Retour à... Poème de Claude Colson

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Au dernier jour de mai
Un soleil de juin, un peu pâle,
Éclabousse, arrogant, de ses rais
Le reste de nature minéral
Bordant la voie-métal.

Çà et là des plages herbues
Dénoncent la civilisation incongrue
Qui peu à peu presque tout a emporté,
Jusqu'aux trésors de l'âme et la fraternité.

Paris approche et voici que déjà
Le train s'est engouffré dans les tunnels d'en bas.
Sous terre il tâche de dissimuler cette misère
Aux hommes consentants, de l'humain abdiquant.

Mais bientôt avec l'été ils retrouveront,
Espérons-le pour eux, l'union primitive,
Le Beau, le Sens, l'harmonie non rétive,
L'insertion de leur être dans un monde moins factice,
Quelque cirque montagneux, des hauteurs plus propices,
La douceur des bleus, des verts ou des gris
D'une nature accueillante et encore infinie.

 

Claude Colson

http://claude-colson.monsite.wanadoo.fr


Publié dans Poésie

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Monilet - Claude Colson 31/05/2010 21:49


Je disais à Christine : je l'ai écrit ce matin en 12 mn de RER sur une impulsion, en voyant un reflet de soleil sur des touffes d'herbe, avant que le train ne plonge. Après ces quelques mn il
fallait que je descende; je me suis dépêché de finir.


Christine Brunet 31/05/2010 19:35


La spontanéité, le coup de coeur mènent à quelque chose de naturel et de réussi... Une vrai facilité même si le mot te paraît un peu fort. La facilité, c'est de faire oublier les vers au profit du
ressenti...


carine-Laure Desguin 31/05/2010 16:04


Cette nature accueillante et infinie nous rappelle que nous sommes bien petits et décolorés devant cette palette de nuances que l'on ne sait pas toujours regarder ...Vite vite remontons dans le
train et découvrons l'infiniment beau ! Merci, Claude ! Carine-Laure Desguin


Edmée 31/05/2010 15:07


Une trève dans le rat race, dans la cécité due aux choses que l'on voit trop et qui ne laisse pas le temps de regarder les autres, un moment pour se souvenir que oui... quelle beauté, la vie!
Merci Claude!