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212 articles avec avis de blogs

Avis de blog pour "Contes bizarres 1" de Bob Boutique... Celui de Limaginaria http://limaginaria.wordpress.com

Publié le par christine brunet /aloys

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http://limaginaria.wordpress.com/author/limaginaria/

 

Les Contes Bizarres 1, de Bob Boutique (one shot, éditions Chloé des Lys)

Les Contes Bizarres est un recueil de nouvelles prenant pied dans notre époque.

Je me suis demandé pourquoi l’auteur avait choisi d’appeler ses contes "Bizarres". Il s’agit d’un adjectif souvent péjoratif qui veut à la fois tout et rien dire. A la fin de la lecture, je peux dire que j’ai trouvé tous ces contes parfois touchants, tendres, parfois étranges, voire un peu malsain… mais pas vraiment "bizarres".
En effet, les nouvelles qui ouvrent le recueil sont empruntes d’une grande tendresse. A+ m’a particulièrement marqué par la tendresse de son personnage principal. Lady Mary n’est pas joyeuse mais il se dégage également une atmosphère calme et tendre. La Géhenne également.
Au fil des pages se croisent des héros ordinaires simplement guidés par les sentiments propres à leur âge. La fougue des plus jeunes face à la sagesse toute relative des plus anciens. Certains m’ont laissécontes bizarres1 de marbre comme La grosse, et d’autres m’ont plus touché comme Télé.
Ce qui frappe le plus est le destin de tous ces personnages. Plus d’une fois je me suis dis que les histoires auraient pu se terminer autrement. On ne voit pas la chute arriver car, frappés par la fatalité (ce qui devait arriver arriva), les héros sont fauchés par la vie, par la folie de l’auteur ou des personnages. Certains destins sont plus farfelus que d’autres. L’auteur s’est amusé à faire vivre des histoires dignes de véritables faits divers à la galeries de personnages presque anonymes qui peuplent les pages.
Côté style, il est de plein de "Belgitude". Nombreux sont les clins d’oeil et les expressions qui vous mèneront automatiquement du côté du plat pays. La plume de l’auteur est riche, teintée d’humour et d’espièglerie. L’auteur se moque souvent de ses personnages cocasses avec un style léger et très contemporain.
Pas de doute, ces contes sont beaucoup de choses autrement plus marquantes que… bizarres !

Pour qui : Les lecteurs qui aiment les recueils de nouvelles ancrées dans le monde d’aujourd’hui et sans créatures surnaturelles.

Les + : Un style léger et agréable, des histoires variées et originales, un bon moment de lecture.

Les – : Certaines fins laissent un peu… sur la faim.

Infos pratiques
Pages : 
277
ISBN : 978-2-87459-281-2

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Avis de blog pour lovebirds, D'Edmée de Xhavée... http://interligne.over-blog.com/

Publié le par christine brunet /aloys

 

lovebirds finish

 

 

Lovebirds – Résumé

Les amours ne sont pas toujours ce qu’elles semblent. Et semblent souvent être ce qu’elles ne sont pas. Mais le flux de la vie est indomptable qu’on le veuille ou non, et trouve le moyen de surgir et de se faire entendre tôt ou tard : un drame, un suicide, un meurtre, une agonie acceptée, une saine colère, une infidélité… et la vérité explose dans sa nudité légendaire.

Huit nouvelles au cours desquelles la vérité toute nue nous parlera d’amour, faisant un tri sans pitié entre le grain et l’ivraie.

 

Avec ce nouvel ouvrage, Edmée De Xhavée nous entraîne au coeur des sentiments humains, nous rend compte de l'amour avec un petit ou grand A, déception, ressentiment, désenchantement, espoir fou, illusion perdue, notre nouvelliste, qui a peut-être trouvé là l'expression qui lui convient le mieux, pose avec talent le décor avant de cerner la réalité des coeurs au plus près. Edmée est une nouvelliste née tant elle sait traverser les apparences, saisir les détails qui permettent de faire éclater la vérité - les vérités, restituer le son des voix, la justesse des dialogues, le parfum des fleurs ou des plats qui mijotent dans des cuisines qui fleurent bon les herbes fraîches. Le récit est circonscrit en quelques phrases, aussi bien la complexité des personnages que l'ambiance dans laquelle ils évoluent et l'atmosphère particulière qui les entoure. L'écrivaine vous immerge dans un climat  qui s'établit en quelques lignes, vous fait le témoin d'une scène en quelques mots. Sa plume est alerte, ses héros bien campés, aussi vous laissez-vous emporter dans cette intimité qui traverse le temps, les lieux, les êtres. De ce couple qui se déchire avec tellement de drôlerie, à ceux que la vie a soudé à tout jamais, l'amour se décline de multiples façons avec tendresse, fureur, ressentiment ou passion dans ces huit nouvelles dont le final de chacune surprend toujours. Deux d'entre elles m'ont particulièrement émue, parce que l'amour y reste une merveilleuse espérance et que ces nouvelles ont un charme indicible dans la façon de se raconter en nombre de détails qui sonnent tellement vrais :  La joie de Chérie et Le grand amour de Tatia. Mais soyez rassurés, ces huit récits ne manqueront pas de vous étonner, amuser, émouvoir, parce que le style colle bien à la réalité des choses, parce que l'auteure sait rendre le son de la vie avec naturel. Il faut beaucoup de talent pour en arriver là, aussi Lovebirds prolongera longtemps dans votre mémoire sa sonorité.

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE 

http://interligne.over-blog.com/article-lovebirds-de-edmee-de-xhavee-118730174.html

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Actualités auteurs

Publié le par christine brunet /aloys

 

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Laurent Femenias et son roman Galinda, la forêt des ombres

 

 * Un de mes textes a été sélectionné pour être publié dans le recueil collectif "Steampunk" à paraître lundi 9 septembre aux éditions Elenya (ISBN : 979-10-92512-11-3) :
http://elenya-editions.com/boutique/fr/33-steampunk-9791092512113.html



* Un nouvel avis de blog sur Galinda :
http://theatredupuzzle.blog4ever.com/blog/lire-article-180326-10223772-livre_____galinda__la_foret_des_ombres__de_laurent.html
 
 
 mon-s-livre.png
 
Mon's Livre
Les 23 et 24 novembre aura lieu la deuxième édition de  Mon’s Livre ce salon se déroulera au Lotto Mons Expo.
Chloé des Lys y participe. Marcelle Pâques est responsable du stand.
Avec quelques auteurs – Bob Boutique- Delvaux Thierry-Pascal Feyaets-Marie Ortolan-Rose Miche-Marie-Claire Georges-Alain Bustin
Marie-Claire Renard-Laurent Nizette-Claude Danze- Renard Ghislaine

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L'avis du blog INTERLIGNE pour "Lovebirds" d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

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lovebirds finishLovebirds – Résumé

Les amours ne sont pas toujours ce qu’elles semblent. Et semblent souvent être ce qu’elles ne sont pas. Mais le flux de la vie est indomptable qu’on le veuille ou non, et trouve le moyen de surgir et de se faire entendre tôt ou tard : un drame, un suicide, un meurtre, une agonie acceptée, une saine colère, une infidélité… et la vérité explose dans sa nudité légendaire.

Huit nouvelles au cours desquelles la vérité toute nue nous parlera d’amour, faisant un tri sans pitié entre le grain et l’ivraie.

 

Avec ce nouvel ouvrage, Edmée De Xhavée nous entraîne au coeur des sentiments humains, nous rend compte de l'amour avec un petit ou grand A, déception, ressentiment, désenchantement, espoir fou, illusion perdue, notre nouvelliste, qui a peut-être trouvé là l'expression qui lui convient le mieux, pose avec talent le décor avant de cerner la réalité des coeurs au plus près. Edmée est une nouvelliste née tant elle sait traverser les apparences, saisir les détails qui permettent de faire éclater la vérité - les vérités, restituer le son des voix, la justesse des dialogues, le parfum des fleurs ou des plats qui mijotent dans des cuisines qui fleurent bon les herbes fraîches. Le récit est circonscrit en quelques phrases, aussi bien la complexité des personnages que l'ambiance dans laquelle ils évoluent et l'atmosphère particulière qui les entoure. L'écrivaine vous immerge dans un climat  qui s'établit en quelques lignes, vous fait le témoin d'une scène en quelques mots. Sa plume est alerte, ses héros bien campés, aussi vous laissez-vous emporter dans cette intimité qui traverse le temps, les lieux, les êtres. De ce couple qui se déchire avec tellement de drôlerie, à ceux que la vie a soudé à tout jamais, l'amour se décline de multiples façons avec tendresse, fureur, ressentiment ou passion dans ces huit nouvelles dont le final de chacune surprend toujours. Deux d'entre elles m'ont particulièrement émue, parce que l'amour y reste une merveilleuse espérance et que ces nouvelles ont un charme indicible dans la façon de se raconter en nombre de détails qui sonnent tellement vrais :  La joie de Chérie et Le grand amour de Tatia. Mais soyez rassurés, ces huit récits ne manqueront pas de vous étonner, amuser, émouvoir, parce que le style colle bien à la réalité des choses, parce que l'auteure sait rendre le son de la vie avec naturel. Il faut beaucoup de talent pour en arriver là, aussi Lovebirds prolongera longtemps dans votre mémoire sa sonorité.

 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

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Galinda, la forêt des ombres, de Laurent Femenias, avis de blog... http://autrecotedumiroir.net/

Publié le par christine brunet /aloys

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http://autrecotedumiroir.net/galinda-la-foret-des-ombres

 

 

 

Terre inexplorée, la forêt de Galinda suscite crainte et méfiance chez les habitants de la région. On raconte qu’elle est peuplée de créatures meurtrières et que tous ceux qui s’y sont risqués n’en sont jamais sortis. La forêt des Ombres, Sam Harper rêve de l’explorer. Malgré  l’inquiétude de sa famille, il se lance un matin dans l’aventure. Aidé de John Dunman, vieil hermite proche de Galinda, l’adolescent va découvrir un monde extraordinaire et merveilleux, toutefois non dépourvu de dangers.

Sous couvert d’une quête initiatique, Laurent Femenias nous offre une balade poétique au coeur d’un monde fantastique peuplé de créatures féeriques. On peut déplorer la facilité de certains aspects du scénario, mais ce roman reste néanmoins une très bonne surprise.

Le personnage principal de ce roman, ce n’est pas Sam Harper, c’est la forêt. La belle Galinda est partout, que se soient dans les pensées des paysans qui la craignent ou dans celle de John Dunman qui la vénère et la protège. Contexte principal du roman, la forêt permet la mise en place d’une ambiance étrange : on passe de la beauté à la laideur, de la paix au danger. L’atmosphère étrange repose sur le fait qu’on ne sache pas immédiatement quels dangers la belle Galinda dissimule, le doute et les rumeurs colportées à son sujet étant les seules informations dont on dispose. Tout comme Sam nous nous baladons sur les sentiers ombragés sans comprendre vraiment ce qu’il y à craindre, avant que le jeune homme ne soit mis face à la dangereuse vérité. J’ai trouvé intéressant que Laurent Femenias joue avec la peur ancestrale de l’esprit de la nature. Galinda est belle certes, mais c’est surtout un lieu très ancien qui cache des créatures dangereuses plus vieilles que les hommes. Malgré sa puissance, Galinda est pourtant en danger. La Reine des Ombres souhaite en effet déployer la noirceur sur tout son territoire et prendre totalement son contrôle. J’ai moins adhéré à cet aspect du roman que j’ai trouvé trop « facile » et qui réduit l’aventure de Sam Harper à une simple bataille entre le Bien et le Mal.

Premier roman de Laurent Femenias, Galinda la forêt des ombres m’a touchée par l’originalité de son atmosphère et son traitement de la féerie. Admirez au passage la couverture signée Rozenn Illiano, qui je trouve transmet parfaitement l’ambiance du roman.

 

 

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Mon amour à Pompéï, Christian Eychloma, l'avis du blog http://limaginaria.wordpress.com/

Publié le par christine brunet /aloys

 

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http://limaginaria.wordpress.com

 

Mon Amour à Pompéi, de Christian Eychloma (one-shot, éditions Chloé des Lys)

Roman coup de coeur !


Un procès où tout semble concorder en défaveur de l’accusé pourrait ne pas éveiller les soupçons et pourtant… Une preuve vient contredire le schéma mis en place par l’accusation. Comment est-ce possible ? Un fait d’apparence inexplicable trouvera pourtant réponse 4 ans plus tard lorsqu’un prix Nobel frappera à la porte du juge d’instruction de l’affaire. Passionné par l’histoire et fasciné par un étrange portrait, Roland Lévêque ne va pas hésiter à donner de sa personne pour aller au-delà de toutes les croyances, là où une belle inconnue l’attend peut-être… Il en va de l’acquittement d’un potentiel innocent, mais aussi d’un amour millénaire…

Ce n’est pas peu dire que j’ai été emballée par cette lecture.
J’ai retrouvé ici la plume de Christian Eychloma, découverte il y a plusieurs mois lors de ma lecture de Que Le Diable nous Emporte. A l’époque, j’avais déjà insisté sur l’intelligence de son écriture et de ses histoires.


Moi qui aime les lectures de type « hard-fiction » pour leurs fondements scientifiques poussés, je suis ravie. Mon Amour à Pompéi développe la théorie d’un multivers dans lequel une infinité d’univers parallèles se développeraient à chacune des décisions que nous prenons dans notre vie de manière à ce que tout devienne possible. Le tout étant d’inventer un appareil pour pouvoir voyager sans risque à travers les différentes époques. La théorie est complexe mais l’auteur a réussi à la rendre accessible au lecteur par des explications claires. J’en suis très contente puisque la complexité était mon principal reproche dans la lecture du premier tome de Que Le Diable nous Emporte.
Le roman s’ouvre sur un procès très bien écrit de par son rythme et sa crédibilité. J’ai été accrochée immédiatement, happée par les dialogues et le décors si crédibles. Je me suis demandé quel rapport ce procès pouvait avoir avec Pompéi et pourtant… je n’ai pas été déçue de la réponse.
Le style d’écriture est intelligent, rythmé, les dialogues ne sont pas naïfs et sont bien adaptés aux personnages en dépit de quelques longueurs de phrases.


Toute la partie se déroulant à Pompéi a été un plaisir à lire, véritable voyage temporel. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir les péripéties d’un homme du XXIème siècle dans le 1er siècle après Jésus-Christ. Certaines choses m’ont semblées un peu faciles, comme la maîtrise du latin par le héros ou son histoire d’amour, mais dans l’ensemble on ne tombe jamais dans l’absurde ni le « trop gros ». Les multiples rebondissements m’ont tenus en haleine et j’ai eu l’impression que l’auteur s’est fait plaisir à pousser loin sa théorie du multivers.


Ce one-shot bien construit boucle la boucle et n’annonce aucune suite. Qu’importe, ce livre suffit à lui seul à marquer mon esprit pour toutes les qualités évoquées ci-dessus. C’est intéressant, plaisant, divertissant, intelligent… et donc c’est un coup de coeur, en toute logique.

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L'ange gardien, Marie-Claire Georges, avis de blogs http://dodoniver.blogspot.fr/

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

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http://dodoniver.blogspot.fr/

 

L’ange gardien de Marie Claire George - Éditions Chloé des Lys

25 nouvelles composent ce recueil. 25 tranches de vie. 25 récits courts et percutants.

Autant le dire tout net, en général j’aime les recueils de nouvelles. En fait j’aime le format de la nouvelle, sans fioritures, directement à l’essentiel. Ici j’ai été servie ! Ces nouvelles sont autant de petites merveilles très efficaces.
L’écriture est de qualité : fluide et contemporaine. Les personnages, les situations sont touchantes, elles trouvent leur chemin jusqu’à l’imaginaire sans détour. Puis il en ressort une impression de tendresse et de sourire. Que ce soit par le voyage ou le plus infime événement de la vie quotidienne, Marie Claire George sait nous surprendre et nous faire partager les sentiments de ses personnages avec talent.
L’auteure nous rappelle également quelques grandes vérités importantes : il ne faut présager de rien ni de l’avenir d’un individu ni de sa personne. Un brin moralisateur me direz-vous ? Oui mais c’est si bien apporté que finalement on en reprendrait bien une couche de ces bons sentiments.

La première nouvelle est l’Ange Gardien. Il s’agit donc de la nouvelle qui donne son titre au recueil. C’est aussi celle dont une citation orne le quatrième de couverture :
«À votre âge, Arthur, vous pouvez prendre vos responsabilités. Je vous laisse quarante-huit heures pour découvrir une nouvelle vie à accompagner. Hâtez-vous, nous n’avons que faire d’anges oisifs. Le monde est aujourd’hui d’un danger ! Croyez-moi, il y a de l’ouvrage pour tout le monde au paradis !»
Citation et nouvelle à l’image du recueil : à la fois drôle, légère et profonde. Cette première nouvelle est peut-être même ma préférée du recueil. L’ange gardien Arthur et ses états d’âme m’ont amusée et touchée. On s’interroge aussi et on se prend à espérer qu’un ange gardien veille au-dessus de notre épaule et qu’il nous guide de son mieux.

En souvenir de Salvador la nouvelle suivante m’a moins touchée. Ayant pour thème l’amour, elle m’a laissé un sentiment de mélancolie qui m’a légèrement déplu.

Le sourire d’Emilie, la troisième nouvelle, se dispute ma préférence (avec l’Ange Gardien). Je l’ai trouvée étonnante et extrêmement sensible. Elle nous pose aussi des questions : nous intéressons-nous réellement aux autres ? à nos amis ? à nos voisins ? à ceux qui semblent seuls ?

Aniadoué, la fille de la Lune est une nouvelle un peu moins politiquement correcte puisqu’elle nous conte les derniers mots d’un homme pour sa maîtresse. Une nouvelle remplie d’amour et sentiments. Une belle histoire d’amour.

Pour l’amour d’un desperado mêle avec brio les thèmes majeurs de ce recueil : le voyage, l’amour, et les faux semblants. Je m’explique, comme pour quasiment toutes les nouvelles les personnages ne sont pas uniformes. Ils ont une apparence donnée et un monde intérieur extrêmement riche et souvent en contradiction avec leur apparence. Marie Claire George nous rappelle ici qu’il ne faut jamais juger les sur leur apparence mais sur ce qu’ils sont réellement au plus profond d’eux-même.

Une star est née, la nouvelle suivante, est justement dans ce thème. Puisque ce qui semble mauvais au père sera en fait l’atout de son fils pour réussir. 

Graffiti est probablement une des nouvelles les plus tristes du recueil. Elle m’a beaucoup émue. Et son message est tellement vrai : n’oubliez pas d’aimer les gens tant qu’ils sont là. 

L’or de Xoliswa est l’histoire d’une revanche sur la vie. Elle permet de se remonter le moral après Graffiti et c’est réussi. Encore une belle histoire qui sait nous toucher.

Richard, entre ombre et lumière, la nouvelle suivante, est un hymne à la musique Reggae qui nous rappelle qu’il faut bien peu de choses pour être heureux.

Comme s’il était trop tard est l’histoire d’une rencontre, d’un heureux hasard auxquels on devrait tous être toujours ouverts.

Matin félin est une tranche de vie anodine. Et comme la narratrice moi aussi je veux être un chat domestique dans une autre vie.

Il est tard et je m’en vais est une belle histoire d’amour entre un chien et son maître. Mais c’est aussi une petite critique un brin grinçante de notre manque de sensibilité crasse et notre égocentrisme commun. 

Une femme qui me regarde est l’histoire d’une quête. D’un homme qui abandonne femme et enfants à la recherche d’un idéal de beauté pour finalement se rendre compte que la beauté était chez lui mais que le monde n’arrête pas de tourner pour lui. C’est une nouvelle un peu douce-amère.

Mémoires est l’histoire d’un arbre témoin de la société des humains pendant des années. Cette nouvelle donne une petite connotation écologique à l’ensemble. Un bel hommage à la nature.

Poussière de roi nous conte les derniers mots de Louis Auguste Louis XVI juste avant sa pendaison. Elle nous montre l’homme derrière le souverain. Elle nous rend donc l’humain.

Loin de Puerto Eden nous montre le côté destructeur et l’intolérance de notre société qui a imposé ses vues sur le reste du monde. Par le regard d’une Indienne d’Amérique du Sud on appréhende la terrible disparition d’une culture.

Au jardin nous ramène au thème des apparences auxquelles il ne faut pas se fier par le biais d’un dialogue entre trois objets aux fonctions différentes. Un bon rappel que l’important n’est pas toujours là où on le pense.

Ronchon, chat d’exception, est une des nouvelles les plus drôles du recueil ainsi qu’un hommage aux chats qui aiment tant leur tranquillité et leur indépendance.

Anubis ou encore l’histoire d’un chat ou plutôt de l’amour d’une maîtresse pour son chat sous le regard désapprobateur de ses voisins. L’auteur réussit ici à nous montrer le point de vue de l’intolérant sans pour autant le condamner. Au final on le plaint et c’est tant mieux.

La piscine est une nouvelle sur nos attentes surtout celles qu’on a des autres. 

Retour à la religion avec Les fruits de la passion qui revisite le mythe d’Abel et de Caïn. On se prend à apprécier Caïn le fermier qui produit pour ses pairs. Et on se surprend à être un peu agacé par Abel, le rêveur qui profite du fruit du labeur de son frère. Puis on les plaint tous les deux pour la tragédie qui les touche. L’enfer est pavé de bonnes intentions oui mais...

Marathon la nouvelle suivante nous rappelle que le bonheur, l’émerveillement et la vie est souvent à côté du chemin. Un hymne à la vie dans toute sa différence et une critique simple et efficace de l’uniformisation.

Comme une petite flamme qui vibre est une nouvelle plus noire (enfin grise) sur l’uniformisation et ses dérives. Autant Marathon nous donne espoir autant Comme une petite flamme qui vibre nous l’enlève.

Le Soleil se lève à Manaus est une nouvelle déroutante: l’utopie d’une autre société plus juste à l’écart de notre société actuelle .

Enfin la dernière nouvelle est épistolaire. C’est la lettre d’une femme (l’auteure ?) à son ange gardien. Le récit d’une vie.

Finalement, je ne pensais pas vous présenter chaque nouvelle mais c’est chose faite. 

Pour résumer, ce recueil nous rappelle que la bonté, la tendresse, la tolérance, l’altruisme sont des qualités qui ne lèsent pas les gens mais les grandissent. Je tiens à remercier les Éditions Chloé des Lys et le forum d’Accros et Mordus pour m’avoir fait découvrir ce recueil qui se place dans mes coups de cœur de cette année 2012. Vraiment merci !

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Avis de blog pour Bruines, de Laurent Dumortier dans Les Chroniques de madoka

Publié le par christine brunet /aloys

 

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http://leschroniquesdemadoka.over-blog.com/article-bruines-fantastique-117306918.html

 

Bruines

 

Laurent Dumortier

 

Chloé des Lys Editions

 

 

Résumé :


Brumes, brouillards, bruines… La pluie et ses déclinaisons multiples réservent de temps à autre
l’une ou l’autre surprise particulièrement désagréable : une
maison réputée hantée, un auto-stoppeur qui voit la situation se
retourner contre lui, la mort en personne qui dépose ses cartes de
visite, ou encore plusieurs mails ô combien attirants… Si la pluie
peut se faire entendre, elle peut également se montrer acide…


 

Mon avis : ****


Bruines réuni 20 petites nouvelles toutes aussi intrigantes les unes que les autres. Tantôt dramatiques mais surtout fantastiques, ces minis nouvelles sont accrocheuses et vous entraînent avec elles dans les bruines du néant.

Les nouvelles font une page et demi à onze pages pour la plus longue, elles vous fascinent ou vous déconcertent face à la situation qui se présente... mais d'une efficacité redoutable...

 

Bien écrit, avec toujours autant d'imagination, l'auteur a encore su nous emmener dans son monde où l'étrange flirte souvent avec le mystère qui se tapit dans l'ombre...

 

Très bon moment de lecture, à découvrir absolument.

 

106 pages / 12,50€ ou 4,99€ en ebook

 

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En passant par Israël de Mireille Pierson, avis de blog, http://dodoniver.blogspot.fr/

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

http://www.bandbsa.be/contes2/passantisraelrecto.jpg

 

 

http://dodoniver.blogspot.fr/

 

 

En passant par Israël de Mireille Pierson - Editions Chloé des Lys

Roman initiatique classique, En passant par Israël nous fait partager la vie de Laura. Troisième fille d’une famille modeste, Laura est une surprise. Cet état de fait la poussera sans arrêt à rechercher sa place auprès de ses proches. Il s’agit donc d’une plongée dans la construction d’une personne, d’une personnalité. Nous suivons Laura de sa plus tendre enfance à l’accomplissement de sa construction : quand elle se retrouve enfin entière et en accord avec elle-même. 

Ce court roman est donc avant tout un chemin : le parcours d’une âme pour trouver sa place dans ce bas monde. Il pioche à la fois dans la psychologie, la psychanalyse ou la philosophie. 
Il y a d’abord l’enfance et ses blessures indélébiles qui forgent un individu. Il y a ensuite le drame dans toute son horreur et son traumatisme. Puis il y a le voyage et la découverte progressive de soi et de son âme. Enfin il y a la délivrance : l’acceptation de son être dans son intégralité et l’acceptation de la vie dans ses douleurs et ses joies.
C’est donc ce parcours que nous livre l’auteur dans un récit où se mêlent ombre et lumière à l’image de la vie. Laura c’est vous... c’est moi... c’est chacun de nous et personne à la fois. 
Malgré une nette bonne volonté, l’auteur n’arrive toutefois pas à sortir des poncifs ordinaires ultra connus de la psychologie et de la spiritualité. Rien d’original à attendre de ce côté-là. 

Du côté des personnages, l’auteur nous peint des personnages suffisamment complexes et cohérents.
Touchante, son héroïne Laura l’est assurément. Elle est le personnage principal. L’auteur nous montre comment se créent ses blessures et les moyens que le personnage met en œuvre pour s’en affranchir, s’en guérir. Sa psychologie est donc très poussée et c’est un personnage très construit. 
Autour de Laura gravite sa famille :
- sa mère, une femme forte, le pilier sur lequel chacun s’appuie. 
- Son père qui sera le catalyseur des blessures, un homme fragile.
- Et ses sœurs qui mettent en lumière la différence de construction de soi dans une même fratrie et illustrent parfaitement qu’une même situation aura des effets fort différents sur les individus selon leur tempérament ou leur vécu respectif. 
La vie ce n’est pas que soi et sa famille c’est aussi les amis, les rencontres, les épreuves... Assez manichéen sur ce point, les amis de Laura vont systématiquement l’aider à avancer. Alors que d’autres personnages qu’on ne peut pas qualifier d’ennemis vont systématiquement lui porter préjudice. Peu de personnages arrivent à faire le lien entre ces deux extrêmes. Citons José ou Djon qui sont de parfaits ersatz du père de Laura. Au passage, rien de bien étonnant : c’est de notoriété publique qu’on recrée régulièrement les mêmes situations.
Dans l’ensemble les personnages sont donc plutôt manichéens mais suffisamment construits pour être crédibles.

La vie de Laura est détaillée, l’auteur analyse parfaitement la construction de son personnage, comment les événements l’influencent, le changent. Sans s’affranchir des classiques du genre, c’est un roman initiatique efficace. Emprunt de spiritualité, on a l’impression que l’auteur y a déversé beaucoup de sa personne et de son propre parcours. Un petit bémol ce pendant, à titre personnel, j’ai trouvé que la mise en place des petites fêlures de l’héroïne prennent beaucoup de place par rapport à ses démarches de construction de soi et de spiritualité. Puis quand tout va enfin bien pour elle c’est fini... à croire qu’on ne pouvait être spectateur/lecteur que des noirs passages de la vie de Laura et que son HappyEverAfter est privée et qu’il serait indiscret de chercher à en savoir davantage. J’admets volontiers que l’important n’est pas le but mais le chemin. Cependant, j’ai eu une impression de fin un peu trop rapide. L’enfance est extrêmement développée puis les étapes sont de moins en moins développées comme un grand coup d’accélérateur sur le chemin. Petit bémol donc pour moi de ce côté-là.
Passons à présent à un aspect plus technique... L’écriture est simple et accessible. Le roman est facile à lire et vraiment abordable ce qui est un gros point positif pour le genre. En effet, les romans initiatiques sont souvent difficiles à lire par leur digression philosophique intempestive. Ici, bien que le roman soit nettement affilié à la catégorie de part ses thèmes abordés et il reste un livre agréable et Mireille Pierson une auteure à suivre.


En résumé, des défauts, des qualités, En passant par Israël est un premier roman d’une auteure à suivre. C’est une agréable découverte et je remercie grandement les Éditions Chloé des Lys et le forum Accros et Mordu pour m’avoir permis de le lire.

 

 

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Un autre avis sur http://www.book-and-cook.blogspot.fr/

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Avis de blog pour E16 de Christine Brunet : celui de Carnet de lecture !

Publié le par christine brunet /aloys

carnet-de-lecture.jpg

http://carnetdelecture.skynetblogs.be/

 17 avril 2013

E 16 – CHRISTINE BRUNET

Dès les premières pages, le décor est posé : plusieurs policiers sont retrouvés morts sur un chantier de construction et tout accuse Nils Sheridan, présent sur les lieux au moment de l’arrivée des autorités. Les preuves matérielles l’accablent mais cela semble trop simple, tous les éléments s’emboitent trop facilement… C’est la Commissaire Axelle de Montfermy qui est chargée de l’enquête mais Nils étant son collègue et ex-amant, les choses ne vont pas être simples.

E16 est un policier comme je les aime : de l’action, des quiproquos, de la manipulation et un suspense qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière page, que demander de plus ?

Sans longueurs inutiles, l’enquête avance vite et nous immerge complètementE16.jpg au cœur de l’équipe qu’Axelle dirige d’une main de fer mais que tous apprécient. Le roman jongle efficacement entre trafic de drogue, menaces de morts à l’encontre d’Axelle, flics corrompus et guerres religieuses sans jamais tomber dans l’excès mais en nous faisant réellement ressentir la tension présente entre Axelle et Nils. Même si j’avoue que je perdais parfois un peu le fil entre l’Irlandais, le Hollandais, le Grec et l’Ecossais, j’ai apprécié ce très bon policier que je verrais bien adapté au cinéma tellement l’écriture de Christine Brunet est visuelle, sans être trop descriptive.

Et si Axelle et Nils ont déjà eu l’occasion de collaborer sur d’autres enquêtes, on réussit malgré tout à suivre l’histoire sans avoir lu les tomes précédents. Pire, la lecture d’E16donne envie de se plonger dans leurs autres aventures !

Bon, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman, que je vous recommande de lire de toute urgence !

Découvrez aussi l’interview de l’auteure, qui explique la genèse d’E16, partage sa passion pour la littérature et nous fait part de ses projets d’écriture… Merci à elle ;-)

E 16 – Christine Brunet – Chloé des Lys – 2012 

Publié dans avis de blogs

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