Opération Taranis de Didier Veziano... Extrait

Publié le par christine brunet /aloys

 

Paris - Bureau du Premier Ministre.

— Monsieur Le Premier ministre, désolée de vous déranger, mais j’ai le général Le Garrec en ligne qui demande à vous parler en urgence.

— Passez-le-moi ! ordonna-t-il à son assistante.

Le Premier ministre mit la main sur le combiné et pria les deux personnes en face de lui de bien vouloir le laisser seul un instant. Il attendit qu’elles soient sorties avant d’entamer la discussion avec le directeur de la DGSE, impatient de prendre connaissance des dernières avancées de l’enquête.

— Général, j’espère que vous avez des informations rassurantes ?

— Affirmatif, Monsieur le Premier ministre. On a certainement retrouvé la trace de Yousef Zayad. Et il se pourrait que l’on ait également retrouvé celle du responsable opérationnel en France.

— Pourquoi ai-je l’impression de ne ressentir aucune certitude dans vos propos ?

— Peut-on se voir très rapidement, Monsieur le Premier ministre ? J’ai des choses importantes à vous annoncer et surtout des solutions à vous proposer. Je pense qu’il serait utile que le ministre de la Défense soit présent également. En revanche, étant donné le caractère particulièrement… confidentiel que je souhaite donner à cet entretien, il ne me paraît pas opportun que votre conseiller soit présent dans un premier temps.

Le Premier ministre hésita quelques instants avant d’accepter. Il fixa un rendez-vous dans l’heure, une nouvelle fois au grand dam de son assistante qui soupira à l’idée de devoir encore bouleverser son agenda. Quant au ministre de la Défense, il fallut mettre en avant le caractère extraordinaire de la situation pour qu’il accepte de se rendre disponible immédiatement.

Le Garrec arriva dix minutes en avance au rendez-vous. En fait, le temps de prendre son dossier, de fumer le quart d’une cigarette, il avait quitté son bureau du boulevard Mortier pour se rendre sans tarder à l’Hôtel Matignon, gyrophare sur le toit.

Les trois hommes s’installèrent dans le salon privé du bureau du Premier ministre qui, dans une brève introduction, expliqua au ministre de la Défense qu’il ne faisait plus aucun doute qu’une action terroriste de grande envergure était en préparation sur le sol français. Il lui fit part également du pessimisme qui avait plombé la dernière réunion entre lui et le Général. Le ministre de la Défense ne semblait pas particulièrement ravi d’avoir été tenu à l’écart. Ne pouvant extérioriser sa colère vis-à-vis du Général, il se contenta de lui lancer un regard noir, lui signifiant ainsi que les choses n’en resteraient pas là.

— Voilà où nous en étions, mon cher ami, lorsque nous nous sommes quittés avec le Général, conclut le Premier ministre.

Publié dans Textes

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Jean-Louis Gillessen 15/09/2019 16:36

Toujours agréable de retrouver un extrait de ce thriller … Oups, j'ajoute ici ce que j'ai ajouté hier : je choisis et vote pour le texte numéro 4 plutôt que le un, levant mon doute ...