Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog Aloys

Yannick Torlini: présentation et extraits de son recueil Mezza Voce

16 Septembre 2010 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Textes

http://chloedeslys.buygoo.net/users/1913/52/32/14/avatars/305-66.jpgYannick Torlini est un jeune poète lorrain, avec déjà trois recueils à son actif.

La littérature – il baigne dedans depuis tout jeune – va devenir pour lui un principe vital : étudiant en lettres modernes, fervent lecteur de John Fante, William Faulkner, Céline, Milan Kundera et tant d'autres, il dévore également la poésie, aussi bien contemporaine (Charles Pennequin, Bernard Noël, Michel Valprémy, Emmanuel Laugier, Antoine Emaz ou Ghérasim Luca, sur lequel il rédige un mémoire), que médiévale.
Tiraillé entre la France et l'Italie, pays dont sa famille est originaire, ses poèmes deviennent, au fur et à mesure des recueils, une recherche de L'Autre, de l'Ailleurs, de la terre originelle qui voudrait devenir un Ici où les mots prendraient consistance.

L'écriture devient dès lors une volonté d'incarner la voix, la tentation de se réinventer soi-même par le poème, comme le préconisait Ghérasim Luca. Car parler c'est être, et toute poésie se doit d'être un acte ontologique.

Le quatrième recueil de Yannick torlini, La Métamort, est à paraître aux éditions Chloé des Lys.
Seriez-vous curieux de lire quelques vers de Yannick ?

Voici alors trois extraits de son recueil, Mezza Voce...

 

ll y avait la question
De la présence :

L’ombre démesurée
Des passantes dans
La persistance des matins

Fugacité

Les corps comme des persiennes
Dans les rues trop blanches

Nos vies comme des jeux de lumière

 

            ****


On n’y voyait pas grand-chose
Malgré tout :

Des petites masses de chairs
Aveugles
Qui se heurtaient
Sans se rencontrer

(On avançait
Le cœur en pente douce
Les instants désertés)

 

 

             ****


Avancer comme un long bégaiement
Cette langue toujours autre
Perdus dans la géographie
De nos propres syntaxes

Il y avait toujours une sorte
De solitude incertaine dans la phrase
Un grand vent de sirocco
Entre nous

Et l’envie de se réfugier
Sous une pierre

 

 

 

 

 

Yannick Torlini

http://tapages.over-blog.fr

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Yannick Torlini 17/09/2010 18:24



C'est un grand plaisir  de rejoindre les éditions Chloé des Lys, qui s'apparentent plus à une "famille" qu'à un éditeur traditionnel. Merci également de publier ces quelques extraits de
Mezza Voce, ce recueil qui a beaucoup d'importance pour moi (histoire personnelle oblige).


Ci vediamo presto, avec la parution de La Métamort, peut-être dans le courant de cette année.



christine brunet 17/09/2010 06:36



Yannick nous reviendra au mois d'octobre pour d'autres vers... Qu'on se le dise !



LASCAVIA (Josy Malet-Praud) 17/09/2010 00:05



Digne d'un auteur expérimenté : c'est vraiment très très très beau ! Net, propre, des mots qui ne reposent pas sur du vide. Qu'est ce que c'est bien !!!



Edmée 16/09/2010 22:57



Oooh pardon Yannick, je sens et pressens que c'est tout tout bon, mais je ne réagis pas très bien à la poésie et ne me sens pas de taille à tout à fait apprécier.


 


C'est comme faire écouter du jazz à quelqu'un qui n'aime que l'opéra, ou vice-versa! Mais bonne bonne chance, bon vent, et bienvenue !



carine-Laure Desguin 16/09/2010 13:18



Un nouvel auteur chez CDL et nous l'accueillons avec plaisir; la poésie est une musique que j'aime et de notre jeune lorrain
j'avais déjà lu quelques phrases..." La vie est un cheval sauvage" avait-il dit et j'ai souvent cette phrase dans la tête ...


" La vie est un cheval sauvage" ....



christine brunet 16/09/2010 07:18



Tout d'abord, bienvenue ! et merci pour cette présentation, Yannick !


Beaux vers tout en ombres et lumières... Quelques instants volés... Bravo !