Qu'en dira-t-on, un second poème de Patrick Beaucamps publié dans "le journal des poètes"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

03) Tant d'eau sous le pont OK

 

Qu’en dira-t-on

 

J’attends le dernier train.

Sur le quai, une femme sanglote.

Je m’approche de l’aubette et vois

ses yeux rougis par les larmes.

 

Les sillons de rimmel escortent le passé.

 

Fréquemment, avant de partir quelque part,

la maison tremblait de la cave au grenier.

Des larmes coulaient sur les joues de l’enfant

mais il devait les sécher sur-le-champ.

Passer du chagrin à la gaieté.

Ne rien laisser paraître sous peine

d’en découdre par après.

 

Le train entre en gare.

Elle ne bouge pas d’un iota.

A travers la vitre je vois que

ses peines éclatent à nouveau.

 

Certaines arborent leurs faux sourires.

Certaines se vissent des lunettes de soleil.

 

Certaines vous disent qu’il ne s’est rien passé.

 

Patrick Beaucamps

Journal des Poètes

Publié dans Poésie

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Pâques 18/11/2013 19:26


Un moment de vie si bien raconté ...

christine 18/11/2013 18:26


Un poème qui raconte une histoire, un poème visuel... bravo !

Carine-Laure Desguin 18/11/2013 07:43


Des sillons de rimmel escortent le passé. C'est beau ça.