Marcelle Dumont a lu « Le temps de l’errance » de Jean-François Foulon

Publié le par christine brunet /aloys

Marcelle Dumont a lu « Le temps de l’errance » de Jean-François Foulon

J’ai dit, il y a déjà bien longtemps, à quel point j’ai apprécié le roman « Obscurité » de Jean-François Foulon. Avec « Le temps de l’errance », l’auteur s’exprime dans un autre registre. Il se fait plus personnel, en nous offrant poèmes en vers libres ou en prose, nourris de nostalgie et de souvenirs tendres.

J’ai retrouvé dans ces textes impressionnistes, la sensibilité et l’humanisme de l’auteur. Sa pénétration aussi.

Ainsi j’ai particulièrement apprécié l’histoire du bambin de deux ans, prisonnier de son lit-cage, qui commence à se poser des questions sur l’autorité des adultes et sur le peu de champ qu’elle laisse à son désir de liberté et à sa soif de grandir. Le poète se fait alors moraliste avec humour.

Et qui d’entre nous n’a pas connu en son enfance le lit-cage protecteur, rassurant … mais frustrant? L’auteur, parlant de lui-même, nous parle de cette manière à l’oreille.

Marcelle Dumont a lu « Le temps de l’errance » de Jean-François Foulon

MARCELLE DUMONT

"Nuageux à couvert"

Publié dans Fiche de lecture

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Marie-Thérèse Carlier 16/06/2016 12:35

ma curiosité est attisée par cet article, son contenu m'interpelle : j'aimerais beaucoup découvrir cet univers où l'interdit (qui commence à l'aube de la vie) et qui conduit à la frustration laquelle débouche sur la soumission ou la "révolution" dans la vie adulte...Mr Foulon aborde un sujet sensible et trop souvent vécu. (référence à mon humble personne qui se souvient...)

Edmée De Xhavée 16/06/2016 08:45

Tiens... c'est vrai... le lit-cage. Moi j'avais même une chemise de nuit "sac", nouée dans le bas pour ne pas pouvoir escalader et marcher... Et donc je faisais pipi au lit. N'avaient qu'à s'en prendre à eux-mêmes :)

Jean-François Foulon 16/06/2016 09:40

Souvenirs, souvenirs :))))
Il y aurait toute une étude psychologique à faire sur ces lits-cages ou les "parcs" où l'enfant est isolé de la vie des adultes, mis à l'écart. Pour sa sécurité, certes, mais du coup il intériorise déjà beaucoup de choses : l'interdit, ce qui est inaccessible, etc. Un sentiment de frustration se développe souvent, sentiment qu'il aura bien souvent l'occasion de revivre dans sa vie adulte ;)) Certains se soumettront, d'autres deviendront des révolutionnaires.

Jean-François Foulon 16/06/2016 07:49

Merci pour cette lecture, Marcelle :)) Oui, "désir de liberté et soif de grandir". J'ai l'impression que rien n'a changé, finalement, et que les mêmes questions se posent à l'adulte d'aujourd'hui, confronté à une société marchande étouffante qui infantilise les citoyens, qu’elle voudrait réduire à de simples consommateurs sans esprit critique.