Voilà une présentation très... originale de son nouveau livre que nous propose Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

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— Carine-Laure, devant moi ton second livre « Les enfants du Grand Jardin ». Je regarde la couverture, toutes ces têtes vides, ça m’intrigue…Je me souviens, cette histoire a une histoire, n’est-ce pas ?

— Oh oui ! Et la première surprise, ce fut moi lorsque tous ces mots ont commencé à s’imposer.

— S’imposer, tu veux rire ?

— J’ai l’air de plaisanter ?

— …

— Je raconte….C’était en mai 2009 et je venais d’aménager dans mon nouvel appartement. Un dimanche, le soleil se pointe. C’était un des premiers beaux jours, tu vois, on croit que tout est permis, que la vie commence, que tu vas t’éclater un maximum. Depuis quelque temps, j’avais envie de m’acheter un solex. Ne me demande pas pourquoi, une idée comme ça. Une mécanique à la mode ce solex, tu sais ?

— Si tu le dis, Carine-Laure…

— Tu plaisantes, Christine Brunet ?

— J’ai l’air de plaisanter, Carine-Laure Desguin ?

— Hou la la, c’est pas triste, sous ton toit !

— Continue, Bob Boutique attend de mes nouvelles pour le prochain actutvgoogle et crois-moi, j’ai un tas d’idées à lui suggérer, continue Carine-Laure ! Et ne triture pas ton verre comme ça, tu m’agaces !

— Je continue mais arrête de me bousculer…Bon, je disais que le solex, ça m’inspirait et que justement, je vois sur le net un rassemblement de solex prévu pour ce dimanche après-midi. Je file jusque là…

— Là ?

— Ben oui, là ! A Momignies, un village à quelques kilomètres de Chimay. Un endroit que je ne connaissais pas, je n’aime pas trop me perdre dans les campagnes et là, je te jure que c’est un grand carré d’herbes bien vertes. Après avoir demandé trois fois mon chemin, je vois des dizaines de voitures garées le long d’un chemin. Je me dis, c’est là. En effet. Une fermette et tout autour, de l’espace, avec des prairies…Une ambiance de village, des hommes et des femmes qui tripotent des barbecues…On vend des sandwichs, des saucisses, des frites. On boit du vin, de la bière. Des petits stands où des artisans proposent des produits locaux, des confitures, des flamiches, des coussins au patchwork, des aquarelles. On rigole, on boit. Beaucoup de gens se connaissent, ce sont des voisins, des cousins à la trente- sixième boutonnière…Je m’enfile un sandwich avec deux saucisses et plein de moutarde et je demande si c’est bien d’ici que part le groupe de solexistes. Alors, oh surprise…Non, ce n’était pas ici, non, on ne comprenait pas ce que je voulais dire…Zut et tant pis, je tourne autour des stands tout l’après-midi, j’achète des bricoles, je bois quelques bières. Au soleil, je me sentais bien. Je ne connaissais personne mais je disais bonjour, je souriais et les gens me répondaient. Sympathiques. Le soir, je rentre chez moi. Je râle un peu car les solex, j’aurais bien voulu les caresser, les essayer…

Le lendemain…

— Un lundi alors ?

— Bien, Christine ! Le lendemain, boum, ça commence à se bousculer dans ma tête…Je repense à ce lopin d’herbes vertes et une histoire se pointe…Ça ne m’arrangeait pas vraiment car j’avais commencé l’écriture d’un roman « Mademoiselle Lucas ». Dans ce roman, une jeune fille raconte son histoire et relit des pages de son journal intime, journal écrit d’une façon assez surréaliste. Et alors, impossible de me contenir, je lâche l’écriture de « Mademoiselle Lucas » et je commence l’histoire de ce roman que tu tritures entre tes mains, Christine Brunet.

— J’anticipe…Et cette écriture surréaliste employée pour le journal intime devient l’écriture de ta nouvelle histoire, c’est bien ça Carine-Laure ?

— Tu comprends tout, et vite ! Oui c’est ça…Dans ce grand jardin de je ne sais plus quelle rue de Momignies, j’ai imaginé des enfants venus de toutes sortes de foyers, des enfants abandonnés, des laissés-pour-compte. Deux monitrices —des fées— comme je les surnomme, initient ces enfants à la vie et au bonheur…

— Carine-Laure, excuse-moi mais tu sais que je n’y vais pas par quatre chemins…Ton écriture est bourrée de métaphores, on dirait que tu as inventé un langage…Pour un peu, je me suis sentie au beau milieu d’un livre très spécial…  « Les champs magnétiques » d’André Breton…

— N’exagère pas…C’est vrai qu’il faut respirer après chaque page, c’est un conte surréaliste écrit d’une façon surréaliste et…

— Tu as retravaillé ton texte ?

— Presque pas, justement, c’est du brut de brut ! L’histoire s’est écrite en quelques semaines mais j’ai hésité longtemps avant de la présenter à notre éditeur !

— Tu craignais ? Et je ne dis pas ça en rigolant, crois-moi !

— Oui, je craignais ! Qu’on ne me comprenne pas…Cette histoire se lit comme on lit une longue poésie, en laissant aller son imagination, alors…

— Carine-Laure, pourquoi as-tu laissé les versos tout à fait vierges ? Tu n’aimes pas les arbres ?

— Je m’attendais à cette question ! J’ai voulu que le texte soit aéré et

— Ça c’est réussi ! Au fait, pourquoi les prénoms des enfants sont-ils des noms de…

— Je t’interromps pour ne pas que tu dévoiles tout ! Les prénoms des enfants ? Je voulais qu’aucun enfant du monde ne soit oublié…

— Carine-Laure, merci à toi ! Voici un livre qui ne laissera pas indifférent les amoureux des beaux contes à l’écriture plus que surréaliste…Je relis ta quatrième de couverture : une écriture étonnante et chantante, ça pourrait être de la peinture abstraite, mais avec une belle densité d’images et de couleurs. Un certain temps pour se remettre les idées en place et les mots à l’endroit dans la tête. Heuuuu, je confirme !

« Les enfants du Grand Jardin »

http://carinelauredesguin.over-blog.com

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Publié dans présentations

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Commenter cet article

Anne Renault 07/01/2013 17:57


Le livre est dans ma pile "à lire", pas très loin du sommet. Je crois qu'après lecture de l'interview, je vais le faire remonter en premier. Ca donne envie...Je finis le polar en cours -je ne
peux pas m'en passer- et c'est parti ! A bientôt.
Bises


anne

Carine-Laure Desguin 06/01/2013 21:32


Merci chers amis. Que 2013 nous gâtent et nosu donne du temps pour lire écrire et respirer! 

Pâques 06/01/2013 20:24


J'ai adoré " Rue Baraka".


Ce grand jardin très poétique est sur ma liste, le solex fait partie de mes critères de séléction ( un auteur qui aime rouler en solex et boire des bières ) c'est un auteur qui prend la vie du
bon côté :-)


 

Jean-Michel BERNOS 06/01/2013 16:00


Ce sont des traces de doigt sur la couverture ?


Désolé la blague était facile !


En tout cas Bravo Carine Laure - je le lirai dès que j'aurais terminé la douzaine de bouquins déjà commencés !

christine 06/01/2013 10:03


Un livre qui laisse des traces, croyez-moi !

Marie-Claire 05/01/2013 16:02


Il m'est venu aux oreilles que le livre cartonne !

Edmée De Xhavée 05/01/2013 10:00


Ben dites-donc vous deux! On ne sait pas vous faire taire Et pia pia pia et pia pia  pia! Ceci dit, votre
babillage, mesdames, révèle des choses passionnantes... ce livre de jardinage (euuuuuuh j'ai mal compris?) sera utile à plus d'un et d'une ayant envie de cultiver son jardin secret!


 


Bien joué les filles!