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214 articles avec avis de blogs

En passant par Israël de Mireille Pierson, avis de blog, http://dodoniver.blogspot.fr/

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

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http://dodoniver.blogspot.fr/

 

 

En passant par Israël de Mireille Pierson - Editions Chloé des Lys

Roman initiatique classique, En passant par Israël nous fait partager la vie de Laura. Troisième fille d’une famille modeste, Laura est une surprise. Cet état de fait la poussera sans arrêt à rechercher sa place auprès de ses proches. Il s’agit donc d’une plongée dans la construction d’une personne, d’une personnalité. Nous suivons Laura de sa plus tendre enfance à l’accomplissement de sa construction : quand elle se retrouve enfin entière et en accord avec elle-même. 

Ce court roman est donc avant tout un chemin : le parcours d’une âme pour trouver sa place dans ce bas monde. Il pioche à la fois dans la psychologie, la psychanalyse ou la philosophie. 
Il y a d’abord l’enfance et ses blessures indélébiles qui forgent un individu. Il y a ensuite le drame dans toute son horreur et son traumatisme. Puis il y a le voyage et la découverte progressive de soi et de son âme. Enfin il y a la délivrance : l’acceptation de son être dans son intégralité et l’acceptation de la vie dans ses douleurs et ses joies.
C’est donc ce parcours que nous livre l’auteur dans un récit où se mêlent ombre et lumière à l’image de la vie. Laura c’est vous... c’est moi... c’est chacun de nous et personne à la fois. 
Malgré une nette bonne volonté, l’auteur n’arrive toutefois pas à sortir des poncifs ordinaires ultra connus de la psychologie et de la spiritualité. Rien d’original à attendre de ce côté-là. 

Du côté des personnages, l’auteur nous peint des personnages suffisamment complexes et cohérents.
Touchante, son héroïne Laura l’est assurément. Elle est le personnage principal. L’auteur nous montre comment se créent ses blessures et les moyens que le personnage met en œuvre pour s’en affranchir, s’en guérir. Sa psychologie est donc très poussée et c’est un personnage très construit. 
Autour de Laura gravite sa famille :
- sa mère, une femme forte, le pilier sur lequel chacun s’appuie. 
- Son père qui sera le catalyseur des blessures, un homme fragile.
- Et ses sœurs qui mettent en lumière la différence de construction de soi dans une même fratrie et illustrent parfaitement qu’une même situation aura des effets fort différents sur les individus selon leur tempérament ou leur vécu respectif. 
La vie ce n’est pas que soi et sa famille c’est aussi les amis, les rencontres, les épreuves... Assez manichéen sur ce point, les amis de Laura vont systématiquement l’aider à avancer. Alors que d’autres personnages qu’on ne peut pas qualifier d’ennemis vont systématiquement lui porter préjudice. Peu de personnages arrivent à faire le lien entre ces deux extrêmes. Citons José ou Djon qui sont de parfaits ersatz du père de Laura. Au passage, rien de bien étonnant : c’est de notoriété publique qu’on recrée régulièrement les mêmes situations.
Dans l’ensemble les personnages sont donc plutôt manichéens mais suffisamment construits pour être crédibles.

La vie de Laura est détaillée, l’auteur analyse parfaitement la construction de son personnage, comment les événements l’influencent, le changent. Sans s’affranchir des classiques du genre, c’est un roman initiatique efficace. Emprunt de spiritualité, on a l’impression que l’auteur y a déversé beaucoup de sa personne et de son propre parcours. Un petit bémol ce pendant, à titre personnel, j’ai trouvé que la mise en place des petites fêlures de l’héroïne prennent beaucoup de place par rapport à ses démarches de construction de soi et de spiritualité. Puis quand tout va enfin bien pour elle c’est fini... à croire qu’on ne pouvait être spectateur/lecteur que des noirs passages de la vie de Laura et que son HappyEverAfter est privée et qu’il serait indiscret de chercher à en savoir davantage. J’admets volontiers que l’important n’est pas le but mais le chemin. Cependant, j’ai eu une impression de fin un peu trop rapide. L’enfance est extrêmement développée puis les étapes sont de moins en moins développées comme un grand coup d’accélérateur sur le chemin. Petit bémol donc pour moi de ce côté-là.
Passons à présent à un aspect plus technique... L’écriture est simple et accessible. Le roman est facile à lire et vraiment abordable ce qui est un gros point positif pour le genre. En effet, les romans initiatiques sont souvent difficiles à lire par leur digression philosophique intempestive. Ici, bien que le roman soit nettement affilié à la catégorie de part ses thèmes abordés et il reste un livre agréable et Mireille Pierson une auteure à suivre.


En résumé, des défauts, des qualités, En passant par Israël est un premier roman d’une auteure à suivre. C’est une agréable découverte et je remercie grandement les Éditions Chloé des Lys et le forum Accros et Mordu pour m’avoir permis de le lire.

 

 

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Un autre avis sur http://www.book-and-cook.blogspot.fr/

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Avis de blog pour E16 de Christine Brunet : celui de Carnet de lecture !

Publié le par christine brunet /aloys

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 17 avril 2013

E 16 – CHRISTINE BRUNET

Dès les premières pages, le décor est posé : plusieurs policiers sont retrouvés morts sur un chantier de construction et tout accuse Nils Sheridan, présent sur les lieux au moment de l’arrivée des autorités. Les preuves matérielles l’accablent mais cela semble trop simple, tous les éléments s’emboitent trop facilement… C’est la Commissaire Axelle de Montfermy qui est chargée de l’enquête mais Nils étant son collègue et ex-amant, les choses ne vont pas être simples.

E16 est un policier comme je les aime : de l’action, des quiproquos, de la manipulation et un suspense qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière page, que demander de plus ?

Sans longueurs inutiles, l’enquête avance vite et nous immerge complètementE16.jpg au cœur de l’équipe qu’Axelle dirige d’une main de fer mais que tous apprécient. Le roman jongle efficacement entre trafic de drogue, menaces de morts à l’encontre d’Axelle, flics corrompus et guerres religieuses sans jamais tomber dans l’excès mais en nous faisant réellement ressentir la tension présente entre Axelle et Nils. Même si j’avoue que je perdais parfois un peu le fil entre l’Irlandais, le Hollandais, le Grec et l’Ecossais, j’ai apprécié ce très bon policier que je verrais bien adapté au cinéma tellement l’écriture de Christine Brunet est visuelle, sans être trop descriptive.

Et si Axelle et Nils ont déjà eu l’occasion de collaborer sur d’autres enquêtes, on réussit malgré tout à suivre l’histoire sans avoir lu les tomes précédents. Pire, la lecture d’E16donne envie de se plonger dans leurs autres aventures !

Bon, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman, que je vous recommande de lire de toute urgence !

Découvrez aussi l’interview de l’auteure, qui explique la genèse d’E16, partage sa passion pour la littérature et nous fait part de ses projets d’écriture… Merci à elle ;-)

E 16 – Christine Brunet – Chloé des Lys – 2012 

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L'ange gardien, Marie-Claire Georges, avis de blogs http://auxpitybouquins.wordpress.com/

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

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http://auxpitybouquins.wordpress.com/ 

 

 

 

En décembre dernier, le père noël fut un peu en avance lorsque je reçus de la part de Kathy un joli paquet contenant deux livres. L’un d’entre eux était un recueil de nouvelles : « l’ange gardien » écrit par Marie-Claire George.

Je souhaiterais tout d’abord remercier les éditions « Chloé des Lys » ainsi que le forum « accros et mordus de lecture » pour ce partenariat qui est pour moi un véritable coup de cœur. 

Ce recueil est un ensemble de mini scènes, de tranches de vies véridiques ou complètement farfelues. L’auteur sait par des mots simples et en très peu de temps nous embarquer dans son vécu ou dans son imaginaire. L’auteur réussit ce challenge extraordinaire de nous faire passer d’une nouvelle à une autre, n’ayant pourtant aucun lien entre elles, et ce sans difficulté mais surtout en suscitant notre impatience pour la prochaine histoire. 

On partage les vies de « gens » ordinaires qui vivent pour un temps ou bien une vie, des aventures extraordinaires. Le recueil comporte 25 nouvelles chacune unique en son genre tant dans l’écriture que dans l’émotion qui s’en dégage. Toutes ont touché une émotion différente et aucune ne m’a déplu. 

Le « Sourire d’Emilie » est une des nouvelles qui m’a le plus touchée. On y découvre une vieille dame, forcée par son hospitalisation de demander à sa jeune voisine de lui porter des affaires de rechange. En pénétrant son intérieur, la jeune femme découvre alors via des tas d’objets hétéroclites, la vie trépidante de la douce Emilie. Bouleversée par ses découvertes, la jeune femme ne peut s’empêcher d’engager la conversation avec Emilie qui racontera, pour la première fois, sa vie. Une histoire qui même à notre époque sort des carcans sociaux ! C’est assez touchant de voir cette vieille dame que la vie a gâtée par de nombreuses aventures malheureusement solitaires se confier à une jeune inconnue simplement, sans mensonge et avec tellement de pudeur. 

« Mémoires » nous fait voyager dans le temps à travers la conscience d’un arbre né dans les années révolutionnaires. On partage avec lui les 300 ans de son existence, tantôt traversant la période napoléonienne, tantôt appréciant le cri du coucou ou l’insouciance des déjeuners sur l’herbe mais également les horreurs de la guerre et enfin le supplice de son abattage. Sa renaissance surprenante m’a tiré quelques larmes, je ne saurais expliquer pourquoi, peut-être à cause de l’émotion ou de la poésie avec laquelle c’est écrit. 

Dans ces nouvelles Marie-Claire sait varier les émotions notamment par des chutes surprenantes nous tirant quelques grands sourires, soit par l’innocence d’un enfant dans « Ronchon, chat d'exception » ou bien par la découverte d’un talent dans « une star est née ». Elle remet en question de grandes scènes historiques en changeant de point de vue, en relativisant l’Histoire avec un grand H. Même Louis XVI ou Caïn deviennent des personnages attachants qu’un faux pas d’un jour, finalement tellement humain, a propulsés aux premières pages des livres d’Histoire. On partage également des combats d’une vie dans « L'or de Xoliswa ». 

Ce recueil merveilleux est un ensemble de nouvelles engagées ou légères, historiques ou inventées, tristes ou joyeuses. J’ai énormément aimé la variété des personnages pas forcément humains. J’ai adoré être un chat, un arbre ou bien encore un vieux sécateur se disputant avec un stylo et une aiguille… j’aurais aimé être Sandra, réveillée en pleine nuit par un inconnu. J’ai pleuré dans « il est tard et je m'en vais», pleuré de cette indifférence face à la mort d’un être cher, pleuré face à l’amour de ce compagnon à quatre pattes. 

Finalement, la variété de l’écriture est surprenante et agréable, la richesse du vocabulaire et l’emploi varié de la conjugaison nous transportent facilement d’une émotion à une autre, d’une poésie à une autre. L’on croit saisir l’écrivaine mais voilà qu’elle change de style la page suivante nous emportant de la nostalgie au fou rire, de la tristesse à la surprise, du passé à l’avenir, du réel à l’irréel. 

Merci pour ce livre pétillant, joyeux, émotif, triste, nostalgique ; j’ai lu, j’ai voyagé, j’ai rêvé !

Publié ici : http://auxpitybouquins.wordpress.com/2012/01/09/critiques-lange-gardien/

 

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Un couple de conteurs par écrit, avis de net...

Publié le par christine brunet /aloys

 

lavenir

 

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20130311_00280167

 

THUIN - Les époux Micheline Boland et Louis Delville présentent chacun leur recueil de nouvelles et de contes, le septième pour elle, le premier pour lui.

 

Les bons contes font la paire. Le couple de Micheline Boland et de Louis Delville se retrouvait déjà sur les scènes de théâtre Impro, dans une chorale, dans des festivals de contes. Voici que tous deux ont maintenant imprimé chez l’éditeur «Chloé des Lys» leur créativité narratrice. Pour elle, il s’agit d’un septième recueil, pour lui d’un premier «enfant», un ouvrage dans lequel il adopte un conte de son épouse en le personnalisant à sa façon.

Dans «Humeurs grise, Nouvelles noires», Micheline Boland livre près d’une vingtaine de nouvelles. Son ancienneM Boland Le magasin de contes profession de psychologue a pu sans doute nourrir toutes les rencontres proposées. Si les nouvelles sont déclarées noires, dans le titre du livre, la palette de l’auteur se révèle cependant très riche et variée. Le lecteur est confronté de près aux personnages. Les coups de pinceau sont rapides et précis. Ils peignent les rapports compliqués d’hommes et de femmes en souffrance et les moteurs invisibles de leurs relations à leurs proches. Ils vont parfois jusqu’à s'«approprier le bien d’autrui juste pour lui faire du mal et non pour en disposer». La mort et la violence physique en sont aussi des réalités récurrentes.

À la fin, en fermant le livre, on se réjouit d’y enfermer ces personnages, miroir d’une société souvent injuste et méchante, faite d’incompréhensions et de replis sur soi. Et, alors, on part à la rencontre des autres avec la bonne volonté et l’optimisme de créer une relation positive.

Couverture Louis dernière version copieDans son recueil de contes «De Noé à Louis-Léopold-Victor», Louis Delville, ingénieur en communications à la retraite, s’évade du milieu scientifique pour nous emmener dans une promenade dans l’imaginaire. Pince-sans-rire, il répond à quelques questions que chacun se pose : le ravitaillement dans l’arche de Noé, le nom en O' des Irlandais, l’antivol d’une statue. Il situe ses récits à toutes les époques, de la sienne à celle de Noé dont on applaudit la gestion, inconnue jusqu’ici, de l’embarquement des espèces dans l’arche. Il nous mène, sans danger, dans l’irréel, dans la magie de pays où le roi promet sa jolie princesse au vaillant ou futé jeune gaillard capable de ruse ou d’exploit. L’auteur dépose sur papier ses contes préférés, notamment ceux qu’il a eu le plaisir de présenter lors du concours «Fais moi un conte» de Surice de 2004 à 2009. Les illustrations sont l’œuvre de Maryvonne et Jean-Pierre Sanson de Reims.

Leurs blogs : Micheline Boland : http://micheline-ecrit.blogspot.com/; Louis Delville : http://louis-quenpensez-vous.blogspot.com/

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Galinda, la forêt des ombres de Laurent Femenias, avis de blog... http://addictbooks.skyrock.com/

Publié le par christine brunet /aloys

Galinda, La forêt des Ombres 
de Laurent Femenias.
293 pages, éditions Chloé des Lys, à 27,60 €


http://www.bandbsa.be/contes3/galinda.jpg
Résumé : C'était la nuit, froide et humide. Dans l'été finissant, le souffle glacial du vent semblait engourdir toute vie. Le ciel, souvent d'un beau bleu profond en cette saison, était ce soir gris, bas et ténébreux. Le brouillard s'étendait à perte de vue et enveloppait le paysage de sa tristesse. Un silence pesant, angoissant, régnait sur la Forêt des Ombres. 

De mémoire d'homme, Galinda, la vaste et ancienne forêt, a toujours suscité crainte et méfiance, si bien que personne depuis bien longtemps n'a osé s'y aventurer. C'est pourtant ce que va tenter le jeune Sam Harper, en dépit des avertis­sements de son entourage. Mais il ignore encore l'étendue réelle des mystères qu'abritent les arbres sombres et centeniares...

Extraits :  "J'ai toujours été surpris par l'imagination débordante dont pouvaient faire preuve nos semblables lorsqu'il était question de justifier et d'illustrer nos peurs les plus sombres et les plus secrètes."
"Ainsi allait la vie, et les folies de la jeunesse n'étaient que passagères, les anciens le savaient bien."

Mon avis : Un roman initiatique mélangeant fantasy et fantastique, avec une touche de féerie, le tout se déroulant dans une vaste forêt aux premiers abords mystérieuse...

Sam Harper est un jeune homme tout à fait banal, habitant avec ses parents, son frère et sa jeune soeur. Ils vivent tous ensembles aux environs d'une grande forêt, que tous redoutent : la forêt de Galinda. Fasciné depuis toujours par le mystère de cette terrible forêt que personne n'ose approcher, Sam, courageux comme il est, va décider de partir s'y aventurer, passant outre les réticences de ses parents, et les avertissements des villageois. Il va tout d'abord se rendre chez John Dumnan, un vieil homme dont la maison est la plus proche de l'entrée de la forêt. Dunman va initier Sam à la façon de survivre en forêt, il va lui apprendre le plus de choses qu'il doit savoir pour pouvoir partir pleinement à l'aventure dans ces bois sombres et énigmatiques. Jusqu'au jour où John s'est momentanément absenté, laissant au jeune homme un petit mot lui disant de ne pas sortir de la maison. Sam qui en avait marre d'attendre inlassablement son retour, décide de partir seul dans les bois, estimant que le vieil homme lui a appris suffisamment de choses pour qu'il puisse se débrouiller seul... 

Dans une ambiance oppressante et mystérieuse, Laurent Femenias nous raconte une histoire féerique et iréelle qui se passe presque totalement dans la terrible forêt Galinda. Les moments d'extrême tension sont nombreux, j'ai dû retenir mon souffle à maintes reprises, tellement le suspense était présent. Mais la peur produite par les lieux de l'histoire, donne un côté plus qu'angoissant au récit. Les personnages, quant à eux, m'ont donné des sueurs froides...

Courageux, bravant tous les dangers, Sam est décrit comme quelqu'un n'ayant peur de rien ni de personne, prêt à aller au bout de ses convictions, sans que rien ne puisse l'y détourner. J'ai néanmoins senti qu'il avait l'air d'être quelqu'un d'un peu froid : il ne montre pas clairement ses sentiments aux autres...
John Dunman a été incontestablement mon personnage préféré. Solidaire depuis toujours, il mène une espèce de double vie : celle avec les villageois, et l'autre avec le Peuple de la forêt. Comme Sam, c'est quelqu'un de très courageux, qui va au bout de ses décisions. Mais contrairement au jeune garçon, j'ai senti beaucoup d'amour, de tristesse, et toutes sortes d'émotions dans les actes et paroles du vieil homme.

Même si à la base je ne suis pas une très grande fan des romans féeriques, je dois dire que celui-ci m'a réconcilié avec eux. J'ai beaucoup apprécié l'ambiance général du livre, et le sentiment d'angoisse qui m'a suivit tout au long de ma lecture était bel et bien présent... pour ma plus grande joie !

Si je devais relever un point négatif, ce serait la fin, pendant le combat opposant la maîtresse de la forêt Oscura et le jeune Sam. Je trouve que l'auteur a un peu bâclé cette partie-là, en mettant rapidement un terme à la bagarre qui se déroulait. Dommage, je m'attendais à beaucoup mieux de cette fin-là.

Dans une ambiance pesante, Laurent Femenias nous entraîne au coeur d'une forêt particulièrement mystérieuse, qui cache des êtres peu communs.

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Tant de carrefours improbables... Vertiges et Bruines de Laurent Dumortier

Publié le par christine brunet /aloys

 

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http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20121221_00247453

Le recueil de Laurent Dumortier dynamite des souvenirs, avec une lancinante et noire mélancolie. «Vertiges» et signes des temps.

D’un jardin verdoyant au plus gris du pavé, la poésie de Laurent Dumortier erre entre les ombres et les fièvres. «Mes pensées nucléaires s’explosent en congères»,affirme celui qui cherche la clé des abîmes.

« Tourne le sablier »

Ce septième recueil de poésie tutoie les résonances des mots et songes souterrains. Terreurs, écorchures, ravins, marécages? La parole épouse les lignes du crépuscule, à l’heure où rôde toute morsure.«Ici, la musicalitéhttp://static.skynetblogs.be/media/137057/1700127130.JPG est beaucoup plus présente», confie l’auteur de Vertiges.

Les rimes et échos épaulent chaque texte, cherchant des échos singuliers. La ponctuation, elle aussi, ricoche entre les silences. Parfois le verbe s’arme de limpidité : «Mais l’appel d’un cri dans la nuit/Vaut bien que l’on fasse demi-tour…».Parfois les mots s’échappent de leur prison, comme autant de vaillants soldats :«L’angoisse de la quiescence», «Mes phases cyclothymiques», «L’abscisse se désordonne», «L’effusion alizarine»…

Rien n’est simple dans ce dédale langagier en proie aux griffes d’un cauchemar. Et cependant, court, au fil des pages, un sentier que guide un laser. Celui-ci se fait ludique («Carpe diem»), tendre («La Muse-Lierre»), cynique («Et si»), dérangeant l’obscurité et ses revers. Interrogé à propos de son travail poétique, Laurent Dumortier confie que l’introspection le tenaille. «Il y a une part d’autodestruction évoquée. Perdue parmi les regrets, le désespoir, la volonté de dépasser le néant est vouée à l’échec.»

«Delphes ne m’a pas donné la réponse/Que j’attendais, j’ai oublié les étoiles glacées/Et les lacs enflammés…» D’autres lieux («Quai des Salines»), d’autres temps («Minuit moins une»), d’autres itinéraires («Barry-Paris») et chiffres(«Zéro positif à l’infini») se chargent d’emmener le lecteur à sa perte, à son point de non-retour. Jusqu’à l’autre versant. «Quand je parle à tu je dis vous/Et je me remémore des pensées cristallines/Qui s’ouvrent sur un peut-être pas encore clos…»

Les Carrefours improbables ? Mais qu'est-ce que c'est ? c'est un texte que j'ai écrit et qui a été mis en musique par GED

http://www.encrenoire.be/images/template/logo.jpg

 

http://www.encrenoire.be/livres/fantastique/bruines

 


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Avis de blogueuse sur le blog de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

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Bonjour à tous !

 

Les amitiés blogosphèriennes, un mot barbare ; non, ce n’est pas une nouvelle maladie ! Belle surprise la semaine dernière lorsque sur le blog de Brigitte-Ecureuil-Bleu (Une bonne nouvelle par jour), je lis que l’on parle de mes activités littéraires…

C’est surprenant, ces amitiés virtuelles. On ne partage que des photos, des petits commentaires. Jamais une bière ou un bon verre de vin, je le jure ! Mais depuis pas mal de temps, Brigitte et moi visitons nos blogs avec beaucoup de sincérité et aussi de fidélité.

 

 

http://www.unebonnenouvelleparjour.com/article-un-blog-a-decouvrir-celui-de-carine-laure-desguin-116726628.html

 

Mardi 2 avril 2013

 

Un blog à découvrir : celui de Carine-Laure Desguin...

 

Je ne sais qui est venue la première chez l'autre, elle ou moi, mais cela fait plus de deux ans que je fréquente le blog de Carine-Laure.

Carine-Laure est Belge et vit à Charleroi. Elle est romancière et poète.

Elle a déjà publié deux romans : "Rue Baraka" et "Les enfants du Grand Jardin", et reçu plusieurs prix pour ses nouvelles ou ses poèmes.

Carine-Laure nous fait découvrir ses nouvelles, toujours prenantes, avec des personnages bien bâtis. 

Allez lire "Adrien, Naëlle et les autres"... J'ai adoré son texte qui a obtenu un second prix au concours national de nouvelles organisé par la Fédération des Associations actives de Belgique.



Si vous aimez lire et/ou la poésie n'hésitez pas à lui rendre visite...



 

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L'Etoile magique, Philippe Desterbecq, l'avis du blog http://limaginaria.wordpress.com/

Publié le par christine brunet /aloys

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http://limaginaria.wordpress.com

 

L’Etoile Magique, de Philippe Desterbecq (one shot, éditions Chloé des Lys)

Pierrot est un petit garçon rêveur attiré par le ciel et les étoiles. Alors que son père lui offre enfin la lunette astronomique qu’il attendait, il fait une surprenante découverte. En effet, dans son objectif brille une mystérieuse étoile à 7 branches qui n’est répertoriée dans aucun livre. Au même moment, l’entourage du garçon est frappé par de bien étranges phénomènes. Et si tout était lié ?

Philippe Desterbecq nous livre ici un agréable petit conte pour enfant, du type de ceux que l’on va lire aux bambins le soir pour les aider à trouver le sommeil. A mi-chemin entre Les Souhaits Ridicules de Charles Perrault et le Petit Nicolasl’Etoile Magique raconte la vie mouvementée d’un jeune garçon à qui la vie offre la possibilité d’exaucer des voeux. Cependant, comme tous les petits garçons, Pierre est animé par ses émotions et le coeur domine souvent la raison. Gaspillant un souhait par ci et un autre par là, il ne prendra véritablement conscience du cadeau qu’à la toute fin du livre, lorsqu’il apprendra le sacrifice et le partage.
La galerie de personnages est ici assez réduite et se limite à des personnages emblématiques du monde de l’enfance : les parents, les copains, les profs… L’ouvrage est fidèle à son but, celui de divertir tout en faisant passer un message positif aux enfants lecteurs. La magie semble acceptée dans ce monde aux contours enfantins et cela ne surprend personne lorsqu’une victime de Pierrot se met à enfler et flotter comme un poisson à la manière d’un personnage d’Harry Potter.
L’écriture est fluide avec une pointe d’humour, et si les situations semblent parfois un peu trop attendues pour les grands, nul doute que les enfants se prendront à rêver d’espace et de souhaits avec ce très joli petit livre. Quant aux adultes, ils retrouveront un peu de leur âme d’enfant grâce à Philippe Desterbecq.
Un agréable ouvrage à lire à tous les enfants.

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E16, Christine Brunet, l'avis de Laure Chiron sur http://crepusculaires.com/univers/

Publié le par christine brunet /aloys

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http://crepusculaires.com/univers/

 

 

Résumé:

Londres.  Les découvertes macabres s’enchaînent. Un coupable tout trouvé, Nils Sheridan, patron de la nouvelle police européenne, dont le passé d’activiste ressurgit comm
e un coup de tonnerre. Coupable ou innocent ?Le face à face entre policiers se transforme vite en un jeu du chat et de la souris hasardeux tandis que la liste des victimes s’allonge. Les coups bas s’accumulent au fil des heures. Les mâchoires de la haine se referment inexorablement sur des personnalités troubles engluées dans leurs contractions. Entre passé violent et présent houleux, une enquête qui entraînera désillusions et destructions dans son sillage.


Mon avis 

 

Mes retrouvailles avec l'équipe de Nils Sheridan ont été, je dois l'avouer, un peu laborieuses... Il s'était passé quelques temps depuis ma dernière lecture de ses pérégrinations, ma mémoire m'a fait un peu défaut. Et puis la plume de Christine Brunet est entrée en jeu, et je m'y suis laissée prendre.

 

Cette fois, c'est Monsieur-tête-à-claques lui même qui se retrouve encore une fois dans un pétrin inimaginable, dont il est le principal suspect. Qui, dans ce cas, va lui botter les fesses si ce n'est Axelle de Montfermy, qui revient de sa "retraite" pour traiter le dossier. Tâche ô combien difficile pour cette femme inflexible, dont le passé amoureux houleux avec un Nils au charme vénéneux, que j'imagine attirant et sexy malgré une description peu flatteuse... Peut être est-ce cela qui la pousse à se donner à fond dans cette enquête : elle domine, elle mène le bateau quel que soit le port de destination et son équipe doit suivre, sans piper mot. 

 

Dans chaque quartier de Londres, où se déroule l'enquête, on est face à une femme plus déterminée que jamais, inflexible et parfois cassante. Un peu comme Nils en fait, j'ai trouvé des points communs entre leurs deux personnalités. Qui se ressemble s'assemble dit-on !Ce quatrième opus nous offre de l'action non stop, j'ai été en apnée du début à la fin, l'ayant même lu d'une traite pour avancer, encore et toujours, aussi déterminée qu'Axelle pour aller au bout de cette enquête. De changements de direction en élément perturbant mes déductions, je n'ai pas eu un moment pour souffler. La fin nous offre un cliffhanger qui amène forcément une suite et... Je peux vous dire que j'ai hâte !! Alors Mme Brunet, à quand la suite ?

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En passant par Israël, Mireille Pierson, avis de blogs http://rambalh.blogspot.fr/ et http://auxpitybouquins.wordpress.com/

Publié le par christine brunet /aloys

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On suit Laura, une jeune femme suisse, depuis sa naissance jusqu'à ce qu'elle aboutisse enfin à une sorte de paix intérieure. C'est une jeune femme qui, dès son arrivée au sein de sa famille, va vivre des instants terribles, beaucoup plus nombreux et horribles que ceux que la plupart des hommes vivent à commencer par un père joueur, dépressif qui va se suicider alors qu'elle est adolescente, en pleine période de Noël. Elle va affronter sa vie, la fuir souvent, la vivre à travers des voyages, des aventures, des rencontres. Ces nouveaux horizons s'offrant à elle vont lui permettre d'avancer, de se reconstruire, de grandir et de trouver la force d'affronter les obstacles pour ne retenir que le meilleur.

Ce roman est un de mes coups de cœur de cette fin d'année. Une histoire simple, sans prétention, vraie, poignante et captivante. La plume de Mireille Pierson est simple, pas d'enrobages inutiles, pas de guimauve autour du malheur de Laura pour faire passer la pilule : c'est brut, c'est direct et ça permet de donner une bonne claque au lecteur.
Laura est une femme qui détonne par sa capacité à aller de l'avant malgré ses fuites régulières : au départ, elle a besoin de voyager pour s'échapper de sa vie, de son quotidien, de ses problèmes mais lorsqu'elle finit par aller mieux, ses voyages ne sont plus que sa passion de l'inconnu, du nouveau et renouveau. J'ai passé chaque page à me soucier de Laura, à vouloir l'aider à ouvrir les yeux sur l'horrible Djon, à essayer de lui dire de cesser de courir, à lui dire qu'elle n'était pas seule... C'est cette capacité à nous faire plonger dans cette histoire comme ça qui fait de ce roman un bon roman : on est touché, on veut aider Laura et la protéger pour qu'elle puisse enfin souffler et avoir droit à sa part de bonheur largement méritée. Elle a un cœur immense, elle partage et donne même le peu qu'elle a sans rien attendre en retour et c'est ce qui fait de Laura une véritable héroïne.

Grâce à Laura, on voyage, on découvre de nouvelles cultures mais surtout, on apprend à accepter et à vouloir s'immerger dans ces découvertes. Lorsqu'elle arrive dans un pays, ce n'est pas pour y faire bêtement du tourisme mais bien pour y vivre. En Israël, elle travaille, elle traverse le pays, elle apprend à vivre au rythme des israéliens, elle prend un peu de cette culture pour commencer sa reconstruction. Elle vit comme eux : elle entend les bombes mais ne reste pas cloîtrée, à quoi bon ? Elle a la chance de ne pas vivre de scènes de guerre et de connaître l'Israël autrement que de par son conflit.
Son année aux États-Unis marque en quelques sortes le dernier voyage de la construction des nouvelles fondations de sa vie. Là aussi, elle a eu droit à son lot de malheurs mais encore une fois, elle ne garde que le meilleur : les rencontres, les découvertes, les pas en avant. Elle y fait d'ailleurs un grand pas dans le périple du développement personnel puisque c'est là qu'elle commence à y prendre goût. Elle continuera d'ailleurs une fois rentrée chez elle, en Suisse, auprès de sa mère et de ses sœurs.

J'avoue qu'arrivée à la fin du roman, je voulais en savoir plus. Laura finit par se réconcilier avec son existence et je voulais voir ce que ça donnait... Mais en y réfléchissant, je préfère ne pas savoir : elle a accepté de partager une grosse partie de son intimité à travers la plume de Mireille Pierson et il est normal qu'on ne plonge pas dans la suite de cette intimité... Cependant, Mireille m'a quand même soufflé que les voyages de Laura ne s'étaient pas arrêtés, bien au contraire, et que la fin du roman prend son sens pour la suite des aventures de Laura :

« Quand on ose franchir certaines portes, la magie de la synchronie ouvre d'autres portes pour nous aider. Alors persévérons même si parfois c'est difficile.
Oui, osons faire de belles choses, combattre la honte et le regard des autres.
Soyons toujours sourds quand quelqu'un nous dit que l'on ne peut pas réaliser nos rêves. »


Elle a déverrouillé des portes et les a franchies, Mireille Pierson nous transmet son témoignage et nous ne pouvons qu'espérer être capables de faire la même chose. J'ai lu ce roman en plus d'une semaine, non pas parce que ce fut dur mais plutôt parce que j'ai pris le temps de réfléchir à travers les aventures de Laura : ses voyages, ses aventures, ses belles rencontres... Tout ça donne une irrésistible envie de bouger, de s'évader et de partir comme elle, avec un sac à dos, de bonnes chaussures et surtout une soif de découverte. Même le plus petit détail peut donner envie : Mireille Pierson m'a confié avoir demandé à ce que les pages de ce roman soient faites de papier recyclé... Je trouve que ce genre d'initiatives marque clairement les choix que l'on peut faire, les engagements que l'on peut prendre afin de faire de sa vie la plus belle chose qu'il soit.

Je remercie les Éditions Chloé des Lys pour ce partenariat, je remercie Mireille Pierson d'avoir couché une si belle histoire sur le papier et de me l'avoir faite découvrir et surtout, je remercie Laura d'avoir partagé des moments si intimes de sa vie... J'ai tellement aimé ce livre que je me suis ruée à la séance de dédicaces qui se déroulaient à côté de chez moi pour me le procurer officiellement et le faire découvrir à ma mère.
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Mon avis :

Tout d’abord je voudrais remercier les éditions Chloés des lys et le forum accros et mordus de lecture pour ce petit livre peu ordinaire et très intéressant.

À travers ce roman, « en passant par Israël » nous suivons une jeune suissesse du nom de Laura, benjamine d’une fratrie de trois sœurs. Ses parents n’ont pas beaucoup d’argent et elle grandit dans une ambiance familiale perturbée par la descente aux enfers d’un père absent, alcoolique et accro aux jeux d’argent. Un père qui finit par se suicider un soir de Noël alors qu’elle n’est encore qu’une adolescente. Fortement déstabilisée par cette mort tragique, sa vie de jeune adulte est très difficile. Elle supporte mal les boulots stables, elle dit qu’elle y étouffe et trouve dans le voyage, ou plutôt la fuite, un moyen de s’évader de son quotidien. Même si elle fait du tourisme, elle voyage pour découvrir le pays qu’elle visite. Elle s’y installe plusieurs mois, voire une année pour y travailler, connaître la société et faire des rencontres. Pour Laura ces voyages sont une façon de poursuivre son épanouissement personnel vers la quête de son propre bonheur. Mais voilà, c’est une jeune fille qui a bon cœur, qui partage facilement et qui tombe aisément dans les griffes de personnes mal intentionnées. Concernant sa vie amoureuse, elle ne rencontre que des hommes qui ne savent pas prendre soin d’elle ou qui la manipulent et se retrouve devant des choix impossibles qui la marqueront à vie, la poussant même jusqu’à une tentative de suicide. Repoussée par son père, trahie par ses amoureux et atrocement manipulée par Djon. Son salut réside dans le voyage et dans les rencontres qu’elle y fait car au final c’est lors de l’un d’entre eux qu’elle finit par s’initier à la spiritualité et à la connaissance de soi qui la délivreront peu à peu de son passé tragique.

L’écriture est fluide et légère mais je ne suis pas complètement entrée dans le roman. Les situations tragiques qui se succèdent, les mauvaises rencontres, les plusieurs tentatives de viol dont l’héroïne fait l’objet, tout cela manque de vraisemblance. Son histoire ressemble à un résumé des violences que l’on peut faire à une femme, c’est trop pour une seule vie ! Les personnages secondaires, bien que travaillés, manquent de profondeur et réagissent de façon un peu téléphonée. Concernant les voyages de Laura, j’aurais aimé en savoir plus sur les pays en question, les traditions, les personnes et les situations qu’elle a pu vivre. L’auteur nous fait souvent une longue liste des endroits ou des monuments qu’elle visite sans entrer dans les détails. La liste s’étiole, divulguant là, certes, un gros travail de recherche, mais plus digne d’un guide touristique que d’un roman initiatique.

Malgré toutes ces invraisemblances et cette écriture parfois un peu terne j’ai trouvé plaisir dans cette lecture. Je ne cache pas que ce qui m’a touchée c’est la force intérieure de Laura. Malgré les drames, les galères et les humiliations, elle reste debout. Elle n’a pas d’à priori, laissant sa chance à chacun de lui apporter le bonheur qu’elle recherche. Elle est fraîche et naïve. Par un habile jeu des sentiments l’auteur arrive à nous faire ressentir de la compassion pour Laura, je me suis prise plusieurs fois à pester à haute voix, dans l’intimité de mon canapé, contre ce Djon … « mais laisse tomber Laura, tourne la page ! » sous le regard ahuri de l’homme qui partage ma vie ! On ressent un vrai attachement à cette jeune fille, à ce qu’elle est, à ce qu’elle vit. Le cheminement spirituel de la protagoniste est subtilement amené par une foison de regards extérieurs, une rencontre, un psychologue, une amie… tous sont là pour l’aider à se comprendre elle-même, à pardonner à son père et à s’accomplir pleinement. Il n’y a pas vraiment de « Happy end » et l’on reste un peu sur sa faim, mais on laisse une Laura définitivement en bonne marche sur la voie du bonheur et ce simple sentiment suffit à nous donner le sourire lorsque la dernière page se referme sur ce joli petit roman sans prétention.

Publié dans avis de blogs

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