Un poème extrait du recueil de "L'ombre du reflet" de François Iulini

Publié le par christine brunet /aloys

Le climat réchauffé les traboules a bruni

Continents en dérive s’entassent en ville prime

Les riches jouent aux pauvres et les pauvres paressent,

Riches ; l’air de rien invisible l’or s’exprime,

Ma joie traîne la grolle ; un canon rouge rit


 

Je vous retrouve enfin opiniâtres caresses

Effrayées par la nuit, vous hululez l’amour

Des maux non inventés, le gazouillant chaos,

Branleurs d’édifices où s’empilent tant de jours ;

Lourde de trop de vie, choira la forteresse


 

J’ai trimbalé ma carne sur mes ruines en travaux

Mais les yeux de la lionne rivés sur son portable

N’ont pas su reconnaître cet amant peu loquace

Qui hésitait jadis à se montrer aimable

S’effrayant des invites à grimper sur son dos

 

 

François Iulini

Publié dans Poésie

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