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Le blog Aloys

Claude Colson nous parle de son recueil poétique "Saisons d'une passion"

25 Juin 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

De son vrai nom, Jean Claude Collau. Né en 1949 dans le Cambrésis (59- France), il y a vécu 38 ans. Il est Essonnien depuis 1987. Études supérieures à Lille III, professeur de lycée puis syndicaliste à responsabilités nationales, agrégé d'allemand, il est aujourd'hui à la retraite. Père de trois enfants.

 

C'est en 1995 qu'il est venu à l'écriture, par la poésie, genre qu'il pratique toujours, avec d'autres.

Il a fait éditer à ce jour 4 romans courts, 4 récits de vie et 1 recueil de poésie. Un contrat est signé pour l'édition d'un deuxième recueil de poèmes.

 

Ses trois premiers livres sont des récits autofictionnels où il traite de la passion amoureuse - trois aventures vécues distinctes - en mêlant, chaque fois différemment, divers styles littéraires : la narration, la poésie et le journal intime. Ces trois « ovnis littéraires » ont été édités aux éditions Chloé des Lys (B). Ils visent à atteindre l'universel dans la description de l'amour fou, vécu bien entendu à l'échelle individuelle.

 

« Saisons d'une passion » - 2002, réédit. 2009

 

Pour présenter mon premier livre je dirai que je l'ai écrit, soyons honnête, d'abord pour moi, en pensant toutefois constamment à votre regard. Je tente ici de cerner l'évolution d'un amour fou qu'un homme découvre à l'heure du "démon de midi". Il a de l'amour une conception esthétique et quasi mystique. Le thème a imposé la forme : un récit pour retracer la fulgurance des débuts, des fragments poétiques qui - ensuite - rendent compte d'une existence sur les crêtes de la passion et pour finir un journal accompagnant l'après-rupture. La chronologie est ici respectée.

 

« Au bout du compte une polyphonie luxuriante. Rien n'est trop, rien n'est jamais trop lorsqu'il s'agit de dire l'Amour, de faire l'Amour par les mots et aux mots. De sorte qu'au fil de cette expérience pourtant si singulière ce sont des fragments de vous-mêmes que vous pouvez tout à coup reconna?tre : un puzzle mouvant qui ne relève pas plus du jeu que du seul "je", un miroir éclaté aux antipodes de la coquetterie. » (G.T.)

 

Extraits :

« ??espoir, souhaits, elle trouvait la nuance ténue. Elle était énorme. Il voulait certes communier avec elle sous les deux espèces, de la chair et de l'esprit, mais n'entendait plus renoncer au second aux seules fins d'assouvir la première.

Les amis de Florence la disaient inclassable. Bruno se familiarisait avec sa nature extraordinairement complexe. Sachant que rien ne supplanterait jamais chez elle sa première passion, une passion contrariée pour la musique, il s'efforçait seulement de lui apporter le plus qu'il pouvait, afin de lui faciliter l'existence. Il se sentait fort, prêt à la protéger, au besoin contre elle-même, le gardien du Temple. Elle s'extasia à ces dires, n'ayant jamais encore connu la passion dans la liberté? » Saisons d'une Passion

Il l'avait rencontrée au restaurant, ne l'avait pas recherchée, sauf peut-être sous l'emprise d'une nécessité inconsciente ; leur rencontre était due à l'un de ces hasards qui font se croiser les natures et les destins les plus dissemblables. Plusieurs fois ils s'y côtoyèrent. D'abord il ne prit garde à elle, car, marié depuis plus de quinze ans et père de deux enfants, il vivait les vicissitudes d'une union qui subissait le lot trop commun sans que l'un ou l'autre en soit plus particulièrement responsable. L'amour avait cédé à l'usure, et comme il approchait de la quarantaine, il venait - une première depuis leur mariage - de s'éprendre d'une femme de leurs relations.

 

Femmes

 

Je te regarde, femme, et le rêve commence,

Tu inclines la tête, mutine et moi grave et sérieux,

à l'orée du mystère, sans doute l'air idiot.

Un sourire se lève aux prunelles de tes yeux et j'en reste ballot.

C'est la grâce qui affleure,

irruption de piété devant les pastels de tes fards,

mise en scène de ton insondable beauté.

 

Passage

 

Toi moi

Ton amour mon amour

Notre monde

Comme de nuages et d'ombres

Des vaisseaux de beauté

 

Journal : ... Je repense à l'apaisement immédiat que m'apportait le fait de t'approcher, de simplement te respirer. Cela t'amusait et te touchait. Ton amie m'a dit que tu avais été triste de cette rupture. Et pourtant tu l'as voulue. Tu souhaitais que quoiqu'il arrive nous restions amis ; jusqu'ici cela n'a pas été possible. Le veux-tu encore ? ? /

... Nouveau rêve où cette fois tu es venue dans mes bras. Après ces centaines de jour, Petite, cela m'a réveillé. Tu me déclarais fait pour aimer, voilà le grand malheur : tu m'as rendu exigeant sur le choix de l'objet et je ne puis te remplacer ; j'arrête aussi la recherche. Je t'avais trouvée, point !

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