CLAUDE COLSON : UNE RESPIRATION

Publié le par aloys.over-blog.com

http://www.liensutiles.org/colsonphoto.jpgUNE RESPIRATION



Train de fraîcheur en matin-pluie.
Aux rameaux touffus le vert se fait plus profond.
La tuile frôle le marron, trône là, brun recuit.
Les toits de zinc luisent, s'anoblissent en ardoise.



Quelle beauté aussi, ce jour plus sombre !



Le vif ambiant a ragaillardi les gens.
La langueur a cédé.
Aux jupes et chemises  légères popelines ont succédé.
Aux bras des passagers les parapluies s'égouttent.
Doucement.



Rien n'est triste.
La nature seulement reprend son élan
Pour bientôt à nouveau ses splendeurs nous offrir.



Tu médites, ébahi.



Peu de mots pour cela :
E guapa la vida.


 

CLAUDE COLSON

http://claude-colson.monsite.wanadoo.fr/


Publié dans Poésie

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Christine 29/08/2010 10:13



Des odeurs, des impressions... Un peu de fraîcheur, un élan... C'est tout ce que j'aime.



noann 15/07/2010 02:44



Une plume d'une beauté incomparable.


Je reconnais bien dans ces quelques mots tout le talent que j'avais aimé dans Toi-Nous, toute la délicatesse, la sensibilité; la...


C'est vraiment magnifique, boulerversifiant, j'adore


 



carine-Laure Desguin 14/07/2010 20:49



Vais demander à Claude une poèsie plus ensoleillée car chez moi, la tempête a créé des petits soucis !



Edmée 14/07/2010 12:14



Tiens, c'est drôle, il pleut chez moi aussi alors que je lis ces lignes. Du pur Claude Colson, il y a cette tendre émotion pour la fraicheur de la pluie, pas sa "mouilleur". Et même... sa
mouilleur ici est une tombée de joie, qui fait hâter le pas, rire, fermer les parapluies en les secouant ...


 


La pluie a un charme secret, sa lumière est ailleurs, un peu dans les gens, dans les peaux, dans les gouttes...


 


Et après cette canicule, ah, qu'on l'aime!


 


Merci Claude!



Georges Roland 14/07/2010 10:02



Les sanglots longs de cette nostalgie automnale portent cependant, sous leur parapluie, l'espoir avéré de la renaissance. Rien n'est triste, fors, en cet instant, le regard
porté vers la nature qui, elle, se ressource.


 



LASCAVIA (Josy Malet-Praud) 14/07/2010 09:45



Coïncidence ? Au réveil ce matin, il pleut sur le jardin... Le soleil ardent des derniers jours a fichu le camp. En ouvrant grand les portes fenêtres, les odeurs de terre chaude et d'herbe
mouillées  : un parfum envoûtant comme aucun autre. Délicieux répit des sens où, avec la nature,...l'Homme...RESPIRE. Très beau texte, Claude. Dans toutes ses dimensions...



carine-Laure Desguin 14/07/2010 05:21



Cette respiration nous fait du bien , Claude ! Acceptons les changements car la vie nous offre alors d'autres beautés ! Et puis,
les parapluies sont souvent colorés ...