Je m'emmerde ! une nouvelle d'Alain Magerotte

Publié le par aloys.over-blog.com

 

Alain

 

JE  M’EMMERDE !


 

Si j’avais dû attendre que des tuiles me tombent sur la tête pour faire le toit de ma maison, je vivrais, aujourd’hui, à ciel ouvert. Il n’existe pas de vie plus chanceuse que la mienne. J’ai été vacciné, à ma naissance, contre la moindre contrariété. Nourri au biberon du bonheur, je vogue sur une mer de félicité. C’est tellement criant que cela suscite une légitime jalousie. De peu scrupuleux individus prétendent que je suis responsable de l’expression «imbécile heureux». Eh bien… je la revendique, Votre Honneur, et je suis prêt à vous en apporter la preuve dans une vibrante plaidoirie…

Quoi qu’il en soit, en me conformant au train-train singulier de mon existence, je m’emmerde ! Je m’emmerde si fort que j’exige, sur le champ, la réhabilitation, dans leur dignité, des empêcheurs de tourner en rond. Ce sont des bienfaiteurs de l’humanité. Parce que, croyez-moi, il n’y a rien de plus déprimant que de tourner en rond. Et cela risque de durer encore longtemps car, j’ai beau sonder au plus profond de mon être, rien ne m’enthousiasme vraiment.

Pris de pitié devant l’étalage d’un si grand désarroi, d’aucuns me suggèrent de m’investir dans une discipline quelconque, de m’adonner à une passion, un hobby. Eventuellement… en fait, je m’intéresse un peu à tout sans accrocher à rien. Je n’y puis pas grand chose, c’est dans ma nature, gravé dans mes gènes. Me consacrer à un sport ? Les efforts cent fois répétés me ramèneraient vite à la monotonie. Collectionner ? Le champ est vaste mais, quel que soit le sujet choisi, une forme d'asservissement s’installerait. Une servitude proche de l’uniformité me rejetant ainsi à la case départ. Non, franchement, je ne vois pas comment je pourrais épicer une vie terne se déroulant comme un film dépourvu de la moindre trame. Bref, je n’ai pas fini de m’emmerder…

Le téléphone sonne, me détournant de mes considérations pessimistes sur un présent trop lisse et un avenir à l’horizon duquel nulle aspérité ne se dessine. Au bout du fil, c’est le patron; il me demande de rappliquer d’urgence avec le dossier Marboeuf. A l’énoncé du nom, ma collègue, Chantal, fait signe qu’il est introuvable. Après que j’aie raccroché le combiné, elle précise qu’elle s’est lancée à sa recherche tôt ce matin, sans succès. Guidé par cette baraka indécente qui me colle à la peau, j’ai vite fait de mettre la main dessus au grand étonnement de Chantal dont l’attitude en pareille circonstance me surprendra toujours. Depuis le temps qu’on travaille ensemble, la malheureuse ne s’est-elle pas rendu compte qu’elle côtoie, journellement, le chanceux du siècle ?

Lorsque je fais irruption dans le bureau de Monsieur Duval, le boss, il est sollicité par un appel téléphonique. Je veux m’éclipser mais il me fait signe de m’asseoir et, occultant le cornet du téléphone de sa grosse paluche, dit qu’il en aura vite terminé avec sa communication.

Prenant mon mal en patience, je promène mon regard, tantôt sur la vitre derrière laquelle apparaît un ciel divinement bleu qu’aucun nuage n’a le front de souiller, tantôt sur la moumoute aux poils si parfaits du directeur. A sa place, je me serais gardé d’user d’un tel artifice, témoin criard d’une absence ressentie cruellement. Cela entame son crédit charme qui, malgré tout, j’en suis certain, doit opérer avec succès auprès des dames, en dépit de ce grotesque camouflage.

Monsieur Duval s’est montré trop optimiste, son interlocuteur ne semble guère pressé de mettre fin à leur entretien. Mon attention est attirée par une série de chiffres inscrits sur un bout de papier. Le numéro d’appel d’un GSM. Je n’en possède pas mais, pour passer le temps, je le mémorise.

La conversation téléphonique de Monsieur le Directeur se termine enfin.  

« Excusez-moi, Martin, mais c’était ce casse-pieds de Grondin qui m’appelait. Et avec lui, vous savez comment ça va, il n’a jamais d’heure pour rien. C’est ce qu’on appelle un bouffeur de temps. Mais à part ça, comment allez-vous ? Au boulot, à la maison, tout va bien ?

- Tout va bien, Monsieur le Directeur… » Comme s’il n’était pas au courant de ma veine de cocu.  

Une fois l’examen du dossier terminé, il me donne les composantes de la marche à suivre et, je prends congé de lui.

De retour dans mon univers carcéral, comme il me plaît d’appeler mon bureau, je remarque l’absence de Chantal. Elle m’a laissé un mot : «Suis à la photocopieuse. En ai pour un moment»… Ouais, sûrement à cancaner aussi à droite, à gauche, et patati et patata… il est quand même capital de savoir si, conséquence de l’émission de la veille, Jean-Claude sera viré du loft…   

Ma collègue est constamment occupée. Elle n’est contente que lorsqu’elle est survoltée, même si elle exécute un boulot récurrent… SURTOUT si elle exécute un boulot récurrent ! Ça la rassure, lui donne des repères et remplit bien ses journées. Nous avons déjà eu maintes discussions à ce sujet.

«Mais enfin, Monsieur Martin, vous dites que vous vous ennuyez… n’avez-vous donc pas suffisamment de travail à abattre ? Quand je vois la paperasserie qui encombre votre bureau…»

Pauvre pomme, quel travail ? Les sempiternelles lettres types à rédiger, les immuables dossiers à compulser, les invariables fiches à tenir à jour, les interminables documents à classer… sans compter une multitude d’autres réjouissances du même tonneau qui ont vite fait de me lasser. Mon job m’intéresse… mais pas assez pour faire du zèle, oh que nenni !

Le numéro de GSM me revient en mémoire. Et si j’appelais, juste pour voir ? Je culpabilise à l’idée de m’abaisser à une telle pratique mais ce sentiment s’estompe lorsque m’apparaît en filigrane, la morosité qui règle mon quotidien. Qui sait si l’aventure n’est pas, pour moi, au bout de la ligne, comme elle est, pour d’autres, au coin de la rue ? Pourquoi pas une histoire d’amour qui donnerait du piment à mon existence ?  

Je forme le numéro sur mon fixe. Quelques secondes s’écoulent, puis une voix fait «allô», une voix que je reconnaîtrais entre mille… la voix d’Emilie, mon épouse ! Je raccroche immédiatement. Un véritable séisme m’ébranle. Il faut que je reprenne mes esprits. Allons, du calme, quand je fais allusion à ma veine de cocu, ce n’est qu’une façon de parler. Pas si sûr, faut dire qu’Emilie et moi, nous ne nous livrons plus que très épisodiquement à des ébats qu’il serait excessif de qualifier de torrides. Je ne surprendrais personne en disant que même dans ce domaine, je m’emmerde ! Apparemment, ma compagne aussi et, elle s’emmerde tant qu’elle a franchi le pas en allant voir ailleurs… et avec Monsieur Duval, mon patron ! Excusez du peu !

Ils ne se sont pourtant pas souvent rencontrés. Voyons, mon petit Martin, ne joue pas les innocents, il suffit d’une fois, le coup de foudre, ça s’appelle. Tu sais ce que c’est… non ? Tant pis. Ne te faisais-tu pas la réflexion, tout à l’heure, que le boss ne manquait pas d’atouts pour plaire ?

Quand donc cette rencontre s’est-elle produite ? J’ai beau réfléchir, je ne m’en souviens pas. Tiens, si cela se trouve, je suis occupé à me faire un cinoche d’enfer. N’empêche que je me demande ce que Duval fait avec le numéro de GSM de mon épouse…

Bon, mon cher Martin, faut aussi savoir ce que tu veux. Tu te plains de mener une existence insipide à cause du bol insensé qui te poursuit et voilà que quelque chose d’imprévu se présente et tu bascules. Tu n’as pas l’habitude, O.K. ! Maintenant, ressaisis-toi, analyse froidement la situation et prends la décision qui s’impose. Au fait, laquelle ? Tu vois, tu t’énerves. Ben, celle, avant toutes choses, de rester calme et, si possible, maître du jeu, en contrôlant les événements. Alors, je t’en prie, sois positif et dis-toi que… tu l’as, ton histoire d’amour qui va pimenter ton existence…

Je n’ai pas le temps de gamberger davantage, Chantal, soufflant pour la frime, reparaît, portant une pile de feuilles de papier. Elle se met à composer des petits tas sur son bureau tout en proférant des banalités pour engager la conversation. Je réponds évasivement, le nez plongé, sans courage, dans le dossier Marboeuf. Elle n’insiste pas mais je la devine ravie de me voir travailler.

Durant tout l’après-midi, j’ai du mal à me concentrer sur mon sujet. L’intrigue Emilie/Duval m’émoustille. A dix-sept heures tapant, je quitte la boîte. L’air frais et le trajet du retour fouettent mon imagination. J’échafaude diverses attitudes à adopter face à Emilie pour, au bout du compte, accoucher d’une non-décision. Ah, ça, quand à la base, on n’est pas un homme d’action…

Le repas se passe dans le silence rituel. J’observe mon épouse du coin de l’œil, son visage est serein, ses gestes sont posés. Aucune nervosité apparente ne la trahit. A y regarder de plus près cependant, il me semble déceler une touche délicate de mascara le long de ses grands yeux clairs, ce qui met en évidence l’éclat bleuté de son regard. Signe indéniable, chez une femme, du désir de charmer. Dans notre couple, gangrené par la routine, il y a longtemps que cette démarche n’est plus à l’ordre du jour. Alors, si ce soir, Emilie porte sur elle les marques de la séduction, j’en déduis qu’elle a dû voir Duval dans la journée… Tout est clair, avec le bout de papier en point d’orgue.      

Mes cellules grises en sur-régime m’amènent à conclure que ces deux-là ne se déparent pas. Ils ont, en outre, tendance à choyer leur dénominateur commun, MOI ! Mais comment ne m’en suis-je pas rendu compte plus tôt ? Tant de sollicitude pour ma personne. Tiens, pas plus tard qu’aujourd’hui, avec le dossier Marboeuf, Duval m’a mâché la besogne. Quant à Emilie, pour la seconde fois en une semaine, elle a mitonné des côtes de porc aux herbes. Mon plat préféré. Des preuves accablantes de leur culpabilité…   

Les jours suivants, je m’emploie à surveiller les allées et venues de Monsieur Duval et à consulter, discrètement, les rendez-vous inscrits dans son agenda. La tâche de Directeur m’apparaît alors dans toute sa complexité. De réunions sérieuses en déjeuners importants, le malheureux a un emploi du temps surchargé, il est surbooké pour employer un jargon moderne.

Une date précise retient mon attention, le jeudi 25, à midi. La secrétaire a noté : déjeuner au restaurant Le Cygne noir. Je connais l’endroit : c’est le resto préféré d’Emilie ! On y déguste la meilleure moambe de la ville. Le poulet est cuit suffisamment longtemps dans l’huile de noix de palme qui donne un goût délicieux, malgré une couleur rébarbative de diarrhée de bébé. Hé oui, mes petits agneaux, ça ne sent pas bon tout ça…

Je fais le malin mais, pour surprenante qu’elle soit, l’infidélité de mon épouse la grandit à mes yeux, forçant même l’admiration. Je l’envie davantage pour sa hardiesse que pour l’acte en lui-même. Emilie a osé donner une pulsion nouvelle à sa vie en passant outre des discours moralisateurs, frappés du sceau de l’hypocrisie, clouant l’adultère au pilori. Liens du mariage, liens du travail… nous sommes des enchaînés, des enchaînés du ronron quotidien.

Sans vouloir en rajouter une couche, force est de constater cependant qu’Emilie réussit en plus, par sa félonie, à réveiller en moi une sexualité que je pensais endormie à jamais. Je lui dois des moments d’excitation solitaires, soit, mais oh combien intenses par le biais de scénarii imaginaires que mon éducation interdit de rapporter. Des phantasmes audacieux que la lassitude du couple avait remisés au placard. Et, comme je ne suis pas encore arrivé au bout de ceux-ci et ne désire pas me ré-intoxiquer à la drogue de l’ennui, je m’abstiendrai de mettre un terme à leur love story en me pointant au Cygne noir, jeudi midi…

Je sais cependant que le jour viendra où, blasé de mon statut de cocu par cette tromperie devenue une habitude à son tour, je déciderai de confondre les amants. Je me suis offert, pour la circonstance, un Glock, un revolver automatique autrichien de calibre neuf millimètres. Attention, juste pour l’esbroufe. D’ailleurs, il faut encore que je détermine la place et l’utilité de cette arme lors de la confrontation finale que je veux grandiose, voire théâtrale…

Acteur de théâtre ! Voilà, peut-être, une vocation ratée. Le public, les lumières, le dépassement de soi, les bravos, les rappels, l’ivresse du succès d’une pièce que l’on joue… cent cinquante soirs d’affilée… au secours !

Par contre, je m’imaginerais volontiers dans un One man show pétri de bons mots, point trop compliqués mais fort prisés du public et nourrissant l’orgueil qui m’exalterait puisque personne d’autre n’atteindrait le sommet où je me serais hissé.       

« Martin… oh, Martin !

- Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? Qui m’appelle ?

- C’est moi, Chantal, réveillez-vous !

- Me réveiller ? Comment, je m’étais assoupi ? Depuis combien de temps ?

- Rassurez-vous, guère plus d’une minute. Ce n’est pas étonnant, vous avez l’air tellement fatigué ces derniers jours. Voulez-vous que je vous serve une tasse de café ? Il y en a encore dans la Thermos…

- Non, merci, Chantal, vous êtes bien gentille… »

De quoi je me mêle. Oui, je manque de sommeil parce que je vis sur les nerfs depuis que je sais, mais c’est une agitation positive. Ma collègue ne va pas se mettre à me dorloter. Qu’est-ce qu’ils ont tous à se tracasser, à vouloir m’aider ? Suis-je victime d’une cabale ? Qu’on me fiche la paix ! Je me sens bien, je ne me suis jamais senti aussi bien…   

Le destin est curieux, imprévisible. C’est ce qui fait son sel. Il choisit parfois des lieux insolites pour accomplir le dénouement d’une histoire. Les toilettes, puisque c’est d’elles qu’il s’agit, peuvent servir d’épilogue, si désolant soit-il, à une intrigue…

Quand j’y pénètre, Monsieur Duval est occupé à se laver les mains. M’apercevant à travers la glace qui surmonte le lavabo, il engage la conversation :

« Bonjour, Martin, dites-moi, demain nous sommes jeudi et j’ai un déjeuner de la plus haute importance… »

L’imbécile, comme si je ne le savais pas. Je note que Monsieur le Directeur aime jouer au funambule.

«… Avec Smith…  

- Smith ?

- Oui, Smith, des Editions Smith.

- Mais, je… » Te laisse surtout pas décontenancer, c’est un mensonge, il ne va pas t’annoncer qu’il a un rencard avec ta femme !

« J’aimerais que vous soyez des nôtres… »

Patatras, c’est comme si le sol se dérobait sous mes pas. Le teint blême, le regard vide, les lèvres agitées d’un tremblement convulsif, je bredouille quelque chose d’inintelligible.

« J’étais loin d’imaginer que cela vous procurerait un tel plaisir au point d’en… »

Affligé par une proposition dont plus d’un s’enorgueillirait, je suis dans la peau d’un joueur jouant très gros avec la dernière carte qui lui reste à abattre.

« Je pense que Monsieur le Directeur se trompe de jour…

- Pas du tout, je viens de consulter mon agenda et…

- Voyons, il est impossible que ce soit jeudi, demain, ce doit être jeudi prochain…

- Vous me paraissez fort agité, Martin…

- Demain, vous avez retenu une table au Cygne noir

- Je constate que vous êtes au courant…

-… Je suis au courant de tout, Monsieur Duval… et pour commencer que vous couchez avec Emilie, ma femme…

- Vous êtes complètement fou, mon ami !

- D’abord, je ne suis pas votre ami. Ensuite, que faites-vous avec son numéro de GSM ? »

Il se met à rire si fort que l’écho en résonne encore. Puis, entre deux éclats, il me dit qu’Emilie lui avait communiqué son numéro privé de façon à ce qu’il puisse la prévenir du moindre incident qui pourrait me survenir. Mon accablement l’inquiétait à un point tel, qu’elle craignait que je fasse une bêtise.

Je suis déboussolé, blessé, meurtri au plus profond de mon être. Ainsi se termine, sans jamais avoir commencé, la remarquable histoire d’amour que j’avais élaborée entre eux. Ils me la volent honteusement, me la gâchent scandaleusement sous l’horripilant prétexte d’un protectionnisme que je ne peux plus supporter. Les ordures !

Il est donc écrit que RIEN, strictement RIEN ne peut m’arriver ! C’en est trop, il faut que je change le cours de ce destin insipide.

A défaut de crime passionnel, banal en somme, j’opte, en une fraction de seconde, pour le meurtre gratuit, indéfendable aux yeux du commun des mortels.

Je sors mon revolver et vise la tête de Duval qui me regarde les yeux révulsés par la terreur. J’appuie sur la gâchette mais, l’arme s’enraye !

 

Après un bref séjour entre les quatre murs d’une cellule capitonnée, me voilà, aujourd’hui, installé, bien au chaud, dans une chambre aux couleurs pastels. C’est doux, reposant. Je ne reste pas inactif, je confectionne des sandales.

Hier, Chantal m’a apporté des oranges et semblait aux anges de me voir occupé. Elle a toujours eu si peur que je m’ennuie…

De temps à autre, en compagnie d’Edouard, un co-locataire sympa, nous faisons une partie de monopoly. Comme mon existence ressemble à ce jeu. Je rafle tout, me retrouve en prison, retourne à la case départ, regagne à tous les coups et finit par… m’emmerder!

 

 

 

Alain Magerotte

Extrait du recueil "Le démon de la solitude", Ed. Chloé des lys

Publié dans Nouvelle

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Commenter cet article

Lascavia 09/05/2011 08:33



Du "Magerotte" cent pour cent...du pur plaisir. Comme d'habitude, on en redemande !



Anne Renault 30/04/2011 17:33



Je suis d'accord avec Micheline, on voudrait plaindre ce pauvre homme, mais on ne peut pas.. Pourtant, il y aurait de quoi, en voilà un pas doué pour la vie. Et ce genre de trouble c'est sans
appel. Que peut-on lui souhaiter ? Peut-être une grosse maladie, un drame personnel, au moins une souffrance qui le rapprocherait de l'existence. Car qu'y a-t-il de pire que de "s'emmerder" ???



magerotte 30/04/2011 14:32



Merci pour ces sympathiques commentaires. Vraiment merci



Nadine Groenecke 30/04/2011 09:27



Pauvre homme ! On le sent condamné à souffrir dès le début, on voudrait le plaindre, mais on ne parvient qu'à sourire de ses mésaventures. J'ai lu cette nouvelle avec grand plaisir.



Micheline 30/04/2011 08:57



Quelle nouvelle ! Un style des plus agréables et une excellente chute. Bravo Alain. 



Philippe D 30/04/2011 06:52



Voilà un texte bien écrit qui ne laisse pas indifférent.


Bon weekend.



Claire Roig 30/04/2011 06:45



Je trouve ce personnage attachant, car dans son vécu, il y a une certaine vérité de la vie quotidienne, même quand on est surchargé de travail. Le pire est quand on se laisse emporter par sa
propre imagination. Et quelle chute! J'aurai préféré autre chose, car le personnage mérite un peu de chance...