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Le blog Aloys

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Georges Roland: mes récits sont des divertissements...

12 Septembre 2010 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #interview

http://georges-roland-auteur.wifeo.com/images/photogeorges.jpgMon premier contact avec Georges Roland fut lors de sa présentation sur le forum des auteurs de Chloé des lys... Un court texte plein d'allant truffé de mots que je ne comprenais pas... Piquée au vif, j'ai voulu en savoir plus sur ce personnage atypique qui, en guise de perruque, porte sur sa photo une perruche ... En dérogeant un tant soit peu de la trame habituelle de mes interviews, je lui ai demandé de se présenter...


 Né à Bruxelles au sortir de la deuxième guerre mondiale, je suis un parfait bâtard belge, tiraillé entre cultures flamande et francophone. Et je n'aime ni les caricoles, ni la gueuze.


Qu'est-ce que tu dis en bas de ça, fieu ? 


Tu peux dire que je suis un Brusseleir récalcitrant et mangeur de poulet, un kiekefretteranar, en quelque sorte.


Révérence parler, mon sabir belgicain vaut bien l'english pidgin qu'est devenue la langue française, ce qui ne m'empêche nullement de la défendre contre l'invasion mondialiste. Je dis nonante-neuf au lieu de quatre-vingt-dix-neuf, je mange des pistolets, du cramique, et bois de la kriek et de la faro. À mes yeux, cela vaut mieux que d'utiliser des raccourcis anglo-saxons et de se ruiner l'estomac avec des chiens chauds rebaptisés, en guise d'assujettissement à la tendance.


http://georges-roland-auteur.wifeo.com/images/nivelles.jpgJe suis chauve, mais pourquoi se couvrir la bille d'une perruque, alors qu'une perruche, en plus, est capable de chanter et de parler ? J'orne donc ma calvitie d'une calopsitte.

 

Qu'est-ce que je vous disais ? Je présume que pour un Belge, ce vocabulaire coule de source... Mais pour une pauvre provençale exilée en Auvergne, c'est "une autre paire de manche"... De toute façon, j'ai ouvert un dictionnaire bruxellois/français sur internet... je suis au point !

Tu as une bibliographie importante... Depuis quand écris-tu et quelles sont tes sources d'inspiration ?


À dix-sept ans, je m'imaginais mélange : un tiers de Hendrik Conscience, un tiers de Victor Hugo, un tiers de Paul Verlaine, et surtout, un grand tiers de Albert Camus.


On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans.


L'appel de la scène fut un déclic, je m'investis dans des interprétations, des mises en scène, et enfin, l'écriture. Je montai des pièces pour enfants, pour adultes, initiai des adolescents à la magie du théâtre. J'écrivis des textes de chansons, des nouvelles, des romans. Tout le bataclan, quoi ? 


Quand on aime, pourquoi s'embarrasser plutôt que de s'embraser?

 

Tes histoires sont très ancrées dans le terroir...   Pourquoi ?

Je suis avant tout belgo-bruxellois.


Bruxelles et la province de Brabant apparaissent dans tous mes romans. Ils en sont les décors récurrents. Certains auteurs sont voyageurs impénitents, avides de découvrir la Terre. Moi, je reste sur place, chez moi, avide de connaître MA terre. C'est un peu comme si je voyageais autour de ma chambre.http://georges-roland-auteur.wifeo.com/images/BROL1.JPG

 

Est-ce que je n'ai pas intérêt à sortir de chez moi ? J'ai passé mon existence entre les USA, l'Eire et la Belgique. Ma fille habite Madrid, a épousé un Argentin de Buenos Aires. J'ai vu des villes merveilleuses, des villages inoubliables, Istanbul, Montevideo, El Djem, Colonia de Sacramento... et tout cela me ramène à Bruxelles, au Brabant. Pourquoi faire partir mes personnages de par le monde, alors qu'il se passe tant de choses dans la rue à côté ?


Tes récits jouent avec les mots, les attitudes comiques, loufoques... Pourquoi ce choix ?

 
 La farce et l'auto-dérision sont les mamelles de la bruxelloise attitude. C'est ce que nous appelons la zwanze. Notre langage est sans vergogne, criblé de rires, dégoulinant de bières incroyables, et sans doute imbuvables pour un étranger (Baudelaire a comparé la faro à de la bière deux fois bue) ; de plus, il ne faut jamais perdre de vue que notre emblème est un... Manneken Pis !


En tous temps, la fiction l'emporte dans mes récits. J'adore les fruits capiteux de l'imagination, et l'ivresse de commander le destin de mes personnages. J'aime cette phrase de Victor Hugo dans Océan : « La raison, c'est l'intelligence en exercice, l'imagination, c'est l'intelligence en érection.» Elle est le fil rouge de mon écriture. L'imagination, qui manque tant à notre époque de chroniques biographiques et de télé réalité au goût amer de déjà vécu. Créer des personnages-reflets d'êtres réels, mais sublimés par l'imagination, mis dans les circonstances les plus dramatiques, les plus loufoques, les plus tendues, par un auteur-marionnettiste, voilà où je trouve ma plénitude. Plus que de moi-même, j'ai besoin de ces gens ―non pas des héros, des anti-héros, des super-héros, simplement des ectoplasmes de l'imagination, qui me suivent partout, se trainent ou galopent dans les rues de mes délires. Ils sont conscients de vivre dans une pièce de théâtre, dans un roman, et ne se privent pas de le dire au lecteur, au spectateur. Car l'imagination doit friser le délire, elle doit être outrancière, décalée, nettement distincte de la réalité, puisqu'elle en est issue.

http://api.ning.com/files/8-p3w3RQ5y5KYJfc37d3*3kG*0B-Py-c3vt30Mf*cI6Z7tV6TUYLx*qe-8WRk2gbz6XlmWwHX8menjbewKMV*bLACNdwG0Ml/clercrecto.jpg?size=173&crop=1:1Mes récits sont des divertissements, non des compte-rendus, des dépliants de voyage ou des témoignages sur le vif. Ils sont, justement, la déraison, sans oublier que «Ex nihil, nihilo» rien n'est issu de rien, les personnages, les situations, les décors qui glissent le long de ma plume vers le clavier de l'ordinateur, sont il est vrai, bien réels, tout juste transformés.


C'est le lot du surréalisme.


J'ai laissé tomber depuis un moment mon dictionnaire bruxellois/français, happée par les mots de Georges Roland... Et je me surprends à imaginer ses ectoplasmes de l'imagination qui peuplent  des décors rocambolesques...


Le texte qui va paraître chez CDL est-il de la même veine?CDR-couv24.jpg

 

Justement... Je veux insister sur le fait que le récit (roman anarchronique) qui va paraître chez CDL est écrit en "bon français" et que je n'utilise le dialecte bruxellois que dans certains romans (entre autres la suite de polars humoristiques "Roza et le commissaire Carmel"). Un peu (en toute humilité) comme Pagnol avec sa trilogie. Je te signale que César- Fanny- Marius lui ont été inspirés par une pièce jouée en bruxellois, et qui a eu un succès considérable (on la joue toujours chaque année à Bruxelles) "Le Mariage de Mademoiselle Beulemans".


A une époque où il faut un dictionnaire anglo-saxon pour comprendre sa propre langue, il me paraît rassurant d'apprendre qu'il existe aussi sur Internet un dictionnaire de bruxellois (bien que, souvent, il soit composé par un non-zinneke(né à Bruxelles) et donc erroné).


Cart1eR.jpgJe dois ajouter que ma langue maternelle est le Flamand, que j'ai appris le Français à l'école, et que c'est sans doute pour cela que je la révère tant.

 

Un nouveau tournant dans ton processus de création?

Je te déçois tout de suite, il ne s'agit PAS DU TOUT d'une évolution dans l'écriture, plutôt une trajectoire parallèle.

 


Textes comiques, humoristiques, surréalistes mais aussi poèmes... Toute une panoplie qui permet à Georges Roland d'exprimer librement son ressenti, de jouer avec le style et les mots pour donner une autre dimension à ses textes et proposer au lecteur un univers aux sensations plurielles...

Auteurs, musiciens, sculpteurs (...) ne sont-ils pas amenés  à multiplier peu à peu les formes d'expression pour atteindre le plein épanouissement de leur passion créatrice ?

 

Il ne reste plus qu'à lire ses textes... avec ou sans dictionnaire... parfois avec un petit sourire aux lèvres en laissant notre imagination faire le reste.

 

C'est tout ce que je demande à un auteur: me faire rêver, me faire voyager... Pas vous ?

 

Allez à la rencontre de Georges Roland sur http://www.bernardiennes.be  et  http://www.georges-roland.com

 

Christine Brunet

Interview donné le 11/07/2010 pour le blog "recreaction"

http://recreaction.over-blog.org

http://aloys.over-blog.com

 

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Impressions de lecture de Christine Brunet : "Saisons d'une passion" et "Lena, une rencontre" de Claude Colson

11 Septembre 2010 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Photo-Christine-Brunet.JPGImpressions de lecture

 

 

Je suis à quelques heures de mon départ en vacances et, comme un fait exprès, je reçois deux livres de Claude Colson.

 

Je laisse tout tomber et j'ouvre Saisons d'une passion... Je lis et lis puis, incapable d'arrêter ma lecture, je poursuis dans la foulée par Lena, une rencontre... J'ai commencé... J'ai besoin de le terminer.

 

1er avril: FIN... "Comment ça, FIN ? Ah non, ça, c'est pas possible!"Lena C. Colson

 

Je m'insurge puis je me dis que j'ai dû rater quelque chose... Je tourne les pages... Rien... Non, c'est bien fini ! Je n'en reviens pas.

 

Qu'est-ce que je fais  à présent ? Une fiche de lecture ? Deux ? Non, une seule, parce que "Lena" est le prolongement naturel de "Saisons", plus pudique, plus intellectuel... Saisons d'une passion emporte par les mots, les rythmes, les non-dits... Lena prend aux tripes... Le journal intime de la fin est spontané, sans fard, expéditif, pour donner de cet amour une image de sincérité poignante. Ses mots pourraient être les miens, les vôtres : je m'insurge, je grince des dents, je comprend, j'accompagne...

 

Saisins d'une passion. Claude ColsonAlors, des fiches de lecture ? Pour quoi faire ? Ces textes, on les vit, on les ressent et puis c'est tout... Je ne veux pas parler des poésies, des styles différents, de la qualité littéraire : d'autres l'ont fait avant moi... Parler de l'histoire ? Comme si cette intimité se racontait ! 

 

Et un peu comme Bruno puis Jean-Yves qui ne parvient pas à tourner la page, à se lier à nouveau, à lâcher le stylo qu'elle lui a offert pour écrire, décrire, s'épancher, je n'ai pas envie de fermer le livre, de lire le mot "fin" de ce 1er avril...

 

Et lorsque je m'y résous, je jette un oeil sur la pile de bouquins à lire puis je détourne le regard : non... J'ai besoin d'attendre pour ouvrir le prochain...

 

 

 Christine Brunet


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A LA UNE...

10 Septembre 2010 , Rédigé par aloys Publié dans #ANNONCES

 Au programme de la prochaine émission de l'actu-tv  du 19/09

http://www.bandbsa.be/contes2/logoblogactutv.jpg
http://www.bandbsa.be/contes/actutv.jpg

 

 


  • Kaïkan, une artiste dans toute l'acceptation du terme...           
 
  • Anne Sophie Malice, la poupée qui dit "bye bye"

  • "Racontances", une histoire de contes qui s'étend, s'étend... 

 

 

 

A voir sur le blog de l'actu-tv link et l'Actu linkhttp://www.bandbsa.be/contes/actu.jpg

 

 

 

Plus comme d'habitude beaucoup de musique, avec le Commandant Danofsky, Marielle Van Camp, Jesebel, Anne Sophie Malice et une nouvelle révélation d' ACTU-tv, Simon Delannoy de Tournai

L' émission sera présentée par Bob Boutique, sous la supervision technique de Daniel Plasschaert.

 

 

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http://www.bandbsa.be/contes2/youtube.jpg

 

 

Par ailleurs, à voir sur la chaîne You Tube CDL, l'intervention de Laurent Dumortier qui nous explique comment fonctionne la maison d'édition CDL.link

 

 

 

 

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bobclinA voir dans ACTU: Encore une petite nouvelle qui rejoint Chloe des Lys Elisabeth Koume. Elle est de Colmar (Alsace) et travaille comme commerciale dans unehttp://photos-e.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc4/hs436.snc4/47952_456647007358_676387358_6456103_7372235_s.jpg entreprise de publicité. Elle a déjà publié un premier recueil de poèmes et écrit les dix chansons d'un CD paru en 2004 "Refaire le monde". Elle nous propose maintenant (pour la rentrée) un recueil de nouvelles qui s'intitulera "Conversations équivoques".Nous en reparlerons dès qu'il sortira de presse. Lire son interview:  http://www.bandbsa.be/contes.htm

 

 

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http://external.ak.fbcdn.net/safe_image.php?d=3148c62066504af7eb733c06655de02d&w=90&h=90&url=http%3A%2F%2Fwww.bandbsa.be%2Fcontes2%2Fartespacegallery.jpgLa séance de dédicaces des auteurs bruxellois de Chloe des Lys, prévue pour le samedi 23 octobre à 20 heures à l' Espace Art Gallery d' Ixelles promet d'être un beau succès de foule, car 17 écrivains se sont déjà inscrits à ce jour... vous trouverez la liste ci-dessous. Pour rappel il y aura un spectacle sur place, du blues, de la chanson française.

 

 Déjà insrits pour la séance de dédicaces du 23 octobre 2010 à Ixelles dans l'ordre alphabétique:  > Boutique Bob > Billington Olivia > Bockhorst Hermine > Damman Marie > Delhaye François > Faucer Gaetan > Feyaerts Pascal > Frenay Benoit > Hiernaux Gauthier > Leruth Dominique > Macchi Walter > Magerotte Alain > Malengreau Raymonde > Milie Kate > N'danyuzwe (Ayayi) > Plasschaert Daniel > Roland Georges 
 
  http://www.bandbsa.be/contes.htm 

 

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MARTINE DILLIES-SNAET a lu "CONTES BIZARRES" de BOB BOUTIQUE

9 Septembre 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Fiche de lecture

MARTINEJ’ai lu « Contes Bizarres » de Bob Boutique


 

 

            Déjà que l’auteur a mis une « maïuscule » à Bizarres… bizaaarre est-ce pour  faire plus bizarrrrrre encore...sans doute ! Comme si c’était pas déjà bizarre… ;-)

 

            Vais-je ouvrir le livre de suite ? Je regarde la couverture...je la tourne et retourne dans tous les sens. Heureusement sinon je n'aurais pas vu ce qu'il y avait à voir. Je ne dirais rien de plus. Vous trouverez seuls quand vous aurez le livre en mains.

 

Même si ma lecture est  éclectique,  de prime abord je ne suis  attirée ni par des nouvelles  ni par des contes mais j’ai voulu voir ce Bob Boutique avait écrit.

J’ai voulu voir ce que cet homme qui accueille tout auteur avec humour, gentillesse  et une plume légère et solide avait inventé comme histoires.http://idata.over-blog.com/3/65/07/04/cover.gif

 

            C’est qu’il ne déçoit pas, Bob ! Et pas du tout même !

J’ai lu le livre comme je lis tout livre c’est-à-dire dans tous les sens : à l’endroit, à l’envers, au milieu, une page en avant, une page en arrière, un vrai melting-pot. J’ai même fait un effort d’essayer de lire une paire de nouvelles dans le bon sens : de la première à la dernière page.

L’avantage de cette méthode un peu farfelue ? Ne plus être dérangée par l’histoire, pouvoir quand elle me plaît, la relire à l’endroit, pouvoir en apprécier chaque mot et prendre du plaisir à sentir la manière dont l’ambiance est construite. Et puis, cela me permet de sauter la première nouvelle qui, bien souvent, est celle que j’aime le moins.

 

            Ce que j'ai le plus aimé c'est cette façon d'écrire: avec force et simplicité. J'avais l'impression de faire un bout de route avec les personnages et de parler avec eux, de penser comme eux, de voir ce qu'ils voyaient, de me faire les réflexions qu'ils faisaient.

Waah, magnifiques descriptions des sensations!

Personnages vrais qui ne cherchent ni à s'enlaidir ni à se trouver des excuses parce qu'ils ne sont pas beaux. Ils sont! Ils racontent. Et s'ils sont beaux, tant mieux ! Et s'ils sont fatigués, c'est comme ça! Ils sont ce qu'ils sont et ils ne m'ont jamais lassée.

Plaisir aussi du parler « belge ». Je retrouve le langage de certaines gens d'ici (j'habite le canton de Comines où beaucoup d'habitants ont de la famille en Flandre occidentale) ou d'à-côté: toujours ces quelques mots flamands glissés dans une conversation en français. C'est succulent, manneke!  Moi, j'ai trouvé cela divin.

 

            Et puis les histoires. Certaines ont une force du tonnerre!  Bob aurait ajouté quelques éléments supplémentaires, histoire de corser le climat, il aurait écrit un roman complet. Dis donc Bob, si tu vendais « Pussy » à un cinéaste! Il y a de quoi en faire un film à empêcher toute âme qui bouge de dormir!

 

            Le style, les histoires, la psychologie sont autant d'éléments qui font que j'ai réellement pris plaisir à lire ce bouquin. Et quand j'aime, je lis, je ne cuisine plus,  je lis, je ne nettoie plus, je lis.

D'ailleurs je ne comprends pas pourquoi depuis deux jours, j'entends mon mari qui dit « Qu'est-ce qu'on mange ce midi ? »

 

            Bonne continuation.

 

MARTINE DILLIES-SNAET

 http://users.skynet.be/TheDillies/

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Josy Malet-Praud a lu "Une seconde chance" de Christian Van Moer

8 Septembre 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Fiche de lecture


Visuel Auteur - PDNALA SECONDE CHANCE DE CORENTIN

Christian VAN MOER – Editions Chloé des Lys -2008

 

Pour son troisième roman, l’auteur tournaisien convoque le Maître des Enfers auquel il confie l’orchestration de « La seconde chance de Corentin ».


Le récit débute plutôt mal pour le personnage principal, Corentin Delvigne : il va se suicider. Je ne vous dirai pas si l’aventure se termine bien : à vous de le découvrir.


C’est dans des décors typiques, une ambiance particulièrement soignée par l’auteur, que se déroule cette histoire –border line- enrobée de volutes sulfureuses, au gré de la  passion amoureuse obsessionnelle d’un jeune homme -bien sous tous rapports- et totalement désespéré.


L’intrigue est convaincante et jusqu’au bout, le lecteur se posera la question fondamentale, clé de l’intrigue : « Alors, -Trois pépins-, ou pas ? ».La-seconde-chance-de-Corentin-C.-van-de-Moer.jpg


L’auteur a du style, un style, le sien : soigné, fouillé, précis, où la poésie côtoie régulièrement et sans rupture de tonalité, une prose plus directe au service de l’action. Les personnages et leurs comportements sont convaincants, hormis peut-être le portrait de Corentin Delvigne  un peu trop stéréotypé au départ : il apparaît tel le prince charmant d’un conte de fée (beau, riche, intelligent, généreux, etc.). Néanmoins, très vite et heureusement, le jeune homme s’humanise.


Bref. C’est un roman très agréable à lire, le rythme est rapide, affranchi de longueurs fastidieuses, sans pour autant que soit sacrifiée l’élégance de l’écriture. Une histoire étrange bâtie sur une intrigue capable de garder le lecteur en éveil jusqu’au bout grâce à des indices semés là où il faut. J’ai vraiment bien aimé.

 

 

Josy Malet Praud

www.lascavia.com

 

  

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UNE BONNE CUVEE... Un texte d'EDMEE DE XHAVEE

7 Septembre 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Textes

Edmee-chapeauUne toute bonne cuvée

 



Je l’ai déjà dit, et redit, et on m’y prendra encore. Mais ma petite maison d’édition est un bassin de culture. Comme une bonne gueuze artisanale, elle semble bien calme dans la cuve de cuivre, mais on s’active dans tous les recoins de l’alambic, au point que oui, le bouchon, il faut bien le fixer, car dessous … ça bouillonne. Petite maison dont le goût se définit, les arômes se précisent, et l’étiquette fait un clin d’œil. Un grand cru ? Essayez donc un Cholé des Lys !

 

Et ça ne se passe pas sans efforts et passion. Celle de Laurent Dumortier http://gsl.skynetblogs.be/ , notre père à tous, auteur primé lui-même et champion de la littérature à frais d’éditeur. Entouré d’une équipe d’autres champions comme lui et soutenu par l’imperturbable Jenny son épouse (car un champion sans gente dame, ce n’est pas un vrai champion…), il a ouvert la porte à son rêve, permettant à d’autres auteurs de réaliser le leur. Et puis peu à peu, les années passant, l’enthousiasme montant, d’autres auteurs se sont demandés ce qu’ils pourraient faire pour aider cette joyeuse petite maison à mériter sa notoriété.

 

Tel Jean Vigne http://jean.vigne.free.fr , auteur français de la belle région de Grenoble. Entre deux livres où l’action fait exploser les pages, il a mis en place le fameux forum, qui doit être le seul du genre. Tous les auteurs de Chloé des lys s’y retrouvent et interviennent s’ils le veulent, ou se contentent de parcourir les nouveaux sujets en silence. Car c’est là que se trouvent les dates importantes de la maison, les appels à concours, les idées – que ce soit pour comment corriger son texte, le logiciel à employer pour la couverture, un trait de génie marketting -, les bonnes et mauvaises expériences, les questions alarmées des nouveaux venus et les réponses, sérieuses puis s’égayant bien vite vers un gentil délire dès que l’essentiel a été abordé, les notes de lecture. Ce forum est réservé aux auteurs et à l’équipe de Chloé des lys et a pour résultat d’éviter la jalousie, le chacun pour soi. Ou la satisfaction facile, car la participation des uns à certains concours et surtout leurs succès encourage les autres à s’y mettre aussi. Le triomphe personnel est applaudi et considéré comme un succès commun, et le plaisir de constater qu’il n’y a pas que le comité de lecture de Chloé des lys qui aime ce que nous faisons est un renforcement de la qualité de la maison, une joie de plus d’avoir été retenus.

 

Et puis Christian Van Moer, http://christianvanmoer.skynetblogs.be  poète et auteur Tournaisien récompensé de plusieurs prix a un jour demandé « comment puis-je aider, puisque j’ai un peu de temps ? » et s’est retrouvé en charge de trier les emails des auteurs vers la maison et de les adresser au bon département. Et plumé de son temps, comme l’alouette. Céline Marseaut-Hernould, http://c-mh.skynetblogs.be/ douce et secrète auteure d’histoire de vampires comme sa discrétion ne le laisse pas supposer – encore que … les vampires sont discrets le jour - , s’est offerte pour mettre en ligne toutes les œuvres parues et leur présentation.

 

Ensuite est née la Web TV, Actu TV (en haut à droite sur ce site http://www.bandbsa.be/contes.htm ), sous la baguette de deux maestri : Commandant Danofsky et http://www.danofsky.be/wordpress/Bob Boutique (plus leurs nombreuses petites mains, car ce n’est  pas une mince affaire !) et bien entendu la maison. Les émissions présentent les auteurs de Chloé des lys et leurs amis, leurs coups de cœur. Des interviews astucieuses, différentes. Avec un chat qui délire aussi un peu et où on est ravis de se retrouver. Car on finit par s’attacher au groupe, plaisantant beaucoup, nous donnant des surnoms complices. Titine, Edmàpattes, Le Glaude, Marie-French, Jacques petit de, Bobichou… Quotidiennement pour certains, et même plusieurs fois par jour pour certains comme pour une dose de vitamines on se rencontre et se consulte, se bouscule et se fête sur le forum. Et c’est sans aucune rivalité que l’on achète les œuvres des compagnons auteurs, car au fond… on a cette chaleureuse impression de les connaître un peu, et le désir d’en savoir plus sur leur imagination.

 

Et puis récemment une Française très bourlingueuse, j’ai nommé Christine Brunet, http://recreaction.over-blog.org a décidé de tuer le temps de l’attente de la sortie de son roman en faisant la promotion des autres auteurs et leurs oeuvres ! Elle a donc créé la communauté Les auteurs de Chloé des lys http://www.over-blog.com/com-1161952264/LES_AUTEURS_DE_CHLOE_DES_LYS.htmlet le blog Aloys http://aloys.over-blog.com/qui s’y activent.  Et comme Christine tue beaucoup dans ses livres, il valait mieux qu’elle tue le temps plutôt qu’une nouvelle victime.

 

Tout celà pour vous dire … il y a des auteurs heureux, qui ne se jalousent pas, et une maison d’édition qui a réussi un exploit : les auteurs l’aiment tant qu’ils font le brassin !

 

 

 

EDMEE DE XHAVEE

 

http://edmee.de.xhavee.over-blog.com/

 


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Christine Brunet interroge ALAIN MAGEROTTE: "il était une fois, au siècle dernier, en l'an 1994 après J-C..."

6 Septembre 2010 , Rédigé par christine brunet Publié dans #interview

Il était une fois un écrivain mystérieux... Ma rencontre avec Alain Magerotte pourrait commencer de cette façon... un peu comme ses réponses aux questions que je n'ai pas manqué de lui poser...

Ce qui fait que j'ai envie de parler de lui? Très simple... le petit interview qu'il a donné en janvier 2009 pour le blog de Chloé des lys... 

 

D'abord une image... comme je les aime qui, immédiatement, m'emmène ailleurs...http://storage.canalblog.com/72/70/156207/34481949_p.jpget puis la réponse à la question: "t'écris quoi?"... Des nouvelles fantastiques et policières... A partir de là, plus possible de résister... Heureusement, il a accepté de jouer le jeu...

 

Dis, depuis quand écris-tu?   

 

     Ce n’était pas prémédité… je vais vous parler d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître :

Il était une fois, au siècle dernier, en l’an 1994 après J.C. pour être précis, trois fanas des «Guignols de l’Info» et de Groland (plus tard) qui lancèrent, sur les lieux de leur travail, un «opuscule corrosif» comme le qualifiait de manière pontifiante leur DG de l’époque. Pour l’appellation dudit opuscule (un périodique serait plus juste), après avoir hésité entre «Napalm !» et «Le Canard Déchaîné», les trois lascars jetèrent leur dévolu sur cette dernière.   

  

Durant 6 numéros, «Le Canard Déchaîné» allait amuser, intriguer, irriter… personne n’était épargné, pas même les auteurs qui fonçaient gaillardement à travers tout, sachant pertinemment bien cependant que «ce n’était pas n’importe quand, encore moins n’importe où, et certainement pas n’importe comment, que l’on peut rire de n’importe quoi avec n’importe qui». Une vérité proférée, en son temps, de manière plus simple, par Pierre Desproges si je ne m’abuse.   

    

http://www.bandbsa.be/contes/magerotte3recto.jpgBref, assez ri… après deux convocations chez le DG… les trois snipers rangent leur stylo et leur fiel allure, après avoir été priés, notamment, de ne plus se payer la tête de la classe politique, des religions et de leur… Directeur.


Je me suis donc retrouvé en mal d’écriture (c’est que j’y avais pris goût, moi…). Compatissant à mon désenchantement, un de mes deux acolytes me signala qu’un concours de Nouvelles était organisé par le Club Simenon à Verviers…http://www.bandbsa.be/contes/magerotte2recto.jpg


Je me suis lancé à l’eau (je n’avais jamais écrit de nouvelle)… quelques mois plus tard, j’ai reçu une lettre tapée à la machine me signalant que je n’étais pas lauréat. Cependant, au bas de ladite lettre, écrite à la main, il y avait cette phrase : Je tiens à vous signaler que votre Nouvelle a retenu l’attention de certains membres du Jury.


C’était à la fin de l’hiver 96-97. Je mis un terme à mon hibernation en me lançant dans l’écriture de Nouvelles. Nous étions en mars 97.

 

Tu y as partiellement répondu mais... enfin... Pourquoi tu écris ?

Parce que je suis complètement ludique et abominablement sadique.


http://www.bandbsa.be/contes/magerotte1recto.jpgLudique… j’ai toujours fait de la détente et de l’amusement, des priorités. Cela m’amène au plaisir de raconter des histoires et, de préférence, des histoires qui sortent de l’ordinaire, ce qui me permet de rendre celui-ci… moins ordinaire. J’ai toujours été un amateur de fantastique. Ma série culte est La quatrième dimension.

 

Tiens, moi aussi... mais j'en faisais des cauchemars...


Sadique… ben oui… je ne voudrais pas vivre ce que vivent certains de mes personnages ! C’est tellement jouissif de se dire que cela ne m’arrivera pas… et que… dès lors… tiens, je vais en remettre une couche (Ah ! Ah ! Ah ! – ricanement sadique, évidemment). Au fait, suis-je vraiment certain que cela ne m’arrivera pas ?.... (Ah ! Ah ! Ah ! – rire moins franc teinté de la couleur jaune).

 

Que t’apporte l’écriture ? A te lire, je m'en doute, bien sûr... Alors ?

L’évasion, ma bonne Dame, l’évasion ! Le rêve ! Ça me rappelle que, enfant, lorsque je sortais d’une salle de cinéma, il me fallait un moment avant de me réconcilier avec l’affligeante et banale réalité. Pendant une heure et demie, je m’étais laissé transporter par l’action, les couleurs, les personnages. Tout me paraissait beau, grand, merveilleux. Dehors, tout me semblait gris, terne, étriqué.


http://www.bandbsa.be/contes/magerotte6recto.jpgD’après ce que j’ai lu, tu as choisi la prose pour t’exprimer : pourquoi ?

Parce que j’ai le sentiment que c’est ce que je fais de moins mal. Je ne suis pas insensible à une certaine forme de poésie mais ce n’est pas mon truc. Respect total cependant. Je suis d’ailleurs plus sensible à la poésie lorsqu’elle est mise en musique. Par exemple, j’écouterai plus volontiers La ballade des pendus par Reggiani (superbe !) que je ne lirai l’oeuvre écrite de François Villon. Un autre exemple : certains poèmes d’Aragon… un must lorsqu’ils sont chantés par l’immense Ferrat !


Comment construis-tu tes histoires, tes personnages ? Inspiration réelle ? Plus à l’aise dans le genre «Nouvelle» ou le récit au long court ?

Pas de plan. Pas de règles définies. Je pars dans l’inconnu, c’est la bouteille à encre. Evidemment, la brume se dissipe au fur et à mesure et cela, après avoir souvent changé de cap.


Il m’est aussi arrivé, chemin faisant et suite à une réflexion personnelle sur une attitude ou un fait constaté, de me dérouler l’histoire dans la tête et de la retranscrire d’un seul coup d’un seul, une fois arrivé à destination. Ce fut le cas, notamment, avec la Nouvelle Levieil homme et la pluie (BIZARRERIES EN STOCK , 2004)… Je me rendais au boulot à pied, il pleuvait. J’ai croisé un vieil homme, il tenait un parapluie. L’idée m’est alors venue de raconter l’histoire d’un vieil homme qui ne sortait que les jours de pluie. Pour lui, l’eau c’était la vie et le soleil… la mort !


http://www.mabiblio.be/wp-content/uploads/2009/02/Scan%20cover%20Magerotte004%282%29.jpgEt puis, il y a les Nouvelles «frigo». J’écris plusieurs pages et, oups, je cale. Une idée me vient mais je ne la trouve pas suffisamment bonne… une autre idée, je ne suis toujours pas satisfait… je la mets alors au «frigo» et passe à autre chose. Il y en a ainsi que je termine deux, voire trois ans, après leur «démarrage». Ce qui me permet d’enfin les terminer ? Une envie tenace de vouloir aller jusqu’au bout liée au fait que je n’ai rien «sur le feu» à ce moment-là.    


Nouvelle. Ce que j’aime dans l’écriture d’un recueil de Nouvelles, c’est qu’on se retrouve dans dix ou quinze histoires différentes. Il faut en quelques phrases, planter le décor, présenter les protagonistes… faire preuve de précision, de  concision.


Le roman est plus une épreuve de longue haleine… je me sens davantage dans la peau d’un coureur de 100 mètres que dans celle d’un marathonien. Mais qui sait, peut-être qu’un jour… quand me viendra l’idée d’une histoire qui nécessitera un plus long développement.

 

Que ressens-tu quand tu écris ? Un besoin ? Es-tu proche de tes personnages ou très détaché ? 

AlainDu plaisir, encore du plaisir, toujours du plaisir ! Le plaisir est un besoin vital, n’est-il pas ?

Cela dépend. Quand il s’agit d’une jolie femme, j’aime autant être proche (rires). Bon, plus sérieusement, je raconte souvent mes histoires à la première personne, mettant ainsi mes inhibitions de côté pour franchir plus facilement les barrières d’une certaine pudeur. C’est une soupape que je fais sauter, ce qui me permet d’aller encore plus loin dans le délire ou la logique paranoïa.

Je suis présent dans les trois-quarts de mes récits… mais à doses homéopathiques.

 

Chaque écrivain a une façon bien à lui d'aborder l'écriture... Il y a ceux qui ont besoin d'un plan, d'un fil conducteur sur lequel ils construisent leur récits, d'autres qui laissent aller leur plume au fil de l'imagination, d'une idée qu'ils développent à l'extrême, d'un mot qu'ils ont entendu ou d'un visage qu'ils ont entr'aperçu. Alain Magerotte est de cette dernière catégorie... 


Qui d'entre nous ne s'est pas dit en se relisant: ouah ! c'est moi qui ai écrit ça ? Non... Pas possible ?! Mais où est-ce que je suis allé chercher tout ça ?


L'Inspiration... C'est la seule réponse possible... La passion d'exprimer ce petit "truc" immatériel qui nous possède... et nous oblige à créer...

 

Alain Magerotte n'a pas de site mais chacun pourra le retrouver sur facebook... et dans L'ACTU link

 

 

 

 

 

Photo Christine BrunetChristine Brunet, interview paru le 18/07/2010 sur le blog "recreaction"


http://recreaction.over-blog.org

http://aloys.over-blog.com


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PAPIERS MAGIQUES... UN SLAM DE ROMANO VLAD JANULEWICZ..

5 Septembre 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Poésie

Romano Vlad Janulewicz« Papiers magiques »

 


 

Il est temps d's'faire la malle, 
Mais oublie maillots d'bain, ch'mises à fleurs, 
Ray Ban miroirs ou sandales, 
Là où tu vas aucun b'soin d'accessoires pour nager dans l'bonheur ! 
Ok, tu veux pas trop t'projeter mais il est difficile 
Finalement d'pas tirer deux-trois plans sur la comète : 
Y aura-t-il des crimes, des bagarres, des idylles ? 
Les intrigues sauront-elles bien s'ancrer dans ta tête ? 
Tu t'installes à ton aise, respires un grand coup, 
Et dis au revoir à « hic et nunc ». Destination inconnue ! 
Fais confiance au pilote, même s'il est un peu fou, 
L'essentiel au final est d'vivre un périple qui t'troue l'cul ! 
Moi, j'les ai découverts sur le tard, 
Et d'puis j'les kiffe, pas d’danger qu’on s’sépare 
Poésie, littérature blanche, noire, romans de gare, 
Escort'ront ma vie jusqu'au bout. 
L'heure du départ approche. Pour qu'ton voyage démarre, 
Faut qu'les mots soient lancés et l'décor planté. 
Enfin tu t'décides à larguer les amarres. 
Pour ça, suffit juste d'tourner la première d'couv'illustrée ! 
Les livres sont des charmes, des passeports, des passerelles, 
Et si c'est pas d'la magie, faudra quand même m'expliquer 
Comment on atterrit dans toutes sortes de pays, d'univers parallèles, 
En lisant simplement des papiers imprimés...

 

 

ROMANO VLAD JANULEWICZ

http://blogoscriptorium.canalblog.com/

 

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A LA UNE...

4 Septembre 2010 , Rédigé par aloys Publié dans #ANNONCES

bobclin A voir sur ACTU: Les auteurs de Chloe des Lys de A à Z aujourd'hui: Baligand Chantal. http://photos-e.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc4/hs402.snc4/46548_454782062358_676387358_6413498_2270853_s.jpgChantal Baligand, née en 1956 en Belgique, est romaniste et agrégée de l' enseignement supérieur. Mère de quatre enfants, elle a travaillé plus de dix ans comme nègre dans diverses maisons d' édition belges et française (mais pas chez... CDL...). Elle enseigne aujourd' hui les lettres dans des classes terminales et est artiste - peintre. Elle a plusieurs expositions à son actif en Belgique.

voir ici:http://www.bandbsa.be/contes.htm

 

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A voir dans ACTU: ACTU-tv Programme de l'émission du 19 septembre 2010. La première émission de la rentrée (ce sera déjà le numéro 6) promet d'être tout spécialement animée et variée ! ACTU-tv est allé à Tournai, Mons et Bruxelles pour rencontrer des personnages vraiment originaux, de vrais amis ou amis de nos amis: Kaïkan, Anne-Sophie Malice, Dominique Leruth, Dominique Brynaert et bien sûr de nombreux autres artistes du spectacle... Voir le programme: ICIhttp://www.bandbsa.be/contes.htm

 

 

 

 

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A voir sur ACTU: Encore un p'tit nouveau qui réjoint Chloe des Lys, Yannick Torlini. Il est de Nancy,http://photos-c.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc4/hs432.snc4/47510_455260617358_676387358_6421565_7293058_s.jpg étudiant en cinquième année de lettres, a déjà publié quelques opuscules chez divers éditeurs et prépare pour la rentrée un recueil de poèmes qu'il compte intituler "La Métamort". Un texte très sombre né de réflexions faites sur des poètes comme Ghérasim Lucas ou Giorgio Agamben." Voir son interview ici: http://www.bandbsa.be/contes.htm

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CLAUDE COLSON : Réflexions tout à trac Chapitre 1

3 Septembre 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Textes

claude-colson.jpg  Réflexions tout à trac*

 

Chapitre 1 

 

Un malaise inattendu

 


  Ce matin, aux stations, le train s'arrête beaucoup plus longuement que d'ordinaire. D'interminables minutes. Et c'est l'anormal, le figé. Comme si la vie était sortie de son lit.


Chez les voyageurs on devine alors une sorte de sourd malaise. On se regarde furtivement ; après tout, on ne se connaît pas. On pense pourtant à peu près la même chose. Vite détourner les yeux. Comme si de rien.


Se réfugier dans la normalité de l'indifférence. Pourtant, l'extra-ordinaire nous amène aux bords de l'humanité. Il s'en faudrait de peu pour.


Ce malaise va au-delà de la crainte du patron, bientôt furieux du retard. Dans le non-dit général c'est la vie qui s'enlise, prend en gelée. Les cerveaux sont soudain envahis par l'obligation de penser. Quel scandale ! Il était si commode de se laisser porter par le train-train, d' "être vécu" en quelque sorte, plutôt que de vivre. Nous revoici sujets !


La fraternité, depuis longtemps battue en brèche, est sur le point de revenir. On pourrait presque se parler, je ne veux pas dire faire semblant, émettre des sons creux, paraître, se protéger, briller mais se parler vraiment .


Eh bien non, l'incident est réglé, le train reprend sa marche normale ; les gens peuvent à nouveau, dans la promiscuité, s'ignorer tranquillement. On l'a échappé belle ! Moi compris.Il est de ces dérisions ordinaires...

 

 

CLAUDE COLSON

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http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre29492.html#page_1

http://claude-colson.monsite.wanadoo.fr/



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