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Le blog Aloys

Présentation du nouveau livre de Jean-François Foulon, Le temps de l'errance

13 Mars 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys

Présentation du nouveau livre de Jean-François Foulon, Le temps de l'errance

COURTE BIOGRAPHIE :

Jean-François Foulon est né en 1960 au cœur de l’Ardenne, d’un père belge et d’une mère française. Licencié en philologie romane (université de Liège), il travaille à Bruxelles dans le secteur public mais vit en Wallonie (actuellement dans le Hainaut, mais il a habité longtemps à Liège). Passionné de lecture et d’écriture, il a collaboré à différentes revues littéraires comme Le Journal de la Culture, La Presse Littéraire et Le Magazine des Livres. « Obscurité », son premier roman, a été publié en 2015 aux éditions Chloé des lys. « Le temps de l’errance », un recueil de poésie, est sorti en 2016 chez le même éditeur.

RÉSUMÉ DU LIVRE

Les poèmes que l’on découvre ici, remplis d’émotion et de nostalgie, portent le lecteur comme une vague lente et puissante. Certains textes nous conduisent dans des îles lointaines, à la recherche d’un ailleurs aussi impossible qu’improbable, tandis que d’autres décrivent des lieux qui nous sont proches (un village, une rivière…), pour en révéler les secrets oubliés. Parfois, c’est la destinée de l’homme à travers son histoire qui est abordée, mais toujours on revient au temps personnel, celui où tout un chacun se reconnaît. On parle alors de l’enfance, de la passion amoureuse, ou du temps qui fuit. Les femmes que l’on a aimées s’en sont allées, nous laissant des souvenirs empreints de nostalgie. Mais ces souvenirs, même s’ils sont parfois un peu tristes, ont pourtant quelque chose d’apaisant, sans qu’on sache si c’est dû au regard tendre du poète ou à la musicalité incomparable de sa langue.

EXTRAITS DU LIVRE

Souvenir

Je ne me souviens plus où nous nous sommes rencontrés,

Ni de quel pays tu venais.

Je n’ai jamais rien su ni de ton enfance ni de ta famille.

J’ai même oublié ton nom.

Mais j’ai gardé au fond de moi la tendresse de tes caresses,

L’odeur de ta peau et la douceur de ton regard.

Je te reconnaîtrais entre toutes.

Les îles

Tous les jours il regardait la mer et les vagues infinies.

Tous les jours il contemplait l’horizon et les bateaux qui voguaient vers des îles inconnues, des îles dont personne, jamais, ne revenait.

Tous les jours, du haut des falaises, il respirait les vents du large, chargés d’embruns salés et de saveurs épicées.

Alors il croyait voir d’immenses plages dorées où des enfants nus jouaient sous les soleils des tropiques. Derrière les grandes dunes blondes s’étendaient des forêts incroyables, où, depuis mille ans, des arbres exotiques embaumaient l’air de parfums troublants et poivrés. Parfois, il lui semblait apercevoir, couchées dans des pirogues noires, des femmes dolentes et lascives qui évoquaient Gauguin. Plus loin, dans des cases de palmes, leurs sœurs donnaient de l’amour à des guerriers féroces venus oublier, sous leurs caresses tendres, les blessures des combats.

Et lui restait là, sur la falaise, contemplant les nuages en déroute qui traversaient le ciel, s’imaginant parfois que c’étaient là les voiles d’un immense bateau en partance pour ces îles dont personne jamais ne revenait.

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Edmée De Xhavée 13/03/2016 18:36

La nostalgie est souvent une tristesse voluptueuse, que l'on recherche, un état de deuil heureux de jours splendides ou que l'on a rendus tels dans le souvenir. C'est une larme que l'on aime sentir sur la langue. Je souffre donc je fus...

Jean-François Foulon 13/03/2016 21:09

Une tristesse voluptueuse, voilà qui est bien dit. On regrette ce qui a été et qui n'est plus car avant, c'était toujours mieux, bien entendu.

Christina Previotto (Previ) 13/03/2016 15:41

Douceur, tristesse, rêverie et exotisme quoi de mieux ?
Que vogue ce livre sur une mer bleue...

Jean-François Foulon 13/03/2016 17:09

La mer est d'ailleurs très présente dans ce recueil, car la mer nous fait remonter aux origines de tout; y compris donc aux origines de notre nostalgie..

Jean-François Foulon 13/03/2016 12:46

Attention, il y a deux extraits, mais vous l'aurez compris.
Le premier s'arrête à "Je te reconnaîtrais entre toutes."
le deuxième, qui s'intitule "Les îles", commence par "Tous les jours il regardait la mer..."

Oui, effectivement, un autre manuscrit en en cours de lecture chez CDL, mais il est beaucoup trop tôt pour en parler. Et puis il faut d'abord qu'il soit accepté. :))

Jean Louis Gillessen 13/03/2016 13:31

Effectivement, Jean-François, j'avais compris. A tout bientôt. Amitiés.

Joël Godart 13/03/2016 11:38

Bravo Jean-Louis et bon vent à ton livre . Que vas-tu encore nous sortir : car que je présume qu'un troisième livre est en attente chez CDL , non ?

Jean Louis Gillessen 13/03/2016 02:02

Tout, ou presque est dit en cette belle présentation,
et l'extrait fait plus que corroborer. J'aime ton style, Jean-François.