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Le blog Aloys

Marion Oruezabal nous présente son nouveau roman "La planète de Pâques"

28 Juin 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

 Née en 1987, Marion Oruezabal vit à Bordeaux. Originaire du milieu scientifique, Marion vient de loin. En parallèle de son emploi de pharmacienne et de son engagement pour la préservation de la nature, elle s’atèle à l’écriture de romans fantastiques et contemporains, de poèmes et nouvelles. Passionnée de plongée sous-marine depuis quinze ans, ses actions, rencontres et aventures composent une importante source d’inspiration pour ses écrits.

« La Planète de Pâques » est un roman contemporain. Des personnages que tout oppose, au quatre coins de monde et différentes époques, vivront la même décadence. Celle d’un monde, notre monde, au bord du gouffre.

 

Résumé

Vincent Labre, avocat parisien renommé rongé par les remords. Mary Sulyvan, docteur en virologie spécialiste du virus de Lassa aux Etats-Unis. Frédéric Badou, français gonflé d’orgueil, combattant avec hargne dans le but de devenir le plus grand journaliste du Japon. Absorbés par leurs ambitions, ces trois êtres que tout sépare seront témoin du déclin de leur société à l’échelle planétaire… Et de leur espèce.

Bien des siècles plus tôt, Tzolo, le plus grand guerrier du clan Aka'hanga, regardera, impuissant, son peuple dépérir. Le peuple de l’île de Pâques.

 

EXTRAIT :

Peter retomba sur le dossier de sa chaise avec lassitude. Mais quelle vie s’était-il construite… Tout pouvait basculer en un rien de temps, sans prévenir. Il commença à ressentir le désarroi de Mary. Si l’Ebola et la variole devait muter comme le Lassa de sa collègue… Cela remettrait en cause toutes ses dernières années de recherche. Il réalisa alors que, dans sa vie, il n’y avait pas grand-chose d’autre que son travail, ses virus. « Célibataires cultivés ». L’expression avait l’air tellement anodine. Mais alors que les micro-organismes qu’il étudiait avec tant de passion étaient en passe de le semer, il se sentait comme abandonné. Pourquoi, d’ailleurs, était-il célibataire ?

 

*

 

Les hommes s’arrêtèrent soudain. Je ne pus rien voir jusqu’à ce qu’ils s’écartent. Le spectacle était digne de respect. Chacun des chefs des huit clans se trouvaient à la frontière de son territoire. Un pas de plus et ils fouleraient la terre du palmier sacré. Kuheg, à son tour, se plaça sur la frontière du clan Aka'hanga. Comme si un signal invisible venait d’être lancé, les neufs avancèrent d’un pas avec un synchronisme parfait. Comme complice, le vent jusqu’alors doux, forcit. La règle voulait que le chef du clan du dernier Tangata manu, prenne la parole le premier. Celui du clan Va'i Mata fit un pas de plus que les autres et leva les bras au ciel. Il tenait, dans sa main droite, un long bâton tortueux.

- Que les guerriers, choisis par les clans, s’avancent !

Les hommes autour de moi, désormais silencieux et dociles, s’écartèrent. Les yeux me quittèrent pour se planter respectueusement au sol. J’avançai sans m’en rendre compte. Dans mes oreilles résonnaient, seuls, les battements de mon cœur. Je franchis la frontière à mon tour et avançai au-devant de Kuheg. Le cercle des guerriers se resserra et chacun put jauger ses adversaires. Je détaillai avec précision le corps sculpté dans le roc de chacun d’eux. Celui du clan Va'i Mata était effrayant. Le chef du même clan reprit alors, de sa voix puissante :

- Devant vous, les neufs guerriers. Imprégnez-vous de leur puissance. Demain, au coucher du soleil, l’un d’entre eux sera Tangata manu et dormira dans la grotte sacrée.

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Pâques 29/06/2017 20:35

Un sujet original et interpellant...

Edmée De Xhavée 29/06/2017 09:06

Certainement un milieu que l'auteur connait bien et donc peut nous présenter avec vraisemblance, et un sujet sur deux époques... Original!