Journal de bord... Hugues Draye...

Publié le par aloys.over-blog.com

H.draye

 

 journal de bord, mardi 19 avril 2011
 
Namur.
 
J'ai passé la nuit à l'hôtel. Oui oui oui.
 
L'émission, sur Vivacité, avec Jany Paquay (l'animatrice) et David Delrée (qui l'accompagnait), où j'avais été invité, s'est bien déroulée. Bonne humeur. Verres de vin. Alex à la technique. Et du beau monde, parmi les artistes convoqués, sur le plateau : Daniel "Brusselle" Degimbe, Albert Roulive, Véronique Laurent, Sonia Letecheur, Pascal Hermans et un responsable du festival du rire de Bierges (j'ai oublié son nom).
 
Préalablement ...
 
Soleil aidant ...
 
En cherchant, autour de 19 heures, le chemin menant à la maison de la radio (j'avais cru entendre que c'était pas loin de la gare), j'étais tombé, juste en sortant d'une gal'rie, nez à nez avec la charmante ... Véronique Laurent, gentille flûtiste hors pair, talentueuse auteur de chansons. Elle prenait un pot à une terrasse et discutait avec un autre gars. Vous l'aurez deviné : elle se rendait au même endroit que moi. Nous avions encore quarante minutes (de répit, de batt'ment) devant nous. Le gars, à la terrasse, était lui-même un musicien et ... disc-jockey.
 
Juste avant l'émission, le ton, la couleur étaient donnés.
 
La rue de Fer et la rue Golenveaux auront vu deux compères musicaux (Véronique et Hugues) marcher à toutes jambes vers les bâtiments de la radio. La copine, ayant faim (on la comprend), s'était ach'tée (on la comprend), en dernière minute, un p'tit plat chaud bien adapté.
 
Hi hi hi.
 
Tout un plateau à la radio, disais-je ...
 
L'un qui raconte un sketch sur les toilettes, l'autre qui évoque les divers patois bruxellois, un troisième qui évoque le futur festival du rire de Bierges (en l'honneur de Jempy, humoriste connu dans le milieu), un autre qui chante une chanson qui rappelle musical'ment Brassens, la pote Véronique qui joue de la flûte (au casque, elle entend le reste du morceau et l'ensemble passe sur radio) ...
 
Quand ce fut mon intervention, en chanson ...
 
D'abord, le wallon fut à l'honneur. Jany Paquay m'a demandé de lui rechanter "LA MARIE", ma seule trouvaille en patois ... belge (oui, les influences du pays de Charleroi, par certains mots, les influences des Ardennes, par d'autres mots, ainsi que d'autres locutions "wallonisantes" de mon crû que j'ai délibérément du ajouter). J'avais déjà eu l'occasion, en 1992, d'interpréter, pour une télé locale, dans la cour du Palais des Expositions, à Charleroi, cette chanson (Jany était déjà à la base de cette initiative).
 
D'un invité à l'autre, le temps d'une intervention, on changeait de place.
 
Dans la bonne humeur, la chaise musicale avait son mot à dire.
 
Quand ce fut ma deuxième intervention, en chanson ...
 
On a du couper à la moitié du morceau. Fallait tenir compte du minutage. Faut rester pro, en radio. Faut dire, aussi : mon amie Véronique, qui se faisait un plaisir de m'accompagner à la flûte, était, quand c'était mon tour de démarrer ma chanson, dans la pièce à côté (en train de répéter), et j'ai passé, au micro, trente secondes (de joie) à l'app'ler (comme si c'était prévu dans la chanson).
 
Vivent les imprévus charmants, croustillants, inoubliables et ... pleins de tendresse !
 
Trois quarts d'heure plus tard ... quand ce fut ma troisième intervention, en chanson ...
 
J'en ai profité pour reprendre les deux derniers couplets de la chanson ... déjà entamée, précédemment. Avec, toujours, Véronique à la flûte. Que du bonheur !
 
L'émission terminée ...
 
David (le co-présentateur) nous a ram'nés, Véronique et moi, en voiture, à la gare.
La pote repartait sur Liège.
Quant à moi, le train repartait vers ... 22 heures 50. J'avais pris soin de vérifier, la veille, les horaires sur Internet.
 
Tout roulait, donc.
 
Et voilà que ... je consulte les panneaux. Je m'aperçois que ... le dernier train pour Bruxelles est parti, y a dix minutes. Internet m'a-t-il donné de fausses infos ? Ai-je mal regardé, la veille ?
 
Véronique s'en f'sait pour moi. J'en étais ... touché.
 
Très curieus'ment, je ne m'en f'sais pas. Les effluves du vin, dégusté à la radio, m'emm'nait vers les hauteurs de l'Himalaya (ou du Mont Tout Blanc).
Le gars, à Etterbeek, qui, quelques heures avant, avait failli me balancer une trempe parce que, selon lui, je voulais ... coucher avec sa femme, c'était loin loin loin loin ...
La frangine qui, paraît-il, me considère comme un hypocrite parce qu'un jour elle m'aurait dit que "son père est un salaud" et que je lui aurais répondu "c'est ton point de vue" et que (selon elle) je ne sais pas "voir les choses en face", c'était loin loin loin loin ...
Oui,  dans notre vaste monde, y a des êtres "attachants" (ou ... à qui notre coeur ne peut s'empêcher de s'attacher) qui, dans le dédale du quotidien, nous essoufflent, nous esquintent, nous flanquent la corde au cou, nous culpabilisent, nous mettent le grappin d'ssus, nous bousillent, nous tuent à p'tits feux ...
Mais ...
La contrepartie "positive", la compensation, en sens contraire, brille tout autant.
Après une superbe émission, je me suis dit : Jany Paquay est attachante, David Delrée est attachant, SOnia Letecheur et Albert Roulive sont attachants, Daniel "Brusselle" Degimbe est attachant, Pascal Hermans (et sa copine) sont attachants, Alex le technicien est attachant, Véronique Laurent est attachante, le gars du festival de Bierges est attachant et celui que ma distraction oubliera p'têt est attachant, lui aussi. Et ... tous ceux que je cite sont loin de répondre, à ce qu'il me semble, aux abonnés absents.
 
J'ai donc raccompagné Véronique jusqu'à son train.
 
Quant à moi, dans l'histoire ...
 
Au pire, je marcherais dans les rues de Namur jusque 4 heures 11 (heure du premier train pour Bruxelles). Sous un ciel étoilé. Les bistrots ne manqu'raient pas. Les rencontres charmantes, non plus. Quand on se sent protégé, que peut-il nous arriver ?
 
En quittant la gare ...
 
Je tombe nez à nez avec ... l'Hôtel de Flandre, où je me suis déjà attardé dans des périodes de ma vie ... difficiles. Hugues, le temps fait son temps, la vie te sourit. Je n'hésite pas. Je fonce. Je pousse la porte (de l'hôtel). Je prends la chambre ... 408. 85 euros la nuit, petit déjeuner compris. OK, c'est pas donné. "T'as rien d'autre à faire que de jeter l'argent par la fenêtre ?", me dira-t-on. Je vous boxe, je vous emmerde, voies fantômatiques. Au prix où je fais attention, chaque jour à l'argent que je gagne, au prix où, franc par franc, sou par sou, je mets chaque jour un peu d'côté, sans trop me mettre en péril (je suis même ... comptable), j'ai quand même le droit de me réjouir, quand les nécessités de dernière minutent m'offrent des facilités.
 
Ce matin, en me réveillant, vers six heures et d'mie (déjà) ...
 
La gare de Namur, de l'autre côté de la fenêtre, éclairée sous un ciel encore bleu foncé, était très très belle.
 
Neuf heures.
 
Le train, dans lequel j'écris, a dépassé Ottignies.
 
Quand je rentre à la maison ...
 
Je prends un bain. Je file au "Colruyt" ach'ter, au moins, des assiettes et des verres en carton.
 
Vers seize heures, ma quarante-neuvième année entame son tour d'horizon.
 
Vers quatorze heures, si ça tombe, les premiers invités lanc'ront, au rez-de-chaussée de l'immeuble où j'habite, les premiers coups de sonnette attendus.

 

Hugues Draye

www.myspace.com/huguesdraye

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Commenter cet article

Bob 18/06/2011 11:04



un vrai talent de conteur... ça se lit comme on boiot une tasse de café !



Claude Colson 18/06/2011 08:36



Eh oui, c'était...une belle journée, comme dit la chanson, un peu chèrotte mais soit ! parfois la vie est belle !



christine 18/06/2011 06:54



Eh bien, quelles journées ! Un rythme trépidant !