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Le blog Aloys

Prologue de Nid de Vipères... Christine Brunet

20 Janvier 2011 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes

Couverture-Nid-page-1.jpg

 

 

Hallucinations

 

 

Il rentra en taxi chez lui, prit une douche et s'allongea pensivement dans le hamac installé sur la terrasse de son chalet. Il avait pensé, un moment, se mettre à la recherche de la fille aux yeux bleus qu'il avait entraperçue quelques heures plus tôt mais il y avait renoncé : elle ne représentait que le visage de son fantasme. Il ferma les paupières et rappela l'image devant ses yeux... Impossible... Déjà son drôle de rêve s'effaçait comme tous les rêves... Il se concentra sur le souvenir lointain, en vain... Il se rassit et agacé, se prit la tête entre les mains et se laissa aller au désespoir de la perte. Peut-être que quelques verres de whisky...


Il se rallongea, hésitant, et s'endormit enfin.

 

Une douce caresse sur sa joue barbue le tira avec un gémissement de son sommeil lourd. Il ouvrit les yeux et découvrit le regard de son fantasme penché sur lui, visiblement baigné d'inquiétude. Il s'assit d'un bond, sans croire à ce retour et faillit tomber tant il fit tanguer la toile suspendue. Elle sourit en le stabilisant, le front plissé.

- Qu'est-ce qui t'arrive ? lui demanda-t-elle d'une voix intriguée.

 

Assis sur le bord du filet, elle hésita un instant et lui prit la main à sa portée.

- C'est toi ? Vraiment ?

- Bien sûr, lui répondit-elle avec douceur. Ton appel m'a surprise... Après tout ce temps... 


Il passa outre la dernière remarque.

- Est-ce que tu es vraie ?


En constatant sa surprise, il ajouta :

... Je veux dire... Est-ce que ceci est la réalité ou... un autre rêve... 


Elle leva un sourcil.

- Nils, pourquoi m'avoir rappelée après toutes ces années de silence ?

 

Totalement perdu, il porta la main à ses lèvres et baisa un à un les longs doigts brûlants.

- Je ne sais plus où est la réalité et où est le rêve... Il y a quelques jours, ton nom était celui d’un homme, et...


Il se tut soudain, suspicieux. Et s'il était en fait sous le coup d'une drogue quelconque, prisonnier, victime d'une machination perfide pour le faire parler ? Le procédé n'était pas nouveau. Lui-même était passé maître en manipulation mentale... Il contempla la main qu'il tenait toujours avec une drôle d'impression dans la gorge. Un coup, il était chez lui, un coup chez elle... Ses yeux se fixèrent sur ses doigts à lui puis sur le visage de la femme à ses côtés et le paysage derrière. Il blêmit, serra les mâchoires et se rallongea.

- Nils... Dis-moi ce qui ne va pas...

- Je... Je ne sais plus qui je suis... Je... murmura-t-il d'une voix faible. Je ne comprends plus... Je... Aide-moi...


Il ferma les yeux, sa tête se déporta mollement sur le côté. Il relâcha la pression sur la main qu'il tenait toujours. Elle la lui retira sans qu'il tente de la retenir. 


Des bruits tout près : on approchait, on l'observait...

- Alors, qu'est-ce qu'on fait ? chuchota une voix féminine, celle qui lui parlait sans relâche dans ses rêves. Ça fait des jours qu'il nous balade en nous racontant des inepties sur Oswald.

- C'est un agent surentraîné, voilà tout... remarqua une voix d'homme, celle que, dans son fantasme, il avait attribuée à son équipier, John. Il ne dira jamais où est le second carnet...

- S'il le sait… On est allé avec lui plus loin qu'avec n'importe qui... Et il a joué le jeu... Il nous l'aurait avoué s’il savait quoi que ce soit...

- Encore quelques doses et...

- Son cerveau ne tiendra pas le choc... Regarde ce qui est arrivé à son chef de section... Déjà, tout s’emmêle, le vrai et le faux... Non... Notre seule chance, c'est de le ramener chez lui et de le mettre sous surveillance. S'il sait quelque chose ou s’il est impliqué, il se découvrira forcément. Dans le cas contraire, on trouvera bien une autre piste à creuser... L'un ou l'autre de ces anciens collègues, par exemple... Le fameux Mac dont il nous a parlé... 


Un bref silence suivit tandis que le cobaye, toujours immobile, tous ses muscles parfaitement relâchés, ne perdait pas une miette de la conversation.

- Je vais en référer à Meyers... Peut-être exigera-t-il son élimination... En attendant, il ne doit pas émerger...


Son corps sous contrôle total, il ralentit son rythme cardiaque lentement mais inexorablement : il devait à tout prix éviter une autre injection et reprendre en mains le cours des événements.

- Je ne crois pas que ça soit utile... Regarde le tracé...

- C'est pas la première fois que le cœur flanche... Mais cette fois, peut-être... Qu'est-ce que tu en dis ?

- Laissons-le mourir... De toute façon, il ne nous est plus d'aucune utilité... 


Le cœur s'arrêta et les électrodes fixées sur la poitrine nue lancèrent leur signal continu repris par un sifflement d'alerte. Les doigts virils appuyèrent sur la carotide puis retirèrent les électrodes sans ménagement... Il en avait partout, sur les bras, les jambes, les testicules, le visage et le crâne.


S'il n'avait pas été aussi bien entraîné, il se serait trahi lors du retrait des aiguilles implantées à même le cerveau. On l'enferma dans un sac plastique. Son cœur reprit très lentement ses battements tandis que la respiration restait contrôlée pour optimiser la maigre réserve d'air. On le transportait dans un hélicoptère... Il entendait distinctement le bruit sourd les pales...


Ean MacLeod, son chef de section, était mort, sans doute sous la torture... Même chose pour son équipier. De quoi se souvenait-il, au juste ? De la mission de sous-marin auprès de Nicolas Oswald, une grosse légume de la côte Est des Etats Unis, a priori en cheville avec les Triades chinoises. Des mecs qui leur étaient tombés dessus dans le parking souterrain de leur hôtel. Ensuite, que s'était-il donc passé ?


Il sentit qu'on empoignait le sac... Et on le balançait dans le vide... Un choc rude qui le sonna quelques instants puis une descente lente... Il était dans l’eau... Sa prison de plastique lestée. Déjà le liquide suintait dans la poche non hermétique. Son cœur retrouva un rythme normal. Il se força à attendre encore quelques secondes puis chercha l'ouverture... Une fermeture Eclair qu'il parvint à faire coulisser en retenant sa respiration. Il passa à l'extérieur et chercha des réponses sur sa situation exacte. Il était peut-être en pleine mer à plusieurs mètres de profondeur. Au-dessus, aucune trace de bateau ou d'agitation de surface. Souhaitant que ses ravisseurs n'aient pas demandé leur reste, il remonta et creva la surface avec un vrai soulagement, en manque d'air.


Il regarda autour de lui, surpris. Il était au milieu d'un vaste lac volcanique, sans doute le plus profond du coin. Transis, il se secoua et nagea jusqu'à un accès plat à une centaine de mètres. Il se hissa tant bien que mal sur le basalte en grimaçant sous les coups de griffes de la roche dans sa chair nue.


Epuisé par les efforts successifs, il perdit connaissance quelques instants et ce sont les rayons brûlants du soleil qui le ramenèrent à la vie. Il se mit tant bien que mal sur ses pieds et dut s'accrocher à une branche couverte d'épines pour ne pas tomber. Les blessures infligées le ramenèrent tout à fait à la réalité. Il contempla sa main couverte de sang puis regarda autour de lui et se mit à marcher. Les roches tranchantes lui tailladaient la plante des pieds. Mais qu'importait ? La douleur lui rappelait qu'il était vivant et avait, selon toute vraisemblance, échappé à ses tortionnaires.


Il grimpa les contreforts du volcan et s'enfonça dans une jungle inextricable. Il devait être sur une île tropicale sans pouvoir se figurer laquelle. A la nuit tombée, il s'assit enfin sur une pierre, incapable de faire un pas de plus... Un petit répit pour faire le point : de quoi se souvenait-il ? Pas de grand-chose, a priori... Son vrai nom... Sheridan... Son métier...Médecin et agent infiltré attaché au MI6, pour l’heure sous les ordres exclusifs de Meyers. Et c'était lui qui avait ordonné l'interrogatoire... Il serra les dents : pourquoi ? Avaient-ils découverts le but véritable de sa mission, ses enjeux ? D’après les bribes de conversations, sans doute pas, heureusement. Quant aux dossiers, il ne se souvenait plus... Tout comme des circonstances de son enlèvement. Le black-out total... Il jura en silence et tenta de penser à la suite. A priori, ils le croyaient mort, un atout évident sinon décisif.


Maintenant, sans vêtement, ni papiers, ni arme, il ne pourrait pas aller bien loin. Pourtant, mieux valait qu'il disparaisse pour de bon, qu’il quitte cette île pour un ailleurs lointain, plus sûr... Peut-être qu'en embarquant clandestinement sur un cargo ou, ni vu ni connu, sur un voilier battant pavillon étranger... Ensuite, à l’abri, il chercherait un moyen pour reprendre sa mission et utiliser au mieux les informations qu’il avait déjà.


D'abord, les fringues... Il se remit sur ses pieds et reprit sa marche sans y voir grand-chose mais persuadé qu'il tomberait nécessairement sur une habitation. De fait, le jour était sur le point de se lever lorsqu'il déboucha sur une zone déboisée. Une cabane en bois passablement déglinguée en occupait une toute petite portion. Portes et volets étaient clos. Pas de chien... Une vieille guimbarde d'origine américaine finissait de rouiller devant et du linge battait mollement sur une corde. L’œil aux aguets, il traversa l'espace à découvert, contempla le linge en lambeaux, inutilisable, puis sur le capot du véhicule, une combinaison trouée, raide de graisse qu'il enfila avec déplaisir. Trop petite, les manches trop courtes et les jambes aux genoux, il avait l'air d'un clown mais c'était toujours mieux que rien.


Il s'éloigna rapidement et s'engagea sur le chemin de terre qui le conduisit jusqu'à un parking en bout d'une petite route goudronnée. Trois véhicules y étaient garés : une conduite intérieure grise couverte de boue, un 4x4 grand luxe et un autre plus modeste sans capote. A l'arrière de celui-ci, du matériel de camping, une glacière et un sac de nourriture. Alentour, tout était calme. Il ouvrit la portière puis la boîte à gants et y découvrit un contrat de location au nom d'une société hawaïenne établie pour une certaine Aloys Seigner, 28 ans, de nationalité française. Il fronça les sourcils, passablement interloqué puis sourit : la chance était avec lui, cette fois…


Du bruit... Il referma précipitamment le compartiment, sauta à l'arrière en se couvrant de la bâche. Il était plus que temps... Des éclats de rire approchaient.

- Sympa, cette excursion, s'exclama une voix féminine claire en français. J'ai une de ces faims... Pas vous, les filles ?

- Tu l'as dit, surenchérit une autre, plus chantante, légèrement plus grave. Vous avez vu dans quel état nous sommes ! Pour la fête de ce soir, nous allons avoir du mal à nous refaire une beauté... Nicole, tu as prévenu les garçons ?

- Tu parles ! On a rendez-vous à minuit, au Palace... Ça va être chaud... Alie, tu viens avec nous, n’est-ce pas ?

- Désolée, les filles, mais ce sera sans moi...

- Tu es désespérante, tu le sais, ça ! On fait tout ce qu'on peut pour te changer les idées et toi, tu rumines encore...

- Lâchez-moi un peu, vous voulez... De toute façon, je repars... J'ai besoin d'un peu de tranquillité.

- Tu reprends la mer ?

- Je recommence à bosser dans un mois, je vous rappelle... J'ai envie d'en profiter encore un peu...

- T'es pas marrante... se plaignit la dénommée Nicole.

- Sûr, mais profitez-en bien...

 

Quelques bruits signalèrent au témoin fortuit qu'elles s'embrassaient et la fille monta dans le 4x4. Deux minutes plus tard, ils roulaient sur l'asphalte en direction du port. Si elle prenait la mer, c'était là, sans doute, une autre opportunité à saisir.

 

Le soleil avait largement passé le zénith lorsque la voiture s'arrêta. A l'odeur d'iode et au claquement des haubans, ils étaient au port. La fille descendit et commença à décharger. Dès qu'elle s'éloigna suffisamment, il souleva légèrement la bâche pour se rendre compte de la situation : ils étaient en bout de ponton, le voilier sans doute amarré dans la zone des mouillages temporaires. Le gros des passants restait éloigné de l'endroit à l'écart des bars et des restaurants. Pour le moment, personne...


Il se glissa hors de son abri puis hors de la voiture en restant courbé pour ne pas se faire remarquer. Un coup d’œil vers la femme…. Elle montait sur le pont d'un voilier blanc en bois… puis disparut par l'écoutille. C'est le moment qu'il choisit pour se glisser à l'eau et rejoindre la chaîne d'ancrage. En haut, elle redescendait sur le quai, déchargeait la glacière et le matériel d'escalade. De l'endroit où il se trouvait, il pouvait la regarder tout à loisir : grande, mince, des formes élégantes, la chevelure ondulée châtain clair aux épaules, un visage agréable, une peau dorée, de grands yeux d'un marron très lumineux, les lèvres bien ourlées, à l'évidence métissée, elle était plus que jolie.


Un homme s'approcha d'elle, visiblement le loueur. A cet instant, elle lui tournait le dos, et le bonhomme ne s'occupait que du 4x4 et de son état général. Il en profita pour se glisser par l'amarre jusque sur le pont. D'habitude très en forme, il aurait accompli cette formalité sans même y penser mais cette fois, l'estomac vide, les plaies à vif, tout son être endolori par les perfusions et les électrodes, il eut bien du mal à atteindre le pont en bois.


Haletant, la tête dans le coton, il se dévêtit pour ne laisser aucune trace d'eau sur le bois sec puis se traîna vers l'écoutille, se glissa à l'intérieur et chercha des yeux un endroit où se cacher. Une sorte de petit coffre vide à l'avant aménagé sous des coussins, c'est tout ce qu'il trouva alors qu'au-dessus, les pas feutrés de la propriétaire résonnaient un peu.


Plié en quatre dans l'espace confiné, il ne bougea plus, le cœur battant. Elle posa quelque chose au-dessus, sur la banquette puis ressortit. Par acquit de conscience, il pesa sur le couvercle du coffre sans parvenir à l'ouvrir. Il était bloqué dans cette minuscule prison de bois sans nourriture ni eau et si peu d'air... Pris au piège comme un rat dans une ratière.


Un bruit sourd retentit : elle levait l'ancre. Le moteur gronda et il sentit le bateau glisser sur l'eau. Plus rapidement qu'il ne s'y attendait, il ressentit le ressac de la mer au milieu des craquements de la coque sous la contrainte du vent.


La fatigue, le manque d'air, la faim et le roulis eurent raison de lui et il s'évanouit.

 

 

Photo-Christine-Brunet-NB.pngChristine Brunet,

Nid de vipères, Ed. Chloé des Lys ©

ISBN : 978-2-87459-531-8

 

www.aloys.me        

 www.christine-brunet.com        

www.passion-creatrice.com

 


 

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Lunessences 23/01/2011 17:37



c'est certainement une bonne stratégie, car je t'ai dit que j'étais moi incapable pour l'instant d'écrire avec autant de présence et de vivacité. Et puis il n'y a que moi qui ai signalé cela,
donc c'est toi qui est sur la bonne voie lol


Bonne après midi et bravo encore


Lunessences



christine 23/01/2011 11:12



J'aime bien laisser les lecteurs à la barre de leur imagination: qu'importe, finalement, la position de son hallucination? L'essentiel n'est pas là, à mon sens. 


Je crois que trop de précisions tue le récit et surtout le rythme. Je tente de suggérer un environnement, un décor, au lecteur de se l'approprier en faisant le reste du chemin. 


Sans doute pas la bonne stratégie, mais bon...  Tant pis...



Lunessences 22/01/2011 11:50



L'histoire est passionnante, il y a quelques situations qui manquent de précisions pour moi, notamment la position de la fille quand il lui prend la main au début, mais cela n'empêche pas
l'appréciation et le le suivi de l'histoire. En tout cas bravo, j'ai beaucoup à apprendre si je veux arriver à écrire de façon aussi plausible.


Merci Christine et bravo encore


Lunessences



carine-LAure Desguin 21/01/2011 06:03



Je viens de relire ton extrait ...Tu as vraiment bien fait de nous lancer ce prologue! On se demande bien ...Suis pas experte en polar, tu le sais mais ...Bonne chance !



christine 20/01/2011 21:50



Au fait, Nid de vipères est en attente de référencement... J'espère qu'il sera dans la prochaine vague... Mais bien d'autres d'entre nous attendent depuis avant les
vacances le feu vert salvateur. A suivre, donc.



christine 20/01/2011 21:05



Un TRES GRAND MERCI à TOUS ! En fait, je ne devais pas mettre cet extrait aujourd'hui... je travaillais sur la programmation de février en m'arrachant les cheveux et hop, fausse manip ! Une de
plus... 


=> OUi, Hugues, Bazin je l'ai lu... Il y a bien longtemps... Nous n'avons pas le même style... snif...


=> Josy, ravie que la couverture te plaise... On y a passé quelques heures avec mon mari... puis lors des remaniement pour corelap.


=> oui, dans mes bouquins, ça bouge !   Beaucoup, beaucoup !  En tant que lectrice, je déteste les
descriptions qui s'éternisent...  Donc... Et mes pauvres personnages en voient des vertes et des pas mûres
comme on dit dans le midi. Mais je les aime, pourtant... 


=> Oui, la suite réserve pas mal de surprises. Quant à la fin, mmm. 


J'espère sincèrement que ce livre ne vous décevra pas. 



Anne renault 20/01/2011 19:01



De nombreuses pistes sont lancées, on a envie de les voir se développer. On erre avec le personnage, on s'identifie à lui dans sa perte d'identité, dans son angoisse. Le ton d'un polar
psychologique et de suspense est donné.  Style très dense et rapide en même temps. Ca donne TRES envie de lire. Quand pourra-t-on commander à CDL?


Amitiés et à bientôt


Anne



Adam Gray 20/01/2011 16:49



Je vais t'avouer un truc... Je n'ai JAMAIS lu un roman policier en 36 ans ! Cela dit, cet extrait de Nid de Vipères, que tu nous dévoiles, m'a
immédiatement séduit. Le style est cinématographique comme j'aime les livres ; rapide, et très bien écrit (ça, très bien écrit, je m'en doutais bien !). C'est clair, point lourd d'une
surcharge de détails inutiles... et diable ! Ca donne envie de lire la suite et ça fait flipper de ne point connaître un réalisateur de films pour lui dire : "Hé ! Mon grand ! Je suis en
train de lire le roman de Christine Brunet là, et il faut absolument que tu vois avec ce brillant écrivain pour adapter son roman au cinéma !" Bref, j'adore. Sincèrement. Il me
tarde de pouvoir le commander. Bravo Christine !!!



Philippe D 20/01/2011 15:16



Ah enfin! Nous allons bientôt avoir la chance de te lire! Depuis le temps que tu nous parles des autres auteurs, que tu nous donnes à lire des extraits d'autres bouquins, il était temps que tu
proposes un peu de toi.


Bonne chance. Je croise les doigts pour toi. J'ai hâte de lire ton texte en entier.


Bonne fin de journée.



Nadine Groenecke 20/01/2011 13:20



Le ryhme est très soutenu et on imagine que la suite réserve bien des surprises et des péripéties. On est déjà embarqué avec les personnages... Un livre sûrement à l'image de son auteur
: plein d'entrain.  



carine-LAure Desguin 20/01/2011 13:03



Youpiiiiie ! Suis bien contente pour toi que le livre soit arrivé ! Nous allons enfin découvrir ce nid !!! Le premier extrait est déjà prometteur ! Bravo !



Edmée 20/01/2011 12:30



Envoûtant, le style! On se laisse jeter dans l'aventure, les fausses pistes, on ne sait trop où on va aller, mais on sait que la vitesse est ... rapide! Et quelle maestria!


 


Notre Christine est une toute grande, chic alors, une de plus dans les meilleures de la classe (bon, y a personne au dernier rang, c'est une classe étrange!)



Saint-songe 20/01/2011 11:11



BRAVISSI-mots !!... Vous voilà en quelque sorte sortie du "nid de vipères" informa-tics.... Loin de nous cette musique de serpents "qui siffle sur nos têtes" comme d'un chant de funèbres
corps-beaux ! Assez de ces tons-là, assez de ces sons longs, lisons plutôt votre livre à en entonner "des airs plus beaux" !!! Bravissi-mots ! Bons vents à votre ouvrage, Kenavo du site !



Lascavia 20/01/2011 10:54



Oh, Christine, quel plaisir de découvrir le prologue de ton roman ! Je m'en doutais : tu écris fichtrement bien ! le style est efficace, conforme au genre du roman-polar, c'est "plein",
"vivant", concis, pas de temps morts... Voilà de quoi mettre l'eau à la bouche à plus d'un ! Pour ma part, c'est fait.


Quant à ta couverture : superbe.


Ah, vivement qu'on puisse acheter Nid de Vipères !


BRAVO BRAVO BRAVO !!!



Hugues Draye 20/01/2011 10:52



de nom, chère Christine, je connaissais déjà "Le noeud de vipères" ... as-tu lu Hervé Bazin ... quand à cet extrait, ici, que tu nous livres, eh bien on peut franch'ment faire un film ... les
images se succèdent ... bien