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15 articles avec reflexions

Le romancier et son roman, un texte signé Jean-Claude Texier

Publié le par christine brunet /aloys

LE ROMANCIER ET SON ROMAN

 

Jean-Claude Texier

 

 

 

 

Cette jolie femme rencontrée chez des amis me demande :

« La Confession de Cleve Wood, c’est quoi comme roman ? »

Je lui dis que c’est l’histoire d’un homme amoureux de la femme de son meilleur ami.

Elle semble comprendre, et je poursuis :

« Il se trouve en conflit avec sa conscience qui lui interdit d’être heureux au prix de la souffrance d’un homme qu’il admire. »

Elle rougit et... s’enfuit.

Ayant vécu le même dilemme auprès d’un homme marié avec sa meilleure amie, elle avait résolu la question sans se la poser.

Une dame férue de littérature qui se trouvait à ma table avec d’autres convives dans un hôtel de vacances me pose la même question sur Loozie Anna. Fort de l’expérience précédente, je lui tends mon livre en la priant de le compulser le soir même avant de prendre une décision.

Je la retrouve au petit-déjeuner où elle me le rend en pleurant : l’aventure d’une femme enceinte de son amant et qui part à sa recherche à la Nouvelle-Orléans avait ravivé sa blessure d’avoir perdu un enfant en bas âge.

Une voisine me fait un commentaire enthousiaste : l’histoire, d’un romantisme échevelé, la passionne. Elle a voyagé à la Nouvelle-Orléans et elle revoit les paysages qu’elle avait admirés, avec une foule de détails sur la Louisiane qu’elle ignorait. « Non, ne me dites rien, je ne veux pas entendre la suite. Laissez-moi la découvrir moi-même. »

Un lecteur me fait la tête: il n’a pas aimé L’Elitiste. Cette plongée dans la cam-pagne électorale de 2007, fatale à la Gauche, où se distingue un proviseur socialiste sans scrupules, lui a rappelé de pénibles souvenirs de militant.

Dans un salon de dédicace :

— Bonjour, madame. Vous aimez les romans d’amour ?

— Ah bin non, alors !

Son ami venait de la quitter. L’amour ne rend pas toujours heureux.

C’est délicat d’écrire. C’est un pari risqué. On ouvre parfois des plaies qui ne demandaient qu’à être oubliées. On peut le comparer à cette pièce de théâtre jouée

par des comédiens dans Hamlet, où il recréent sur scène devant le roi, les circonstances du crime qu’il a commis. On peut, comme lui, croire se reconnaître ou reconnaître quelqu’un, se sentir dénoncé, exposé, accusé, ridiculisé.

— Monsieur, dans ce livre vous insultez mon mari !

— Madame, vous confondez votre héros avec le mien.

 

Le roman est un miroir tendu à l’humanité souffrante.

Un collègue emporte L’Elitiste sous le bras d’un cœur léger :

— Je vais tout comprendre, j’ai les clés.

Créer des personnages avec des mots, raconter des histoires avec une plume, de l’encre et du papier, c’est aller dans le sens de la vie, la façonner différemment, faire concurrence à l’État civil comme disait Balzac. C’est pourquoi les femmes, familières de la gestation, ont éprouvé très tôt le besoin d’accoucher d’une œuvre. Parmi elles, Madame de Genlis, contemporaine de Madame de Staël et de George Sand, raconta dans un livre la difficulté d’être femme-auteur en un siècle où la société leur déniait ce rôle. Car écrire, c’est aussi s’exposer au dénigrement et à la jalousie, et ses réflexions, limitées à la gent féminine, sont toujours d’actualité pour les deux sexes :

« (Parler des auteurs avec admiration) est un moyen sûr de démasquer les envieux ; ils n’ont point encore trouvé l’art de dissimuler, dans ce cas, le malaise et le dépit qu’ils éprouvent. S’il s’agit d’un ouvrage qui fait du bruit, les uns disent qu’ils ne l’ont point encore lu, ou qu’ils ne l’ont point achevé, et alors on suspend son jugement : les autres font l’effort pénible d’en louer quelques passages, mais laconiquement et avec les expressions les plus compassées et les plus froides. Souvent, pour le rabaisser, ils le comparent à un autre ouvrage qu’ils lui préfèrent, et communément le parallèle est ridicule ; quelquefois ils s’extasient sur le mérite d’un auteur qui n’existe plus, dans l’intention de dépriser l’auteur vivant dont on s’occupe. D’autres enfin, moins mesurés, prennent le ton de la plaisanterie et d’une ironie amère, pour en dire du mal, ou bien le critiquent et le déchirent ouvertement, et tous évitent d’en parler ou tâchent de changer la conversation quand on en fait l’éloge. » (1825)

Pour finir sur une note optimiste, tournons nous vers Balzac, Grand Maître ès connaissance du cœur humain, lui aussi victime de bien des outrages à son génie :

« ...aujourd’hui, comme au seizième siècle, les écrivains, à quelque étage que les mette pour un moment la mode, sont consolés des calomnies, des injures, des critiques amères, par de belles et nobles amitiés dont les suffrages aident à vaincre les ennuis de la vie littéraire. » (1836)

Grande consolation en vérité, qui vaudrait à elle seule la peine d’écrire.

J.C TEXIER

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Nouveauté en partenariat avec le blog "citation-proverbe.org" : UN AUTEUR - 3 CITATIONS

Publié le par christine brunet /aloys

https://citation-proverbe.org/

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Les plus belles citations de Bob Boutique

 

Avant tout : Qui est Bob Boutique ?

 

Bob (Baudouin) Boutique est un auteur et libraire belge qui vit à Schaerbeek. Bob est un vrai passionné de littérature et d’écriture depuis toujours. Il est spécialisé dans l’écriture de « contes bizarres ». Ses deux recueils de "Contes bizarres I et II" sont d’ailleurs disponibles chez l’éditeur tournaisien Chloe des Lys, dont il est l'un des administrateurs. La plupart de ses livre sont écrits pour êtes lus à haute voix, dans un style proche du langage parlé. L’auteur utilise souvent des belgicismes, du ‘brusseleer’, du flamand et même parfois des mots inventés !

« Le monde des humains est un univers de fous, qui n’est lucide que quelques jours par an. Pendant la période du Carnaval ! » Pourvu d’une imagination débordante, les textes de Bob Boutique inspirent des milliers de gens dans le monde et les scénarios de ses contes font même de l’oeil aux producteurs de cinéma.

Cet article a été co-rédigé avec le site : citation-proverbe.org qui propose de belles citations et des proverbes connus !

 

Top 3 des citations de Bob Boutique

 

1 - Extrait de son thriller : CHAOS

 

« Quant à la Petite, elle se laisse guider, confiante en sa bonne étoile comme à l’efficacité de son homme. Car c’est ainsi qu’elle le nomme désormais dans sa petite tête de gamine. Elle l’observe qui avance dans la nuit sans se presser, sans perdre une enjambée, comme un métronome, et pense tout simplement : « C’est mon homme. » Et dire que certains trouvent les femmes compliquées. » (Chaos, Bob Boutique)

 

2 - Extrait de son livre : 2401

 

« Les flammèches orange ondulent légèrement et projettent des ombres mouvantes sur un groupe de moines en capuche (appelons-les comme ça) assis au milieu de la salle autour d’une longue table en bois massif sur laquelle six enveloppes attendent les invités(…) Une pendule sonne quelque part. Il est onze heures. »(2401, Bob Boutique)

 

3 - Extraite de son livre : 2401

 

“Une vague lumière à l’écume orange s’étale doucement sur les hautes parois rocheuses plongeant dans le même temps le fond de la vallée dans la pénombre.” (2401, Bob Boutique)

 

Un avant-goût des oeuvres de Bob Boutique Voici les premières couvertures des deux livres cités plus hauts

Nouveauté en partenariat avec le blog "citation-proverbe.org" : UN AUTEUR - 3 CITATIONS
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Quand ACTU-tv parle des grands auteurs belges... Michel de Ghelderode Une chronique de Marc Quaghebeur. Un texte de Jean François Foulon

Publié le par christine brunet /aloys

Une rubrique que j’ai particulièrement appréciée dans Actu-TV, c’est celle qui est consacrée depuis quelque temps aux auteurs classiques de Belgique. Lors de la dernière émission, Marc Quaghebeur, le directeur des Archives et Musée de la Littérature (AML) a évoqué Michel de Ghelderode. Cela m’a aussitôt rappelé des souvenirs. Je l’avais découvert il y a longtemps, à une époque où, étudiant et grand adolescent, je me réfugiais sous mes couvertures, dans ma chambre non chauffée, pour lire durant la nuit des auteurs étranges que je ne connaissais pas. Et pour ce qui était de l’étrangeté, avec Ghelderode, j’avais été servi.

De son vrai nom Adémar Martens, cet auteur dramatique est né à Ixelles le 3 avril 1898, de parents flamands (il est mort le 1 avril 1962). Son père, par ailleurs très autoritaire, est employé aux Archives générales du Royaume, et pour des raisons de promotion sociale, il mettra son fils dans des écoles francophones. Sa mère, plutôt superstitieuse, lui racontait souvent des histoires effrayantes, qui ont dû marquer son imaginaire.Le petit Adémar est solitaire et de santé fragile : atteint d’asthme toute sa vie, il aura même le typhus à l’âge de 16 ans. Le fait d’avoir ainsi frôlé la mort aura manifestement une incidence sur son oeuvre. En tout cas cette maladie l’a obligé à arrêter ses études. Il n’en est pas moins passionné par l’histoire et plus particulièrement pour les époques du Moyen Âge, de la Renaissance et de l'Inquisition. Ce n’est sans doute pas un hasard, car l’éducation religieuse qu’il a reçue l’a véritablement terrifié et s’il perd la foi à l'adolescence, il continue à croire aux puissances du mal. Ainsi il dira : « L'existence du diable est certaine, il suffit de regarder autour de soi. Dieu se manifeste rarement. »

Il aime aussi les marionnettes (son père l’emmenait souvent au théâtre royal de Toone) et le monde des foires (celle du Midi à Bruxelles en particulier). Tous ces éléments se retrouveront plus tard dans son œuvre. Son univers est celui d’une Flandre imaginaire, un peu mythique et atemporelle (avec une prédilection toutefois pour le XVIe siècle, celui d'Ulenspiegel, le héros de Charles De Coster). On le sent aussi imprégné par l’atmosphère des tableaux de Bruegel et de Bosch et du coup on retrouvera chez lui de nombreux personnages allégoriques.

Ses premières pièces de théâtre (écrites en français mais traduites en flamand) sont jouées par la compagnie populaire « VlaamscheVolkstooneel ». C’est toutefois à Paris qu’il connaîtra le succès (le public belge des années 30 étant peu réceptif encore aux avant-gardes théâtrales). Il faut insister sur ce succès parisien, dont on n’a pas assez conscience en Belgique. En gros, si Ghelderode est devenu un grand du théâtre, c’est grâce à la France. Son succès a été considérable (il sera joué partout dans le monde, de l’Europe aux USA, sans oublier l’Argentine et le Japon) et il est bon de rappeler, comme le fait Marc Quaghebeur dans la vidéo, que c’est par Beckett et Ionesco qu’il sera supplanté plus tard. Il a donc largement contribué à préparer le théâtre de l’absurde, rôle qui n’est pas négligeable…

A partir de 1939, pourtant, affaibli, il décide de renoncer au théâtre (il écrira cependant encore trois pièces, dont L’Ecole des bouffons) et se consacre à la prose. Ce sera « Sortilèges », un recueil de douze contes qu’on qualifie habituellement de « crépusculaires » ( on y parle de la mort et du péché, le tout baignant dans un décor de brume). 

Ensuite, il s’essaie à la radio, où il tient une chronique intitulée « Choses et gens de chez nous ». Malheureusement on est en pleine Occupation et Radio-Bruxelles où il a travaillé a clairement collaboré avec l’occupant. Était-il lui-même proche des idées nazies et rexistes ? Si l’on en croit ce que dit Marc Quaghebeur dans la vidéo, il était surtout un révolté qui contestait tout et il est clair qu’il aura trouvé dans les idées du moment un écho à sa haine de la gauche et de l’anarchie. De là à dire qu’il a ouvertement collaboré, il y a un pas qu’on ne peut franchir. Il sera toutefois révoqué de son poste de fonctionnaire de la commune de Schaerbeek, mais après enquête, cette révocation s’est transformée en une suspension disciplinaire de trois mois (peine finalement légère, comme le souligne Bob Boutique, et qui prouverait qu’il n’était pas foncièrement coupable). Peu après, l'Administration le pensionne pour cause de maladie et il sera finalement réhabilité en 1946. Puis c’est à cette époque que vient son grand succès sur les scènes françaises et internationales dont je viens de parler. Il est publié chez Gallimard et devient un sujet de thèses. Mais Ghelderode, au caractère sombre, conserve au fond de lui une sorte de rancune, notamment pour n’avoir pas pu entrer à l'Académie royale de langue et de littérature françaises.

La fin de sa vie est triste et il meurt le premier avril 1962. Il ignorera toujours qu’on pensait à proposer son nom pour concourir au Nobel de littérature. Mais revenons à son théâtre. Fasciné par les personnages de Charles Quint et de Philippe II, on peut dire que Ghelderode se situe dans les traditions hispanique et anglaise du XVIème siècle. Il est clairement en rupture avec le théâtre français classique et cartésien. Son monde est celui d’un univers étrange, un peu morbide, où la mort, les masques, et les bouffons tiennent une place de choix. C’est un univers flamand et à vrai dire je m’étonne du succès que l’auteur a pu rencontrer en France (on insiste bien dans la vidéo sur cette différence entre l’esprit français, si peu rabelaisien finalement, et le côté « déjanté » de ces écrivains flamands). Si le public parisien a été sensible à l’œuvre de Ghelderode, c’est à mon humble avis par le discours morbide qu’il véhiculait. On était après la guerre et on venait de connaître tant d’horreurs et d’atrocités que ce théâtre qui parlait sans cesse de la mort et qui la mettait en scène dans un décor étrange, farfelu et finalement angoissant (dans la « Balade du grand macabre » la mort apparaît comme un personnage réel, qui chevauche un ivrogne) devait finalement correspondre à la désillusion de la population, qui était revenue de tout et qui ne croyait plus à grand-chose. L’univers macabre et inquiétant de Ghelderode évoquait manifestement quelque chose et son côté grotesque et cruel également.

Pour terminer, voici un petit extrait de Jaïre, histoire de se faire une idée plus concrète du style de Ghelderode et des thèmes qu’il aborde :

Oh dilemme ! Si mon grand, oui, grand chagrin se voit, on dira : le grotesque bonhomme, si peu maître de soi ! Si je le cache, mon chagrin... grand ? Non immense ! On dira : n'a pas de cœur, celui-là ! Entendez : sa fille unique meurt et rien de sa face ne bouge... Oh ! je suis énervé, exaspéré, crevassé, heu, et quoi encore, déchiré, bouleversé... Coulez, mes ampoules, maintenant coulez, je m'en moque. On pleure à tout âge. Je serai soulagé. Et tant pis si je grimace... (Il pleure.) ... Heu !... (Se mouche.) Heu ! (Se mouche.) Ah ! Quel moment unique, terrible, excellent, le moment que l'on souffre !... Sent-on cela dans les naufrages ? Non, je ne vois plus clair... Ces larmes sont noires, c'est l'eau de l'étang noir... Le cygne... ma fillette qui meurt et répond des absurdités aux propos tendres que je lui tiens, qui me repousse lorsque je veux la caresser toute moite. Le canard... il grandit, des mâts lui poussent, il amarre : c'est le bateau vénitien dont je dois surveiller le déchargement au quai du Miroir !... Quelle débâcle !... Mes affaires dans l'eau, l'eau noire et blanche, et mes repas froidis... Et le chien du voisin qui ne cesse de awoûawawoû, comme ils font ça les chiens, et de creuser des trous dans la terre !... Je dis trou ? Oui, trous partout, on entre dans l'existence et on en sort par un trou ! (Furieux.) Non et non et non ! Assez de ça, de tout ça... Tout quoi ? La mort et ses péripéties, les figurants, comme un jeu de théâtre qui dure des jours et des nuits comme des jours ! Et sur­tout le principal, de quelque sobriquet qu'on le nomme, qui rode autour et n'entre pas, comme s'il prenait plai­sir à prolonger notre angoisse. Est-ce donc si difficile à faire mourir, une fillette de seize ans ?

En tout cas merci à Actu-TV qui m’a permis de me replonger dans cet univers ghelderodien que j’avais un peu perdu de vue.

J.F Foulon

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Carl du Toit...

Publié le par christine brunet /aloys

Congé marguerite

 

 

 

 

conge-marguerite.jpg

 

 

 

Carl du Toit

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Hugues Draye : Entre maladresse et agressivité

Publié le par aloys.over-blog.com

H.drayeENTRE MALADRESSE ET AGRESSIVITE

  
entre maladresse et agressivité, c'est pas toujours facile d'y voir très clair
 
rares sont peut-être ceux ou celles qui font mal intentionnellement
 
par contre, sans l'faire exprès
ça m'arrive vis-à-vis des autres
ça arrive aux autrees vis-à-vis de moi
 
évidemment, c'est plus facile de le pointer du doigt quand ce sont les autres qui 'nous" le font
 
ici, j'ai deux exemples vécus sur une journée, enfin sur un après-midi, où je chantais dans l'métro
 
"faut pas être agressif !", me dit une personne qui s'arrête, pour m'écouter chanter
elle aurait pu tout me dire, mais pas ça
enfin
elle aurait pu tout me dire, mais pas ça, au moment où elle l'a dit
évidemment
je lui suis volé dans les plumes
 
non pas, parce qu'elle avait tort de le dire
je ne suis pas con au point de ne pas comprendre un propos
 
mais le moment où elle l'a dit, là ...
oui, quand vous chantez avec tout votre souffle, et que vous êtes carrément au coeur de l'action
et que la personne vous lance "faut pas être agressif"
déjà, les "faut pas" (ces obligations !)
et puis, qui aime qu'on lui dicte ce qu'il doit faire ou pas ?
 
il est tout à fait que j'interpelais assez viv'ment les gens qui passaient dans la rame de métro
je leur disais "ah ils n'ont pas l'temps, mais s'il ya deux connards, deux saoûlards qui s'bagarent un peu plus loin, ils ralentissent ..."
bon, c'est vrai, je pourrais me passer de ce type de commentaire (après tout, les gens font ce qu'ils veulent)
mais voilà, je l'ai lancé, j'étais parti dans un trip
 
un trip qui avait démarré ainsi
cette dame interpelait, par sa présence, tous les gens qui passaient, afin que ceux-ci m'écoutent ... et aucun ne semblait entendre
et ensuite, elle me regardait, désolée (avec ce regard, ce jug'ment : "ah, les gens, quand même !")
en fait
j'embrayais dans l'même sens
d'accord !
 
mais final'ment, elle aussi, en s'y prenant comme elle s'y prenait, vis-à-vis des gens, elle se montrait ... agressive
 
maladresse, sûr'ment
 
plus tard, une autre passante, très sympa, le sourire systématique
elle s'arrête
je la félicite pour le maintien qu'elle a de ses vêt'ments
 
je lui manifeste mon plaisir de la voir
elle me répond que c'est réciproque
 
jusqu'au moment où
dans ma joie
je lui dis
"et ça fait surtout plaisir qu'on sache qu'on va revoir des copains, des copines ..."
il a fallu qu'elle me balance : "le bonheur commence avant tout par soi-même"
merde, alors !
cette phrase-là, OK, je la comprends, je la connais, j' l'approuve
 
mais, s'il vous plaît
arrêtez de me faire des l'çons
l'enthousiasme, le plaisir dee r'voir quelqu'un, c'est si lourd que ça ?
il faut absolument ajouter des phrases toutes faites ?
Hugues Draye
huguesdraye.over-blog.com
 

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Michel Hiernaux se présente

Publié le par aloys.over-blog.com

http://www.bandbsa.be/contes2/hiernauxmichel.jpg

 

 

BIOGRAPHIE :

Michel Hiernaux est né à Erquelinnes il y a presque 62 ans mais vit à Mons depuis toujours.

Enseignant pendant près de quatre décennies, il est retraité depuis peu.

Il consacre son temps à sa famille et passionné par l’écriture , prend la plume quand la Muse veut bien être son amie.

 

RESUME :

“H.I.E.R comme hier” est un recueil hétéroclite de poésies fantaisistes, de chansons émotionnelles, de textes construits ou jetés sur le papier récoltés durant toute une viehttp://www.bandbsa.be/contes2/hierhiernaux.jpg mais disposés sans chronologie.

Le titre choisi est une phrase que répétait immanquablement son père quand il devait épeler leur nom de famille… Hiernaux, H.I.E.R comme hier

Cette phrase a été entendue tant de fois avec amusement ou agacement que tout naturellement et avec émotion , l’auteur a décidé d’intituler ainsi ce recueil de textes.

 

BIBLIOGRAPHIE :

Le premier ouvrage publié chez Chloé des Lys, « Tetine » est un conte en couleurs pour enfants illustré par Christine Buysse. Le second( dessins en noir et blanc  par la même artiste )

s’intitule « water-l’eau ou les élucubrations aquatiques de la famille Cabillaud, père et fish ».

Il s’agit d’aphorismes aquatiques, l’aphorisme étant un genre dans lequel l’auteur se sent « comme un poisson dans l’eau » au même titre d’ailleurs que dans l’anecdote ou les nouvelles.

 

 

Michel Hiernaux

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Solution du jeu... L'auteur mystère est Christian Van Moer... le gagnant ? Louis Delville !

Publié le par christine brunet /aloys

http://www.bandbsa.be/contes/chrismellone.jpg

 

SOLUTION DE L’ENIGME

 

1. Raisonnement de Julien :

 

Quel était le secret de ce poème étrange

Où le nom insolite au mot clair se mélange ?

Me fallait-il rejoindre une femme amoureuse

En plein Sarajevo, la cité douloureuse ?

 

Incongru Léonard ! Apocryphe Sibylle !

Moi, le Grand Bouc cornu ? Elle, un médium sénile ?

Camille ne pouvait nous dénigrer ainsi !

Non, ce cher Léonard, c’était le grand Vinci !

 

 

L’écriture inversée et le sens sibyllin

Pour soustraire au profane un texte cristallin !

Craignant de se trahir, plutôt que par malice,

Pour m’éclairer, Camille usait d’un artifice !

 

D’une si tendre estime essayant d’être digne,

Je m’efforçai alors de lire entre les lignes.

Sans conteste la clé se trouvait dans l’en-tête,

Sinon pourquoi couper le nom de l’épithète ?

 

Je ne fus pas très long à résoudre l’énigme

Car le tétrasyllabe était le paradigme ;

Il révélait le mètre et marquait deux endroits :

L’acrostiche et la rime où trônent les mots rois.

 

2. Le message caché :

 

Mon cœur soupire 

En ton absence.

Que puis-je dire

Pour ma défense ?

 

Dans les jardins

Du centre ville,

Un baladin

Tend sa sébile.

 

C’est un français,

Un jouvenceau ;

Son air doucet

Cache un gerfaut.

 

Le jeune Achille 

Ira mener 

Jusqu’ à Sibylle

Son bien-aimé.

 

Les mots de passe :

Tout à gagner.

Un peu d’audace

Et c’est le pied.

 

L’amour mérite

Qu’on ose tout.

Accours bien vite

Au rendez-vous.

 

* * *

 

http://blogsimages.skynet.be/images_v2/002/525/693/20061214/dyn003_original_300_420_pjpeg_2525693_e9760ae3b87151080614cde407f3c4e0.jpg

 

Extrait des « Oiseaux bleus  » de Christian VAN MOER,

œuvre publiée aux Editions Chloé des Lys en 2005.

 

http://christianvanmoer.skynetblogs.be

 

 

 

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Hugues Draye se présente...

Publié le par aloys.over-blog.com

H.draye
j'ai édité, jusqu'à présent, cinq bouquins chez Chloé des Lys
 
je suis né à Charleroi, le 19 avril 1962
 
j'écris des chansons, je m'accompagne à la guitare, parfois au piano
je chante dans des cabarets, des salles, dans la rue, dans l'métro, pour des potes, en France, en Belgique, depuis ... 1982; plus de 400 chansons à mon actif; trois CD's autoproduits
 
je travaille, la s'maine, comme facteur (à Ixelles, Bruxelles)
 
en dehors de la chanson, et de l'écriture : je fais de la photo, je me mets un peu au dessin
une autre passion : marcher, randonner
un rêve (encore) : un jour, qui sait, conduire un bateau
quant aux livres édités chez Chloé des Lys:

- BELIER POUR TE SERVIR (2002), recueil de textes de chansons, avec explications concernant les origines des chansons
- FACTEUR, OU VAS-TU ? (2004), roman, fiction, partant de la poste (milieu où je travaille), avec des personnages recrées
- LA MARIE-THERESE (2006), deux nouvelles partant exactement de la même manière, et bifurquant à un moment donné
- CHEMIN FAISANT (2009) : en deux tomes, l'un reprend des textes de chansons, l'autre des nouvelles
.... "BELIER POUR TE SERVIR", premier livre édité chez CHloé des Lys
 
des textes de chansons ... avec un commentaire supplémentaire, lié à l'origine de ces chansons ...

 
un extrait ...
  
LES INTERMEDIAIRES (texte de chanson)
  
Tu les flaires déjà deux cents mètres à la ronde
Ces grands serviteurs acharnés de Monsieur Tout l'Monde
Et si tu ne parviens jamais à cerner leur bord
Z ont pas leur pareil pour alimenter ton décor
  
LES INTERMEDIAIRES
PULLULENT SUR LA TERRE
EN BRAVES CHIENS DE MISERE
ET MOI LE POETE
DU HAUT DE MA PLANETE
JE LEUR SERS DE TROUBLE-FETE ...
  
plus loin, explication de cette chanson ...
  
Cela se passait un jeudi matin sur le marché de Carpentras (France). Je sillonnais les rues ensoleillées bordées d'échoppes.
  
J'avais enfin repéré un petit coin tranquille, sorti ma guitare, installé ma housse par terre, déposé une assiette pour la manche et entamé deux ou trois chansons qu'une dame vint m'aborder sur un ton qui n'était pas spécialement agréable
  
"Je suis désolée, monsieur, mais on ne peut pas jouer ici !" ...

Hugues Draye
huguesdraye.over-blog.com

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Patricia Lhommais se présente...

Publié le par aloys.over-blog.com

http://www.bandbsa.be/contes2/lhommaistete.jpgIl faut bien commencer par quelque chose, alors, voilà, juste pour la forme, histoire de me situer : je vis à Arras, dans le Pas-de-Calais et j'ai 36 ans. Deux naissances pour moi cette année puisque je suis maman d'un petit Raphaël depuis le 7 juillet. Et ce petit garçon a chamboulé ma vie. Et la deuxième, imminente, c'est bien entendu la publication de mon nouveau roman chez Chloé des Lys, Clara debout dans un paysage. C'est un peu un deuxième accouchement.


Comment me définir...? Je suis une férue de cinéma. Mes derniers coups de cœur : L'arnacoeur avec Vanessa Paradis et Romain Duris pour la part de rêve que nous offre cehttp://www.bandbsa.be/contes2/mouriragerecto.jpg film, Hatchi avec Richard Gere pour le sens aigu de la fidélité présent dans ce chef d'œuvre. Et Oscar et la dame rose. A découvrir sans modération.


Une de mes autres passions : la lecture. J'ai aimé L'éternité n'est pas si longue de Fanny Chiarello, mais je me régale souvent avec Jean-Louis Fournier, Philippe Labro, Erik Orsenna et Marie-Sabine Roger.


L'écriture ensuite. Je me sens vivre, un stylo à la main, en phase d'inspiration. C'est tellement fort, tellement puissant. J'écris en ce moment un nouveau roman. Je ne sais pas http://www.bandbsa.be/contes2/netenvapasrecto.jpgsi je peux déjà en parler... Car je n'ai rien d'abouti... Mais une trame qui me plaît bien. Un titre qui me correspond bien également.


Une passion ancienne que mes lecteurs connaissent maintenant : Salvatore Adamo. Puisque j'ai écrit un récit qui le concerne de près. Hortense, une jeune femme un peu hors du commun, est passionnée par cet artiste et a beaucoup de mal à trouver sa place auprès des autres... Et notamment de son compagnon qui semble ne pas la comprendre.


J'ai d'ailleurs rencontré Salvatore en 2007 à cette occasion... Un moment inoubliable.


Ma vie, elle, tourne autour de mon bébé et de mon chien. J'ai tellement d'amour à leurhttp://www.bandbsa.be/contes2/claradeboutrecto.jpg donner.


Je suis une personne passionnée et triste à la fois, excessive la plupart du temps. Je fais tout dans l'excès. Et c'est un défaut dont on a du mal à se défaire... 

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Micheline BOLAND : La PNL, une première bonne approche de son univers ?

Publié le par aloys.over-blog.com

 

boland photoChristine Brunet m'a posé la question de savoir si lire mon livre de PNL était une première bonne approche de mon univers. À la réflexion, il me semble que commencer par lire mon livre de PNL est une bonne façon de prendre connaissance de mon univers, tout en découvrant la PNL. 

 

Dans la dernière partie, il y a des poèmes et des petites histoires (après chacun de ces textes les références à la partie théorique sont mises en évidence ce qui est une façon d'amener à consolider ses acquis). Ce sont d'ailleurs, du moins pour certaines, des petites histoires parues dans des magasines qui font la part belle à des expériences assez ordinaires. J'espère qu'ainsi chacun s'y retrouvera plus ou moins…

 

Par exemple : qui ne s'est trouvé dans une salle d'attente et ne s'y est ennuyé alors qu'une autre personne ne connaît pas ce type d'ennui en portant son attention sur les particularités esthétiques du lieu ou sur les objets qui s'y trouvent, sur les informations susceptibles d'y être recueillies ou encore sur les relations établies entre les individus présents ?

 

Autre exemple : quelqu'un s'énerve dans un embouteillage alors que se trouvent à portée de ses sens des objets de stimulation intéressants (musiques, arbres magnifiques, odeurs,…).

 

Autre exemple encore : une personne se dit "il faut". Si elle modifie ce "il faut" en "il se peut" ou "je veux" comment vivra-t-elle les choses ? 

 

Une personne est immobilisée. En améliorant son confort, en s'entourant d'objets aimés, de senteurs agréables, de musiques appréciées, cette immobilisation sera vécue différemment.  

 

Grâce à ces récits, on apprend encore que changer ses critères de comparaison renforce parfois la confiance en soi : ainsi plutôt que de placer la barre très haut et de se comparer à un autre très performant, on peut aussi se comparer à soi dans un passé plus ou moins éloigné. De certaines histoires, il ressort encore que saisir ce "qu'une chose est" plutôt que "ce qu'elle n'est pas", améliore quelquefois le vécu.

 

Ces petites histoires, c'était ma façon d'ouvrir la PNL à un public "tout venant" sans donner l'impression de donner une leçon !

 

Les métaphores sont d'ailleurs au nombre des outils employés en PNL et en hypnose thérapeutique (métaphores construites pour répondre de manière indirecte à la problématique du 'client' et qui établissent une sorte de parallèle avec le problèmeboland5 évoqué). Quand je travaillais en PMS (centre de guidance Psycho-Médico-Social, pour les élèves du fondamental et du secondaire), il m'arrivait d'élaborer ainsi des petites histoires pour les personnes qui me consultaient (un peu comme les paraboles des évangiles) : du cousu main qui établissait un parallèle discret avec leurs problèmes et les ouvrant à des pistes de solutions. 

 

Pour construire ces histoires, avoir connaissance des intérêts, des filtres, des modes de pensée de la personne rencontrée était bien utile. De la sorte, la personne se retrouvait plus aisément dans le récit.

 

Mon premier livre de contes "Contes à travers les saisons" comprend aussi des histoires illustrant des présupposés, des processus ou des filtres. Par exemple "Substitution", la fausse vraie histoire de la bûche de Noël qui a pour mission de remplacer une belle bûche de bois dont mes héros sont dépourvus. Il en est de même dans "Le magasin de contes". Par exemple dans "Le secret de l'écureuil", les animaux expérimentent qu'il y a des façons indirectes mais aussi une manière directe pour connaître ce fameux secret. Dans "Une clochette pour Poussy", une vieille dame tente différentes solutions avant de parvenir à ses fins c'est-à-dire empêcher son chat de manger des souris ! Dans "Les chauves-souris", on constate combien une croyance inappropriée peut porter préjudice aux autres.

 

Par ailleurs, mes nouvelles font la part belle aux sens, aux voies détournées. Je m'exprime en termes sensoriels et les personnages perçoivent souvent plusieurs façons d'agir avant de passer à l'action.

 

J'espère que cela te convient et t'adresse mes plus cordiales pensées.

 

 

Micheline Boland

"L'archer est un modèle pour le sage. Quand il a manqué le milieu de la cible, il en cherche la cause en lui-même." (Confucius)


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Publié dans Réflexions

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