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Le blog Aloys

Pauline Vandersanden présente son roman JUNE.

19 Juin 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

Biographie

Née en région liégeoise en 1990, je passe mon enfance à la campagne et décide, à vingt ans, d’emménager au cœur de la Cité Ardente. Mon diplôme de professeure de français en poche, j’additionne les expériences dans différentes écoles. Amoureuse des mots depuis toujours, je n’ai jamais cessé de noircir du papier blanc jusqu’au jour où j’ai décidé d’assembler les bouts de mots, les bouts de maux, parfois, au sein d’un roman. June est mon second livre.

Résumé

« June » comme le mois de juin et le prénom de l’héroïne. C'est avant tout l'histoire d'une rencontre entre deux êtres fragilisés. Mais aussi celle d'une reconstruction, d’un commencement. C’est l’influence de notre enfance sur nos choix d’adulte. C'est l'amour, le vrai, celui qui fait grandir. Mais c'est aussi la difficulté d'exister, à deux. Et de résister au temps qui passe. La difficulté de s'abandonner et de pardonner. « June » bouscule les codes, les préjugés.        
 

N°ISBN : 978-2-87459-973-6

Extrait

Elle n’avait plus de cœur. Il s’était détaché de sa poitrine, ce matin-là. Quand les mots s’étaient dispersés dans l’air. « Ça ne marchera pas. Nous deux, ça ne fonctionnera pas. Tu es où là ? Avec qui es-tu quand je te tiens dans mes bras ? Pour qui sont tes sourires ? ». Elle les avait reçus comme un coup de poignard. Ils avaient pénétré ses oreilles, avaient atteint sa tête et étaient repartis aussitôt, emportant dans leur course son cœur éreinté. Elle l’avait fixée un long moment. Sans rien dire. Avait croisé les bras sur sa poitrine comme pour protéger le trou béant qui lui creusait désormais le haut du corps. Elle déambulait dans la ville. Étrangère à elle-même. Une partie d’elle s’était envolée ce matin-là. Elle ne pourrait plus jamais aimer. Elle ne pourrait plus jamais s’abandonner. Elle priait pour que le temps s’accélère. Pour que les images au goût du souvenir défilent. Les blessures se pansent. Pour que les creux se remplissent à nouveau. Elle priait. En silence. Elle ne pensait plus à rien. Seulement à June. June. Tout le temps, toujours. Sans pause, ni répit. Elle lui manquait comme le bras manque au manchot. Le thé à la tasse. La voix au muet. Elle lui manquait. Et elle aurait cent fois préféré qu’on la balance toute entière au feu plutôt que de ressentir cette douleur qui la consumait de la même manière. Elle revoyait son visage qui venait se déposer, se loger. Bien au chaud. A l’abri. En sécurité. Elle ressentait la chaleur de ses bras maigres, les nuances de son odeur, le crépitement de sa voix. Elle la ressentait toute entière. Et puis elle ressentait le vide. A chaque fois.

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