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Le blog Aloys

Kristof nous présente son prochain recueil "Le temps déposé"

27 Mai 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

 

Le temps déposé

 

Il ne faut pas tromper le lecteur. Je n’écris pas de la poésie. C’est une chronique d’aujourd’hui, qui emprunte à tous les genres littéraires avec, il est vrai, une teinte poétique dominante dans les harmonies.  Le temps déposé, qui est mon nouvel opus, ne déroge pas à la règle. Il s’inscrit dans la logique de mon travail de consignation d’événements généraux et personnels, de mes réactions passionnées face à notre monde décadent que je juge très sévèrement. Autrement dit, et sans prétention aucune, c’est un « doux style nouveau » revisité inconsciemment.

La seul chose que j’ai en commun avec Dante, c’est notre passion pour le vin, sans aller jusqu’à cuver comme lui, au 4 rue Saint Séverin dans le 5ème arrondissement de Paris. (est-ce vrai ? en tout cas, c’est une légende urbaine qui a survécu jusqu’à nos jours et qui me plaît)

 

Il y a cependant, dans «  le Temps déposé », de grands changements visibles.

Mon style a évolué. On pourrait dire qu’il a grandi. Je l’ai rendu plus incisif lui appliquant des rythmes parfois effrénés, saturés d’émotions,

pas toujours voulus d’ailleurs, puisque les textes se rapportant aux douloureux événements de novembre 2015, se sont imposés à moi.

Une grande variété de sujets est abordée sous un angle que j’ai souhaité volontairement déroutant. Il est vrai que je n’aime pas les choses qui se comprennent d’emblée. Je fais mon maximum pour préserver le mystère, conduire,

guider le lecteur à travers une sorte de voyage initiatique, non pas pour le séduire

ou lui plaire, mais pour l’introduire dans mon univers, libre à lui bien sûr, d’accepter ou de refuser.

 

Un extrait !

 

13 novembre

Ce jour ne chante plus

 

Plusieurs mourants

Déjà sans connaissance

Sur le trottoir

Dans la salle

Saignants écarlate

 

Des cris

Des plaintes

Jusqu’à l’écœurement

 

Des draps tombent

Pour aveugler la mort

Pour ne pas l’effrayer

 

Le manque de vie

Creuse la nuit

 

La passion des appels

Des derniers appels

Les soupirs s’enfuient

Comme le temps

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