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Le blog Aloys

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Qui est l'auteur de cette nouvelle ? Qui est le tueur ? A vous de me le dire...

11 Octobre 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Nouvelle

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Téléfilm américain

 

 


Vue sur une longue roulotte métallique, cernée de Mickeys et Bambis de plastique. De la fenêtre s’échappe un mélange de musique country et de grésillement de lard, ainsi qu’une fumée sauvage qui se colle sur la vitre devenue opaque.

 

La caméra s’y insère, écarte le rideau jaune et raidi de graisse, et frôle la nuque de Dawnelle, qui soulève la poêle et se dirige vers deux assiettes posées sur des sets de dentelle en vinyl.

 —  Man ? C’est prêt ! 

 — J’arrive, j’arrive sweety pie ! claironne une voix nasillarde.

 

Louella, la quarantaine, apparaît. Des cheveux d’un roux de tuyauterie, abondamment crêpés. Des seins ronds, tendus, luisants, dont les tétons pointent en louchant sous un t-shirt rose. Ce qu’on devine de son visage sous la couche de fard, rimmel, rouge à lèvres, bleu à paupières n’est pas désagréable. Elle est sanglée dans des jeans collants et sa cellulite y dessine un relief houleux.

 

Elle se dandine jusqu’à Dawnelle, l’embrasse avec un grognement, et s’assied en baillant. Dawnelle a 17 ans, la peau fraîche, trop maquillée; de grands yeux clairs devant lesquels dansent des faux-cils gros comme des moustaches de hussard; des cheveux courts,  noirs, avec des mèches vertes et rouges. Des lèvres rouges et luisantes, merci Cover Girl.

« Ah Man ! Mon premier job !

 

Elle s’assied en face de sa mère, qui baille toujours, mais tente un sourire.

«  Marre de l’école, Man ! Comme si le calcul et Faulkner allaient m’apporter quelque chose ! Je veux vivre intenselément, Man, acheter des trucs ! Tiens, je me ferais bien faire une fossette au menton ? Hein ? Man ? »

 

Reposant sa mug décorée du logo de Ricoh et de l’emprunte de ses lèvres, sa mère la calme : « Calmos, sweety pie, si j’avais pas eu l’bol de toucher l’assurance-vie quand ton vieux s’est enfilé un double pack de Budweiser dans le moteur avant de monter sur les échafaudages, j’aurais encore mes seins en gants de toilette ! »

 — T’es bien mallunée! Tiens, v’là trois crêpes au sirop avec un bout d’lard bien juteux et une tranche de pain ! C’était dur hier soir ?

 

Louella travaille au Bolo tie. Il y a un orchestre country dont le plus jeune des membres a 56 ans, des soixante-huitards nostalgiques de leur époque. Ils attachent les rares crins qui leur restent en une maigre queue de rat dans le dos, et ont des tatouages sur leurs bras de facteurs, fermiers ou menuisiers. Sex, love et rock’n’roll ne sont plus qu’un souvenir et quant à mordre la vie à pleines dents, ils n’ont plus une denture complète pour s’y livrer. Les clients sautillent dans leurs bottes à pointes et dessins d’arabesques, comptant leurs pas en souriant. Les serveuses sont aussi décolletées que possible. Louella a un succès fou avec ses ballons nacrés, et s’est attirée les ardeurs de Teddy Bear, le flic local, qui a une toison grise d’ursidé s’échappant du col, remontant dans le cou à l’assaut de sa tête, où elle trouve enfin son orée : une calvitie révélant une surface irrégulière et le cratère d’un comédon énorme. Gros, mou, il pense avoir le sourire de Jack Nicholson : une rangée de dents jaunies par le tabac à chiquer. Louella, en retard de paiement pour plusieurs amendes, doit souvent accepter d’aller « regarder les étoiles » dans sa voiture, et voit trente-six chandelles, secouée sur la banquette arrière pendant que Teddy Bear couine baby-baby-baby-babyyyyyy !

 — Dur, j’dirais pas, mais dégueu, ça oui ! Il avait une capote fluo, en plus !

 — Ooooh, Man, quelle mâle chance ! Bon, repose-toi, je prends la voiture !

 

On survole la Pontiac 1986 rose sur la route bordée d’autres trailers. Au loin, une multitude de ballons bleus et rouges s’inclinent sous le vent. Des guirlandes de petits drapeaux triangulaires rouges et un grand signe au néon : Car Paradise. Les cheveux de Dawnelle s’agitent autour de sa tête tels des éclairs noirs, rouges et verts. La caméra plonge lorsqu’elle se gare à l’entrée dans un parking plein de voitures de tous âges et styles, dont les pare-brises arborent un signe découpé en soleil orange avec le prix. Quand elle pose le pied au sol, on voit une chaussure de plastique transparent à semelle compensée de dix centimètres. Empoignant son sac en forme de téléphone elle se dirige vers la porte de verre, qu’elle pousse d’une main où une bague en forme de D luit de tout l’éclat du toc.

 

Une secrétaire dont le rouge à lèvres colore les dents la regarde s’avancer avec les yeux de Cléopâtre. De l’ongle du petit doigt elle tente de dégager une couenne de jambon coincée entre ses incisives, et émet un « mmmh ? » lorsque Dawnelle s’arrête devant elle, souriante.

 — Dawnelle McKinley ? Pour aider avec le téléphone et le sectérariat ?

 — Ah ! Mmmmh !


La dame ne sait plus libérer son ongle et tire dessus, au point qu’il se décolle et reste planté là, comme une lame de couteau. « Shoot ! » rugit-elle d’une voix de basse. Quelques postillons écarlates tombent de sa lèvre sur son bloc note à en-tête. La porte signalée par la plaque « Jacke Bomberg, Direction » s’ouvre, et un homme paraît. Stetson et santiags crème, jeans galbant, chemise frangée, fossettes. Les dents blanches comme des pilules d’ecstasy. Son regard glisse sur Dawnelle et en apprécie les atouts. Ignorant sa secrétaire qui de postillonnante est passée au spray à hémoglobine, il tend une main sans alliance à la jeune fille. Son regard, rampant sur son décolleté, enregistre la chaînette en strass à son nom. « Dawnelle ? » fait-il, gardant sa main une délicieuse seconde de trop. Les seins de la jeune fille tressautent, donnant vie au décolleté. Il a retenu mon nom

 

***

 

Dawnelle se félicite d’avoir abandonné l’école. Elle répond aux appels téléphoniques avec un chantant : « Car Paradise hello-oh ici Dawnelle que puis-je pour votre sévice ? » Et fait suivre à Hetta, (dont la lèvre commence à guérir) ou Jacke s’il est là. Hetta hérite aussi des messages, car son orthographe nécessite un briseur de code. Mais ses décolletés émeuvent Jacke. Qui lui rapporte souvent, sous l’œil grognon de Hetta, des portions de poulet panné et purée de chez KFC, avec double dose de sauce, ou des pizzas double fromage triple jambon quadruple lard, qu’ils partagent gaiement dehors, assis sur l’aile d’une des voitures. Ils boivent à la même grande bouteille de 7 Up, s’épiant sensuellement lorsque leurs lèvres touchent le goulot commun. Dawnelle Bomberg, se répète-t-elle le soir, gonflant les lèvres en forme de gros beignet rose ou orange. Je serai la patronne du Car Paradise, je travaillerai encore à mi-temps jusqu’au premier bébé, je répondrai Car Paradise Hello-oh, ici Miss Bomberg, que puis-je pour votre sévice ? 

 

« Il y a un nouveau shérif, paraît-il »  annonce Louella un matin.

 — Ah bon ? Le vieux Kierstead s’en va ?


Louella s’inquiète : son sein gauche a nettement ramolli et part sur le côté comme pour se cacher sous son aisselle. D’un ongle acheté au drug-store tout fait et collé de frais par son amie Bébé, elle se lisse le sourcil. « Teddy Bear me l’a dit hier. Il arrive demain de Californie. En tout cas, voilà deux nouveaux venus : ton patron et notre shérif ! »

 

***

 

Travelling avant : la porte du Bolo tie s’ouvre, libérant une onde de choc aux accents de musique country.  La caméra se déplace circulairement : un long comptoir de bois, une estrade où se démènent les vieux hippies d’autrefois reconvertis en Route 66. Une banderole au-dessus de l’estrade clame sa joie : Bienvenue au shérif Prewitt !

 

Dawnelle, dans un top de dentelle de nylon noir qui bouloche, est assise au comptoir. Jacke, le sourire aveuglant Louella qui est de service et dépose un grand verre de bière devant lui, a le bras gauche autour des épaules de sa fille, laquelle rêve en buvant un margarita. C’est la première fois que Louella le voit. Un beau gars, aux intentions sérieuses. L’argent ne manque pas. Le garage marche bien, et il s’est acheté un ranch magnifique. Il s’insère bien, et si tout va comme elle l’espère, elle pourra bientôt renvoyer Teddy Bear et ses capotes fluo chez sa femme, en vertu de son statut de belle-mère de la plus grosse fortune du coin. Et elle viendra ici en cliente. Peut-être Dawnelle lui offrira-t-elle un nouveau sein pour Noël. Ah, espérons !

 

La porte s’ouvre, laissant entrer l’air froid, le nouveau shérif et les deux flics locaux, dont Teddy Bear. Le shérif Prewitt a de la prestance. La trentaine, blond et très bronzé, la démarche d’un amputé de frais s’habituant à sa prothèse. Un heureux changement après le vieux Kierstead et ses grandes auréoles humides autour des aisselles. Mais, se console Louella, il gagne moins que Jacke.

 

Le shérif fait un petit speech de l’air assuré d’un chanteur de Broadway, affirme qu’il est heureux d’être là. Il serre la main de tous, refuse de participer à la square danse qu’il ne connaît pas mais s’en excuse avec grâce, promettant de s’y mettre. Sourit à Louella, « pas trop fatiguant de rester debout toutes ces heures ? », complimente Dawnelle pour sa coiffure so damn cool, demande à Jacke où il était avant d’arriver ici. Californie, répond-il, libérant son sourire lumineux. « Tiens ! Où ça ? » « Un petit bled à la frontière mexicaine, Las Almas… » « Las Almas ?… Mince alors ! Je n’étais pas bien loin de là ! Je m’occupais de cette série de crimes le long de la county road, vous avez entendu parler ? »

 

Mère et fille sont abasourdies. Deux nouveaux arrivés en provenance du même endroit, et les voilà en train de parler de crimes !

 — Oui, j’étais là… mais je n’ai pas suivi ça de près ! Des femmes rousses, non ? 

 — C’est ça, rousses, la quarantaine…poignardées, et le visage recouvert de farine… 


Un hoquet rauque retentit. Louella, livide, tâte sa chevelure cuivre. Sa bouche reste béante pendant un moment, puis elle se met à rire. « Vous l’avez attrapé, hein shérif ? »

— Hélàs non, il court toujours. Et la police de Floride s’est mise en contact avec nous à l’époque, car deux femmes y avaient été tuées de la même façon !

- Et s’il est par ici, maintenant ?  gémit Louella, dont le sein gauche s’incurve mollement, révélant sous le choc de lents mouvements de matelas aquatique.

- Ne vous en faites pas! S’il devait venir, j’ai son dossier bien là, fait-il en s’enfonçant si fort le doigt sur le front que l’extrémité en devient blanche, et il trouvera à qui parler ! Mais c’est peu probable! 

 

Jacke commande un second verre à Louella qui a une moue soucieuse et, profitant d’une pause de l’orchestre, il lance une œillade à Dawnelle et insère deux doigts dans la poche de sa chemise. Pressentant un moment Kodak, elle a un gémissement de chiot, et une boite de velours rouge apparaît. Louella en oublie sa crinière et regarde, la bière ruisselant du verre dans une mousse chiche comme de l’écume d’eaux sales. Un yiiiii haaaaaaaw de cow-boy sort de la gorge de sa fille à la vue du bijou. Un D et un J de diamants enlacés, avec un minuscule drapeau américain de saphirs et rubis au sommet.

« C’est sexquis ! C’est sexquis ! » répète-t-elle.

« Really cool ! » commente le shérif, dont on ne sait s’il parle de la bague ou du décolleté de Dawnelle, car ses yeux ont bien l’air de vouloir jaillir pour aller s’y coller amoureusement.

 

La bague a arraché un maussade « Huh ! » à Hetta. Dawnelle ne fait plus que s’amuser à faire jouer les rayons du soleil dans les diamants, chantonnant « Ting - ting ! » quand un rai aveugle Hetta, qui se protège alors les yeux et laisse fuser un chapelet de jurons. Jacke fait souvent venir la jeune fille dans son bureau, d’où Hetta entend rebondir meubles et objets. Dawnelle en ressort la démarche incertaine, la chevelure comme si un pétard y avait explosé, l’orange ou rose à lèvres baveux. Quand Jacke doit s’éloigner quelques heures, Hetta assiste malgré elle à un baiser qui ressemble à un combat entre plantes carnivores. 

 

***

 

Très gros plan sur deux ballons roses et argent en forme de cœurs plantés dans la pelouse. Happy Birthday y serpente en lettres rouges. Travelling vers le seuil de la roulotte, où Jacke se tient, un gros ours en peluche rose chewing-gum, vêtu d’un short décoré du drapeau américain en simili cuir à la main. Il frappe à la porte qui s’ouvre et livre passage à Dawnelle qui bondit à son cou. Il retient son Stetson, riant de tout son râtelier étincelant, et annonce qu’il les emmène, Louella dont c’est le jour de congé et elle, au Bolo tie pour son anniversaire.

 

La salle est décorée de cœurs où les lettres Dawnelle brillent d’un éclat métallisé. Les clients poussent des you hou amicaux, applaudissant et agitant de petits drapeaux imprimés à son nom. Des bannières et banderolles, guirlandes de paillettes multicolores et serpentins partout. On dirait qu’on a jeté une bombe dans un camion de cotillons. Route 66 a été remplacé par Orville, l’employé du Shop-Rite qui se prend pour Roy Orbison. Depuis toujours il travaille avec une perruque noire qui glisse sur son crâne, et des lunettes si sombres qu’il confond oranges et pommes. Star d’un soir il roucoule Yo te amo Mariiiiiia ! Dawnelle a les larmes aux yeux, et un faux-cil se détache, se recourbant comme une chenille noire. Le shérif s’approche, menton conquérant, et s’exclame « Happy-happy birthday, isn’t cool ? » mais elle se rue au vestiaire, une main devant l’œil.

 

Lorsqu’elle revient, il l’attend, le bouffant et le laquage de la chevelure parfaits. Une odeur sulfureuse l’entoure, et elle fronce le nez en cherchant Jacke et sa mère du coin d’un œil à nouveau frangé de cils froufroutants.

 « Oui, je sais, j’ai des flatulences quand je suis ému ! » constate le shérif avec nonchalance, ajoutant : « Jacke a eu une urgence et va revenir, et votre mère est sortie fumer … On danse en les attendant ? »

 

Dawnelle s’inquiète : et si ça colle aux cheveux comme l’odeur du feu de bois ? Mais elle est flattée de l’attention du shérif, qui la tient si serrée qu’elle en a la bouche de travers et les seins aplatis comme pour une mammographie. Il bêle and I’ve been cry-y-y-ing, over youuuuuu, ooooh cry-y-y-ing ooooover youuuuuu, troublé. L’air a une densité pénible. Il sourit amusé et dit « Sorry, Dawnelle, c’est mon péché mignon, incontrôlable » Elle sourit bravement en retour, priant pour voir revenir Jacke, si elle peut encore voir quelque chose dans ce brouillard fétide… Orville enchaîne sur Pretty Woman, et bien qu’elle échappe à l’étreinte virile du shérif pour cette danse plus aérée, les effluves montent à ses narines. Lorsque Jacke revient, c’est en apnée qu’elle l’accueille. Blottie contre son torse elle se laisse aller à son grand bonheur, tandis que le shérif se dirige vers la sortie après un dernier regard rampant sur son décolleté.

 

Un cri strident s’élève du parking. Tout le monde se rue dehors, piétinant Roy Orbison au passage, cassant ses lunettes et traînant sa perruque au sol. Le vieux MacPherson, populaire pour avoir épousé sa cousine de 13 ans quand il en avait 45, est penché sur une forme près des poubelles. On devine une chaussure de toile ornée de fausses turquoises, dont le prix est encore collé sur la semelle.

« Man ! » hurle Dawnelle.

 

La foule s’arrête net devant Louella, le visage recouvert de farine, un sein s’érigeant vers le haut et l’autre coulant vers le bas. Son chemisier de cow girl frangé ressemble à la palette d’un peintre. Une boîte de Friskie poisson de mer ouverte la chapeaute de guingois. En pleurs, elle s’appuie du coude à la poubelle la plus proche. Le shérif la relève et la soutient tandis qu’elle oscille dans les bras de Dawnelle.

- J’voulais qu’pisser, explique le vieux MacPherson, dans un balancement de son dernier chicot,  et j’me suis amusé à viser sur c’tas d’vieilles fringues, et ça s’est mis à bouger !

 

En effet les jeans blancs de Louella sont non seulement souillés de farine et d’une sauce spaghetti, mais une auréole jaune y fume encore.

- Le tueur de rousses ! Le tueur de rousses m’a attaquée ! hurle-t-elle au shérif, qui cherche à protéger sa belle chemise craquante d’amidon.

 - L’avez-vous vu ? demande-t-il, la tenant à distance comme pour sonder son regard, ce qui est impossible vu les stries de maquillage.

- Rien ! Je protégeais la flamme de mon briquet de la main. Il m’a tirée par les cheveux si vite que j’ai tout laissé choir, et alors, alors…

 

Elle s’effondre sur lui et continue en redressant la tête, hagarde « il m’a ri au nez ça te plaît, hein, grosse rouquine, un teint de macchabée ?, en me versant un paquet de farine dessus » Elle pleure de plus belle, tandis que Dawnelle et Jacke l’entourent, la soutenant vers la voiture de Jacke.

- Heureusement, chère Madame McKinley, vous en êtes quitte pour une belle frousse et un nettoyage à sec…  constate Jacke.

- Il a voulu me tuer ! Regardez ! crie-t-elle, presque délirante, indiquant d’un doigt agressif un trou sous la ceinture de son jeans, trou qui révèle une gaine extra forte d’un rose brillant et de l’épaisseur d’une cotte de mailles, dont les fils se tordent autour d’une déchirure aux contours sauvages,  je suis tombée de peur, et il a dû penser que c’était fait, le monstre…  termine-t-elle entre les pleurs et l’hystérie.

 

***

 

Alors qui est l'auteur de cette nouvelle ? Qui ? Et qui est le tueur ?

 

La suite ? Demain...

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A LA UNE...

10 Octobre 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #ANNONCES

bobclinA voir sur ACTU: le programme de l'émission "Nos amis et les amis de nos amis" du dimanche 17 octobre 
L'équipe d' ACTU-tv a fait fort pour cette septième émission avec Micheline Boland, la stakhanoviste de l'écriturehttp://photos-f.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc4/hs400.snc4/46278_468386717358_676387358_6699662_3998134_s.jpg (notre photo), le groupe "Water Deep" qu'on a filmé à l'Os à Moëlle,une véritable révélation, le nouveau CD du Commandant Danofsky et Aurélien Belle, vidéaste fou et chanteur compositeur.

Voir: ICI : http://www.bandbsa.be/contes.htm

 

Voir le programme complet sur cette page web
http://www.bandbsa.be/actutele /emission07-du-17.10.2010/emission17.10.Htm


 

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http://www.bandbsa.be/contes/actu.jpgA voir sur ACTU: En attendant l' émissio d' ACTU-tv du dimanche 17 octobre, tournage de l'interview de Michelinehttp://photos-h.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc4/hs420.snc4/46279_469026652358_676387358_6710035_4542012_s.jpg Boland dans le jardinet de Bob,... Derrière la caméra, Dominique Brynaert... Public du tournage: Dominique Leruth, Cathy Bonte et son mari Diégo. Photos volées du paparazzi Louis Delville reprise sur le blog d' ACTU-tv : icihttp://www.bandbsa.be/contes.h tm

 

 

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SIMPLE RAPPEL !!! LA PREMIERE PARTIE DE LA NOUVELLE PUBLIEE POUR LE JEU ALOYS ARRIVE DEMAIN..........

 

J'ESPERE QUE VOUS SEREZ NOMBREUX A VENIR TENTER VOTRE CHANCE...

 

 

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amourpuissanceJosette LAMBRETH et son roman, "Cinq pages" à l'honneur dans la revue Le Bibliothécaire: "Ce « roman-documentaire » devrait être lu par tous, y compris et peut-être surtout par les jeunesOccidentaux de ceBelle-Epoque-cover- début du 21e siècle qui, habitués à leur confort moderne, ont peine à croire qu’iln’en a pas toujours été ainsi !"
Pour lire la suite, rdv p 29 de cette revue littéraire !
Egalement dans le n° 3/2010, [Amour] Haine de Jean-Jacques Manicourt p 34 et Une belle Epoque, de Kate Milie, p39

Pour plus d'info: dagneau.michel@skynet.be
Le bibliothécaire, périodique trimestriel, Rue de Bruxelles 87, B 1470 Genappe, Belgique


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http://www.bandbsa.be/contes/actu.jpgA voir sur ACTU: Les auteurs de Chloe des Lys de A à Z aujourd'hui: Beaucamps Patrick T’écris quoi ? " Ce qui me passe par la tête... Ca peut être sous forme de poésies mais aussi de nouvelles comme « 200 ASA ». Jehttp://photos-h.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash2/hs092.ash2/37957_469887832358_676387358_6722348_3130206_s.jpg pense m’atteler à un roman un de ces jours mais c’est un marathon à courir et pour le moment, je n’ai pas assez de souffle." voir: 'who is who' :http://www.bandbsa.be/contes.h tm

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Georges Roland : si tu partais un jour...

9 Octobre 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Poésie

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SI TU PARTAIS UN JOUR

 

 

Si tu partais un jour pour un autre univers

Me laissant harassé de mille souvenirs

Je pleurerais un jour mais là n’est pas le pire

L’amour n’est pas l’écho d’une vie à l’envers

Il est dans l’avenir comme dans le passé

Si tu partais si loin qu’au-delà de l’espace

On ne voie plus de toi que l’ombre d’un sourire

Une photo jaunie l’image du désir

Un mot un rire un geste ou même une grimace

Mais qui revient toujours solitaire et glacé

Je n’avais rien appris qu’une morale éteinte

Et de toi m’est venu un monde scintillant

Une terre promise un carrosse brillant

Je ne connaissais rien avant ta douce étreinte

Je serais mort de peur si ce n’est d’amitié

Tu m’as appris l’amour ne m’abandonne pas

Je ne suis pas de ceux qui marchent droit devant

Comme une ombelle blanche emportée par le vent

Je n’ai de port d’escale qu’au rythme de ta voix

Ton large est l’océan du monde tout entier

Dis si tu pars si loin que j’en oublie ton nom

Qu’il ne reste de toi qu’une pierre morose

Je serai chaque jour je verrai chaque chose

Comme si tu vivais au creux de la maison

Tu seras l’univers autour de ton féal

Si tu partais un jour j’y survivrais si peu

Je n’aurais pas le temps d’imaginer ta mort

Je partirais si vite je serais sans remords

Comme dans un éclair je rejoindrais le feu

Et dans l’immensité verrais mon idéal

Chansons de Roland

 

Georges Roland

http://www.bernardiennes.be  et  http://www.georges-roland.com

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Noir Mouvant : une poésie de Sélène WOLFGANG

8 Octobre 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Poésie

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NOIR MOUVANT

 

 

Quand le Zéphyr prépare un sort à la nuit,

La lune moirée par la spirale fauve des sens

Vous livre mon âme qui se tortille,

Traîne sa masse fluctuante

Et esquisse une flamme

Sur les murs de votre alcôve.

 

La flamme, mon oppressant désir,

Suivez son sillage,

Il vous fera tomber

Dans le gouffre de mon insolence.

 

Je suis le spectre à la voix

Qui vous mord les vertèbres.

Allongée dans votre jardin mental,

Je passe un fil astral en l’aiguille

Des sentiers expiatoires de ma dissolution.

 

Chut! Silence! Ecoutez mon chant!

Mon chant est un piège à y mourir,

Il polit votre mensonge.

 

Prenez et mangez

Mon ambroisie à la mandragore,

Buvez le sang de mes stigmates reflétés

 

 

 

Par le noir mouvant des voyelles.

 

Chut! Silence! Ecoutez mon chant!

Déjà, il vide les tiroirs de vos cœurs séchés.

Il déplace les meubles désolés

De vos profondeurs où l’idéal dort.

 

Des souterrains du verbe frémir,

Emergent les sangsues d’un amour perdu.

Elles descendent en vous et glissent

En vos veines les plus durs émois.

 

Séchez vos paupières!

Je me dérobe avec l’astre qui se tord.

A l’avenir, prenez garde!

N’entrez plus dans l’univers

Des nymphes sanglantes

Gisant sur l’humus de brume calcinée

Qui ampute l’azur triomphant

Comme la virginité.

 

Séchez vos paupières!

Je disparais avec le tumulte des temps.

 

 

Sélène WOLFGANG 

http://selenewolfgang.tripod.com/

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ELLE, LA CARABOSSE ET L'AMAZONE... Un extrait du recueil "Un, Deux, Trois,Soleil"

7 Octobre 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Textes

Visuel Auteur - PDNAElle, la Carabosse et l’Amazone

 (Extrait du recueil Un, Deux, Trois, SOLEIL !- Editions Chloé des Lys, 2010)

 

 

Il a passé le seuil, Elle ne se retournera pas.


Comme chaque soir, il ne repousse pas la porte, il la claque.


Il l’agace.


Arc-boutée près de la cheminée, Elle décape la pierre grise, à jets d’acide aussi corrosif que son  humeur de fin d’après midi.


Elle feint d’ignorer sa présence et  garde le dos obstinément tourné. Les cheveux en bataille, poissés par la suie abondante qui tombe du conduit, Elle se sent  secrètement ravie de l’embarras produit.


            C’est un jour où « Elle est en dedans », mi- lasse, mi-révoltée, fatiguée, cherchant prétexte à se lamenter, et rejetant sans appel tout ce qui rendrait légères ses pensées. L’humeur guerrière d’une Amazone.

 

  « C’est moi – dit-il timidement-, je suis rentré de bonne heure… ».


            Une sorcière Carabosse sommeille, planquée sous l’amour de la femme comme un paquet de poussières noires, caché sous un tapis. Réveillée par l’humeur de son hôte, Carabosse s’enhardit et crache ses baves  d’amertume à l’oreille de la femme « Et alors quoi ? Hep ! Tu m’écoutes ? Ne te laisse pas faire. Qu’est ce qu’il croit ? Qu’il s’agit d’un exploit ? Il est rentré de bonne heure, et alors ? C’est un cadeau qu’il te fait là ? Pour un peu, il va te falloir le remercier, Lui, et pourquoi pas Dieu, Allah, Bouddha !  ».

 

            Elle frotte de plus belle la pierre réfractaire à ses efforts, s’acharnant à décider qu’elle doit être récurée ; ses doigts ripent à l’intérieur des gants trop grands et Carabosse se fait véhémente : elle glousse sournoisement et lui prédit l’état dans lequel vont se retrouver ses mains de femme, d’ordinaire douces et blanches.123soleil


            Un boulet de dynamite sarcastique s’engage dans sa trachée : elle est fin prête à ouvrir les hostilités ; les mots désobligeants et les reproches virulents piétinent impatiemment, comme les sabots des chevaux qu’on retient, contraints et fébriles, juste avant que se lève la barrière du champ de course.

 

            Elle l’entend qui se glisse quelques mètres derrière elle, penaud, dérouté par l’accueil dont il ne sait pas encore s’il vient de l’antarctique glacé ou du ventre sulfureux de l’Etna. Ses pas sont mesurés, hésitants, martelés par des chaussures qu’il n’ôtera qu’après avoir circulé dans toute la maison, inconscient des traînées de boues répandues sur le carrelage qu’Elle a, « encore », ciré. Il circulera chez eux comme dans un hall de gare dont il ne nettoie jamais les sols.  Il l’horripile. Humeur assassine.

 

            Il ne bouge plus, il attend, réalisant tout à coup que c’est pour Elle un jour où Elle est « en dedans ». Ses idées à lui se bousculent, tentent d’articuler un raisonnement pour s’excuser des méfaits qu’il ignore et qui ont transformé sa femme en cette Amazone prête à lui découdre les tripes. La tension crépite du sol au plafond. Les chiens renoncent à la danse d’accueil réservée chaque soir à leur maître et filent s’aplatir derrière les fauteuils. Le chat a l’échine arrondie, il guette une sortie.

 

            Elle se retourne enfin, se redresse, prête à tirer le premier boulet, quand ses yeux rencontrent les siens. Il a toujours le regard doux, vulnérable, de l’enfant qu’il était. Elle regarde ses mains aux doigts nerveux, qui s’étreignent à défaut de savoir comment se comporter. Il sourit. Elle envoie Carabosse valdinguer dans les douves, désarme l’Amazone. Le conflit est terminé, elle est sortie « du dedans », Elle lui rend son sourire.

 

            « Je t’ai acheté une fleur », dit-il en lui tendant une belle verrine où s’épanouit quelque chose. Elle chausse ses lunettes de myope. Elle n’en a pas besoin, c’est juste pour gagner du temps. De tout petits piments rouges, turgescents, se dressent au milieu d’un fouillis de feuilles vert foncé.


« Ce sont des piments, tu n’aimes pas les roses… ». Elle rit.


C’est vrai, elle n’aime pas les roses. Il n’a pas oublié. Après tant et tant d’années, elle s’est encore trompée : il n’avait pas cessé de la regarder.

 

 

JOSY MALET-PRAUD

WWW.LASCAVIA.COM

 

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NATHALIE MARCON: je laisse vivre mes personnages... Un interview de Christine Brunet

6 Octobre 2010 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #interview

http://nathalie-marcon.com/nuit.jpg

Nath-2010.JPG

 

 

Ouvrons le site de Nathalie MARCON...

 

 

 

 

Et c'est le monde enchanté de notre enfance qui refait surface, impromptu, rafraîchissant, tout doux...link

 

Mais il est vrai que toute ma jeunesse a été bercée par les histoires fantastiques des contes que je lisais et relisais en boucle... Un imaginaire qui a abreuvé mon esprit, assis ma culture du roman, de l'histoire, de l'écriture, tout simplement...

 

 

Le conte de fée... Un genre à part, selon moi... Un monde d'enfant créé par les adultes...

 

Je me suis alors demandée comment Nathalie Marcon imaginait ses histoires, comment elle donnait consistance à ses personnages féeriques. J'ai voulu savoir si son processus créatif était semblable au mien... ( Il faut dire que j'écris des polars... ), persuadée que la construction d'un conte est aussi éloignée de celui d'un policier que la 5e symphonie de Beethoven l'est d'une création de Crankset... tout en appréciant ces opposés de la diversité créative, bien entendu !

 

Et voilà les réponses que j'ai obtenues...

 

Que représente l'écriture, pour toi?

L’écriture est pour moi un exutoire, un besoin, un amusement, bref, une nécessité qui me permet de m’épanouir dans la vie. Quand j’écris, mes problèmes s’évanouissent comme par enchantement, je suis déjà à ce moment précis dans un conte de fée.

  http://nathalie-marcon.com/fee.gif

Comment imagines-tu tes récits?

 Pour créer mes histoires, je me base souvent sur des événements réels de ma vie, événements que je transforme, que je romance. Il suffit d’un tout petit fait pour que l’aventure commence. Je ne sais jamais à l’avance ce qui va arriver à mes personnages. Je ne fais pas de plan, je mets simplement en place les protagonistes et ensuite, je me retrouve comme plongée dans un film où je ne suis qu’observatrice ; je laisse vivre mes personnages.

Moi, je n’ai aucun mérite, je ne fais que relater ce qui leur arrive. Je suis d’ailleurs souvent surprise de la direction que peut prendre une histoire ! Quand j’écris un conte de fées, je vis ce conte et c’est ça qui est merveilleux. L’idée de « Maud et le pouvoir des fées » est venue le jour où plusieurs papillons sont venus se poser sur la robe de ma fille, il y avait quelque chose de magique, c’est à ce moment que mon esprit s’est mis à vagabonder…  Quant au « Château imaginaire », tout part d’un rêve que j’avais fait.

 http://nathalie-marcon.com/nathalie.JPG

 

 

Depuis quand écris-tu?

 J’ai toujours été attirée par l’écriture. Toute petite, j’étais fascinée par les livres. Les dessins, les couleurs et les lettres qui étaient couchées sur le papier m’envoûtaient.

Adolescente, j’adorais écrire mais je ne me croyais pas douée car je détestais les rédactions.

http://www.bandbsa.be/contes/chateaurecto.jpgJ'ai compris bien plus tard que ce que je détestais en réalité c’était de devoir exposer ma vie au professeur (exemple typique de rédaction : qu’avez-vous fait pendant les vacances ?)

En réalité, c’est pendant cette période de l’adolescence qu’écrire était devenu pour moi un rêve. Rêve que j’ai mis de côté jusqu’à la naissance de ma fille. Ma fille ne semblait pas s’intéresser à la lecture, j’ai donc trouvé comme astuce de lui écrire des petites histoires où elle était l’héroïne. Je suis finalement contente de moi car ce truc a fonctionné !

 

 

"Tu as de la chance, Nathalie..." pensais-je à cet instant de son texte. J'ai écris une aventure pour mon fils, huit ans... Une histoire de zombies extraterrestres... Il en est toujours au 5e chapître... Je suis visiblement moins douée pour me projeter dans l'univers des enfants...


Comment en es-tu arrivée à te faire publier http://nathalie-marcon.com/couverture.jpgchez Chloé des Lys?

 Ce sont des amis qui m’ont conseillé de publier ce que j’écrivais. C’est comme ça que tout a commencé…

 

Des projets?

Pour l'instant, je suis en train de travailler sur une comédie policière. Je change carrément de style, ça me fait du bien car je peux ainsi me lâcher un peu plus au niveau de l'écriture; dans cette comédie, je ne suis pas obligée d'employer des phrases simples...

De plus, je m'amuse beaucoup en l'écrivant, tout ce que je peux dire c'est que certains personnages cumulent les catastrophes !

 

Sur ton site, tu parles de ta fille et de son goût pour la lecture mais aussi pour l'écriture...

Maud aujourd’hui dévore les livres, le fait de lire l’aide à s’évader.

Elle a écrit une petite nouvelle intitulée « Les fleurs de Clarisse ». Il y a maintenant deux ans, grâce à cette nouvelle, elle a gagné le concours de « Femmes d’aujourd’hui ».http://www.nathalie-marcon.com/photoavecmaud.JPG

Elle a également écrit d’autres petites histoires mais je ne les ai pas encore mises sur le site.

Elle a plutôt une bonne imagination (meilleure que la mienne !) et je pense de temps en temps à sortir un livre qui reprendrait tant ses nouvelles que les miennes. Ce serait sympa de faire quelque chose ensemble ! Elle adore également dessiner et est plutôt douée. Elle pourrait, si j’arrivais à lui dégager un peu de temps, illustrer nos histoires.


C'est étrange comme le processus de création paraît aller de soi, se suffisant à lui-même. Une image, un fait bénin, et l'imagination de l'écrivain fait le reste, un peu comme une source qui grossit au fur et à mesure du récit, des aventures, de la construction des personnages pour devenir un fleuve qui emporte tout sur son passage, l'auteur comme le lecteur...

Si l'écrivain tente d'en maîtriser le courant, il se laisse souvent emporter et s'étonne du résultat final... si éloigné du petit avatar du début: il a donné la vie...

 

Pour en savoir plus au sujet de Nathalie Marcon, lisez l'interview de l'ACTU... link

 

 

Christine Brunet

 

Cet interview est paru sur le blog "recreaction" le 25/04/2010

 

http://recreaction.over-blog.org

http://aloys.over-blog.com

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Un poème de Françoise Castera : Haïti

5 Octobre 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Poésie

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Haïti

 

Entre pays maudit et perle des Antilles

C’est ma vie que l’on prend et mon cœur qui oscille

Je ne veux pas pleurer mon fils ni ses amis

Qui prennent tous les risques au mépris de leur vie

J’ai peur pour eux pour tous et surtout ces enfants

En train d’agoniser…et cela prend du temps.

Si les secours sont là, utiles et présents,

Ils ont les mains liées – c’est un pays absent.

Ceux qui se succédèrent n’ont pensé qu’à eux-mêmes.

Ils étaient les nantis, et leur pouvoir extrême

N’incluait pas les gens qui hurlaient leur famine…

Qu’importent ces paysans qui vivaient de rapines 

 

Avez-vous vu ce couple qui cherchait son bébé

Ce petit Haïtien qu’ils avaient adopté

T’en souviens-tu, Préval, tu aurais pu signer

Mais tu ne l’as pas fait. Le bébé est resté.

Pourtant tu étais là, côtoyant les soldats

Envoyés par l’O.N.U.   Tu riais aux éclats !

Te souviens-tu, Préval, de passage chez nous

Où tu fus étudiant, un peu, mais pas beaucoup

Rêvant de pommes frites, rêvant de mayonnaise

Je t’ai servi ce plat et j’étais mal à l’aise

Tes idées politiques me paraissaient étiques

Le personnage entier me laissait très sceptique

 

Je raconte ceci car j’ai trop de chagrin

De mon défunt mari tu étais le cousin,

Le cousin par alliance – l’alliance fut rompue –

Le président restait, bien assis, bien en vue.

Mon amour est chez toi, c’est mon fils, c’est ma vie,

Il est parti chez toi pour aider son pays

Il n’a pas oublié l’idéal de son père

Il combat pour les siens et son père serait fier

Il parle de ses frères, ses frères haïtiens

C’est un homme meurtri. mais mon dieu qu’il est bien

Et s’il écrit qu’il m’aime, il n’est pas partagé

Il a trouvé sa voie, son chemin est tracé…..

 

Il est tellement jeune, accordez-lui la vie

Accordez-lui le temps de fonder sa famille

 

 

 

 

Françoise CASTERA

http://www.facebook.com/profile.php?id=1814167205&ref=search

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A LA UNE...

3 Octobre 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #ANNONCES

bobclinA voir sur ACTU: "Aimer à mûrir" de Stephane Ekelson " (Chloe des Lys). J’habite en ce moment à Jette, unehttp://photos-b.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash2/hs122.ash2/39442_466857137358_676387358_6664608_2360581_s.jpg commune bruxelloise où il fait encore bon vivre, où ses habitants savent encore rire malgré les moments difficiles... ‘Aimer à mûrir’ est un livre fragmenté et fictif. Il émet par petites doses des ondes philosophiques et introspectives qui sont allégées par des passages poétiques et une bonne dose d’humour." Voir ici:http://www.bandbsa;be/contes.h tm

 

 

 

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bobclinA voir sur ACTU: Les aventures extraordinaires de Bob le belge. Bob le belge est un personnagehttp://photos-b.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash2/hs323.ash2/60323_463843062358_676387358_6604056_4695703_s.jpg étrange, loufoque, complètement à côté de ses pompes et pourtant incroyablement bien dans sa peau. Car pour lui, l'aventure est partout, au coin de la rue, au coin de son fauteuil, au coin de ses pantoufles... Et voilà. Voir ici: http://www.bandbsa.be/contes.htm

 

 

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http://photos-g.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash2/hs345.ash2/62538_466944677358_676387358_6666021_6669069_s.jpgBonne nouvelle, on va tenter une grande première ACTU-tv ce prochain samedi 23 octobre, à l'occasion de la séance de dédicaces organisée à l'Espace Art Gallery d'Ixelles pour les auteurs bruxellois de Chloe des Lys... 
une retransmission en direct de l'évènement par Wifi, avec deux webcams et une connection minimale, à peine le 1/3 d'un débit normal... 
En essai, ça a l'air de marcher (avec de nouveaux tours de passe passe du Commandant Danofsky) une image de format YouTube et le tchat. Bref, de quoi donner une bonne idée de l'ambiance et du spectacle que présenteront Fabienne Coppens, Danofsky et Miche Stennier. A noter que nous ferons par la même occasion un reportage caméra qui passera dans de meilleures conditions dans l'émission de novembre.Cette émission spéciale viendra donc en plus de la diffusion mensuelle "Nos amis et les amis de nos amis" programmée en studio pour le dimanche 17 octobre. Bref, on continue à inventer.http://www.bandbsa.be/contes.hm

 

 

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http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ZOBDi4YLTJXs9M:http://www.bandbsa.be/contes A voir dans ACTU: Le Commandant Danofsky sort enfin son premier CD, " avec 14 reprises dehttp://photos-a.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash2/hs179.ash2/44268_467122237358_676387358_6670165_5955943_s.jpg chansons américaines et anglaises, qui sont pour moi des petites bougies allumées au fond de mon âme ...." Pv: 12 euros - voir: http://www.bandbsa.be/contes.h tm

 

 

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http://www.bandbsa.be/contes/actu.jpgA voir sur ACTU: Nicolas Fleurot s'en irait bien en Irlande ! Pour l'instant il habite Paris, mais compte retournerhttp://photos-f.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash2/hs348.ash2/62813_467391072358_676387358_6675258_4663467_s.jpg sous peu en Irlande où il pourrait écrire ses poèmes en anglais."J’ai surtout publié de la poésie dans des revues francophones spécialisées ou sur Internet et j'ai deux recueils à mon actif chez Chloe des Lys." Interview ICI:http://www.bandbsa.be/contes.htm

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"Une belle époque" : premier chapitre du roman de Kate Milie...

3 Octobre 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Textes

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Chapitre 1

 

 

Bienvenue dans le salon des Fous des Mots

 

 

 

« Chers poètes de la nuit, ce soir, conversation consacrée à Gustav Klimt. Je suis votre hôtesse et la grande prêtresse de ce salon, mon nom : Icône »

 

 

Jack a rejoint la conversation

 

 

Icône : Bonsoir Jack, je suis bien contente que tu sois de retour. Comment vas-tu ?

 

Jack : Bonsoir ma beauté, je suis rentré de voyage ce matin, tu vois, à peine là, déjà connecté. Quoi de neuf dans le salon ?

 

Icône : J’ai lancé, il y a quelques jours, une soirée « Gustav Klimt ». Je suis certaine que tu aimes ce merveilleux peintre.

 

Jack : Au risque de te décevoir, je ne suis pas très connaisseur. C'est toi, qui enchantes tant mes soirées que je veux découvrir.

 

Icône : Grand amoureux devant l'éternel, Jack ?

 

Jack : Oui, mais tombé dans la marmite de l'incertitude quand j'étais tout petit.

 

Icône : Jamais sûr de tes sentiments ?

 

Jack : La vie est si courte… Icône, dis-moi qui tu es et comment tu es.

 

Icône : Ce soir, cher Jack, la soirée est consacrée à Klimt et aux femmes qu'il a immortalisées.

 

Jack : Tout ce que tu veux… Dis… tu n’as pas une photo à m’envoyer ?

 

Chevalier noir a rejoint la conversation

 

Icône : Haha, je suis une gorgone déguisée, ma mémoire est rutilante et ce soir, elle se grisera aux réminiscences de ce que j'appelle «la folie dorée ». Bonsoir Chevalier noir !

 

Chevalier noir : Mes salutations, ma chère Icône. Toi, une gorgone, comment est-ce possible ?

 

Jack : Comment définis-tu la femme selon Klimt, Icône ?

 

Icône : Une belle intemporelle portant en elle des rêves incandescents.

 

Chevalier noir : Ah ! Je constate avec plaisir que la conversation s’annonce aussi endiablée que celle d’hier.

 

Icône : Mes chers amis du web, ce salon des «Fous des Mots» nous donne rendez-vous avec le plus profond de nous-mêmes. Vous ne pouvez pas savoir avec quelle intensité je vis ces instants !

 

Jack : Ma chérie, pourquoi tu ne me réponds pas ?

 

Icône : Ne me dis pas, Jack, que tu ne sais pas qui est Klimt ?

 

Jack : J’ai un vague souvenir d'une rousse aux grosses cuisses.

 

Icône : Danaé.

 

Chevalier noir : Klimt est un extraordinaire peintre de la Belle Epoque. Avec passion, il a représenté les dames et les forces d’Eros. Je ne vous dis pas le scandale ! La bourgeoisie conservatrice n’a rien compris à son oeuvre. Mais lui, imperturbable, n’a eu cesse de tourner le dos à ses détracteurs.

 

Icône : La Belle Epoque est une période que j'adore.  Les gens vivaient intensément, allaient de l’avant, croyaient en l’avenir, tout paraissait possible.

 

Jack : Chère Icône, plus je te croise dans ce salon, plus je te trouve fascinante.

 

Valmont a rejoint la conversation

 

Icône : Oh un nouvel invité ! Monsieur Valmont, soyez le bienvenu. C’est la première fois que nous nous croisons, il me semble ?

 

Valmont : Oui, en effet, mes hommages du soir, Madame.

 

Icône : Que nous vaut le plaisir de votre présence ?

 

Valmont : J’errais de salles de conversation en salles de conversation toutes plus insipides les unes que les autres. J’ai vu l’intitulé de votre salon et me suis dit : « Allons voir ». Permettez-moi de me joindre à vous ?

 

Icône : Quiconque est prêt à dialoguer de manière courtoise est le bienvenu dans mon salon. Nous nous réunissons régulièrement, et discutons poésie, littérature, peinture. Nous sommes actuellement dans une période « Gustav Klimt ».

 

Valmont : Quelle excellente initiative ! Klimt n'est peut-être pas mon sujet de prédilection, mais peu importe, je suis trop heureux de vous rencontrer. Une fois intégré, si la chose vous agrée, chère Icône, je me porterai candidat pour un sujet plus XVIIIe siècle.

 

Icône : En fait, cher Valmont, nous sommes des amoureux du XIXe siècle, de la fin du XIXe siècle plus précisément. Ceci dit, toute proposition des participants est la bienvenue, alors pourquoi pas une petite entorse et un saut vers votre époque. Mais ce soir « soirée Klimt » et les rêves des belles aux visages renversés.

 

Valmont : Les échanges auxquels vous vous livrez me semblent bien attrayants, je suis partant pour l’aventure.

 

Jack : Hé… Je me permets de dire que je ne suis pas vraiment amoureux du XIXe siècle, je suis amoureux d'Icône, ce qui explique ma présence si assidue dans ce salon.

 

Chevalier noir : Nous sommes tous amoureux d'Icône. Et moi, je suis aussi un grand passionné du XIXe siècle.

 

Clea a rejoint la conversation

 

Icône : Oh quelle chance, Clea est là. Salut toi, comment vas-tu ?

 

Jack : Yeah, ma Clea est là.

 

Chevalier noir : Bonjour Clea, en forme ?

 

Clea : Bonsoir les petits loups ! Je vais très bien et suis ravie de vous rejoindre.

 

Icône : Clea, je te présente Valmont, un nouveau participant. Valmont, Clea est ma grande amie virtuelle.

 

Valmont : Enchanté, quelle est l’origine de ce charmant pseudonyme ?

 

Clea : Oh il n’y a pas de quoi se faire une prise de tête avec le choix de mon pseu. Quand j’ai découvert ce salon, je relisais la « Chartreuse de Parme ». J’ai juste ôté le « li » de Clélia Conti. Vous, votre pseu est on ne peut plus suggestif…

 

Jack : Clea recherche un amoureux sur le net. Elle nous l'a confié hier soir.

 

Clea : On est tous en recherche d'amour, non ?

 

Icône : Bien, si nous reprenions le fil de notre conversation. Jack, tu es trop indiscipliné.

 

Clea : Oh les petits loups, ce qu’on s’est follement amusés la nuit passée ! Vous savez, après vous avoir quittés, je n’ai pas pu dormir, j’ai continué à faire des phrases dans mon lit !

 

Chevalier noir : Tu étais, en effet, particulièrement inspirée…

 

Clea : J'étais, heu… en effet, très en forme… Je dois vous avouer, Valmont, que j'avais bu trois petits verres de vin blanc et j'ai mis le salon à mes pieds en me faisant passer pour la Nuda Veritas que Klimt a peinte en 1899. Vous verrez, multiplier nos identités est très amusant.

 

Valmont : Multiplier nos identités ? Mais où va donc nous conduire le net ?

 

Chevalier noir : Il nous conduira là où nous déciderons qu’il nous conduise et nulle part ailleurs.

 

Clea : A voir, à voir…

 

Icône : Clea, j’ai oublié de te dire que notre nouvel ami n’aime pas le XIXe siècle. Klimt est mort en 1918, cela vous fait dix-huit années en-dehors du siècle, Valmont.

 

Valmont : C'est pire ! Je le répète, je ne m’intéresse qu’au XVIIIe, mais je sens que je vais bien m’amuser avec vous.

 

Icône : Mes amis, revenons à Klimt, de quoi allons-nous parler ce soir ?

 

 

 

Kate Milie 

http://kate-milie.skynetblogs.be/

 

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GAUTHIER HIERNAUX et le triangle sous le sable" : une fiche de lecture de Christine Brunet

2 Octobre 2010 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Photo Christine BrunetNotre monde mais une autre dimension ou, peut-être le futur après un cataclysme... Je ne veux pas le savoir. Tout semble, dans cet autre espace-temps à la fois différent et curieusement familier.

 

Pas question, bien entendu, de raconter l'histoire de "Triangle sous le sable", mais sachez simplement que dans cet autre environnement, tout est codé, contrôlé, réglé par les Dieux et la peur salutaire qu'ils inspirent. Dans cette société uniforme, certains sortent du lot, bravent les interdits et parviennent, sans le vouloir vraiment, àCouv_Livre-Triangle2-copie-1.gif faire vaciller un empire dont les fondations semblent bien fragiles. Le mystère qui peut tout détruire est là, tapi mais bien gardé par les apparences.

 

Gauthier Hiernaux m'a emportée sans effort dans son univers: je me suis imaginée sans peine les vastes étendues de sable, les temples sortant du désert et les constructions émergeant de la verdure, la quête de Séliandre, les combats, les luttes de pouvoirs, la terreur des uns et la faiblesse des autres.

 

Beaux instants où l'imagination de l'auteur a effacé ma réalité... A présent, je n'ai plus qu'une seule hâte: replonger dans ce mystère à peine égratigné: j'ai envie de savoir... 

 

 

Christine Brunet

http://aloys.over-blog.com

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