Fiche auteur, Sens net, Christophe Poirier

Publié le par christine brunet /aloys

Fiche auteur, Sens net, Christophe Poirier

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Micheline 27/12/2015 12:50

Une fiche auteur vraiment laconique, me semble-t-il.

Jean-Louis Gillessen 27/12/2015 12:42

Je rejoins Edmée. Bonne année ...

Edmée De Xhavée 27/12/2015 10:01

Je dois dire que la couverture accroche le regard, c'est une merveille! Pour le reste... on n'en sait pas beaucoup ( ;) ) et donc... il faudra nous entr'ouvrir un peu plus le rideau!

CHRISTOPHE POIRIER 21/09/2016 11:01

la couverture c'est ma fille!
les poèmes c'est amateur.
et pour vous c'est ça:
Sur un poisson chaud
La mouette dégringole
Dans un reflet d’or
Au loin le ciel découpé
Des cimes aiguisées
Des crêtes tranchantes
Escarpées
La rocaille grise
Parsemée d’une végétation
Patiente mais toujours souriante
Sur le bord d'un lac
Dominant
Un marchand de glace
Tire sa casquette en arrière
Et le soleil lui fonce dessus.
Les mirabelles ont toutes disparues
De la haie où
Les oiseaux trop contents
Piaillaient tant.
Sur la pelouse
De la plage sauvage
Des écrevisses s’agitent
D’autres à peaux blanches
Se tournent
Comme on retourne des brochettes
Des fesses vont et viennent
Par paires infidèles
Pareilles en un défilé
Durant l'été seulement.
Les montagnes entachées
De couleurs modernes
Gardent leurs pieds dans l’eau fraîche
Et la tête fleurie.
Autour des sacs poubelles
Des guêpes amaigries
Par l’hiver dernier
Demeurent le jour
Excitées
Et découchent la nuit
Les petits ventres rebondis
Repues.
Des plages aquatiques
Attirent les moustiques
Un ballon tiède
Déboule l’herbe en pente
Et se loge entre des cuisses
L’enfant récupère le jouet
En mille excuses partagées
Et le jeu continu
Des vacances
En demi silence superflu
Des vagues
Où le bain d’actualité
Appelle les bébés bronzés.
Les arbres comme des palmiers
Secouent les feuilles
Fond du Vent
Leurs brises légères décoiffent
Des jeunes filles ébouriffées
Insouciantes mais quand même
La beauté prend des allures
Et aussi de l’importance.
Des gouttes d’eau pétillent
Sur le hâle de ma peau élastique
Des seins clairs
En gourdes de lait
Se déploient dans le sable
Allaitent les puces des canards
Rassasiées dans des replis.
La cuisson des gens rôtis
À dix huit heures
N’en finit plus
Comme un gigot de sept heures
Trop cuit
On ramasse à la petite cuillère
Le soir quand tout est fini ou presque.
Dans des effluves de tabacs étrangers
Aux odeurs étranges
Épice de l’air
Remplaçant l’odeur de frites
De nos cerveaux envahis
Des souvenirs gras
On repart d'où l'on vient
Contents
On se croit près pour demain.

christophe poirier 28/12/2015 19:08

Comme des épées
Filent vers un ciel couvert
Joncs pourpres et ors
l'esprit du vent dominant (Percé d'un rai de lumière)
mon corps saigne tristement