Albert Nico présente son ouvrage "L'homme au grand chapeau n'avait rien à cacher ni rien de grand"

Publié le par christine brunet /aloys

Albert Nico présente son ouvrage "L'homme au grand chapeau n'avait rien à cacher ni rien de grand"

Bon pour les mouches, sur la route de l’abattoir

Une présentation de « l’homme au grand chapeau n’avait rien à cacher ni rien de grand ».

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Alors, Al, ce nouveau bouquin, tu peux nous en parler un peu ?

Heu, ça va être difficile…

Juste deux mots, histoire qu’on sache de quoi ça parle…

En fait, ce bouquin, ce n’est pas. Ce n’est pas un roman, ce ne sont pas vraiment des contes ou des nouvelles, pas même tout à fait des poèmes. Ce bouquin, ça ne pourrait pas être un réseau de bus, ni même un jour férié, ni les Champs Élysées un 31 décembre vers minuit, et ça ne pourrait pas non plus être ce bol de bouillon au vermicelle qu’on te servait chaque soir quand tu étais un enfant…

Bon. Et qu’est-ce que ça pourrait être ?

Ça pourrait être un permis poids lourds. Cela pourrait être du goût des mouches sur la route de l’abattoir (bien incapables de dire de quoi il s’agit mais tant qu’on y sent le sang affluer…) Cela pourrait être des singes s’invitant au zoo pour rire de leurs visiteurs. Un éclat de rire qui te ferait cracher une dent.

Ou un cortège funéraire qui passerait de 78 à 45, puis à 33 tours par minute.

Bon. Et qu’est-ce que je marque alors ?

T’as qu’à mettre que ce livre te rentre dans le bide avant que ton cerveau ne puisse le classifier…

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Un extrait quatorze juillet dans l'année

Voici venir une jeune fille qui n'a d'yeux que pour son mobile. Puis ses dix-huit clones en deux heures de temps. Voici venir un chien levant la patte au même endroit que le précédent. Voici venir un nouvel été, et les odeurs de merde qui remontent. Voici venir une race supérieure de mouches.

Voici venir un prophète et son cortège de zombies, qui de se demander quel nom, quel slogan, quelle couleur. Voici venir un musulman et un chrétien se serrant la main et ne sachant que faire de leur dernier stock de croisades.

Voici venir l'heure de l'extinction des feux et son lot de questions qui, le jour venu, demeureront sans réponse. Voici la petite fille enjouée, et le temps à ses trousses. Voici venir le dernier mot.

Voici venir enfin un ami s'écriant : “Tu es fou ! Amputer la 6ème de Mahler de ses deux premiers mouvements, ça ne se fait pas ! Ce serait comme... comme de manger du poisson en pensant ne jamais tomber sur une arête... Je sais pas... comme de s'imaginer pouvoir vivre en couple sans faire la moindre concession...!” Et comme j'épluche une banane sous ses yeux avant de lui tendre la pelure, voici venir un fauteuil qui se libère et l'émergence d'un silence mérité.

Publié dans présentations

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Pâques 05/04/2016 17:25

Original, un beau délire :-)
Il avait publié sous le même nom ?
Ou un nom de fille ?

Albert Niko 07/04/2016 15:13

Pour vous répondre, cette présentation a déjà été publiée sous mon nom d'auteur : Albert Niko, autour du 20 mars !

Edmée De Xhavée 05/04/2016 08:30

Ah ça, s'il a déjà été publié je ne l'avais pas lu, alors je suis heureuse qu'il réapparaisse car c'est un régal! A lire par petites doses pour ne pas user :)

Jean Louis Gillessen 05/04/2016 03:52

Hi hi, oups, je crois que je ne rêve pas, ce billet a déjà été publié, et commenté, dont par moi. Pas grave, toujours un plaisir de le revoir. Tellement en dehors des sentiers habituels. Par contre, j'avais commenté l'interview de Jacques Degeye, ... et plus moyen de le retrouver. Côô^mique, Christine. Bisouxxxxxxxxxx.