La vie nocturne hèle le chant du promeneur, que l’on suit dans des sonnets, des dialogues rimés, des invitations au voyage. «Nage à la cape, matelot!/Au milieu des bris de gréement,/ Pas d’orémus, pas de sanglots,/ Un peu de rêve seulement.» L’amour traverse les pages d’un recueil qui magnifie la beauté, la nature, les muses et leurs délires. On plonge dans des univers chers à Baudelaire, à Gérard de Nerval, à Ronsard: le poète semble leur répondre. Ailleurs, il interroge les sylphes: «Qui donc hante ce lieu transpercé de rayons?/Y avait-il ici naguère une chapelle? J’entends autour de moi sonner un carillon!/D’où vient ce chant sacré? Quel office m’appelle?».F.L.

Editions Chloédes Lys, Barry,17 € 90