Martine Dillies-Snaet a lu Rue Baraka de Carine-Laure DESGUIN

Publié le par christine brunet /aloys

MARTINEJ’ai lu « Rue Baraka » de Carine-Laure Desquin

 

 

 

            Avant de commencer la lecture de son ouvrage, je me demandais quelles surprises me réservait ce diable d’auteur  avec qui  j’ai partagé une  pizza des  plus infectes !


            Infirmière de profession, Carine-Laure DESGUIN  passe sa vie en réserve, en retrait, « en écoute » des autres et, a contrario, ce diable d’auteur libère un punch du tonnerre quand elle laisse ses mains pianoter le silence. Derrière son clavier, elle exulte, trouve le mot, sa famille et la technique pour les propulser au sommet d’un ouragan qui emporte. Elle ratisse large et tout le monde la  suit dans son trop-plein de vie délirant.

Pourtant, si vous la rencontrez, elle vous installe dans le silence et la quiétude dont elle s’est fait des alliés.

 

            Celui qui a aimé « Le  fabuleux destin d’Amélie Poulain » de Jean-Pierre Jeunet  et « Truman Show » de Peter Weir adoreront son récit. Le verbe est juste. L’écriture  impeccable  sent bon la gaieté,  les couleursimage-1 et l’optimisme. Si vous êtes stressés et avez le teint grisâtre, vous vous accrocherez peu à peu  à cette rencontre. Avec un air de ne toucher à rien, si ce n’est par ce savoir-faire, Carine-Laure DESGUIN vous forcera à ouvrir les yeux et vous entraînera dans la rue Baraka colorée qui est en chacun d’entre nous.

Et le cheminement sera bon.

 

            Les descriptions sont superbes. Mille touches de senteur,  de couleur qui,… paf/paf/paf/ sont claquées  sur la toile à un  rythme de claquettes. Même la palette du peintre fait partie inhérente du jeu : l’auteur n’est pas étranger à son histoire, le lecteur l’y sent partout.

 

            « Autour d’eux, les gens se parlent, s’occupent, achètent le journal, le pain, le kilo d’oranges ». Si je ne devais retenir qu’une seule phrase de ce livre, ce serait celle-là. Rien à voir avec l’histoire, avec la philosophie du récit, mais pour moi, elle est un morceau de musique à part entière. Rien que pour ces mots-là, pour avoir trouvé cet assemblage,  Madame Carine-Laure DESGUIN, merci.

 

            Alors, en un mot, si vous avez aimé « Amélie Poulain », vous aimerez «  Rue Baraka ».

 

 

Martine Dillies-Snaet

http://users.skynet.be/TheDillies/

Publié dans Fiche de lecture

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Nadine Groenecke 20/10/2011 19:53



Martine, tu as su admirablement trouver les mots pour décrire "Rue Baraka" et le personnage "Carine-Laure" qui, grâce à son incomparable talent, n'a sans nul doute, pas fini de
nous surprendre.



Philippe D 20/10/2011 17:58



Je n'ai pas aimé "Amélie Poulain" mais j'ai beaucoup apprécié "Rue Baraka".


Bonne soirée.



marie-claire 20/10/2011 11:28



Mais si, les gens qui se parlent, ça fait partie de la philosophie ! C'est par de petites touches comme celle-là que Carine-Laure saupoudre son message sans avoir l'air d'y toucher et pour moi ce
sont les passages les plus réussis. Mais qui n'a pas encore lu - et apprécié - Rue Baraka ?



christine 20/10/2011 06:20



Moi aussi, je l'ai lu... un petit livre qui ne paie pas de mine mais rempli de vie, dynamique et optimiste. Quoi, vous ne l'avez pas encore lu ????? Alors, précipitez-vous !