M'man, une nouvelle de Bob Boutique. Deuxième partie

Publié le par aloys.over-blog.com

***

 

bobclin 

Il dégringole les escaliers quatre à quatre, dérape dans le corridor, se rattrape d’une main  au mur puis s’enfuit littéralement paniqué vers le parc tout proche, de l’autre côté du boulevard. Il traverse la chaussée à trois voies et la double ligne du tram  sans même regarder… Heureusement il est neuf heures du soir et la circulation quasi absente.

 

Ca ne peut plus continuer… ça ne peut plus continuer…’ se répète t-il comme un mantra en longeant  le chemin qui mène à la maison chinoise.

 

Il aime bien cet endroit environné de buissons et de  chênes verts. On peut s’y asseoir sur des bancs et en journée, les jeunes mamans du quartier viennent papoter, tout en surveillant leurs rejetons qui courent à quatre pattes dans le bac à sable.

 

Mais à l’instant, il fait sombre et un souffle glacé secoue par à coups les branchages dans un bruit de ressac.  Plus seul, tu meurs. Comme s’il se voyait depuis la lune. Un tout tout petit point minuscule perdu sur un rocher bleuté au milieu de l’univers. Seul. Surtout dans sa tête.

 

‘Ca ne peut plus continuer…

 

Il l’a lu sur internet : les schyzos piquent parfois des crises de colère aussi soudaines que paroxysmiques et deviennent même, dans certains cas,  d’une vulgarité inouïe mais là… c’est sa mère qui délire ou plutôt, lui qui hallucine et s’invente une mère qui délire.

 

Il ne l’a jamais connue comme ça. Que du contraire, plutôt austère et d’une politesse glacée. Il ne s’y retrouve plus très bien, mais à quoi bon.

 

Il faut que ça cesse. Il doit la tuer. Mais comment ? Le poison ? Impossible. Elle ne boit pas et ne mange pas. Le couteau ? Et s’il  la traversait comme un hologramme ? Il n’ose même pas imaginer sa réaction.

 

Quand il rentre deux heures plus tard, frigorifié, les yeux rouges et la goutte au nez, elle est assise devant la télé et rigole doucement devant l’écran, comme si de rien n’était.

 

« Ton souper est sur le gaz… » dit-elle sans détourner les yeux. « Il faut manger garçon… déjà qu’t’es pas bien gros.  Allez, c’est bien… je vois que tu t’es calmé. »

 

 

***

 

 

« Vous ne prenez toujours pas vos neuroleptiques... » 

 

Elle parle d’un ton détaché, comme si tout cela n’avait aucune importance, pendant que sa menotte un peu bouffie glisse sur le papier et écrit des phrases mystérieuses.

 

« D’accord, je ne prends  pas mes cachets, mais à quoi cela servirait-il ? Je sais très bien que ma mère est morte et que je parle à son fantôme… au fond c’est elle qui devrait vous consulter ! »

 

« Vous croyez qu’elle accepterait de venir à mon cabinet ? »

 

« Cela m’étonnerait, elle ne sort jamais de l’appartement.  Pourquoi ne viendriez vous pas, vous, chez nous ? »

 

« Non, Monsieur Renoir, ce serait contraire à tous mes principes thérapeutiques. »Elle ouvre son tiroir prend un taille crayon et se met calmement à refaire la pointe, comme si rien ne pressait et qu’elle n’avait rien de  bien précis ou de plus urgent à faire.« Excusez mon indiscrétion, mais comment cela se passe t-il sur le plan sexuel ? » 

 

« Hé bien… (un long silence devant une doctoresse qui attend patiemment une réponse )… disons que ça ne se passe pas ! »

 

« Des prostituées ? »

 

« Jamais… c’est beaucoup trop cher. »

 

« Bref, vous vous débrouillez tout seul, c’est ça ? »

 

« Avec ma mère qui m’épie jour et nuit, vous n’y pensez pas ! Non… il y a longtemps que j’ai fait l’impasse. »

 

« Vous êtes conscient du fait que cette situation est… malsaine ? »

 

Il hausse les épaules, un peu gêné puis reprend sa position de patient, assis bien droit sur ses fesses, le regard modeste et les mains croisées sur les genoux.

 

«  Avez-vous déjà essayé l’hôtel ? »

 

« L’hôtel ? »

 

« Oui, vous louez une chambre pour la nuit et là au moins vous pourrez dormir tranquille ?  Vous allez l’air au bout du rouleau, votre mine est épouvantable, vos cernes sous les yeux gonflés et grisâtres… vous ne tiendrez plus très longtemps à ce rythme. Vous avez un besoin urgent de sommeil et de décontraction. »

 

 

« Hier, elle s’est assise dans le noir au coin du lit et m’a veillé jusqu’ à ce que je m’endorme. En fait,  j’ai du faire semblant pendant plus d’une heure en contrôlant ma respiration, avant qu’elle ne se lève rassurée et retourne dans sa chambre. »

 

« Bon… on essaie l’hôtel ? »

 

« Elle va râler, vous pouvez pas savoir. Elle a peur quand je ne suis pas là et passera la nuit devant le fenêtre à attendre mon retour.  C’est l’engueulade assurée et elle va me tirer la tête toute la journée.  Si vous croyez que c’est drôle ! »

 

« Alors annoncez-lui que vous allez prendre quelques jours de vacances, et allez à la mer ou en Ardennes. Vous croyez qu’elle vous suivra ?»

 

« Je ne sais pas, docteur…  non, je ne crois pas… mais la laisser seule, c’est… c’est impossible… c’est une vieille femme. »

 

Il se lève excédé  et se met à arpenter la pièce de long en large sous le regard énigmatique des deux verres brillants qui l’observent dans l’ombre de la lampe de chevet.

 

« Non… je dois la tuer, il n’y a pas d’autre solution.  Je ne la supporte plus… je ne la supporte plus ! » Il lève le ton et se met à crier : «  je dois la tuer, mais j’ignore comment ? Aidez moi, je vous en prie…. Comment fait-on pour tuer un fantôme ! »

 

« Je ne vois que deux solutions… » chuchote  doucement le voix derrière le bureau. « Ou vous prenez vos médicaments et elle disparaîtra d’elle-même. Mais vous serez groggy,  littéralement assommé et elle risque de réapparaître dès que les produits auront cessé leur effet… ou… »

 

« Ou… »

 

« Ou vous partez en vacances. »

 

 

                                                                       ***

 

« C’est vraiment la reine des salopes, cette psy de mes deux… partir en vacances !  »

 

« M’man surveille ton langage… j’aime pas quand tu deviens vulgaire ! Tu ne faisais jamais ça avant ta mort. »

 

«  M’abandonner en quelque sorte… pourquoi ne pas m’attacher à un arbre tant qu’on y est ? Comme une chienne, avec une gamelle et un peu d’eau !  Ou me placer dans un home… t’es bien sûr que c’est elle qui t’a donné ce conseil ou toi qui invente un truc pour te débarrasser de moi ? »

 

« M’man, je dois dormir. DOR-MIR. Je tombe de sommeil et tu ne cesses de me harceler… regarde, je n’ai même plus la force de me fâcher ! »

 

« Fatigué ! Alors que tu ne fiches rien de toute la journée… tu ne travailles pas, tu te lèves vers midi et traîne en pantoufles dans l’appartement sans même t’habiller ! »

 

« Je suis habillé ! »

 

« Oui, pour aller voir ta truie ! »

 

« Je suis malade M’man, gravement malade. En plein délire schyzophrènique… du matin au soir et du soir au matin ! Te rends-tu compte qu’à l’instant même, je me dispute avec une morte ! » Ce dernier mot il le hurle comme seul un minable peut le faire lorsqu’il explose sa souffrance frénétique au plafond.

 

Silence.

 

Ils sont face à face, immobiles, se ressemblent, forcément. Il la domine d’une tête mais on voit clairement que c’est elle qui le surplombe.

 

Et puis soudain, elle change d’allure. De harpie déchaînée, elle devient soudain une petite femme réservée et calme. Ses yeux s’éteignent, ses épaules s’affaissent et ses pauvres mains de vielle nouées sur le ventre s’appaisent, tandis qu’elle explique d’une voix presque douce :

 

« Je ne suis pas morte Garçon… je ne me suis pas jetée par la fenêtre parce que tu m’aurais annoncé ton départ… tout ça, c’est dans ta tête, dans ton délire. D’ailleurs où irais-tu ? C’est pas avec ton maigre pécule de la mutuelle que tu pourrais te louer une chambre à Bruxelles ! »

 

« J’étais à ton enterrement M’man ! Avec Tante Jeanine, Mon’Onc René, la voisine… même que le curé était noir, vu qu’on en trouve plus de blancs… je le vois et l’entends encore répéter ‘ma chère Emma’ par-ci, ‘Ma chère Emma’ par là… à mourir de rire ! »

 

« Mon’Onc René est décédé un an avant ton père, Garçon, et tu confonds ton curé avec le nouveau facteur qui vient d’ Afrique.  Mais bon… on ne va pas recommencer. Je suis morte ? D’accord. Alors la morte te demande de passer à table, car ça va refroidir. »

 

 

***

 

Deux heures plus tard.

 

« Que fais-tu ? »

 

Il a renversé la boite à chaussures avec les photos sur la table du salon et les étale devant lui  comme un jeu de cartes. La  plupart sont en noir et blanc, jaunies par le temps et certaines ont même des bords ondulés ainsi que cela se faisait dans les années 60-70.

 

« Je cherche des clichés avec Mon’Onc René… » 

 

« Tu n’en trouveras pas, ou alors très anciens... » commente calmement la vieille en levant des yeux plein de commisération.  «  On n’a plus jamais pris de photos depuis la mort de ton père. Je me demande d’ailleurs avec quoi, puisqu’il a cassé l’appareil en le laissant tomber sur le carrelage de la cuisine. Tu t’en souviens quand même ! »

 

«  Oui M’man, je m’en souviens. Comme je me souviens parfaitement de ton enterrement. »

 

Soupir.

 

« Bon, je vais dormir… on dirait que tu t’es calmé.  C’est bien. N’oublie pas d’éteindre le chauffage. »

 

 

                                                           ***

 

Il marche d’un pas rapide et décidé, les sourcils froncés et les poings serrés à cau fond des poches de son imper. Une dame qui vient à sa rencontre sur le trottoir se dépêche de traverser, affolée par son regard noir et dément.

 

Le porche est entrouvert, comme d’habitude. Il pousse le lourd battant sans sonner puis grimpe quatre à quatre les escaliers vermoulus qui résonnent dans la cage avec un  bruit de roulement de grosse caisse.

 

Premier palier à droite. Il ouvre sans frapper et s’arrête le souffle court, les yeux révulsés de colère dans la grande pièce sombre où  on devine la psy en plein travail dans l’ombre de sa lampe de bureau.

 

« Vous êtes en avance, Monsieur Renoir et vous avez oublié de frapper… »commente la voix calme et doctorale. « Je vous demanderai à l’ avenir de respecter scrupuleusement nos conventions. Notre rendez-vous est fixé à 20h00, dans sept minutes et se termine à 21h00. Sans règles précises, il n’y a pas de traitement possible… »

 

« Je suis à bout, docteur… je dois savoir ! »

 

« Je ne vous écoute pas, Monsieur Renoir. Pas avant… six minutes. Prenez place et patientez. Je termine un rapport… »

 

« Je dois savoir ! »

 

Il avance menaçant et s’appuie des mains sur le meuble, face aux yeux de hibou qui l’observent un instant sans la moindre expression, puis se rabaissent pour terminer sa lecture sans plus s’occuper de lui.

 

« Je veux savoir… maintenant… tout de suite ! »  hurle t-il en sautillant sur place comme un petit enfant qui piquer sa crise.

 

Elle ouvre son tiroir, jette un coup d’œil à la petite montre dorée, pousse un tout petit soupir ( à moins qu’il n’agisse plus simplement d’une respiration un rien courroucée ), pose son crayon dans le boitier convenu et lui indique enfin d’ une main potelée qu’il peut s’ asseoir.

 

« Monsieur Renoir… » souffle t’elle d’un ton administratif en cherchant son dossier dans un tas empilé devant elle. « Voilà… »  Elle ouvre lentement la farde, relis posément en suivant du doigt ses notes précédentes puis déclare enfin : « Je vous écoute… »

 

L’homme est rubicond de colère. Les veines de ses tempe semblent prêtes à exploser et c’est d’une voix qui dérape dans le régistre castra qu’il tonitrue : « qu’il y a-t-il sur le certificat de décès que je vous ai remis ? Ma mère prétend que c’est une page que j’ai arrachée dans un catalogue ? Vous l’avez vue… et ne m’avez rien dit ?  Je dois savoir. Je veux savoir… »

« A votre avis ? » Elle recule sur son dossier et l’observe à travers les verres ronds de ses lunettes comme s’il était un insecte punaisé dans un cadre.

 

« Ah ! » il se redresse comme un ressort et frappe un grand coup sur la table, la bave aux lèvres. « C’est votre avis que je veux ! Faites très attention Docteur… je suis prêt à tout et très, très, très énervé ! » »

 

« Monsieur Renoir ! » Le même ton sévère et froid qu’employait sa prof de math quand il inventait n’importe quoi pour expliquer qu’il n’avait pas fait son devoir. « Ce n’est pas à moi de vous dire ce qu’il faut ou ne faut pas penser. Mais à vous. Vous êtes malade, en plein délire schyzophrénique et en plus : vous refusez de vous soigner. C’est à vous de faire le tri entre le vrai et le faux… à vous. »

 

« Ah ! » Nouveau rugissement. Il plonge une main tremblotante dans la poche intérieure de son manteau et en tire un long couteau de cuisine qu’il dresse au dessus de sa tête échevelée et plante d’un seul coup dans le bois du bureau, à travers les feuillets éparts. « Je veux savoir… ma mère est-elle morte, oui ou non ? » Il grimpe à genoux sur le pupitre et renverse la lampe qui tombe de guinguois et éclaire la scène d’une lumière rasante, quasi irréelle. « J’ exige une réponse… tout de suite… est-elle morte ?  »

 

La doctoresse recule instinctivement sur son fauteuil à roulettes, coincée désormais par le mur dans son dos et sa corpulence qui l’empêche de s’esquiver. Sa voix a changée et on y  perçoit une forte inquiétude.

 

 « Ecoutez-moi bien Mr Renoir… ce n’est pas une bonne idée et ça risque de vous angoisser encore plus, mais ne vus me laissez pas le choix. Alors, voilà ce que nous allons faire. On va téléphoner, maintenant, à l’ instant même,  à votre mère… »

 

« Ca ne sert à rien, elle ne décroche jamais… c’est toujours moi qui répond, comme le faisait mon père.  »

 

« On va insister… disons, cinq minutes. Si elle existe, si elle est là, elle finira par prendre le cornet, ne serait-ce que par peur qu’ un accident ne vous soit arrivé… et nous saurons ! Vous pas… puisque vous pourriez fort bien imaginer sa voix. Mais moi oui…. Et je vous dirai. C’est contraire à tous mes principes, mais je le ferai ! »

 

Elle réussit difficilement à s’extraire de son siège, se lève avec lourdeur ce qui, vu sa taille,  amène sa tête bouffie à hauteur de l’homme agenouillé sur son bureau. Elle tire le gros téléphone à cadran vers elle et se met à former dans un cliquetis lugubre les numéros inscrits au feutre noir sur le dossier cartonné de son client.

 

Renoir suit le moindre de ces gestes, la panique sur le visage. Il transpire si abondamment que des gouttes de sueur glissent de son front et plicploquent sur ses joues. Deux grandes taches sombres se sont formées sur son imper à la place des aisselles et ses doigts refermés sur le manche de sa lame sont tellement crispés qu’on pourrait les entendre craquer.

 

Ca sonne.

 

Longuement, interminablement. Une minute, deux minutes…

 

Trois minutes.

 

Puis soudain… un déclic… un long silence et enfin  une voix chevrotante de vielle femme qui demande : «  Oui ? »   

 

 

                                                           ***

 

Et arriva ce qui devait arriver.

 

 

                                                           ***

 

« Mais c’est quoi ce bordel ! » explose le commissaire en pénétrant en coup de vent dans le bureau des inspecteurs. « Y’a une p’tit vieille qui pleurniche en bas à la réception, le planton qui me raconte que son fils vient de massacrer son psy et vous êtes là tous les deux à prendre le café ? »

 

« Non Boss, c’est pas comme ça… le gars est dans le bureau à côté avec Roland… »

 

« Dangereux ? »

 

« Pensez-vous, 40 kilos tout mouillé ! »

 

« Bon… et alors ? »

 

« Il a déboulé ici il  y a une petite heure en hurlant qu’il venait d’assassiner sa doctoresse à coups de couteau. Or il ne portait aucune trace de sang… Bon, on a quand même foncé sur place… C’est une maison abandonnée, avec un porche entr’ouvert. On a tout visité à la lampe de poche, car il n’y a plus d’électricité. C’est vide de chez vide, de la cave au grenier. Sauf au premier, une grande pièce poussiéreuse avec pour tout mobilier un bureau bancal et une chaise dépaillée… »

 

Il tend un café à son supérieur.

 

« Et vous savez quoi ? Le plus marrant… on a trouvé 5 billets de cinquante euros dans le tiroir du meuble !  Je les ai déposés avec mon rapport devant votre écran. »

 

 

 

 

 

                                                                       FIN

 

Bob Boutique

www.bandbsa.be/contes.htm 

 

 

 

Publié dans Nouvelle

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Commenter cet article

claude danze 13/05/2011 14:58



On n'a aucune idée d'où il nous emmène, ce Bob. Mais on le suit quand même... Y'a du grand talent, là-dessous! Un excellent moment de lecture! Merci.



Pâques 10/05/2011 18:50



Toujours aussi décalé, j'adore!


La chute, renversante



Philippe D 09/05/2011 19:56



Voici le plus bizarre des contes de Bob mais écrit avec talent comme les autres.


Bravo, Bob. C'est du tout bon!



Sophie 09/05/2011 19:28



Génial, génial, j'adore. J'ai vibré. Pas vu où Bob voulait nous emmener. Bravo !



Micheline 09/05/2011 13:05



Une savoureuse nouvelle. Quelle chute. Bravo Bob !



Lascavia 09/05/2011 08:22



De retour...encore sous les effets du jet lag...j'attrape -presque en vol- les deux parties de cette histoire bobinesque. Et j'applaudis des deux mains ! C'est...comme tout ce qu'écrit Bob :
unique, inoui, génial.



Nadine Groenecke 09/05/2011 08:12



Bravo Bob ! Des personnages toujours aussi truculents et toujours aussi frappés !



carine-LAure Desguin 09/05/2011 08:05



Je me régale de ces petites histoires désopilantes. C'est décalé, de l'ordre de l'improbable ...de l'improbable? Suis pas si certaine de ça...moi qui circule beaucoup dans les quartiers ...Merci
bob !



christine 09/05/2011 07:58



EXCELLENT !!!! Bravo, Bob ! J'adore les gouttes de sueur qui plicploquent... les scènes plus vraies que nature ! Chapeau ! J'ai bien fait d'attendre pour lire ta nouvelle !