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Le blog Aloys

Articles récents

A LA UNE...

11 Juin 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #ANNONCES

bobclinhttp://www.bandbsa.be/

A voir dans le podcast d' ACTU-tv:

Malgré son tout jeune âge, ACTU-tv a déjà ses petites anecdotes !


Ainsi, si vous avez visionné le podcast de l'émission du 30 mai, vous aurez certainement noté que le pauvre André Debaar semblait assis beaucoup plus bas que son interviewer, comme si on l'avait posé sur un tabouret...


Ri...en à voir avec sa taille... http://photos-b.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc3/hs607.snc3/31945_423941487358_676387358_5591132_6835332_s.jpg


Mais cette vedette du théâtre belge (60 ans de scène) était tout simplement passé à travers le fond du fauteuil dans lequel on l'avait invité à prendre place... et en grand professionnel, il a continué à parler comme si de rien n'était.


Une autre nouvelle !!!!


A lire dans ACTU:


Un bel article dans "Metro" sur le dernier livre de Gauthier Hiernaux "Le triangle sous le sable" . Encore et toujours l"Empire de la Nouvelle Ere", cette saga d' anticipation qui nous mène auxhttp://photos-h.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc3/hs637.snc3/31945_424004557358_676387358_5592496_3403815_s.jpg confins de l'univers. Et si l'Empire le plus puissant de tous les temps reposait sur le plus terrible des mensonges ?

A Voir sur :     http://www.bandbsa.be/contes.htm

 

 



DERNIERE MINUTE DE CARINE-LAURE DESGUIN !!!!!

http://idata.over-blog.com/3/13/64/26/_-34-recadr--3.jpg

http://carinelauredesguin.over-blog.com

9 au 13 juin            

7ème Festival international et Marché de la Poésie

 

 http://www.maisondelapoesie.be/layout/header.jpg

 Maison de la Poésie

*9 juin - In Tenebris, d'après Charles Baudelaire,

par le Théâtre d'Ern

*10 juin - Rencontres-lectures à travers la ville - Impacts des balles à blanc, d'après Stéphane Lambert

*11 juin - Croisière/excursion littéraire - Namur-Dinant-Charleville-Mézières

*12 juin - Marché international de Poésie - Grande Nuit  de Poésie

*13 juin - Marché international de Poésie - Concert du dimanche matin - Slam'Jam, scène ouverte

Rue Fumal, 28 - Namur

Info: 081/22.53.49

www.maisondelapoesie.be

 

Samedi 12 et dimanche 13 juin 2010, "Chloé des lys" vous attendra à cet évènement incontournable de la poèsie ! Merci à tous ! venez nombreux !


La Maison de la Poésie et de la Langue française Wallonie-Bruxelles a le plaisir de vous annoncer la 7e édition de son Festival international et Marché de Poésie Wallonie-Bruxelles qui aura lieu du mercredi 9 au dimanche 13 juin 2010.

L'effervescence est grandissante à la Maison de la Poésie qui prépare son 7e Festival international et Marché de Poésie. Durant 5 jours, la capitale wallonne aura l'honneur d'accueillir une vingtaine d'artistes belges et étrangers pour une nouvelle aventure poétique. Tous à vos agendas, passionnés ou amateurs, un programme époustouflant vous attend !

Lectures poétiques, spectacles, concerts ainsi que la fameuse
Croisière littéraire sur la Meuse sont au programme. Après ce périple, le festival se délocalisera à nouveau jusqu’à la Maison des Ailleurs de Charleville-Mézières pour faire le plein de lectures et d'improvisations musicales. Dans le cadre de cette journée, vous aurez également la possibilité de visiter l'exposition De Rimbaud à Aden ainsi que celle consacrée aux œuvres du peintre Clovis Trouille.

Pour l'occasion, quelques commerçants du vieux Namur vous ouvriront leurs portes pour vous offrir des moments poétiques inoubliables ! Certaines vitrines exposeront également de très belles anthologies poétiques réalisées par les élèves de 5e secondaire des établissements scolaires de la ville. La gare, lieu de rencontre et de communication, sera par ailleurs imprégnée de l'esprit du festival en vous dévoilant, du 17 au 31 mai, en avant-première, les poèmes inédits de nos invités qui viendront de France, du Québec, de l’Acadie, de l’Ontario, d’Italie, d’Irlande, de Roumanie, de Suisse et de Belgique.

Le Marché de Poésie qui aura lieu les samedi 12 et dimanche 13 juin à la Maison de la Poésie rassemblera auteurs et éditeurs afin d'y présenter des ouvrages poétiques francophones. A l'instar d'une foire aux livres, chacun disposera d'un espace consacré à la vente et à la présentation de livres. La
Table des poètes namurois sera également ouverte à ceux et celles qui souhaiteraient faire la promotion de leurs propres ouvrages.

Le Festival et Marché de Poésie font partie des évènements culturels namurois dont l'originalité et la convivialité font la renommée. Nous vous attendons donc très nombreux du 9 au 13 juin 2010 pour partager des moments de créativité et de sensibilité sans pareil !"

Article de la http://www.maisondelapoesie.be/layout/header.jpg

 



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CARINE-LAURE DESGUIN : Albertine Sarrazin

10 Juin 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Poésie

http://idata.over-blog.com/3/65/07/04/_-34-recadre-3.jpg L'autre jour, une de mes vieilles connaissances se fracture le scaphoïde. Le scaphoïde, vous savez, ce petit os du pied. Sur un ton humoristique ( je n'dis pas "moqueur", elle s'rait pas contente...), je lui dis :

  - On connaissait "L'astragale" d'Albertine Sarrazin. A présent, il y a "Le scaphoïde " de XXX !


  Elle et moi, nous avons bien ri. Surtout moi...

  Ce soir-là, ce nom, Albertine Sarrazin, me revient en mémoire..."L'Astragale", roman autobiographique, écriture magnifique, authentique. Dans un style littéraire prometteur, cette adolescente révoltée raconte ses années difficiles, sa jeunesse rudoyée par des incarcérations successives. Et puis l'évasion, ce haut mur duquel elle chuta et se brisa l'astragale, ce petit os du pied, voisin du scaphoïde...L'intrépide ne peut se relever et, à ce moment-là, le destin s'arrête. Il s'appelle Julien.

  Albertine sarrazin, c'est une étoile. Elle est passée comme un sirroco, pour nous ouvrir les yeux, le coeur. Et c'est elle qui saigna.


  Pourquoi emprisonner les jeunes ? Quelles sont les routes caillouteuses qui les conduisent vers des actes irréparables ? Albertine, c'est tout ça ! Mais c'est aussi l'intelligence, la révolte et un grand, un tout grand talent littéraire.

Savez-vous qu'elle était née à Alger en 1937 ? Et décédée à Paris, en 1967 ? Trente ans !

Albertine Sarrazin, un destin...


Après avoir relu "L'astragale", j'ai écrit ce texte...

  Les bougainvillées et autres éclatantes

  Fleurs d'Alger se fanent s'étiolent en ce dix-sept

  Septembre mille neuf cent trente-sept

  Alger est belle et blanche et chaude

  Les enfants des rues de pierres et ceux

  Des pierres précieuses et creuses

  Creusent l'enfance et ignorent les mépris

  L'enfance est innocence et ignore

  Tous les lampions des haines précoces

  Des abandonnés des jours essentiels

  Il ne suffit que d'un jour féroce

  Un jour de honte et d'oubli

  D'une fille malheureuse devant cette porte

  Toute seule avec ses pensées d'amour

  des cris un panier de bébé autour

 

   Des semaines à se demander lever

   la tête vers le ciel d'Alger si blanche

   Vers ce ciel si bleu et démoralisé

   Pourtant à pleurer il se venge

   Une petite étoile brillante

   N'éclatera plus sur les bras nus

   De la jeune fille si jeune si imprudente

   Si seule au coeur brisé déçu

   Toutes ces angoisses ces déserts

   Dans les plis de son coeur de cierge

   L'enfant qu'elle n'entendra plus

   Qui est-elle et d'où vient-elle

   Cette jeune fille ne sourira plus
   Exilée de la vie sans lumière ni chandelle
   Angelot fragile dans les anges déchus
   Elle peine de laisser là dans des bras inconnus
   Ce petit enfant cet oisillon sans ailes
   Au regard pétillant à la vie dévêtue
   Est-elle fée est-elle magicienne
   Est-elle passante gueuse ou mendiante
   Estampillée d'une passion bohémienne
   Agenouillée et bientôt trébuchante
   Elle hésite elle marche quelques pas
   Puis se confond dans les hibiscus
   A Alger le moindre faux pas
   Sonne le glas sans attendre l'angélus
   Jamais dans la vie ne pardonnera
    D'avoir oublié une princesse
    D'avoir renoncé aux caresses
   Que d'autres ne donneront pas

    Du père de l'enfant nous ne savons rien
    Est-il roi prince ou artisan
    Fils de tout ou fils de rien
    Est-il militaire prêtre ou médecin
    Usurier algérien ou français mécréant
    
    C'est aujourd'hui le jour béni
    Ou maudit de la Sainte- Albertine
    Ils te nommèrent donc ainsi
    De nom Damien de prénom Albertine
    
     A peine venue aux gens
    Déjà des fleuves de larmes
     Inhument lignées de parents
     Et noient les mélodrames

     Enfant du soleil enfant d'Algérie
     Aux yeux de velours d'arrogance et de force
     Ton corps est subtil tes élans sont précoces
     Des étoiles sont en toi et tu aimes la vie

      Derrière les murs tout blancs 
      De l'assistance publique
      Tu t'éveilles et pendant deux ans
      Inoffensive les cadeaux de la république
      T'ouvrent vides et merveilles

      A qui donneras-tu ton premier sourire
      Un visage un lit un drap des fleurs
      Petite fille du soleil et peut-être du désir
      Ta vie est ici ta naissance est ailleurs

       Combien sont venus regarder tes papiers
       Questionner observer et puis réfléchir
       L'affaire est sérieuse et n'est pas garantie
       Difficile d'aimer un enfant adopté

    Albertine Sarrazin, je ne sais pas si j'écrirai la suite de ton histoire ...Tu sais bien que j'attends des nouvelles de mon premier roman ! Tu dois me comprendre ! Tu sais ce que j'aurais aimé ? Et bien, j'aurais aimé, si tu avais vécu, j'aurais aimé aller prendre un verre avec toi. 
A Paris... 

    Ah oui, j'oubliais..Dis, si tu me lis, toi dont le petit scaphoïde s'est cassé, merci à toi, XXX !

 

Carine-laure DESGUIN

http://carinelauredesguin.over-blog.com


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Bob Boutique nous donne des nouvelles d'Alain Calles

9 Juin 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #ANNONCES

http://www.bandbsa.be/contes/bobclin.jpg

Alain Calles (CDL) l'auteur de "Eclats de verre" un livre remarquable dans lequel il explique comment il a réussi à sortir de l'alcoolisme, dédicacera ce dimanche 13 juin au 2° salon du Livre enhttp://idata.over-blog.com/1/07/31/48/Alain-2008-3-jpg.jpg Liberté organisé par la librairie Pippa de Paris, dans le Quartier Latin.

Voir:http://www.bandbsa.be/contes.htm


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MARTINE DILLIES-SNAET et « Nouvelles à fleur de peau » de Micheline Boland

8 Juin 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Fiche de lecture

http://users.skynet.be/TheDillies/auteur2.jpgJ’ai lu « Nouvelles à fleur de peau » de Micheline Boland

 

            Je me demande si c’est une mauvaise nouvelle apprise ce matin ou si c’est la nostalgie retrouvée au travers de ces vingt et une nouvelles qui me met ainsi le vague à l’âme. Probablement que je ne connaîtrai  jamais la réponse.

 

            MICHELINE BOLAND, dont je ne connaissais que le livre sur la PNL, nous donne à découvrir au travers de ces nouvelles, des histoires. Des histoires de statues, des histoires de livres,  de couples, des histoires vraies et d’autres imaginées, mais leur dénominateur commun est de transpirer des émotions vécues ou refoulées.


Et ce sont les histoires imaginées qui m’ont le plus accrochée. J’ai, par exemple, franchement adoré cellehttp://jelistulisillit.files.wordpress.com/2010/03/sans-titre.jpg?w=105&h=150 de la « Petite main ».

 

            Psychologue de formation, MICHELINE BOLAND transcende dans chacun de ses récits les émotions et les récits d’adultes qu’on lui a « offerts » dans sa profession et qu’elle a sentis vivre au plus profond d’elle-même sans jamais rien en dire.


Je la sais suffisamment fine et intelligente pour être certaine qu’elle connaît le transfert qu’elle a opéré vers ses histoires. Ce trop-plein de l’être humain jamais évacué…

 

            Les nouvelles sont brèves et ne lassent jamais le lecteur. Il est à recommander au lecteur qui n’aime pas s’attarder sur des histoires longues, mais certainement pas à conseiller à qui nage dans la déprime. C’est ainsi que je le ressens.


Si dans son livre sur la PNL, Micheline nous offre un plateau d’outils, ici, l’auteur raconte ...


            J’ai trouvé extra le titre trouvé, car ce livre de MICHELINE BOLAND, c’est exactement cela : des nouvelles à fleur de peau. Rarement un titre a autant collé à l’œuvre que celui-ci.

 

 

 Martine DILLIES-SNAET

http://users.skynet.be/TheDillies/

 

 

 

 

[sortie du livre: avril 2009 --- 170 pages]

[commentaires remis à :

«Actu »,

« jelistulisillit » ,

« critiques libres » et

à la «bibliothèque de Comines-Warneton]

 

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Micheline Boland et Louis Delville nous parlent de (XY²) de Martine Dillies-Snaet

6 Juin 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Fiche de lecture

http://chloedeslys.buygoo.net/users/1913/52/32/14/avatars/28-2.jpg(XY)² DE MARTINE DILLIES-SNAET
Une analyse double de Micheline Boland et de Louis Delville


Voici un livre dans lequel l'auteur partage les fruits de son expérience dans l'enseignement. Voici un ouvrage qui devrait, selon moi, être un outil intéressant pour de jeunes enseignants et des stagiaires de l'école normale. 

Martine aborde des sujets variés, de ces sujets dont on parle si volontiers dans les salles de profs. Martine nous fait réfléchir par exemple à un des choix qui s'offrent de nos jours : les photocopies sont-elles à préférer aux livres ? Dans ce point, elle ne néglige nullement la question des livres/cahiers qui sont en vogue mais se révèlent tellement coûteux. Martine nous livre aussi sa façon d'envisager les textes à trous, eux aussi, fort en vogue et que j'avais déjà entendu être remis en question par d'autres professeurs expérimentés.
http://users.skynet.be/TheDillies/xy2complet.jpg

Martine s'exprime souvent en terme de 'je'. Elle nous livre des anecdotes, des réflexions. Elle suggère des méthodes, des façons de se comporter et d'aborder les élèves. Elle soulève des problèmes comme celui des daltoniens. Elle ne craint pas d'entrer dans le détail de choses pratiques comme le matériel de base nécessaire aux professeurs et aux élèves. Elle ne craint pas non plus de s'adresser aux directions, aux inspecteurs. Martine qui fait preuve de bon sens et d'humanisme, veut aider et cela se sent. 

Martine personnalise ses conseils selon qu'elle parle d'enseignement professionnel ou d'enseignement général

Beaucoup de vécu dans ce livre de près de 270 pages à la jolie couverture. 


MICHELINE BOLAND

http://homeusers.brutele.be/bolandecrits/



Les livres "scientifiques" m'attirent et celui-ci n'a pas failli à la tradition. 

Martine y donne un véritable cours d'histoire de l'enseignement des mathématiques pendant trente ans. On voit défiler les différentes réformes que l'enseignement a dû subir et les "trucs" que l'auteur a utilisé au cours de ces années. Avec en permanence cette exigence de compréhension et du mot juste indispensable à l'apprentissage des mathématiques.

Elle accorde une grande importance au travail des élèves au tableau. De quoi apprendre à toutes et à tous à se retrouver dans la peau du professeur mais surtout à préparer les futurs enseignants à leur beau métier. 

J'ai beaucoup apprécié ces longs dialogues entre élève et professeur qui aboutissent à une compréhension détaillée d'un problème et de la solution. 

Un seul regret ? Ne pas avoir eu cours avec elle !

LOUIS DELVILLE

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Une poésie de MARIE-FRANCE MELLONE : Les deux amants

5 Juin 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Poésie

                   Les deux amants

 
http://fdata.over-blog.net/2/94/05/03/avatar-user-2249789-tmpphpRjkP55.jpeg

 


Quelque jour vous verrez un couple d'amoureux.                                
Elle sera bien vieille et lui sera bien vieux
Mais leurs yeux souriront au milieu de leurs rides
En se disant : << C'est bon de t'avoir eu pour guide.
Oh ! nous avons connu des moments difficiles,
Notre bonheur parfois nous a semblé fragile,
On ne vit pas longtemps sans faire de faux pas,
Oui mais j'ai toujours pu m'appuyer à ton bras. >>
Lorsqu'avec émotion ils revivront le temps
Où, jeunes loups, ils aiguisaient leurs dents
Il lui dira : << Pardon, j'ai fait couler tes larmes. >>
Et elle sourira de ses vaines alarmes.
Au profond du regard un tantinet coquin,
L'espièglerie au coeur il lui prendra la main
En murmurant : << Te rappelles-tu nos baisers
Si dévorants que nos bouches en sont usées ?
C'est loin, c'est bien loin mais c'était bon, c'était fou
Ce délire impatient qui s'emparait de nous
Et maintenant que ce feu est éteint je tremble,
Dis, si c'était la fin ? Mais nous sommes ensemble,
Je n'ai rien à craindre, je suis fort de ta force,
Tu es la sève du vieux chêne et moi l'écorce. >>
Regardez-les marcher les doigts entrelacés,
Aucune tempête ne les a séparés.
Non ne souriez pas car l'amour n'a pas d'âge,
S'ils sont moins passionnés ils n'en sont que plus sages.
Un jour j'aurai pour eux un regard bienveillant.
Qui sont ces deux amants ? Mais ce sont mes parents !

 

MARIE-FRANCE MELLONE

http://lesmotsdemariefrance.over-blog.com/


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CARINE-LAURE DESGUIN... SOUS TES SEMELLES DE VENT

4 Juin 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Nouvelle

http://idata.over-blog.com/3/65/07/04/_-34-recadre-3.jpg NOUVELLE AFRICAINE...

 

 

Sous tes semelles de vent, aux parfums capiteux de la savane et de liberté essentielle, toute la sagesse de la terre africaine marche avec toi, le voyageur sans fatigue, sans tristesse et sans valise.

La « Croix du Sud » t’a soufflé de t’arrêter ici, entre nos clochers d’églises désertées, nos cultures occidentales, et nos villes sans famine.

Tu es venu nous démasquer, toi qui viens de contrées où les masques dansent…

Tu es venu simplifier et débroussailler nos pensées, toi qui viens d’un pays de brousse et d’animaux sauvages…

Tu es venu nous évangéliser, n’est-ce pas, toi qui viens du continent sur lequel des visages blancs et sans masque ont, voici plusieurs dizaines d’années, enfilé chapelets et paraboles …

La première fois que tu as parlé devant notre assemblée, notre ignorance perlait jusque dans le cœur de la nef et tes mots de simplicité – à l’africaine – ont touché nos volcans éteints .

Tu es un homme grand, fort, au visage sans secret. Ta peau couleur d’ébène, c’est un bouclier de paix sans cérémonie ; ton sourire est large de sincérité, tes yeux tout remplis de bienveillance décodent nos interrogations et déposent dans le panier de nos innocences les noyaux véritables du cœur de l’univers.

L’histoire, c’est une route montagneuse, insolite et ironique…En uniformes, des blancs médaillés diplômés et hiérarchisés ont émaillé des kilomètres, traversé des brousses chaudes, ramé entre des gueules de crocodiles. Ils ont estampillé de leurs paroles épiphaniques des tribus d’hommes sages, des dogons qui lisaient dans les étoiles, des sorciers de village qui savaient les contes wabe

Aujourd’hui, habillé d’une soutane, tu vis et respires au milieu de notre peuple. Ta réussite est saine, elle perpétue les lumières de l’univers que les ancêtres de tes ancêtres t’ont soufflé, traversant les fleuves de la tradition orale depuis des centaines d’années de soleil et de brousse, de vents allumés et de forêts humides.

Cadeaux de la vie, les poussières d’étoiles que sont tes mots de sagesse, se déversent comme des poissons ailés, au milieu de nous, blancs de l’occident, troupeaux de gens rivalisant entr’ eux et oscillant entre plus et surplus.

Toi, le septième jour des quatre lunes, tu nous apprends non pas à avoir ; tu nous apprends à être. Tes mots de vérité, remontés des puits de la « Grande Vérité » résonnent entre les colonnades et nous raisonnent, nous, petits élèves aux mains ouvertes vers toi.

Tu nous racontes le dernier voyage du peuple des éléphants, tout près de la rivière Sankourou. Et tu nous siffles pourquoi la « croix du sud » se nomme dans certaines contrées « constellation kamala nkotsi ». Tu nous parles des grands arbres de la forêt vierge, ceux qui se moquent des petites lianes rampantes ; aujourd’hui, accrochés aux longues branches de leurs frères, elles grimpent, chevaleresques, vers le ciel tout grand de bleu.

Et le jeune homme, changé en antilope après avoir bu l’eau de la fontaine, savez-vous ce qu’il est devenu ? Nous, nous le savons ! Et savez-vous pourquoi ? Nous, nous le savons !

Et cet oiseau troglodyte, aux petites plumes malicieuses cachées dans les plumes de l’aigle au bec renversé, connaissez-vous sa destinée ? L’autruche, la « Reine des oiseaux », en rougit de satisfaction ! Quoiqu’en pensent l’albatros et le cormoran !

Tu nous racontes les paroles sacrées, celles qui descendent des chariots de feux et qui s’étoilent en toute innocence parmi nos assemblées de fidèles et d’infidèles. Sur l’autel de nos différences, tu superposes des étals aux couleurs de l’arc-en-ciel et les vitraux nous renvoient des images d’oranges , de citrons, de manioc, de riz, d’ignames pilés, de la sauce gombo, d’arachide ou de tomates ; les vendeurs engoncés dans leurs longues gandouras bleues , jaunes vantent leurs produits au milieu des musiques assourdissantes …

Les lumières et les senteurs des traditions orales de tes terres africaines colorent de partage de compréhension et d’écoute les cristaux de nos doutes et nos écumes litigieuses.

Avec simplicité, tu nous entraînes vers la confiance, la vraie, la grande, celle qui baptise tous les peuples des terres et des mers ; et qui hisse au-dessus des nuages les oriflammes et les calices des fraternités universelles .....

 

 Carine-Laure Desguin

http://carinelauredesguin.over-blog.com

Retrouvez Carine-Laure le 10 juin pour un texte poétique "Albertine Sarrazin"...



 

 

 

 

 

Carine-LAure Desguin

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CLAUDE COLSON : Réflexions tout à trac

3 Juin 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Textes

http://idata.over-blog.com/3/65/07/04/tete-Colson.JPG  Réflexions tout à trac*

Chapitre 3

Au début était la naissance, réflexions au fil de la plume

La mémoire de son corps se souvient. Ce soir-là il se voit, tout bébé, à la naissance ; son petit visage un peu fripé sortant du sexe de sa mère. Il cligne de ses yeux à peine ouverts, à la lumière du monde. Première agression. La sage-femme, habile, l’aide à passer les épaules. Sa mère pousse une dernière fois et, dans un long glissement, le voilà sorti, né, au monde !


Pour lui tout est à faire. Durant le temps qui lui sera imparti avant son retour au néant.


C’est la règle : on ne naît pas, on est mis au monde.


À nous de nous en accommoder. L’allemand, très précis, dit d’ailleurs, pour notre « je suis né », « j’ai été mis au monde ». Merveilleux usage de la voix passive. Au nouveau né de gérer ensuite et ce qu’il subit et ce qu’il fait. De maintenir la balance. Mais même l’action, l’actif, sont conditionnés par notre environnement. Nos choix sont, par essence, limités.


Et, puisqu’on ne naît pas, retenons de la « naissance » - phonétiquement – surtout le « sens ». À nous de le rencontrer : qu’il nous soit donné d’emblée, que nous ayons à le rechercher, voire à la construire. C’est l’objet de toute vie. Certains arrivent au but, d’autres restent dans la quête.


L’homme n’a rien demandé, rien choisi au départ. Il fait face.Du mieux qu’il peut. Jamais il ne saura le réel pourquoi de cet événement, de cet avatar qu’est sa vie. Rationnellement il ne saura même pas s’il y a un pourquoi. C’est la foi qui sauve (Luther). Le chemin se fait, paraît-il, en marchant : varié, heureux et/ou moins.


Et dans ce dernier cas rappelons-nous Dickens : Accroche ta douleur à ton dos, elle te portera loin.

 


(À suivre…)

 

Claude Colson

http://fr.creativecommons.org/images/cdr_bouton.gif*

http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre29492.html#page_3

http://claude-colson.monsite.wanadoo.fr/

 

Retrouvez Claude Colson le 14 juin pour le chapitre 4 de ses Réflexions tout à trac...

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KATE MILIE commente "C'est quoi ton stage?" de Sophie Vuillemin

2 Juin 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Fiche de lecture

http://idata.over-blog.com/3/65/07/04/KM-3.JPGC’est quoi ton stage ?   Sophie Vuillemin

 

 

Pierre, 14 ans, doit se trouver un stage. Pierre, ado bien de son époque, laisse le temps filer. « Ouf, » sa maman prend la situation en mains. Mais… quoi… elle l’envoie dans une maison de RETRAITE ?!

 

Pierre est épouvanté : « J’Y CONNAIS RIEN EN VIEUX, MOI ! ».

 

« L’accompagnement des personnes âgées et leur place dans la société est un défi que votre génération devra relever et… ».

 

On sourit énormément en lisant ce roman et on les tourne à la hâte ces jolies pages toutes plus vraies que vraies... Quiconque a eu de près ou de loin une  expérience "avec" les maisons de retraite en revit des événements ! Et il s'en passe des choses !  De Madame Lévery : « Connaîtriez-vous, jeune homme, un moyen de joindre Londres clandestinement ? » à la terrible partie de pétanque : « Méfiez-vous de Monsieur Saint Léonard. J’ai joué au scrabble contre lui : il triche facilement » en passant par l’épisode du joint : « J’observe la vieille dame allumer le joint d’un geste assuré. Elle se tourne vers moi : Tu veux essayer ? », Pierre en vivra des péripéties ! D’accord, il se rendra tous les jours au « 14, rue des Plantes » avec les pieds de plomb, mais peu à peu il réfléchira sur ces ascenseurs qui se ferment si lentement qu’on croit qu’ils vont tomber en panne… et bien plus encore…

 

Elle est subtile Sophie Vuillemin. Jamais moralisatrice. Elle nous raconte une histoire toute simple avec un humour fou. Mais ce qu’elle en fait passer des messages. Sans s'appesantir, elle nous offre en filigrane une réflexion très pertinente sur la place des uns et des autres dans notre société.

 

Et si elle a choisi l'humour (omniprésent de la première à la dernière page) le ton est fort, très fort : «J’appartiens à une tribu dont les adultes ignorent les lois et qui s’interroge sur leur foi mais qui, d’ici quelques années, mènera le monde».http://idata.over-blog.com/2/75/00/26/scan-couv.jpg

 

« C’est quoi ton stage » est un premier roman très réussi et bien écrit. A mettre absolument entre toutes les mains. 

 

Ce livre devrait faire le bonheur des enseignants en quête d’outils ludiques pour travailler sur la thématique de l’intergénérationnel.

 

Et puis… : « (…) Elle avait mon âge (…) Nous avons échangé un sourire et j’ai constaté qu’elle avait le même sac à dos que moi. Si ce n’est que sien était rose. Couleur fille. Qu’allait-elle faire dans ma maison de retraite ? Punie, elle aussi ? ». Bon, je ne vais pas tout vous raconter. Il faut le lire ce livre.

 

 

Kate Milie

http://kate-milie.skynetblogs.be/

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*M*C: je vis dans un monde de paradoxe

1 Juin 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Réflexions

4-up-on-2010-04-02-at-18.59.jpg"Ma méthode d’écriture n’est pas vraiment une méthode, ce n’est en rien quelque chose de difficile.


J’écris pour ressortir mes sentiments et mes émotions.


J’écris ce qui arrive dans ma tête et qui descend alors jusque dans mes doigts.


Parfois ce n’est qu’à la fin de mon texte que je me rend compte de ce que j’ai écrit. C’est un peu comme si je ne le contrôlais pas, comme si mon “atout” le faisait pour moi.


Quand j’écris, je ne réfléchis pas, mes mains écrivent ce que mes pensées lui disent, ce n’est même pas moi qui commande!


Les idées qui s’en déploient sont souvent liées à des événements de ma vie. Presque chaque texte parle d’une personne en particulier que j’ai un jour rencontrée dans ma vie, et la plupart du temps, ce n’était pas une si bonne rencontre que ça. Comme dit Vincent Engel, auteur belge, prof à l’IHECS et à l’UCL, “les heureux n’intéressent personne”: c’est pourquoi le malheur est toujours une source d’histoire.Je-t-aime-je-te-hais-couverture.jpg

 

J’écris rarement pour m’adresser au lecteur. Je considère ça plutôt comme un défouloir. Je n’aime d’ailleurs pas quand les gens me lisent ou me disent leur avis.


Pourtant, si j’écris, c’est pour être lue.


Je vis dans un monde de paradoxe.


J’écris surtout pour moi même en pensant à la personne concernée, comme si je lui écrivais en quelque sorte, mais la plupart des personnes concernées ne lisent jamais ce que j’écris sur eux, et c’est pas plus mal.


Certains textes sont en anglais car j’ai vécu un an aux Etats Unis, à Seattle. Depuis, j’ai mon cerveau qui est divisé entre le français et l’anglais et comme je ne contrôle pas ce que j’écris….la langue non plus. Au début, j’écrivais même moitié français/moitié anglais.


Je suis quelqu’un qui a un atout mais qui n’a jamais appris à s’en servir ni à le contrôler: alors, voilà le résultat!"

 

*M*C

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