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Deux regards sur Orages de Céline Gierts, deux blogs http://dodoniver.blogspot.fr/ et http://powers-of-words.blogspot.fr/

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

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http://dodoniver.blogspot.fr/

 

Ma chronique:

« Orages » est l'histoire d'un amour et d'une rencontre. D'abord, il y a « Elle » à qui la vie n'a pas fait de cadeaux. Ses enfants en vacances, elle se retrouve seule entre les 4 murs de sa maison. Elle n'a plus de rêve, plus de but, elle est comme extérieure à la vie. Puis il y a « Lui » jeune, libre et plein de rêves et de projets. Enfin il y a LA rencontre : celle qui change leur vie.
« Orages » est un hymne à la vie, à l'amour, à l'humanité. C'est l'histoire de LA rencontre celle qui bouleverse tout ce qu'on pensait sur nous-mêmes et sur notre vie à l'image d'un orage d'été. C'est un roman qui nous rappelle que les émotions que nous ressentons nous font avancer, et que les épreuves ne durent qu'un temps et qu'elles nous construisent. C'est un roman qui nous promet un bel avenir mais qui nous rappelle que le plus important est de vivre le moment présent. Bref c'est un roman à lire !
Un roman d'amour plein de bons sentiments ? Oui et non... « Orages » porte particulièrement bien son titre : les événements racontés sont un orage dans la vie des deux protagonistes. On y rencontre l'amour, la bonté, l'humanisme mais aussi, et surtout, les doutes... Doit-on se laisser atteindre ? Comment doit-on se comporter ? Qu'en diront les voisins ? Doit-on faire taire toutes nos règles, nos conventions et simplement vivre ? « Orages » est une réponse à ces questions. Attention, on n'est pas dans un roman à l'eau de rose gnangnan, ni même dans une vision idyllique de la vie. Les personnages ont leur passé (lourd), leurs fêlures, leurs doutes, leurs espoirs, leurs projets (ou l'absence de projet). Les personnages sont bien construits. « Elle » est particulièrement développée. Elle est un personnage complexe et profond. « Il » est quelqu'un de plus simple car il se contente de ce que la vie lui apporte et construit son avenir tout en profitant du présent. Ces deux êtres que tout oppose au départ vont se trouver et se changer mutuellement.
Les deux protagonistes n'ont pas de noms : ils sont vous, moi, n'importe qui. Cette caractéristique nous permet de nous identifier plus facilement aux héros et de transposer leur histoire à notre propre existence.
Ils parlent peu et on explore le point de vue d' « Elle » : on est dans son esprit. La quasi absence de dialogue donne un aspect très naturel à leur relation. Par comparaison, les parties les plus dialoguées sont celles avec d'autres êtres humains : elles sont plus artificielles. Ce sont des politesses, des obligations. Cette opposition entre le côté naturel de la rencontre et le côté artificiel de la vie humaine est un autre point important du récit. En effet, on a ici, comme dans tous les livres des Editions Chloé des Lys que j'ai pu lire, une histoire profonde à la limite de la spiritualité où le respect de l'autre et de la nature est primordial. C'est un aspect qui me paraît important surtout dans une société aseptisée comme la nôtre.

L'écriture est fluide et simple. Tellement simple que j'ai parfois été un peu perdue : « Elle » et « Lui » n'ont pas de noms comme je l'ai déjà dit... Du coup par moment, les pronoms possessifs « son » et autres « sa » ne me paraissaient pas très clair: je ne savais plus de qui on parlait.

Dans tous les cas, ce défaut reste bien minime par rapport à la qualité de l'ensemble. « Orages » est vraiment un coup de cœur pour moi. J'ai beaucoup aimé cette rencontre et les enseignements qu'on peut en tirer. Merci beaucoup aux Editions Chloé des Lys et au forum Le Sanctuaire de la Lecture pour m'avoir donné la possibilité de découvrir ce petit trésor.

 

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http://powers-of-words.blogspot.fr/

 

 

Orages
Céline Gierts


Notre planète est peuplée de plus de sept milliards d'individus, chacun entretenant des liens sociaux avec d'autres. Au fil d'une vie, nous rencontrons un nombre incroyable de personnes, mais seules quelques unes de ces rencontres changent notre vie. Orages raconte une de ces histoires, depuis le moment où les personnages se sont vus pour la première fois jusqu'à... la fin (je n'en dirai pas plus pour ne pas tout dévoiler).

Vous l'aurez donc compris, Orages est un roman d'amour. Mais ce n'est pas un livre à l'eau de rose, comme on pourrait l'imaginer. C'est bien plus que cela : une écriture légère et poétique, des sentiments profonds et bien décrits, une histoire belle et touchante... Nous observons les personnages, dans leur bulle, le temps d'un été. L'idée de ne pas leur donner de prénom pour qu'on puisse plus facilement s'identifier à eux m'a séduite, bien qu'il ne soit pas toujours facile de savoir auquel d'entre eux les pronoms possessifs se réfèrent. Ce n'est toutefois pas un grand problème et la manière dont sont exposés leurs sentiments, avec de nombreux détails, est plus que réaliste. On remarque bien que la psychologie est un domaine que l'auteur connaît parfaitement.

Au long des 180 pages qui composent ce roman, nous apprenons à connaître et comprendre les personnages, en particulier Elle, dont nous sommes témoins de tous les états d'âmes. Tout se joue donc au niveau psychologique, sans qu'il n'y ait réellement d'action. De même, pas de descriptions de lieux, de paysages ou d'autres personnages, qui pourraient nous distraire. On en reste à l'essentiel : la rencontre de nos deux personnages. J'ai aimé m'y plonger, mais je dois admettre qu'à mi-chemin dans ma lecture, je n'étais plus autant intéressée qu'auparavant. Cela est sans doute dû à la lenteur du développement de la relation – ce qui est nomal, me ferez-vous remarquer, c'est comme dans la réalité – qui offrait un déséquilibre trop grand à mon goût avec la vitesse du temps qui s'écoulait : l'état d'esprit et les sentiments des personnages restaient pratiquement inchangés et, pourtant, chaque journée était décrite dans le détail. 

Heureusement, lors de ces quelques passages un peu longs, la plume de l'auteur a continué à m'entraîner dans l'histoire. L'écriture est extrêmement poétique et emplie de de métaphores et de symboles. J'ai particulièrement aimé l'image de l'oiseau blessé – même si j'aurais préféré qu'il y soit seulement fait allusion, sans trop d'explications, pour laisser le soin au lecteur de faire le lien par lui-même. Plusieurs pistes pour comprendre le titre nous sont également données et nous entrons ainsi dans un univers qui semble hors du temps, dans un autre monde, empli de perfection, de magie et d'amour. Impossible de le nier, l'histoire est tout simplement magnifique. 

L'unique chose qui ne m'a pas entièrement convaincue est l'épilogue. Moi qui aime généralement les fins fermées, où nous obtenons les réponses à nos questions, j'ai trouvé qu'il donnait trop de détails et qu'un final laissant place à l'interprétation aurait, ici, été parfait. Je comprends toutefois la décision de l'auteur et, il faut l'avouer, les dernières images sont très belles.

Orages est donc un roman très bien écrit qui séduira tous les amateurs de belles histoires d'amour dans lesquelles on se centre en détail sur la psychologie des personnages et le développement de leur relation. Et, dernière remarque avant de conclure, la présence d'une aquarelle sur la couverture me plaît beaucoup et est parfaitement appropriée, je vous laisse le soin de découvrir pourquoi. Je remercie donc le forum A&M pour l'organisation de ce tour et les éditions Chloé des Lys pour leur confiance.

 


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Devoir et mémoire, Henri Beaudout... Deux retours de lecture sur http://powers-of-words.blogspot.fr/ et http://freelfe.blogspot.fr/

Publié le par christine brunet /aloys

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Devoir et mémoire

Henri Beaudout

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Comme le titre le laisse deviner, Devoir et mémoire se penche sur les souvenirs d’un homme. Mais Henri Beaudout n’est pas n’importe qui : jeune français âgé de dix-sept ans lorsque la guerre éclate, il rejoint le maquis et combat pour son pays. A travers de nombreux petits épisodes, il retrace son parcours durant cette période tourmentée, de 1940 à 1946.

D’un point de vue purement visuel, on ne peut pas dire que cet ouvrage soit une réussite. Si les couleurs de la couverture s’accordent au thème abordé, les images en gâchent quelque peu l’effet de par leur médiocre qualité. On ne peut malheureusement que deviner ce qu’elles représentent, et le texte est lui aussi trop pixellisé pour être agréable. Ce qui est appréciable, par contre, c’est la courte biographie de l’auteur qui accompagne le résumé sur la quatrième de couverture. Puisqu’il s’agit d’une autobiographie, c’est un élément très important à mes yeux.

Le roman est divisé en six chapitres, eux-mêmes découpés en courtes parties. Chacune d’entre elles est introduite par un petit dessin simple qui attire l’œil et illustre en quelque sorte ce qui est raconté dans les quelques pages à suivre. J’ai ressenti ces quelques parties comme des épisodes variés de la vie d’Henri Beaudout, nous donnant un aperçu général de son parcours, dotées de petites anecdotes concernant la guerre, ses rencontres et bien d’autres choses encore. Elles peuvent donc être lues plus ou moins indépendamment les unes des autres, et il n’est pas nécessaire d’effectuer la lecture d’une seule traite pour bien comprendre.

Du point de vue des événements, il est bien sûr difficile d’émettre un jugement car il s’agit d’un témoignage. Henri Beaudout n’invente pas une histoire, il raconte ce qu’il a vécu et tente de nous transmettre ses émotions, ainsi que l’atmosphère de cette terrible guerre. Il est parfois tout de même difficile de suivre l’action, car de scènes très lentes, on passe à une succession d’événements de la plus grande importance, suivis d’ellipses et de petites histoires apparemment anodines. J’ai personnellement eu de la peine à avoir la notion du temps qui passait lors de ses aventures, tout comme à me représenter à quelle étape se trouvait la guerre. Je pense qu’il aurait été préférable de donner des informations plus générales sur les événements qui survenaient dans le monde entier, mais une fois encore, c’est un choix de l’auteur, qui a préféré se concentrer sur ses propres souvenirs.

Pour continuer dans la même direction, on est rapidement plongé dans l’univers du maquis. Toutefois, pour quiconque n’y connaît rien, ou pas grand-chose – ce qui était mon cas – il est parfois peu aisé de comprendre ce qu'il se passe réellement, qui est qui, et quel est le but des opérations entreprises. Les abréviations sont généralement explicitées (encore que retranscrire un acronyme en toutes lettres n’aide pas forcément à expliquer ce que ce dernier signifie), mais il y en a tellement, et ajoutés à la présence de mots très spécialisés, ils rendent la représentation de cet univers si particulier peu aisée.

Néanmoins, on arrive sans trop de difficultés à imaginer les horreurs de la guerre et les épreuves traversées par le narrateur. Henri Beaudout a des choses à dire, impossible de le nier. J’aurais toutefois souhaité être plus touchée par l’histoire, par le personnage, et plus entraînée par le récit. Je pense que le style d’écriture est en grande partie responsable de ce manque d’émotions de ma part, et je dois même avouer qu’il m’a troublée. Quelque peu haché, les phrases courtes au style oral sont alternées avec d’autres très longues, me donnant une sensation de déséquilibre permanent. La présence, aux côtés de mots familiers, voire argotiques, de vocabulaire soutenu m’a paru étrange, et plusieurs fautes d’orthographe et de typographie ont gêné ma lecture.

Devoir et mémoire est toutefois un roman qui vaut la peine d’être lu, car il nous plonge dans l’univers des maquis d’une manière inhabituelle. Le titre est bien choisi : il faut se souvenir. Les courts épisodes sont agréables à lire, même s’il est parfois un peu difficile de saisir la direction de l’œuvre entière et de mettre en relation les événements bien connus de la Seconde Guerre mondiale et la vie personnelle d’Henri Beaudout. Ce livre plaira à tous les amateurs d’autobiographies et de récits retraçant l’histoire de clandestins sous l’occupation allemande. J'ai personnellement apprécié cette lecture, bien qu'elle ne figure pas dans mes coups de cœur. Je remercie donc les Éditions Chloé des Lys pour leur confiance et le forum A&M pour l'organisation de ce partenariat.
http://powers-of-words.blogspot.fr/
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Devoir et Mémoire, d'Henri Beaudout est un roman autobiographique qui nous raconte l'histoire de cet homme durant la Seconde Guerre mondiale. Dans une petite préface, l'auteur nous confie avoir fini l'écriture de ce livre en 1977. Par respect pour les gens qu'il cite et pour ne pas raviver de mauvais souvenirs, il a attendu que la majorité d'entre eux soient en paix pour nous transmettre son histoire.

Encore une fois, la couverture de ce livre est très moyenne : nous y retrouvons beaucoup de pixels et des couleurs grises qui ne sont pas très attrayantes. Le prix de ce roman de 330 pages est de 27,90€ : très cher, surtout pour un "auteur" inconnu. Personnellement, je n'ai jamais entendu parler de ce monsieur, même pour ses exploits. Et ceux-ci risquent de rester inconnus à cause de ces points faibles…

Peut-être est-ce à cause du style d’écriture peu fluide, mais je ne me suis pas senti émue par les exploits de ce monsieur. Je ne me permettrais pas de juger cette histoire : c’est l’histoire qu’il a vécu, les exploits qu’il a réalisés et les erreurs qu’il a commises. Qu’aurions-nous fait à sa place ? Aurions-nous eu autant de courage ou d’intrépidité ? 

Cette période signera pour lui la fin d’une innocence parfaitement bien ressentie dans le roman. Au tout début, il n’est encore qu’un adolescent rêvant de faire la guerre. A la fin, il est une toute autre personne, qui ne pourra jamais oublier ce qu’elle a vu et fait. Il lui faudra apprendre à vivre avec, mais le roman ne raconte pas cette période. Cependant, l’auteur nous confie avoir écrit ce roman dans ce but : apprendre à vivre avec ce qu’il avait vécu et pour que personne n’oublie.

Pour en revenir à l’écriture, j’ai aussi été surprise par le style familier du roman. A cause de l’âge de l’auteur et de la période que le livre raconte, je ne m’attendais pas du tout à cela. Ce style me fait plutôt penser à un roman écrit récemment. 

Lisant beaucoup de livres sur la seconde guerre mondiale, je dois cependant avouer que mes connaissances portent surtout sur la souffrance infligée aux Juifs et aux déportés. J’ai, pour le moment, peu lu sur la Résistance elle-même. J’espérais que ce roman m’apporterait quelques connaissances. Ce qui fut en effet le cas, mais celles-ci restent quelques peu brouillonnes et compliquées à saisir à cause d’un vocabulaire trop particulier. 

Que conclure de ce livre ?

Je n'ai pas envie de descendre ce roman, qui est une histoire vraie. Il est vrai qu’il m’a peu plu mais il mérite qu’on lui porte de l’attention et je pense que les lecteurs s’intéressant à cette sombre époque ainsi qu’aux autobiographies relatant exploits et désastres seront comblés !

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