Jean-Claude Texier nous présente son nouveau roman "La confession de Cleve Wood"

Publié le par christine brunet /aloys

Biographie :

Né à la veille de la Seconde Guerre mondiale, Jean-Claude Texier a passé sa jeunesse à Tours. Il fait ses études au lycée Paul-Louis Courier. En 1959, il effectue son service militaire en Algérie. À son retour, il part en stage de libraire à Oxford, dans la grande librairie internationale Blackwell, où il rencontre Elke Rieger, qui deviendra son épouse et à laquelle il dédiera son premier roman, l’Elitiste (Chloé des Lys 2012).

Après avoir enseigné dans les écoles privées, il rédige une Maîtrise universitaire d’anglais, passe le CAPES (Certificat d’aptitude à l’enseignement), puis une licence de Lettres modernes, et enfin l’Agrégation d’anglais. Affecté dans un grand lycée de la région parisienne, il y exerce dans toutes les classes pendant une trentaine d’années, et en partie à l’INSEP où il est chargé de cours dans les sections d’athlètes de haut niveau. C’est à la retraite, en 2005, qu’il décide d’exploiter ses souvenirs et se consacre à l’écriture.

Au cours de sa carrière, il aura connu les remous contestataires de Mai 68, les réformes successives de l’enseignement, l’inexorable dégradation de la condition enseignante, les bouleversements de l’évolution des mœurs, la faillite du système éducatif, la politisation des lycées. C’est donc dans un milieu familier qu’il puise l’inspiration de ses romans.

LA CONFESSION DE CLEVE WOOD

Résumé

Cleve Wood, jeune professeur d’origine britannique, est hébergé chez Karl et Hélène Erhardt, un couple d’amis, dans une banlieue chic de région parisienne. Karl, devenu aveugle, enseigne l’allemand dans le même lycée. Il a épousé Hélène, son ancienne élève de 20 ans plus jeune, pianiste virtuose, l’amour de toute sa vie. Éprise de Cleve, elle s’offre à lui, mais déchiré entre son amour pour elle et l’admiration qu’il porte à Karl, il retourne en Angleterre d’où il entretient avec Hélène une relation épistolaire.

Un passionnant roman en milieu enseignant, sur le conflit entre l’amour et l’amitié, la morale et les impératifs du cœur, la frivolité de la jeunesse et la sagesse de l’âge.

 

Court extrait de La Confession de Cleve Wood

Chapitre 29 (p 193)

Le Révérend Wilson avait pris quelques années, mais gardé sa raideur respectueuse des femmes qu’il tenait dans ses bras lors des bals de mariages. Comment pouvait-il réussir le tour de force d’éviter de jeter un regard plongeant sur les formes divines des jeunesses qui le sollicitaient pour un divertissement profane ? Lorsqu’on évoquait l’irréligion des bals, il célébrait David dansant devant l’Éternel et prétendait que Dieu n’avait pas interdit les chastes réjouissances. Pourtant, je savais que l’amour et la danse se côtoient et se fortifient dans une joie commune. Danser ensemble, c’est déjà s’aimer corporellement, ou jouer à s’aimer. Mais lui dansait autrement ; ses pas évoluaient impeccablement avec une précision mécanique, se mêlaient habilement à ceux de sa partenaire, et la poitrine maintenait sa distance. Il n’aurait pu danser un slow, où les corps s’épousent, ni un tango argentin où ils se répondent. Et je m’imaginais danser avec elle, comme elle l’avait fait avec Karl, le jour où je la vis pour la première fois.

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Jean Louis Gillessen 17/03/2019 13:45

Déchirements du coeur ...

Edmée De Xhavée 15/03/2019 08:50

Je me demande quand même qui est ce révérend Wilson par rapport à nos héros infidèles? Mais le sujet du livre, une histoire de vie et de sentiments confus, est interpellant...