"Je ne verrai plus...", un poème signé Alfred Herman

Publié le par christine brunet /aloys

 

Je ne verrai plus...

 

Je ne verrai plus la Mer du Nord,

Je n'entendrai plus rugir la houle.

Comme ils semblent loin ces petits ports

Sentant bon les frites et les moules.

Ostende larguait depuis ses quais

Ses grosses "malles" vers l'Angleterre,

Ses quais où pendaient les poissons frais,

Son vieux port aux navires de guerre.

 

Blankenberge, aux bateaux de pêcheurs,

Etalait ses marchés populaires.

L'estacade où les flots en fureur

Aspergent le passant solitaire.

 

Zeebruges dorlotait ses voiliers,

La Panne aux tapis de coquillages,

Knokke et ses villas d'éclat princier,

Un vrai paradis pour troisième âge.

 

Partout rugissait la Mer du Nord,

Léchant le sable fin des plages,

Les brise-lames portant pieux morts,

Algues brunes et moules sauvages.

 

Ce plat pays, était-ce le mien?

Non, ses plaines étaient trop flamandes.

Face au lac, je m'en souviens,

Ce soir sur cette terre romande.

 

 

Alfred HERMAN

Publié dans Poésie

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Pâques 19/10/2017 21:01

Superbe poème, de très belles images !
J'aime la chute ;-)

Edmée De Xhavée 19/10/2017 10:52

Quels beaux regrets, quelles magnifiques images évoquées... c'est bien la mer du Nord que nous avons tous connue, petits et insouciants...

marie noelle fargier 19/10/2017 07:42

Superbe ! Force-Mélancolie. Le paysage et sa vie sont là remuant tant de sensations !