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Le blog Aloys

Bob Boutique présente son nouveau thriller "Chaos"

11 Juin 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles, #présentations

 

BIOGRAPHIE

 

Je suis libraire à Bruxelles et me suis lancé dans l’écriture sur le tard pour toutes sortes de bonnes et mauvaises raisons.

Il m’a fallu un an pour écrire mon premier recueil de contes bizarres,

Un autre pour trouver un éditeur sérieux, Chloé des Lys.

Et enfin une troisième année pour comprendre comment faire une maquette et en sortir un vrai livre avec une couverture et des pages qu’on tourne.

Voilà maintenant, je suis un écrivain, c'est-à-dire RIEN si personne ne prend la peine de lire mes élucubrations.

 

Alors j’ai contacté les médias pour qu’ils parlent de mon œuvre, mais comme manifestement cela ne les intéressait pas des masses (en fait pas du tout) nous avons lancé avec des amis notre propre webtélé ACTU-tv (http://www.actu-tv.net et tout va bien puisque notre audimat grimpe lentement mais sûrement.

 

Depuis j’ai publié un deuxième recueil de contes bizarres, puis un premier petit roman de 150 pages « les dix petites négresses » qui a pas mal marché et continue d’ailleurs à se vendre sur le net et enfin, enfin un premier grand roman, un thriller mystère de 450 pages qui à mon avis va révolutionner le genre et que je compte proposer à Spielberg ou Besson en fait je n’ai pas encore vraiment décidé, pour l’adapter au cinéma.

Il s’intitule « 2401 » et il m’est Impossible d’en résumer l’histoire, même d’un seul mot, sans risquer d’en dévoiler le scénario très original. Tout ce que je peux commenter et là, je m’avance déjà c’est :

« Est-ce vraiment possible ? Réponse : oui, ça l’est ! »

 

Il a tellement bien marché que mes lectrices (un peu de lecteurs aussi) m’ont demandé une suite qui est parue en 2017 « Chaos ». C’est une histoire tout à fait différente de la première mais on y retrouve les mêmes personnages : « le bouledogue », un flic bourru au cœur de midinette et « La Petite » une fliquette stagiaire qui le tourne en bourrique.

 

Bon, vous avez déjà compris que je n’ai pas le style de Proust. En fait j’écris comme on raconte, pour être lu à haute voix dans un mode proche du langage parlé, avec des belgicismes, du flamand parfois et même quand ça m’arrange des mots inventés.

 

Voilà si vous voulez en savoir plus, ma pointure, ma taille, mon poids et tous ces trucs vachement importants, une seule adresse : Baudouin.boutique@skynet.be et un site très suivi http://www.bob-boutique.com

 

 

 

Synopsis

 

Un tableau du maître primitif flamand Cranach l’Ancien est volé dans l’atelier de restauration du Rijksmuseum d’Amsterdam.

 

Lieve, la jeune gendarme hollandaise chargée de l’enquête de routine, s’aperçoit rapidement qu’il y a quelque chose de mystérieux derrière ce vol apparemment anodin. De fil en aiguille elle découvre avec étonnement que l’auteur du vol est le chef d’un groupe houthis qui tente d’instaurer un état laïc dans le nord du Yémen en guerre.

 

 

Un extrait tiré de « Chaos »

 

Ils trouvent la petite dépression à moins de dix minutes à l’ouest, une sorte de renfoncement du sol qui s’étire sur plus d’un kilomètre avec, à certains endroits, un abaissement du sol de plus d’un mètre.

- C’est pas l’endroit le plus cool, commente le Boss, mais on sera à l’ombre (le soleil monte vite dans le ciel et flotte déjà comme un gros ballon de plage sur l’horizon). Tu as quoi comme tente ?

- Pas grand-chose, répond la Petite. Arie voulait quelque chose de très léger, moins de trois kilos, alors j’ai choisi une guitoune de plage pour bébé ! Mais elle est anti UV119 avec un matelas auto-gonflable et six sardines pour la fixer.

- On fera avec, montre…

C’est effectivement minuscule : on dirait un drap de lit plié en huit. Johan a vite fait d’installer l’armature dépliable, de gonfler le matelas, de tendre la toile et fixer le tout solidement au sol, le plus près possible de la paroi rocheuse. Au thermomètre, la température dépasse déjà les vingt degrés.

- Mais comment veux-tu qu’on entre à deux là-dedans ? constate-t-il en se grattant le haut du crâne.

- Moi d’abord puis toi… On se couche en chien de fusil (sourire coquin), tu fermes la tirette de l’entrée et tu me prends dans tes bras, pas compliqué !

- Je ne sais pas si tu te rends bien compte. J’ai transpiré toute la nuit, je dois schlinguer ! (Johan)

- Et moi alors ? Bon, on s’installe ? Je suis tellement fatiguée que je pourrais m’endormir dans une porcherie ! Et n’oublie pas le bol rempli d’eau pour l’évaporation.

Passons rapidement sur les reptations, glissements des corps, mises en place compliquées et ahanements divers que prend leur installation sous ces quelques centimètres carrés de toile où ils s’imbriquent enfin, l’un dans l’autre, sous les rires de la Petite et les excuses gênées du Bouledogue plus embarrassé et empoté que jamais. Puis, une fois les pièces du puzzle mises en place…

- C’est la première fois qu’on couche ensemble, lance Lieve en tirant le bras musclé de Johan sur son ventre.

- …

- C’est pas si désagréable que ça, tu ne trouves pas ? L’autre collé derrière elle répond d’un grognement difficile à interpréter.

- Fallait bien que ça arrive un jour ou l’autre, poursuit Lieve en chuchotant comme une petite fille qui tarde à s’endormir.

- Tais-toi et ferme les yeux ! marmonne son compagnon sans desserrer son étreinte.

- Tu es un faux jeton, continue-t-elle. Avant de partir, j’ai lu la lettre que tu as mise dans le tiroir du bureau pour le cas où.

- Tu n’avais pas le droit, c’est dégueulasse.

- Idiot ! Si tu connaissais mieux les femmes, tu ne m’aurais jamais parlé de ça. Tu aurais confié ça à un notaire… Me léguer ta maison et ton bateau…

- Bof, j’ai personne d’autre, alors toi ou une œuvre humanitaire…

- Ben voyons, rigole-t-elle tendrement. « Toi ou une œuvre humanitaire » (Elle l’imite) … Tu oublies la dernière ligne, la plus importante.

- Tu n’avais pas le droit !

- Une ligne de quatre mots… Ik… hou… van… jou (Je t’aime en néerlandais).

Suit un long silence pendant lequel tous deux restent immobiles, enfouis dans leurs pensées.

Tu crois qu’on va mourir ? demande-t-elle enfin.

- Non.

- On va en sortir et rentrer comme des héros à Amsterdam ?

- Oui. Pas comme des héros, comme des flics qui ont bien fait leur travail.

 

Nouvelle interruption, très longue, au cours de laquelle on sent la chaleur et le rayonnement intense monter à l’extérieur de même que le vent qui commence à faire vibrer et chanter la toile. On pourrait croire qu’ils se sont endormis puis soudain…

- Johan ? (Une toute petite voix)

- Oui…

- Je sens que tu vas me maudire…

- Quoi encore ?

- Tu vas te fâcher…

- Non.

- Si…

- Quoi encore ?

- Tu me promets de rester calme ?

- Oui, (profond soupir).

- Jure-le.

- Je le jure…

- Sur ma tête ?

- Oui, d’accord. Sur ta tête.

- Je dois faire pipi !

 

 

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Commenter cet article

Gucciardo Salvatore 12/06/2017 22:25

Bob Boutique est un cas dans la littérature. Il s'exprime comme il parle à la manière de Henry Miller. C'est un passionné qui veut rattraper le temps perdu. Il nous réserve des agréables surprises littéraires... Bravo Bob!

Séverine Baaziz 12/06/2017 11:23

Une biographie super sympa ! Une sacrée personnalité, notre Bob, une belle valeur ajoutée à son talent. Son succès ne m'étonne pas ! Bravo, m'sieur Bob :))

Micheline 12/06/2017 08:37

Un extrait qui reflète bien le style de Bob.

Edmée De Xhavée 12/06/2017 08:36

Je l'ai commencé, et le continue naturellement... Accro, déjà. Je dois me forcer pour me rappeler que j'ai faim....

JL Gillessen 12/06/2017 02:15

C'est quoi ce nouveau truc de cliquer sur les tuiles dans le tableau qui indiquent un panneau de signalisation pour valider son commentaire : j'ai loupé ! Donc j'ai reçu un nouveau test : choisissez les tuiles où se trouve une bagnole !!!! Là, j'ai réussi. Ouftiiiiiii

JL Gillessen 12/06/2017 02:09

Des ménagères ET des ménageurs aussiiiiiiiiii, vingt mille dioux de podferdomme ! A ne plus pouvoir se lamper le gosier, que je me délecte avec les élucubrations de Bob, ce Déménageur, ouiiiii ! Il déménage sec et cru, et tendre et poète, dans ses lignes que je ne peux que dévorer comme tant d'autres, jamais à satiété. Bob, Spielberg pour 2401 et Besson pour Chaos, je vote pour ! Plus une version des frères Dardenne en " belch " , une en Néerlandais Algemene Vlaams Nederlands, ainsi qu'une en brusselère : les cinéastes se bousculeront au portillon. Avantiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Partagé sur FB of course evidently uen fois. Reconnaissance à toi pour ... tout , ... et tout qui tu es ... et tout ce que tu agis et fais, et transmets ... Yep !