Hugues Draye et son journal de bord !

Publié le par christine brunet /aloys

 

H.draye

 

journal de bord, lundi 18 décembre 2012
  
Comme d'habitude, comme à chaque fois que je redémarre le boulot, après une période de congé, eh bien, la réalité a été moins terrible que ... l'idée que je m'en faisais.

Je suis bien retombé sur mes pattes, quand j'ai réintégré, ce matin, le bureau (de poste) où je travaille.

Evidemment, les aspects les plus "folkloriques" n'ont pas manqué au rendez-vous.

Ca va, j'ai retrouvé mon caddy à quatre roues (ce n'est pas le cas chaque fois), mais ... sans la plupart des "refeelbacks' qui le composent.

Ca va, je mettrai une pause ici.

Les "refeelbacks" sont les espèces de sacs qui font le caddy, à l'intérieur desquels on met le courrier.

J'avais du en laisser une douzaine, y a quinze jours, avant de prendre mon congé.

Je n'en ai retrouvé ... aucun, pratiquement. Que s'est-il passé durant mon absence ? Y en a eu quelques-uns qui ont fait ma tournée, ont utlisé mes "refeelbacks", les ont laissés quelque part sur ma tournée (en comptant sur le chauffeur pour les ramener) ou les ont dérobés, emmenés sur les lieux des autres tournées où ils devaient remplacer un autre facteur titulaire manquant.

Bref : le bordel habituel !

Et quand j'interromps, à plusieurs reprises, le classement, le tri de ma tournée pour aller voir un chef, dans le but d'avoir de nouveaux "refeelbacks", eh bien, la réponse se fait attendre, jusqu'au moment où j'apprends (via un chef) que les "refeelbacks" ont été volés. On finit, en regardant sur d'autres tournées, par m'en procurer ... trois, pour commencer. Allez, à la grâce de Dieu !

"Enfin, Hugues, la prochaine fois que tu pars en congé, mets tes refeelbacks dans ton armoire. Tu en as une, quand même !"
"Oui, j'en ai une ... et si je dis qu'un jour, j'ai planqué des refeelbacks, dans mon armoire, à l'entresol, que j'ai fermé l'armoire à clé, et qu'à mon retour, je n'ai plus retrouvé les refeelbacks dans l'armoire"

Silence devant ma réponse. Inutile de préciser que je n'ai jamais su résoudre l'énigme.

PLus tard, je finis par me débrouiller (avec mon caddy) rien qu'avec trois refeelbacks. Par bonheur, avec ceux qu'on m'avait "donnés", j'ai su faire des surcharges. OK OK.

C'est pas tout.

Au moment de partir avec mon caddy ...

Quelque chose qui cloche : oui, les roues de devant patinent. Rien qu'en actionnant le caddy, en le f'sant rouler dans l'aile du bureau (avant de prendre l'ascenceur et de partir en tournée), je sens quelque chose de pas normal. 
Autre chose : les deux freins de devant sont hyper lourds à manoeuvrer. C'était pourtant pas le cas, avant mon congé. Une seule déduction possible : le(s) remplaçants(s) ont du s'agiter sur l'engin comme des tordus en f'sant ma tournée.

Personne, dans l'immédiat, pour me dépanner (évidemment).

Je file dans une pièce, à l'arrière. Tiens, je reconnais un ancien caddy à quatre roues, que j'utilisais encore, y a à peine un mois. Un bord avait rendu l'âme, j'avais du demander un autre caddy. Mais bon, le choix est limité, ici, et il est plus que temps que je parte en tournée. Je transvase. Je mets les "refeelbacks" de l'autre caddy sur celui-là. C'est pas l'idéal, non. Mais ici, les freins fonctionnent encore convenablement. Je dois tenir compte de c'là : je parcoure, en tournée, des rues montantes, des trottoirs escarpés (à tout moment, oui, je risque ... ma vie).

Le calvaire ne sarrête pas là.

Sur la Place Flagey, un cirque s'est installé. Je dois contourner.

Il pleut. Il flotte. Il drache. Aussi.

En plus, entre temps, un SMS que j'aurais préféré ne pas recevoir. Ca n'arrange pas grand'chose.

Sur la chaussée d'Ixelles, début de ma tournée ...

C'est toujours les travaux. Quinze jours n'ont, apparemment, pas suffi pour que la différence saute aux yeux. Je dois toujours faire du ramping : foutre le caddy sur le trottoir d'en face, faire des va-et-viens et je t'en passe.

Je dois être un être super doué. J'affronte tout comme un chef.

Entre pluie et éclaircies, les amis sont au rendez-vous.

Hugues Draye

fr.myspace.com/huguesdraye

facteur (1)

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Nadine Groenecke 05/02/2013 09:40


A chaque métier ses problèmes et je suppose qu'il y a beaucoup à dire sur celui de facteur et que les tribulations de notre ami Hugues sont intéressantes à découvrir.

Carine-Laure Desguin 05/02/2013 06:51


" LA réalité est moins terrible que l'idée que je m'en faisais "; phrase d'une grande importance car oh combien véridique! Que les anxieux l'intériorisent pour toujours et observons bien ceci:
c'est vrai on se fait une idée, on grossit le problème et puis ma foi, la réalité est moins terrible...A part ça Hugues, tu te débrouilles comme un chef!