne le dos et empile des assiettes dans la partie haute d’un vaisselier en pin massif… enfin, il croit que c’est du pin, car il n’y connaît pas grand-chose… Rien qu’en tendant le bras, la main de la femme se pose sur le toit du meuble.

 

« J’aimerais vous montrer quelques photos… reconnaissez-vous ces jeunes gens ? »

 

Elle s’approche en frottant ses énormes paluches à un tablier blanc de cuisine et s’exclame aussi vite : « le petit près de la tente, c’est Joselito, un bolivien (c’est du moins ce qu’il disait). Ca date d’il y a trois ou quatre mois…Les deux autres sont passés ici également vers la même époque, mais j’ai oublié leurs noms… vous les trouverez au secrétariat, chez mon frère. »  Elle le dévisage l’air sincèrement préoccupé : « Qu’est-ce qu’ils ont fait ? Des bêtises ? »

 

« On les recherche, c’est tout… »

 

« Bonne chance ! Ces gosses c’est du vent et de la débrouille… ça va, ça vient… »

 

« Vous savez où ils sont partis ? »

 

« Non. Un matin, ils n’étaient plus là et voilà. On téléphone au juge et il en  envoie d’autres… c’est comme ça. »

 

« Que pensez vous de Monsieur Sleenad ? »

 

« Du bien… que du bien… beaucoup de bien. »

 

Ben voyons, se dit le commissaire en soupirant dans sa tête. Sympa, vif, drôle… le Macdo, le ciné… je parie qu’il jouait au foot avec sa soutane et mangeait en toute simplicité avec ‘ses’ enfants. Et la rumeur qui commence à monter dans les rédactions de journaux… Qui a bien pu cafter ?

 

« Il était là, lorsque ces jeunes gens (il désigne les photos du menton) étaient là ? »

 

« Oui, c’était une de ses périodes de vacances… »

 

« Je suppose, vu son énergie, qu’il emmenait les gosses se promener aux alentours ? »

 

« Ben oui, évidemment. Sauf que la dernière fois il était un peu handicapé. Il portait un plâtre au pied droit.  Une entorse ou quelque chose comme ça qui l’empêchait de conduire….  Vous voulez un café ? Il en reste. »

 

« Volontiers. » Il prend place sur un banc et décide soudain, comme ça, de jouer cartes sur table. Cette femme lui inspire confiance. Pourtant, pour un flic habitué à entendre des mensonges à longueur d’année, faire confiance : c’est comme demander à  un chasseur d’élever des canards… « Nous pensons… je ne peux pas vous révéler le pourquoi ni le comment… mais nous pensons qu’ils ont été assassinés. »

 

Elle le regarde de ses grands yeux délavés, dépose une pile de verres sur le rebord du meuble et vient s’asseoir doucement devant lui, comme écrasée par cette révélation. « On… on a retrouvé leurs corps ? »

 

« Oui… enfin, non… écoutez, Madame, pardon… Mademoiselle Clairefontaine… je ne peux pas vous en dire plus. Avez-vous une idée des endroits où ils se rendaient lorsqu’ils partaient en promenade ? »

 

« Dans les bois… vous longez la Semois pendant un quart d’heure et là, vous quittez le rivière.  Le sentier tourne à gauche et monte vers le plateau en direction de la France ! Des dizaines et des dizaines de kilomètres de forêts et des coins fabuleux dont les enfants rentraient toujours la faim au ventre, mais les yeux gorgés de lumière. »

 

« Vous connaissez le coin ? »

 

« Pas du tout. Personne ne va par là… ça grimpe dur et puis, c’est plein de ronces et de fougères coupantes. Mais Monseigneur Sleenad s’en fichait. Il aurait dû être explorateur ou Père blanc en Afrique. »

 

« Mais les enfants devaient bien vous raconter quelque chose quand même ? »

 

« Ben, ils parlent pas le français ou à peine… souvent de l’espagnol. Mais j’y connais rien… » Elle cherche visiblement à l’aider et fronce des sourcils blancs, comme si elle faisait un rewind de ses souvenirs, puis son visage s’éclaire soudain… « si ! je me souviens… Joselito m’a parlé une fois d’une ‘capilla’, d’un ‘arbol’ et de ‘clavos’… comme je comprenais rien, on a été sur internet chez Pascal… en gros ils avaient vu une vieille chapelle et un arbre plein de clous… en fait j’ai rien compris ! »

 

« Un arbre à clous… »

 

« Vous connaissez ? »

 

« Vaguement… une tradition qui remonte au Moyen-âge. On frotte un clou contre son mal ou sa maladie puis on le plante dans le tronc en espérant que la nature arrange tout… la nature ou la vierge, car ces arbres sont souvent plantés à côté d’une chapelle ou d’une potale. A moins que ce ne soit le contraire… »

 

Elle l’écoute avec attention puis hausse les épaules. « Jamais entendu parler. »

 

                                                        ***

 

Le patron du ‘Colombophile’ l’a pris pour un représentant de commerce, avec sa mallette et son portable. Du coup Ledent est devenu agent d’assurances, avec une spécialisation dans les fermes. L’auberge possède deux chambres qu’on loue en général en été. Mais pas de problème… la femme est montée aussi vite pour faire les poussières, aérer et mettre des draps frais. Salle de bain et WC au fond du couloir.

 

Plat du jour : une salade de pommes de terre au jambon cuit… citron, tomates, cornichons, œuf dur, carrés de fromage nature, un peu de ciboulettes, sel, poivre… délicieux. Faudra qu’il en parle à Suzy.

 

La pétasse l’a déjà rappelé deux fois : « Vous en êtes où ? Monseigneur Gestuel est pendu au téléphone, depuis qu’ils ont parlé de notre perquisition ce midi à la radio… Il devait partir cet après-midi, mais il comptait me rappeler ce soir, sans faute. J’ai eu beau lui dire que je ne dormais pas dans mon bureau, il a réussi à m’arracher mon numéro de portable. Même le Procureur général m’a contacté pour me rappeler les règles de prudence etcetera… Dites-moi Ledent, vous êtes certain de vos collaborateurs ? »

 

« Tout à fait, Madame La juge. La fuite ne vient pas de chez nous. »

 

« Vous avez trouvé quelque chose ? »

 

« Peut-être… je dois encore vérifier. »

 

« Hé bien qu’attendez-vous ? »

 

« C’est que ça se trouve en pleine forêt, Madame la juge, le jour tombe et la discrétion m’empêche de faire appel aux gens du coin ! ». Et d’expliquer en quelques mots l’état de son  enquête.

 

« Vous pensez que les cadavres pourraient se trouver là ? »

 

« Je n’en sais rien. Mais ça vaut la peine d’aller voir. J’irai demain à la première heure… »

 

« Non, non,  allez-y tout de suite. En cette période de l’année, le soir ne tombe pas avant huit heure… vous avez tout le temps. »

  

                                               ***

  

Cette enquête lui plait de moins en moins. Au début, c’était un joli sentier de terre qui  zigzaguait entre les prairies et les bosquets. Il  y avait même quelques papillons pour égayer le paysage et un brin de vent, juste ce qu’il faut, pour l’empêcher de transpirer. Puis, à l’orée du bois,  le chemin s’est rétréci  pour se faufiler entre des chênes et des hêtres… enfin il croit que ce sont des chênes et des hêtres, car il n’y connaît pas grand-chose…

 

Maintenant, il grimpe sur une espèce de piste rocailleuse qui pourrait tout aussi bien être le lit d’un ruisseau, en glissant sur les galets et les branches qui encombrent l’ornière. Et le soir tombe. Elle en a de bonnes, là pétasse… bien sur qu’il fait encore clair à huit heures au bord de la rivière, dans les grands espaces. Mais ici, au milieu de cette forêt, c’est comme s’il était dix heures et on ne vous dit pas l’état des bas de son pantalon.

 

Les godasses ça va encore, ça se nettoie. Mais les griffures des épines, sorry. Ca c’est l’engueulade assurée quand il rentrera demain à la maison. Et puis, il y a cette impression sourde et indéfinissable qui l’étreint depuis un moment, comme si les troncs d’arbres le suivaient des yeux. Et ce silence… c’est normal ça ? Même pas un pépiement d’oiseaux. Dormiraient-ils déjà à cette heure ? Ou devrait-on au contraire les entendre jacasser et siffler pour appeler les petits à rejoindre les nids ?

 

Ceci dit, cette route est la bonne. D’abord parce qu’il n’y a pas d’autre voie dégagée et ensuite parce qu’il a trouvé au passage  un demi emballage de Twix coincé dans une souche pourrie couverte de champignons en grappes. Il l’a mise en poche. On ne sait jamais,  réflexe de flic (tiens, difficile à prononcer ça, réfrexe de flic… réflexe de fric… ré-fle-xe de flic).

 

En fait, l’endroit est sinistre et de plus en plus sombre. Suzy toute seule ici, ce serait la panique assurée. Mais peut-être qu’il se fait des idées parce qu’il est à la recherche de trois gosses charcutés au bistouri ?

 

Il s’arrête un instant et s’assoit sur une souche, dont le fût gît à moins d’un mètre, à moitié freiné dans sa chute par les branches environnantes. Combien de kilomètres a-t-il parcouru, depuis qu’il est passé sous les frondaisons, quatre, cinq ? Il repart en soupirant. S’il continue il va arriver en France. Il  y est déjà, peut-être.

 

Le raidillon s’est aplati et il progresse maintenant sur un passage moins pentu, presque une allée. Les arbres se sont écartés, le sol terreux est devenu ferme. Il a atteint le plateau.

 

Et puis soudain… là… à cent mètres, caché par les feuillages, une chapelle lugubre et moussue qui semble taillée dans la roche tant les pierres du fondement sont grises et les briques rongées d’humidité. Heureusement qu’il a tous ses sens en éveil, car il aurait pu passer dix fois à côté sans la remarquer.

 

Deux fenêtres en ogive tellement sales que la lumière ne doit plus les traverser, un toit d’ardoises à moitié effondré qui laisse apparaître un morceau de charpente, un minuscule clocher (sans cloche) qui arrive à peine aux premières branches des chênes ou des hêtres qui l’entourent… enfin, il croit que ce sont des chênes et des hêtres, car il n’y connaît pas grand-chose, et un porche en bois clouté qui semble hermétiquement clos.

                                             

                                                        ***

 

L’arbre à clous se trouve en face de la ruine dans un puit de lumière blafarde formée par une clairière minuscule. Le spectacle est curieux et désolant, car les fidèles et pèlerins du siècle dernier n’y ont pas accroché que des pointes en fer, mais des bandages herniaires, des loques, des chaussures d’enfant, des ex votos et toutes sortes de colifichets plus ou moins religieux qui pendent en gerbes autour du tronc.

 

Ledent imagine une seconde la foule des miséreux qu’on devait porter et traîner jusqu’ici à travers les sentes  engoncées dans les broussailles. Ca devait geindre, gémir et chanter aussi, avec des litanies à la vierge ou un saint quelconque… Il s’avance prudemment vers l’entrée de la chapelle en examinant le sol. Il y a une trace de pas à demi moulée dans la glaise desséchée. On est venu ici… il aurait du prendre son appareil digital.

 

Et toujours cette impression quasi intuitive qu’il rate quelque chose, qu’il oublie un élément, peut-être même qu’il court ou pourrait courir un danger sans que rien ne vienne étayer cette supposition. Ledent n’est pas un malabar, mais costaud quand même, décidé et certainement pas peureux. Mais cette atmosphère de pourriture ambiante lui porte sur les nerfs…

 

Il y a deux marches pour accéder à la porte qui semble déboîtée. Il pèse de tout son poids sur elle, la sent bouger puis quelque chose coince . Il fait désormais tellement sombre qu’il ne réussit plus à distinguer le mécanisme de la serrure et emploie le halo bleuté de son gsm pour l’examiner.

  

La penne est faussée, apparente et il devrait pouvoir ouvrir avec un levier glissé entre le lourd panneau et l’armature du mur. Il  redescend les marches et tourne autour de la chapelle à la recherche d’un morceau de bois qui convienne. Mais on n’y voit plus goutte et la pile de son portable est en train de rendre l’âme.  

 

‘Vous avez tout le temps’, elle en a de bonnes celle-là !

 

Ah, là… il lui semble reconnaître un solide bâton à moitié dissimulé dans les feuilles. Il le tire à lui. La branche mesure bien deux mètres et il la casse en deux en la précipitant contre un tronc. Il songe même une seconde à l’exploser par bravade contre l’arbre à clous, puis se retient. Comme s’il aurait commis un sacrilège.

 

La lourde  grince, résiste, plie, frotte… et se décapsule enfin d’un coup sec, en arrachant le mécanisme à sa suite. Il fait tellement noir dans l’ouverture béante qu’il pénètre dans la nef les mains tendues devant lui sans rien distinguer. En tous les cas, c’est vide. Pas un banc ni une chaise…  Le dallage est jonché de gravillons et d’objets divers qu’il escamote ou enjambe prudemment pas à pas. Quelques mètres et il est déjà dans le chœur.

 

Un bruit dans son dos. Léger. Imperceptible.

 

Il se retourne vivement, mais bute contre une masse molle étendue à ses pieds, bascule en arrière et s’affaisse sans se blesser sur ce qu’il pense être des tapis roulés. Ses mains s’agitent dans l’air et retombent sur ce qu’il reconnaît enfin comme des corps. Ses doigts palpent à droite une tignasse puis un visage desséché et à gauche une jambe qui compte tenu de la direction ne peut appartenir qu’à une autre personne.

 

Ils sont là, il les a trouvés, mais il  y a beaucoup plus urgent, car devant lui se profile une ombre, qui remplit l’embrasure pénombrée de la porte.

 

 

                                                        ***

 

Il n’a pas d’arme sur lui. Dans les films de gangsters, les inspecteurs et commissaires ont toujours un revolver à la ceinture ou mieux, dissimulé sous le pantalon, dans un petit holster lié à la cheville…mais pourquoi se serait-il armé pour une simple enquête de voisinage ? De toute façon, il est trop tard pour regretter car l’individu qui se tient immobile à trois mètres de lui semble bien réel. A moins que ce ne soit un fantôme…

 

Il tente de se dégager et entend au même instant un flop discret suivi d’un sifflement léger, comme celui d’une abeille qui vous frôle l’oreille, puis éprouve immédiatement une douleur au bras droit. Par association de pensée, il se dit que l’insecte l’a piqué. Mais sa main rencontre aussi vite une seringue plantée dans son biceps et il comprend… tout. En un éclair ! A l’école de police on appelle ça, la technique du petit poucet. Semer des cailloux blancs pour attirer l’enquête dans la direction qu’on veut lui donner…

 

La douleur a disparu, mais son bras droit ne répond plus…  l’autre non plus d’ailleurs… il essaie…

 

                  

                                                        ***

 

Et arriva ce qui devait arriver.

 

                           

                                                        ***

 

On ne parle plus que de ça sur toutes les télés du pays. La rumeur a explosé comme une grenade mal dégoupillée. Même les correspondants étrangers accourent avec leurs cameraman et perchiste. Les présentateurs invitent tous les spécialistes, psychiatres et profs d’univ qu’ils peuvent dénicher pour commenter, analyser et tenter d’expliquer l’inexplicable… C’est le bordel intégral.

 

Un nouveau scandale vient d’éclater dans l’église et le public adore. Après les prêtres amoureux de leur bonne et les pédophiles, voilà que les bouffeurs de curés peuvent s’offrir un cardinal qui découpe les couilles de ses jeunes amants pour les mettre en conserve.

 

Trois, quatre et maintenant cinq camionnettes télé stationnent au petit bonheur la chance, paraboles déployées, en face de l’évêché de Malines-Bruxelles où des policiers montent la garde. Tous les journalistes ont leur regard braqué sur la haute fenêtre du deuxième étage de l’immeuble où, parait-il, se trouve le bureau du vicaire général, qui a du rentrer de toute urgence de l’étranger et que personne n’est encore parvenu à interviewer.

 

Gestuel est pâle comme la mort. Les yeux rougis de fatigue, épuisé par une semaine de coups de fil, de mails, de contacts personnels et d’interventions diverses, son masque est tendu comme celui d’une momie et ses longues mains d’ecclésiastique un peu efféminé tremblent de tension contenue.

 

Il a demandé qu’on ne le dérange plus, sous quelque condition que ce soit. Il a revêtu sa soutane noire liserée, le collaro, la large ceinture violette et la calotte de couleur.

 

Il se lève enfin le regard fiévreux, fou et se dirige comme un automate vers le petit autel dressé dans un coin de la pièce. Il se hausse sur la pointe des pieds, retourne le crucifix qui surplombe le reposoir, tombe à genoux a même le sol, joint les mains et entame une longue prière…

 

« Je te salue, Prince des ténèbres, plein de haine et de laideur,

   que Satan soit avec toi,

   tu es exécré entre tous les démons

   et Lucifer, le fruit de l’abomination , règne en sa pourriture perverse… »

 


 

FIN

 

 

ALORS ?????? QUI A TROUVE ? QUI A GAGNE ??????

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