Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

212 articles avec avis de blogs

Bernadette Gérard-Vroman, Sérénade à la vie, chroniqué par Isabelle Fable sur le site de l'AREAW

Publié le par christine brunet /aloys

https://www.areaw.be/bernadette-gerard-vroman-serenade-a-la-vie-editions-chloe-des-lys/

https://www.areaw.be/bernadette-gerard-vroman-serenade-a-la-vie-editions-chloe-des-lys/

 

L’auteure bouillonne de vie et d’idées à mettre en scène, elle philosophe gaiement en mots et en musique car certains de ses textes sont proposés sur des airs connus – si on arrive à trouver le rythme, toutefois, ce qui n’est pas évident. Elle écrit « pour le plaisir et le partage », dans l’enthousiasme, et ne manque pas d’humour, quand, en parlant de la mort, elle dit dans son avant-propos que si elle est Subite, on peut la boire – publicité non payée – et elle s’amuse à faire mousser les mots, avec la « mise en bière », qui peut sembler comique, si on veut en rire !

Poésie de réflexion, travaillée parfois à l’excès – comme dans ce sonnet aux jeunes mariés, qui est en même temps un acrostiche, ce qui amène à des contorsions d’équilibriste, sur la corde raide entre l’aisance que doit avoir la poésie et le travail qui mène à la qualité. Poésie tantôt libre, proche du langage le plus courant, tantôt rimée. Lire et écrire semblent essentiels à cette auteure, qui voit le livre « comme source d’apprentissage et de compréhension ». On ne peut que lui conseiller de continuer à lire beaucoup, de s’abreuver à la manne offerte pour enrichir sa poésie et la faire arriver à maturité.

Isabelle Fable

Partager cet article

Repost0

Le blog littéraire de Savina Gillès de Pélichy a lu "Villa Philadelphie" d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

https://savina-gilles-de-pelichy-litterature.blog4ever.com/villa-philadelphie-edmee-de-xhavee?fbclid=IwAR235fdtffzsBXqfXq-BtgToWHZ9pTG8r2aKxu09WAov-ngZTokQsqsbXJc

https://savina-gilles-de-pelichy-litterature.blog4ever.com/villa-philadelphie-edmee-de-xhavee?fbclid=IwAR235fdtffzsBXqfXq-BtgToWHZ9pTG8r2aKxu09WAov-ngZTokQsqsbXJc

 

 

La lecture de ce roman est le fruit d’une rencontre avec son auteure, Edmée de Xhavée, il y a quelques semaines de cela maintenant.

 

La vie est surprenante : à peine eus-je franchi le seuil de son appartement, que nous devisions comme si nous nous étions reconnues.  Les esprits se rejoignaient instinctivement vers un humour commun ou, au détour d’un mot, rebondissaient vers des sujets profonds, voire graves.  Lors de mon arrivée, ce qui avait tout d’abord attiré mon attention, était cette lumière envahissant les lieux.  Une lumière douce et bienveillante.  Une lumière accueillante.  Et cette clarté environnait Edmée vaquant de pièce en pièce tel le soleil s’appliquant à réchauffer d’un bout à l’autre la terre.  L’auteure irradie par son sourire - fenêtre d’une âme délicate et sensible -, qui est l’aboutissement d’une vie vécue avec authenticité et résilience.

 

« Villa Philadelphie » se déroule au départ des années vingt pour s’étendre vers les années soixante.  Nous découvrons la famille Schwarzendorpf habitant une coquette villa dans une propriété située à Dolheux-Casteau.  Aimée et Richard s’aiment tendrement et profondément et de leur union naissent deux filles : Rosalie et Eveline.  L’auteure ne se perd pas en descriptions et nous présente rapidement une situation complexe et douloureuse ; alors même que les parents Aimée et Richard vivent un amour heureux, il est évident que bien malgré eux ils créent une injustice implacable entre leurs enfants.  Certaines injustices ne relèvent pas du visible, elles avancent de façon souterraine, injectant de plus en plus loin vers les abysses des cœurs l’infection de la jalousie.  C’est bien de cela qu’il s’agit : la jalousie entre les sœurs. 

 

Edmée de Xhavée réussit ce pari subtil d’évoquer la souffrance régnant dans une fratrie, sans jamais juger ou enfermer l’un de ses personnages dans des stéréotypes ou des pensées binaires.  Au fil des pages, ces derniers s’étoffent, et le lecteur voit se développer la jalousie, dans ce presque huit clos familial, chez des enfants qui ne font que vivre les conséquences des manquements de la vie de leurs parents qui ont également vécu de leurs parents les conséquences d’une vie complexe et qui eux également … et ainsi le transgénérationnel opère tant en bien qu’en mal, transmettant sa part de lumière et d’ombre, qui depuis l’origine du monde, du plus loin que l’on remonte, oblige le vivant d’exercer constamment une recherche vers la joie de vivre, en acceptant qu’une vie ne suffira probablement pas pour que l’inconscient se laisse éclairer totalement.

 

Rosalie,  « était ce qu’on appelait un enfant de l’amour, conçue dans les rires et les frôlements interrompus de longs baisers et caresses qui leur coupaient le souffle, leur coloraient les joues et allumaient leurs yeux » (p14), elle est le trésor de sa mère, son enfant chérie, celle qui possède le cœur maternel.  Arrive Eveline, deux ans plus tard, dans des conditions plus difficiles : « son corps avait réagi avec hostilité à cette petite vie qui l’envahissait jour après jour, lui donnant boutons et rougeurs, altérant son humeur et sa patience » (p16).

 

Nous comprenons que la mère, toute accaparée par Rosalie jolie, délaisse Eveline, dans ce genre d’aveuglement maternel ayant pour conséquence de profonds dégâts chez les enfants. 

Le fil rouge du roman est dessiné et Edmée de Xhavée, avançant avec précaution tel un funambule, augmente la tension entre les sœurs de page en page.

 

L’aînée des sœurs, soucieuse de garder sa place de privilégiée fera en sorte, sans que cela ne puisse se percevoir, trop attentive à sauver son image, de déstabiliser sa plus jeune sœur, de l’humilier constamment et tel est le but final, de la détruire afin de l’évincer définitivement de sa vie.

 

Habitée par ses tous ses personnages, l’auteure fera renaître de ses cendres cette Eveline si injustement traitée, si mal aimée, si mal née.  Non pas une Cendrillon mais un être qui aura dû apprendre à accepter son abîme pour décider, avec sa force la plus intime, de vivre. 

 

La jalousie est un sentiment qui détruit celui qui en est habité, insidieusement ce cœur devenu sanglant et haineux se mue en une ombre mortelle contaminant la personne atteinte, tant par une âme se noircissant que par un corps se déformant par toutes ces années de grincements de dents.

 

Le roman se poursuit dans les tréfonds des êtres et lentement mais sûrement, nous voyons une Eveline s’épanouir en grâce, en joie de vivre, victorieuse d’une vie abordée par le regard de l’amour.

 

« Villa Philadelphie » est un roman qui, à l’instar du « Huit clos » de Sartre, tisse son histoire avec patience et justesse, décrivant avec minutie les effets dévastateurs de ce miroir, reflet du regard de l’autre.

 

 

 « Villa Philadelphie », Edmée de Xhavée Ed. Chloé des Lys, 2016

 

Savina GdP

Publié dans avis de blogs

Partager cet article

Repost0

"L'âme soeur" d'Agnès Karinthi : une lecture de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

SE TAIRE... malgré les conséquences.

Deux familles, un lourd secret.

Un va-et-vient entre passé, que certains cherchent à oublier, ont oublié ou... ont perverti, et présent.

Deux enfants qui se sont jurés le mariage à 8 ans... qui se retrouvent, aiment, souffrent sans comprendre.

Agnès Karinthi signe là un roman psychologique noir, superbement écrit où la violence s'allie au destin pour détruire les protagonistes d'hier et d'aujourd'hui.

Univers glauque où le bonheur n'a pas sa place, où les rares moments de tendresse ne parviennent pas à effacer le secret enfoui. 

Le lecteur plonge avec délectation dans l'intimité des héros puis lentement, sans vraiment s'en apercevoir, s'englue dans une fatalité plus forte, plus noire page après page jusqu'au final, terrible, incontournable mais libérateur. 

Impossible à mon sens de parler de l'intrigue, du fil conducteur de cette histoire, sans vous en déflorer les rouages. Je vous invite seulement à oser l'immersion aux côtés de Philippe, Claire, Anne, Stéphane et les autres.

Promis, vous n'en sortirez pas indemnes ! 

Nouveau coup de coeur !

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

Qui est Agnès Karinthi... en quelques mots

 

Agnès Karinthi est née en France en 1969 mais son berceau familial est la Hongrie, Budapest précisément, où son grand-père et son arrière-grand-père sont de célèbres écrivains.


D’un caractère profondément rationnel, bien qu’attirée par la littérature dès son plus jeune âge, elle a développé une prédilection pour la chimie : elle s’est consacrée à des études scientifiques et une carrière industrielle. 

Aujourd’hui, elle accompagne les entreprises à la prévention des risques professionnels.


Pourtant, durant toutes ces années, elle continuait à dévorer livre sur livre.

Et un beau jour, elle a pris la plume à son tour.


Pour suivre les actualités de l’auteure, retrouvez-la sur son site internet :

http://akarinthi.com/


 

Bibliographie :

2017 Quatorze appartements, L’Astre Bleu Éditions, collection Hélium

2018 : L’âme sœur, L’Astre Bleu Éditions, collection Hélium

Partager cet article

Repost0

"L'expérience Cendrillon" de Sébastien Fritsch, une lecture de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

 

FUIR...

NE FAIRE CONFIANCE A PERSONNE...

LA PEUR, LE DOUTE...

Voilà le quotidien de Milica depuis que sa maison a été réduite en cendres et son époux assassiné...

ELLE DOIT S’ÉCHAPPER !  

"Ne fais confiance à personne !" ce sont les derniers mots de son mari handicapé, lourdement blessé, qui sait que ses jours sont comptés. Surveillé, traqué mais par qui et pourquoi ?

Sébastien Fritsch nous entraîne dans une course poursuite à travers l'Europe. Qui est le chasseur ? 

L'auteur nous aspire dans une spirale infernale. La fin approche, on subodore, on s'étonne, on espère puis on sursaute !

"L'expérience Cendrillon" n'est pas un polar. Peut-être un thriller, à coup sûr un roman noir dans lequel les personnages jouent un double jeu... sauf un !

Les personnages bien campés, sans être attachants tant ils sont ambivalents, sont servis par un style agréable. Le rythme de lecture est rapide et l'environnement géographique, très original, intrigue.

Une urgence s'installe au fil des pages : démêler les fils de cet imbroglio pour comprendre.

Quant au titre, une explication ? Forcément... mais pas à moi de vous en donner la clé : faudra lire ! 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

 

Qui est Sébastien Fritsch en quelques phrases...

 

 

Biographie

Né en région parisienne en 1969, Sébastien Fritsch s’est installé à Lyon en 2000. De formation scientifique, il a travaillé une quinzaine d’années dans le domaine de la logistique pharmaceutique avant de se reconvertir dans l’enseignement.

Bibliographie

 

Thrillers et romans noirs :

  • L’Expérience Cendrillon, Éditions Fin mars début avril, 2017 – Prix virtuel du polar 2017

  • Derrière toute chose exquise, Éditions du Pierregord, 2009 et Éditions Fin mars début avril (poche), 2014.

  • Le Sixième crime, Éditions du Pierregord, 2008 et Éditions Fin mars début avril (poche), 2012.

  • Il sesto Delitto (version italienne du Sixième Crime), Éditions Fin mars début avril (poche), 2018

 

Romans contemporains :

  • Albédo, Éditions Fin mars début avril, 2016

  • Se retenir aux brindilles, Éditions Fin mars début avril, 2012.

  • Invitation pour la petite fille qui parle au vent, Éditions Fin mars début avril, 2010.

 

Roman historique:

  • Le Mariage d'Anne Orval, Éditions Créer, 2007.

 

Liens :

 

 

Partager cet article

Repost0

Le blog "legere imaginare peregrinare" a chroniqué "Silencieux tumultes", le nouveau roman d'Edmée de Xhavée

Publié le par Legere Imaginare Peregrinare

https://legereimaginareperegrinareblog.wordpress.com/2018/10/22/passion-lecture-silencieux-tumultes-edmee-de-xhavee/#more-27714

https://legereimaginareperegrinareblog.wordpress.com/2018/10/22/passion-lecture-silencieux-tumultes-edmee-de-xhavee/#more-27714

 

 

Une maison comme personnage principal?? C’est ce que propose la romancière belge Edmée De Xhavée dans son roman « Silencieux Tumultes », très beau texte empreint de poésie et de sensibilité.

 

L’auteur:

téléchargement (1)Edmée de Xhavée, née en 1948 dans la province de Liège, a longtemps parcouru le monde, en Italie, en Amérique, en France aussi, mais, tel le pigeon voyageur, elle est revenue au nid pour se consacrer à l’écriture.

Le roman:

Silencieux tumultes, quatrième roman de l’auteure, a été publié par les éditions Chloé des Lys en avril 2018. Le style est aussi sensible et délicat qu’une goutte de rosée matinale sur un pétale de rose. Edmée de Xhavée manie la langue avec bonheur,  parsemant de-ci de-là de petites touches de poésie cachées dans les aspects les plus simples ou les plus triviaux de la vie: « Derrière la haute haie de troènes, le jardinier des voisins pousse sa tondeuse, et l’odeur de l’herbe coupée lui parvient au gré du souffle de l’air chaud de cette journée de mai. De gros nuages galopent épars dans le ciel, troupeau vaporeux dans un ciel autrement pur. » (Page 83)… »Sur la table ronde empire marquetée et cerclée de cuivre ciselé et étincelant, de superbes dahlias jaillissent d’un vase chinois, tandis qu’un Val Saint Lambert, juché sur le petit guéridon japonais laqué rouge, offre sa transparence à un plumetis de grappes de verges d’or, dont les tiges feuillues s’élancent en se croisant, vigoureux traits verts dans le cristal de l’eau où la lumière tremble. » (Page 55).

Cathie Louvet

Publié dans avis de blogs

Partager cet article

Repost0

Le blog interligne d' Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE a chroniqué le dernier roman d'Edmée de Xhavée "Silencieux tumultes"

Publié le par christine brunet /aloys

http://interligne.over-blog.com/2018/08/silencieux-tumultes-d-edmee-de-xhavee.html

http://interligne.over-blog.com/2018/08/silencieux-tumultes-d-edmee-de-xhavee.html

 

 

Dans ce quatrième roman d'Edmée de Xhavée, le personnage principal n'est ni un homme, ni une femme, ni même un animal, mais une maison. Elle est l'épicentre de cette histoire de famille qui s'écoule de l'année 1928 à l'année 2009 et voit ainsi passer, entre ses murs, quatre générations avec leurs drames, leurs inquiétudes, leurs joies, leurs deuils et leurs naissances, leurs alliances et leurs ruptures. Au fil des pages, cette demeure dévoile ses charmes, joliment décrite par l'auteure qui se plaît à en détailler chaque pièce, la véranda enguirlandée de vigne, le jardin ombragé, l'azalée rose et les rhododendrons, mais également la décoration raffinée des salons et des chambres, l'élégance des meubles, les objets personnels, la vaisselle aux accents de vacances, les belles nappes ouvragées, la desserte à roulettes laquée rouge. Le mérite de ces objets est celui de se fondre dans un décor qui accompagne des vies successives, de surprendre, posés sur eux, tant de regards, de connaître d'innombrables secrets et de composer avec les lieux un ensemble inoubliable, une sorte de scène où les événements se déroulent dans l'intimité de leur présence.

 

Cette petite société, à l'abri des clôtures de son jardin, cette bourgeoisie de bon aloi, sachant sa mort annoncée, a su faire de ses usages son dernier pré-carré. Les mariages sont davantage des alliances que des coups de coeur, des placements que des emballements subits. Ici règne une hiérarchie implacable entre les gens de maison, soit les domestiques, et les maîtres des lieux, hommes et femmes qui se lient sans passion et se supportent sans acrimonie. L'essentiel reste caché, les drames - si drame il y a - doivent se circonscrire entre ces murs et ne point prendre la liberté d'en sortir.

 

D'ailleurs, il ne se passe pas grand chose dans leurs existences, surtout celles des femmes, emmurées en quelque sorte dans leur nid douillet, sinon les fêtes familiales : anniversaires, baptêmes, communions et mariages, si bien que le temps est rythmé par ces événements et l'intimité discrète dans laquelle s'immergent les générations toutes en provenance du même moule.

 

Edmée connaît bien le coeur féminin et en parle avec réalisme, trempant sa plume dans une encre qui sait débusquer les secrets et ne s'accorde aucune concession dès qu'il s'agit de narrer ceux trop bien enfouis et de brosser ainsi un tableau véridique d'un monde voué à la disparition. Si bien que cette maison se fait l'écho des voix qui se sont tues et des dernières scènes d'une famille qui repose à tout jamais dans le cimetière des illusions perdues.

 

"Cette belle maison est un temple des souvenirs, des souffrances, des espoirs, des secrets, des silencieux tumultes. Elle le sait. Les murs ont des yeux et des oreilles mais ne parlent pas, trop occupés à protéger leurs habitants.

Qui d'autre, le front appuyé contre une vitre ou dans les mains, a pleuré d'amour ou de haine dans ces pièces, ou a trahi ? Qui a donné ou repris son corps, son coeur, sa parole, sa confiance ?

Ces objets remisés et oubliés au grenier ont aussi leur mémoire, qu'ils ne rendront pas."  (Page 193)


Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

Publié dans avis de blogs

Partager cet article

Repost0

Le blog "Les lectures de Maryline" a chroniqué le nouveau roman de Séverine Baaziz "Mamie Paulette"

Publié le par christine brunet /aloys

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/mamie-paulette-a147827094

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/mamie-paulette-a147827094

 

Résumé de l'éditeur :

Un toit. Trois générations. Et l'irrésistible envie de s'étriper... Jules, quinze ans, a toutes les raisons de déprimer. Sa mère n'a d'yeux que pour les roses, les chats et la chasse à la poussière ; son père est tremblotant de tics ; ses camarades de classe adeptes du langage des poings. Et pour couronner le tout, sa grand-mère, aussi aimable qu'une lame de guillotine, emménage sous son toit... Sauf que la petite dame aux pas ankylosés d'arthrose va donner du sens à sa vie. Une comédie drôle, moderne et bouleversante, ode à la vie et au courage.

 

 

Mon avis :

Comme je l'attendais avec impatience ce roman!! J'ai pu le lire en une journée au bord de la plage et de la piscine, un vrai régal! Merci à l'auteur.

J'avais lu "Le premier choix" de l'auteur et j'avais déjà passé un très bon moment alors celui-ci me tentait beaucoup, surtout avec un synopsis aussi alléchant! Un vrai roman de plage, à lire sans contrainte, sans prise de tête. Mais on peut également le lire dans son lit, sur le canapé ou dans le métro!

Mamie Paulette perd l'être aimé, l'homme qu'elle a aimé toute sa vie et avec qui elle a vécu de bons moments. Elle se retrouve seule, loin de son fils avec qui les relations sont plutôt tendues (surtout avec la belle-fille!). Mais son cher et tendre, avant de mourir, va lui demander de passer du temps avec sa famille, de renouer le lien disparu... Et ça risque de faire des étincelles car elle se doit d'accepter cette demande, par amour.

Je me suis attachée tout de suite à cette mamie Paulette qui n'aime pas être "emmerdée". Elle a du caractère et ne se laisse pas marcher sur les pieds, elle dit tout fort ce que tout le monde pense tout bas. C'est vraiment très sympa de suivre cette petite tranche de vie de 3 générations qui vont devoir vivre ensemble, pour le meilleur et pour le pire. La relation entre la grand-mère et sa belle-fille est à mourir de rire, j'ai passé mon temps à sourire en lisant les tensions, les coups bas et les méchancetés entre les deux femmes. Même si j'ai de très bonnes relations avec ma propre belle-mère, c'est assez souvent qu'on entend dire que ces deux-là sont souvent chien et chat.

J'ai adoré voir cette complicité naissante entre une grand-mère et son petit-fils que tout oppose au début. C'est un récit qui apporte beaucoup d'amour, l'auteur fait passé un très beau message à travers l'histoire de Paulette et Jules. La fin m'a même tiré les larmes...

Merci à l'auteur pour sa confiance et surtout, merci à elle pour ce très bon moment. A découvrir de toute urgence pour oublier le quotidien, pour oublier la rentrée qui approche et pour ne plus penser aux soucis... Une belle tranche de vie!

Publié dans avis de blogs

Partager cet article

Repost0

Le blog de Denis Billamboz "Mes impressions de lecture" a chroniqué "Silencieux tumultes", le dernier roman d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

Silencieux tumultes – Edmée de Xhavée

http://mesimpressionsdelecture.unblog.fr/

Edmée de Xhavée nous a habitués depuis son entrée en écriture à nous faire lire ses histoires de couples mal assortis, de couples sans amour, de couples formés pour une circonstance bien précise ou, plus souvent, à des fins patrimoniales ou d’affaires à faire fructifier. Dans ce roman, elle reprend ce thème qui lui est si cher et qu’elle maitrise à la perfection. Avec son écriture intimiste et, à la fois, chirurgicale, elle dissèque des couples formés par les parents plus souvent que par le hasard des sentiments. Elle sonde les cœurs, dissèque les tripes, étudie les méandres des cabales domestiques élaborées dans les circonvolutions des cervelles de matrones ambitieuses ou plus souvent frustrées et bafouées. Elle sait aussi décortiquer les montages les plus sophistiqués élaborés par les pères pour développer leurs affaires en utilisant leurs héritiers comme ils utilisent leurs machines et leurs employés dans leurs ateliers.

Elle a ainsi construit une intrigue qui court sur au moins cinq ou six générations, une intrigue qui pourrait servir de trame à une belle série télévisée, il suffirait d’en écrire le scénario pour lui donner un peu plus d’épaisseur et l’émotion nécessaire pour attirer les amoureux de ce genre d’émissions. Cette intrigue m’a un peu fait penser à ces auteures britanniques un brin perfides, souvent féroces et cruelles dans leurs écrits qui n’hésitent pas ouvrir les placards secrets pour sortir les cadavres poussiéreux et bien embarrassants ou à soulever les tapis pour dévoiler des grosses poussières révélatrices de secrets tus souvent depuis longtemps.

Ainsi, Edmée, qu’on dirait cousine d’Anita Brookner, Barbara Pym, Iris Murdoch et d’autres femmes encore de cette grande famille d’auteures britanniques aussi perfides qu’Albion, a construit une saga familiale autour d’une maison. Les personnages de son histoire sont ceux qui ont occupé cette demeure acquise par l’ancêtre quand il a connu le succès dans son entreprise industrielle. La maison se lègue de père en mère, de mère en fille, de fils en fille, etc… au gré des aléas des unions, des désunions, des naissances et des rencontres. La maison devient ainsi le pivot de l’histoire, elle incarne la famille, c’est son histoire que l’auteure raconte. « Une maison, c’est un écrin de rêves d’amour et d’avenir …. C’est aussi le témoin discret de ce qui explose ou couve entre ses murs, le seul qui connaisse le labyrinthe émotionnel de ses habitants. C’est le temple de l’âme de la famille ».

L’histoire de la maison se conjugue avec celle de la maisonnée qui est construite sur un ensemble de secrets, de mensonges, d’arrangements plus ou moins amiables entre l’état civil et la réalité génétique et, bien évidemment de drames plus ou moins violents quand ces secrets et autres mystères crèvent la carapace qui les protègent. « Au fond c’est ça aussi la famille : un tissu de gènes, de recettes, d’histoires, de traditions, drames et triomphes… ». L’auteure essaie de nous faire comprendre qu’une maisonnée, une tribu, une famille ne se construit pas sur des sentiments parce que l’amour s’est trop rarement pour toujours et que l’affection, les habitudes, les us et les coutumes sont souvent bien plus ancrés dans la maison avec ceux qui y vivent.

Dès les premières pages de ce roman, l’auteure fait poser une question essentielle à la suite de la saga qu’elle met en scène, et à la démonstration qu’elle conduit, par la première fille de la famille née dans cette nouvelle demeure, à sa mère : « Etiez-vous amoureuse de Père quand vous vous êtes mariée, Mère ? » La mère n’élude pas la question et répond bien franchement qu’il n’était pas question d’amour mais de fonder une famille. « Elle et père avait écouté les arguments du goût et de la raison conjugués ». C’est l’une des faces de la bourgeoisie industrielle qui s’est construite au XIX° siècle pour ne s’éteindre progressivement qu’après la dernière guerre mondiale, l’histoire d’une classe sociale qui, pour accroitre ses intérêts et son pouvoir, devait absolument sauver les apparences quelque soit la situation quitte à garnir les placards et les malles de cadavres bien encombrants et à glisser des secrets tout aussi ennuyeux sous les tapis et dans les greniers de la maison qui, elle, finit toujours par rendre un jour ce qu’on lui a confié. Une belle saga un peu british certes mais qui ne peut dissimuler des relents de tragédie bien classique.

Chloé des lys

Publié dans avis de blogs

Partager cet article

Repost0

Le blog "les lectures de Lilly" a lu "Fractures" de Laurent Dumortier

Publié le par christine brunet /aloys

http://les-lectures-de-lilly.eklablog.com/fractures-laurent-dumortier-chloedeslys-a145180790

http://les-lectures-de-lilly.eklablog.com/fractures-laurent-dumortier-chloedeslys-a145180790

Bienvenue dans un monde où la réalité ne semble pas du tout celle qu'elle semble être. Où l'horreur côtoie le gore et où un simple

Fractures - Laurent Dumortier  @ChloeDesLys

Un recueil d'histoires de plus en plus folles ! 

Je ne sais pas vraiment comment qualifier ces histoires. Des nouvelles ? Des petites nouvelles alors, elles ne font que quelques pages chacune, mais c'est bien assez pour nous plonger dans  l'angoisse pour certaines, ou dans le doute pour d'autres... Un melting-pot d'émotions condensé en un tout petit nombre de pages.

D'une page à l'autre, tout change, les personnages, le décors, l'atmosphère... 

Cet auteur a une drôle d'imagination en tout cas ! 

Si vous aimez les histoires déjantées, je ne peux que vous inviter à le lire ! 

Publié dans avis de blogs

Partager cet article

Repost0

Le blog "les lectures de Maryline" a lu "Fractures" de Laurent Dumortier

Publié le par christine brunet /aloys

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/fractures-a144922534

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/fractures-a144922534

Résumé de l'éditeur :

 Bienvenue dans un monde où la réalité ne semble pas du tout celle qu'elle semble être. Où l'horreur côtoie le gore et où un simple détail fracture toutes nos certitudes. Ouvrez ce livre, mais après vous être assuré que vous êtes en sécurité, chez vous. Avec la porte bien fermée. D'ailleurs, ce bruissement, là, derrière vous, est-ce que... Non, c'est sans doute le vent...

 

 

Mon avis :

Wahou!! J'adore ce genre de livres! Des petites histoires toutes plus folles les unes que les autres m'ont permis de passer un très bon moment.

Laurent Dumortier est un génie! Avec quelques mots et des situations complètement farfelues, il arrive à créer une histoire dingue. Oui, dingue est bien le bon mot! Parce que franchement, on se retrouve dans des situations vraiment farfelues, folles et improbables. J'adore!

Nous sommes en présence d'un recueil de mini-nouvelles, oui, elles sont vraiment petites, elles ne font, pour la majorité, que deux pages chacune ou une ou deux de plus. On passe du coq à l'âne mais c'est génial, l'ambiance, les lieux et les personnages changent tout le temps, mais on ne se perd pas. Il faut passer à autre chose, à chaque final. Bref, je suis fan!

On ne sait jamais comment ça va se terminer, l'auteur arrive à nous faire douter à chaque instant. Quand la fin arrive, on reste "coi", on n'y croit pas, on sourit, on a peur... Bref, on ne sait pas ce qu'il va nous arriver lorsqu'on va tourner la page. Un très très bon moment de lecture, une vraie belle découverte que cet auteur, je vous le conseille vivement, on passe à chaque fois un merveilleux moment. Cet auteur a une imagination de fou, il sait nous dérouter et nous surprendre.

Publié dans avis de blogs

Partager cet article

Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>