Un poème de Claude Colson : Amours clandestines

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

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AMOURS CLANDESTINES


Je l'aimais.
Elle était ma maîtresse, la première.
La passion m'exaltait.
Je ne voyais plus qu'elle, en cette ère.

Quelquefois après l'étreinte,
Souffrant déjà des heures limitées,
Meurtri du temps-contrainte,
Avec elle j'allais - ô encore un peu la garder - au bidet.

Et là, fasciné, discourant,
Je regardais, sous le jet savamment dirigé,
Semblables aux algues dansant dans le courant,
Ses poils noirs doucement ondoyer.

La main, experte, menait sa tâche,
Inconsciente, habile, mécanique,
Et moi je me sentais un peu lâche
De la renier, de ne rester, d'être inique.


http://claude-colson.monsite-orange.fr

 

 

Claude Colson Lena, une rencontre

Publié dans Poésie

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Edmée De Xhavée 22/02/2012 08:22


Exact... la souffrance du temps si court que chaque seconde en est précieuse...

carine-LAure Desguin 22/02/2012 05:26


Les amours clandestines ! Celles qu'on n'oublie jamais jamais ...