Perdu, un poème de Françoise Castera

Publié le par aloys

 

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80    PERDU

 

A la barrière du jardin

Un homme avec des yeux d’enfant

Des yeux vivants ? Des yeux éteints ?

Humait le vent..prenait le temps

Etait-il jeune ? Etait-il vieux ?

Il paraissait être un nomade

Mais à l’observer un peu mieux

Peut-être était- il en balade

Ce n’était pas un étranger

Il semblait connaître les lieux

Et c’était ça l’étrangeté

Je le sentais triste et radieux

Il balayait de son regard

Les bruyères et les lavandes

Et ce n’était pas par hasard

Cette main tendue en offrande

Qu’avait-il donc perpétré

Pour afficher cette brisure

On ne peut pas perpétuer

Le chagrin ni les fêlures.

Regarde-moi je suis en pleurs

Car mon amour t’a reconnu

Je ne veux plus que tu aies peur

J’ai moi aussi la main tendue

Entre chez moi rentre chez toi

Il nous faut écarter nos peurs

Tu es mon fils ta place est là

Et retrouvons notre ferveur

 

 

Françoise Castera

 

 

Publié dans Poésie

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lunessences 03/05/2011 09:49



Bonjour Françoise, le retour du fils...., un évènement pour le coeur de la mère, une réconciliation entre deux passés pour devenir un présent, sans interférence, sans jugement...En paix enfin !


Merci pour ce poème d'amour


Marie-Ange


http://www.conjugaisonsdarts.fr



christine 03/05/2011 09:21



Des vers simples qui savent toucher... J'aime beaucoup ta poésie, Françoise !



carine-LAure Desguin 02/05/2011 06:20



Les poésies de Françoises Casterra ? Des mots qui vont à l'essentiel, des mots simples mais pleins de force. " il nous faut écarter nos peurs/ tu es mon fils ta place est là". Que dire de plus ?
Et nous retrouvons notre ferveur ?